29/11/1999 – Les combats redoublent d’intensité dans le secteur du Mont Dadar. Tajourah est l’objet d’un blocus – L’AND demande des renforts à l’Ethiopie

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE

Contact: 0032/476342583

Bruxelles, le 29 11 1999

COMMUNIQUE DE PRESSE 29/11/99

Au sixième jour des combats, les affrontements continuent entre les combattants du FRUD et les éléments des FAD (forces armées Djiboutiennes), qui en sont venus à la lutte au corps à corps dans le secteur des monts Dadar.
Les attaques militaires lancées depuis le 24 novembre à Tewele se sont étendues plus au sud à Galela, Aïri et Kousra dans le district de Tadjourah.

Les renforts des FAD dépêchés depuis Assa gaïla et Adaïlou ont été interceptés dans le secteur d’Aïlaadou. D’autres éléments des FAD passés plus au nord vers Himmisso ont saccagé des campements des nomades dans les secteurs d’Aïri et de Galela où de nombreux civils sans armes ont été massacrés.

Les autorités militaires ont interdis toute circulation à partir de la ville de Tadjourah. Ce qui signifie un blocus alimentaire puisque toutes les populations du district de Tadjourah s’approvisionnent à ce chef-lieu.

D’autre part une délégation d’officiers de l’état major des FAD conduite par le général Fathi s’est rendue aujourd’hui à Addis-Abeba(Ethiopie) pour demander de l’aide. Si les autorités Ethiopienne adhèrent au souhait Djiboutien, le risque d’une régionalisation du conflit est à craindre avec ses conséquences pour l’avenir du pays.

Mohamed A Houmado
Porte-parole de la direction du FRUD

29/11/1999 – LDDH: Communiqué pour informer des représailles qui sont exercées contre les civils dans le Nord. Exécutions sommaires, arrestations et tortures.

LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)

Président NOËL-ABDI Jean-Paul
Djibouti

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 11/LDDH/1999

du 29/11/99

De nouveau, le sang coule au Nord. Lors des opérations de ratissage entreprises par les forces gouvernementales, les populations civiles sont les premières victimes de ce conflit qui se déroule à huis clos. Après les arrestations massives et arbitraires des nomades d’Andoli (District d’Obock) au nombre de 17 personnes, la LDDH a recueilli des informations d’exécutions contre les civils dans le district de Tadjourah secteur de Galela (à 30 km du chef-lieu). Pour le moment la mort de deux personnes est indiscutable :

Il s’agit de :

YOUSSOUF HAMID ALI, 75 ans, OKAL,
AHAKARJ HASSAN ABAKARJ, 34 ans,

Ils ont été exécutés dans leur campements
par les éléments des forces gouvernementales
le 28 novembre 1999 à 16 heures.

Parmi les personnalités arrêtées à Andoli, certaines sont gravement torturées dans la garnison militaire d’Obock.

Il s’agit de :

ALI IBRAHIM HOUMED,
MOHAMED AHMED MOUSSA
IBRAHIM ABDALLAH MOHAMED
MOHAMED ABDALLAH
OUSBO HOUMED HASSAN

Nous ignorons ce dont ils sont accusés.

La LDDH suit attentivement la situation et lance un appel pour que la population civile soit épargnée dans ce conflit.

29/11/1999 – l’AFP fait état de 15 morts parmi les résistants du FRUD et de 5 soldats tués dans les combats

« Cinq soldats des forces gouvernementales djiboutiennes et une quizaine de maquisards de l’aile radicale du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) ont été tués dans des accrochages au nord-est de Djibouti, selon des sources concordantes.

Ces accrochages ont eu lieu cette semaine dans le district d’Obock, autour du massif du Nabla, à environ 300 km au nord-est de Djibouti.
Un communiqué du ministère de la Défense diffusé mardi sur radio-Djibouti fait état de cinq morts et sept blessés parmi les forces gouvernementales et assure que « des pertes importantes ont été enregistrées du côté des malfaiteurs ». Une quinzaine de rebelles auraient été tués, selon une source militaire.

L’armée appuyée d’unités de la police et de la gendarmerie a engagé depuis deux semaines une opération de ratissage dans le nord-est de Djibouti….. »

28/11/1999 – Deux civils tués par l’AND en représailles

Les civils sont victimes des représailles de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND):
2 personnes ont été tués le 28 novembre.
Il sagit de :
Youssouf Hamid Ali,75 ans, okal
Abakari Hassan Abakari, 34 ans.

27/11/1999 – TCHAD: Menaces de retrait du passeport de M. YORONGAR, député

ASSEMBLEE NATIONALE- REPUBLIQUE DU TCHAD

COMMISSION COMMUNICATION, UNITE-TRAVAIL-PROGRES
DROITS FONDAMENTAUX ET LIBERTES

YORONGAR Ngarlejy
DEPUTE FEDERALISTE COORDINATEUR EXECUTIF

FEDERALDE FAR/PARTI FEDERATION
PRESIDENT DE LA FONDATION POUR LE RESPECT DES LOIS ET DES LIBERTES (FORELLI)
Directeur des Publications des journaux (La Roue et Le Phare Républicain)
TEL/FAX 51 45 59 B.P. 4.197 N’DJAMENA
E. mail : yorongar@intnet.td

N’Djaména, le 27 novembre 1999

Mes Chers Amis,

Comme vous le savez, j’avais suspendu mes soins et examens médicaux pour rentrer au Tchad avec l’espoir de repartir quelques semaines après.

Aujourd’hui, grâce à Djimadoum, je dois de me rendre en France pour cet effet. J’en profiterai également pour honorer les audiences que certaines hautes autorités françaises ont daigné m’accorder il y a quelques temps.

Or, selon les informations en ma possession, des instructions sont données à la police de l’aéroport par le haut lieu du pouvoir pour confisquer mon passeport afin de m’empêcher ce déplacement.

Je vous informe que le Président de l’assemblée nationale m’a délivré une autorisation d’absence de 30 jours allant du 28 novembre au 28 décembre 1999 sous le n°145/AN/P/DCAB/99 du 27 novembre 1999.

Si d’aventure, je n’arrive pas à Paris ce 28/11/1999, c’est que cette information se vérifie.

Amicales salutations.

YORONGAR

27/11/1999 – Les combats font rage dans le Nord de Djibouti depuis le 24 Novembre – Communiqué du FRUD et appel à la communauté internationale en faveur des populations civiles.

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE

Contact: 0032/476342583

Bruxelles, le 27 11 1999

COMMUNIQUE DE PRESSE 27/11/99

Des violents combats ont opposé aujourd’hui les résistants du FRUD aux troupes gouvernementales à Kousra dans le Mabla (région de Tadjourah).
Ces affrontements se sont soldés par plusieurs morts côté militaires, dont deux officiers supérieurs et onze soldats blessés ont été admis dans les hôpitaux de la capitale.

Le régime de guelleh s’obstine à jouer son va-tout militaire au lieu de privilègier une solution politique à la crise Djiboutienne et c’est alors même qu’il propose au sommet de l’IGAD un semblant plan de paix pour les pays de la région en guerre (Somalie, Soudan).

Tant que les conditions minimales, préalables à un réglement pacifique du conflit ne seront pas réunies, le FRUD se verra conforter dans sa lutte pour la liberté du peuple Djiboutien.

Enfin, nous lancons un appel à la communauté internationale afin qu’elle intervienne en faveur de la population civile victime des représailles de l’armée qui l’ accuse de sympathie pour le FRUD.

Mohamed A HOUMADO
Porte-parole de la direction du FRUD

26/11/1999 – UPC (Cameroun) : Message de soutien aux opposants politiques djiboutiens.

FERME SOUTIEN DE L’UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN (UPC)

A LA LIBERTE DES DIRIGEANTS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE !

POUR LA DEMOCRATIE A DJIBOUTI !

Contre toutes les dictatures, dont celle de Paul Biya au Cameroun!

Pour l’UPC, Fotso-Djemo

26/11/1999 – Interview de Georges-Henri BEAUTIER, Président de la ligue Belge des D.H. par Istvan FELKAI

Cela se passe au bout du monde dans un pays dont on ne parle jamais. Djibouti, un ancien territoire français de la corne de l’Afrique. A l’entrée de la mer rouge. Des prisonniers politiques ainsi que des droits communs mènent en ce moment une grève de la faim pour protester contre leur condition de détention dramatique. Ils exigent des avocats et de passer devant un juge, bref, les conditions minimales d’une justice démocratique. Une mission de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme à laquelle participait une magistrate française et l’ancien directeur de la Prison de la Santé, était récemment à Djibouti où elle a pu visiter les prisons.

Le Président de la Ligue Belge des Droits de l’Homme, Georges-Henri BEAUTIER participait aussi à cette mission. Istvan FELKAI l’a rencontré à Paris.

G-H BEAUTIER
A Djibouti, il y a une grève de la faim à laquelle participent une centaine de détenus d’abord parce que le système politique et économique est un système colonial, médiéval ; c’est une ancienne Colonie de la France qui sévit toujours, dans une très grande dépendance de la France et parce que les conditions d’incarcération sont absolument des violations flagrantes aux Droits de l’Homme : on a pu le voir en allant sur place.

I. FELKAI
Pourquoi parler de Djibouti aujourd’hui, un pays quasiment inconnu du grand public ?

G-H BEAUTIER
Justement la corne de l’Afrique, c’est un sous-continent dont on en parle que quand il y a des fléaux, vous savez Djibouti est un carrefour entre l’Éthiopie, l’Erythrée, le Soudan et la Somalie ; c’est la misère à l’état pur.

I. FELKAI
Vous espérez faire pression essentiellement sur la France qui entretient environ 3.000 soldats sur place, qui dirige le pays par coopération interposée ?

G-H BEAUTIER
Les conditions de détention, le système de Justice ne fonctionnent pas. Vous ne pouvez pas cautionner, vous État français ou vous Europe, une telle situation de non-droit, de violation telle des Droits de l’Homme.

Donc, vous devez trouver autre chose pour venir en aide aux populations djiboutiennes que de soutenir un régime dictatorial et qui se remplit les poches.

Il faut être clair, on ne peut pas accepter que dans cette partie de l’Afrique, il y ait des violations aussi importantes et qu’on ne parle pas.