30/03/2000 – Reporters Sans Frontières: Information sur les pays africains qui ne respectent pas la Liberté de la Presse. DJIBOUTI et l’ETHIOPIE sont citées parmi 22 pays ….

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Communiqué de presse
Paris, 30 mars 2000

Sommet Afrique – Europe
sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine
et de l’Union européenne

Le Caire – 3 et 4 avril 2000

Vingt-deux pays qui participent au Sommet Afrique – Europe ne respectent pas la liberté de la presse

Sur les cinquante-trois Etats africains qui participent au premier Sommet Afrique – Europe, vingt-deux violent la liberté de la presse : l’Algérie, l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, Djibouti, l’Egypte, l’Ethiopie, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Kenya, la Libye, la Mauritanie, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan, le Swaziland, le Togo, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe.

Si, dans ces pays, les atteintes à la liberté de la presse ne sont pas toutes de la même gravité, ces régimes ont en commun de ne pas respecter la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ou le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Or, tous ces pays ont ratifié au moins l’un de ces deux textes.

Vingt-trois journalistes sont actuellement emprisonnés dans dix de ces pays

Huit journalistes sont emprisonnés en Ethiopie, faisant de ce pays la plus grande prison du continent pour les journalistes.

Quatre d’entre eux sont détenus depuis 1997. Ils ont été condamnés et emprisonnés pour des délits de presse mais sont également inculpés de « participation à un mouvement terroriste ». Ils n’ont toujours pas été jugés dans le cadre de ces affaires. Ils risquent une peine de quinze ans de prison.

Au Rwanda, Dominique Makeli, journaliste de Radio Rwanda, a été arrêté en 1994. Accusé par le gouvernement d’avoir participé au génocide, il est détenu à la prison de Kimironko, à Kigali. Trois autres de ses confrères sont dans la même situation. Aucun d’entre eux n’a encore été jugé.
En Egypte, deux journalistes sont emprisonnés, dont l’un depuis 1993. La loi d¹urgence, en vigueur depuis 1981, est régulièrement invoquée pour réprimer les journalistes de la presse islamiste. Par ailleurs, la loi sur la presse rend passibles les délits de presse – tels que la diffamation – de peines pouvant aller jusqu¹à deux ans de prison.
En République démocratique du Congo, Freddy Loseke a été arrêté le 31 décembre 1999. Il est resté enfermé plus de deux mois dans un cachot militaire avant d’être transféré à la prison centrale de Kinshasa. On lui reproche d’avoir affirmé qu’un coup d’Etat se préparait contre le président Laurent-Désiré Kabila. Un autre journaliste est retenu à Lubumbashi (sud du pays) dans les locaux des services de sécurité.
Enfin, la Libye détient le triste record du plus ancien journaliste emprisonné dans le monde : Abdullah Ali al-Sanussi est incarcéré sans inculpation ni procès depuis 1973.
D’autres journalistes sont détenus en Angola, au Cameroun, au Gabon, au Nigeria et en Tunisie.

Plus de cent cinquante journalistes arrêtés en moins de dix-huit mois
Depuis le 1er janvier 1999, plus de cent cinquante journalistes ont été, à un moment ou à un autre, emprisonnés dans l’un de ces vingt-deux pays.
A eux seuls, l’Angola et la République démocratique du Congo ont envoyé derrière les barreaux plus de cinquante professionnels des médias. A Luanda, nombre d’entre eux ont été incarcérés plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour avoir critiqué le président Eduardo dos Santos. Rafael Marques, par exemple, a passé plus d’un mois en prison pour avoir affirmé que le chef de l’Etat avait une responsabilité « dans la destruction du pays et la promotion de la corruption ». A Kinshasa, depuis la prise du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila, en mai 1997, près d’une centaine de journalistes ont été incarcérés pour de plus ou moins longues périodes, souvent sans aucune explication. D’autres ont été maltraités et brutalisés. Certains ont même été fouettés au « prorata de leur âge et de leur poids ».
Au Nigeria, si la situation s’est améliorée par rapport aux années noires du régime Abacha, les journalistes sont régulièrement interpellés par les autorités. En 1999, près d’une vingtaine d’entre eux ont été arrêtés ­ dont certains pendant plusieurs jours ­ dans différents Etats du pays. Les autorités locales, moins tolérantes, n’hésitent pas à s’en prendre à la presse.
Au Soudan, en septembre 1999, le président Omar El-Bechir a lancé de nombreuses attaques contre la presse indépendante qu¹il accuse de servir « le parti de Satan, des athées et agents de l¹opposition ». Les interpellations de journalistes se sont multipliées : on en dénombre déjà six depuis le début de l¹année 2000.
Au Kenya, en Zambie et au Zimbabwe, des journalistes ont été incarcérés par les autorités pour des affaires de presse. Ils ont tous été libérés sous caution même s’ils sont toujours poursuivis. Ils peuvent, à tout moment, être arrêtés et condamnés à une peine de prison.
Au Togo, deux journalistes ont été arrêtés en 1999. Ils sont restés plus d’un mois en prison, accusés de « propagation de fausses nouvelles ». Par ailleurs, le Togo a rétabli les peines de prison pour les délits de presse. Il était l’un des rares pays du continent à les avoir remplacées par des peines d’emprisonnement assorties de sursis ou des amendes.

Quinze journalistes assassinés depuis le 1er janvier 1999
En 1999, dix professionnels de la presse ont trouvé la mort en Sierra Leone. Si les autorités ne sont pas responsables de ces assassinats, aucune enquête sérieuse n’a été menée pour retrouver et punir leurs responsables. Huit journalistes ont été assassinés par des rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) qui siège maintenant au gouvernement. Un autre journaliste, Abdul Juma Jalloh, a été abattu, le 2 février par des soldats de l’Ecomog (Force ouest-africaine de maintien de la paix). Enfin, Conrad Roy, de l’hebdomadaire Expo Times, est mort à l’hôpital de Lakka le 26 avril 1999. Il était détenu depuis février 1998 suite à des accusations de « complicité avec les rebelles ». Selon plusieurs sources, les autorités auraient refusé de fournir des médicaments et empêché sa famille de le secourir. Malgré les demandes de plusieurs organisations internationales, les autorités n’ont jamais fourni d’explications sur les circonstances de la mort du journaliste.
Au Burkina Faso, le 13 décembre 1998, Norbert Zongo, le directeur de l’hebdomadaire L’Indépendant, a été trouvé mort, en compagnie de trois autres personnes, dans son véhicule carbonisé, à 100 km au sud de Ouagadougou. Le 7 mai 1999, une commission d’enquête indépendante affirmait que Norbert Zongo avait bien été assassiné et qu’il fallait « chercher les mobiles de ce meurtre du côté des enquêtes menées par le journaliste et notamment sur ses récentes investigations concernant la mort de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, le frère du chef de l’Etat ». Le rapport de cette commission cite le nom de six militaires de la garde présidentielle qu’il qualifie de « sérieux suspects ». Au 1er avril 2000, aucun de ces militaires n’a été mis en examen dans le cadre de l’affaire Zongo et le frère du Président n’a toujours pas été entendu par le juge d’instruction en charge du dossier.
Quatre autres journalistes ont trouvé la mort en 1999 au Nigeria et en Angola.

Des journaux contraints de disparaître, d’autres suspendus Dans beaucoup de pays, les journalistes subissent des pressions du gouvernement. Au Gabon, plusieurs d’entre eux ont préféré quitter le pays pour éviter d’être emprisonnés, entraînant ainsi la disparition de deux journaux satiriques, La Griffe et La Cigale Enchantée.

A Djibouti, les derniers journaux d’opposition ont été suspendus en 1999. Au 1er avril 2000, seul le quotidien gouvernemental La Nation continue de paraître.

En Guinée équatoriale, les deux journaux privés autorisés par les autorités en 1999 ne paraissent toujours pas. Les habitants sont obligés d’écouter les radios étrangères pour s’informer autrement que par la voie officielle. Au Swaziland, la fermeture, en février 2000, du quotidien Swazi Observer, a révélé l’emprise du roi sur les médias de son pays. Seuls les organes gouvernementaux (quotidien, radio et télévision) continuent d’informer la population locale.
En Afrique du Nord, la situation est loin d’être meilleure. En Tunisie, il n¹existe aucune liberté de la presse. Les journaux, qu¹ils soient privés ou publics, sont soumis à la censure, même lorsqu¹il s¹agit de sujets éloignés des enjeux du pouvoir (environnement, patrimoine culturel…). Les rares journalistes qui font preuve d¹indépendance, comme le correspondant du quotidien français La Croix, Taoufik Ben Brick, le paient cher : coupure de sa ligne téléphonique, confiscation de son passeport, surveillance policière, etc. En Algérie, les monopoles de fait de l’Etat sur l’impression et la publicité constituent autant de moyens de pression sur la presse privée. Il n’est pas rare de voir une des quatre imprimeries d’Etat exiger le règlement immédiat des dettes d’un journal qui a publié des articles trop critiques. Dans ces deux pays, les journalistes étrangers rencontrent de grosses difficultés pour travailler, quand ils ont la chance d’obtenir un visa. Certains titres de la presse étrangère sont régulièrement absents des kiosques de Tunis ou d’Alger.
En Mauritanie, le gouvernement n’hésite pas, pour museler la presse indépendante, à utiliser l’article 11 du Code de la presse qui permet d’interdire une publication si elle porte « atteinte aux principes de l’islam ou à la crédibilité de l’Etat ». En 1999, trois journaux ont été suspendus temporairement.

Recommandations
Reporters sans frontières demande aux autorités des pays concernés la libération des journalistes emprisonnés pour des délits de presse. C’est le cas en Angola, au Cameroun, en Egypte, en Ethiopie, au Gabon, en Libye, en République démocratique du Congo et au Rwanda. L’organisation souhaite également que les journalistes détenus en Tunisie et au Rwanda bénéficient de procès justes et équitables.
Reporters sans frontières demande également aux chefs d’Etat et de gouvernement de ces vingt-deux pays de tout mettre en ¦uvre afin que cessent les arrestations arbitraires de journalistes. La quasi-totalité de ces pays ont interpellé des journalistes en 1999 ou en 2000. Certains sont restés plusieurs semaines en prison, parfois sans jugement.
Reporters sans frontières appelle les dix-neuf pays qui bafouent la liberté de la presse et qui ont pourtant ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) à respecter leurs engagements. L’organisation exhorte la République de Djibouti, la Mauritanie et le Swaziland à ratifier le PIDCP.
Reporters sans frontières demande aux pays membres de l’Union européenne et aux Etats du continent africain qui ne l’ont pas encore fait, de supprimer, dans leur législation, tous les articles qui prévoient des peines de prison pour les délits de presse, sauf en ce qui concerne la propagande en faveur de la guerre et les appels à la haine nationale, raciale ou religieuse.

Enfin, Reporters sans frontières demande aux chefs d’Etat et de gouvernement des quinze pays membres de l’Union européenne de faire en sorte que la situation de la liberté de la presse soit effectivement prise en compte dans les futurs accords de coopération entre l’Union européenne et les pays d’Afrique.

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Pour tout renseignement complémentaire, contacter
Jean-François Julliard ou Virginie Locussol au (33) 1 44 83 84 84
Bureau Afrique / Africa desk

30/03/2000 – Le FRUD: M Kadamy YOUSSOUF depuis Paris – réclame la libération d’une quinzaine de prisonniers politiques et celle de 10 membres de l’OLF plus 21 ENFANTS OROMO emprisonnés à GABODE (Source AFP)

PARIS, 28 mars (AFP).

L’aile radicale du Front pour la Restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD, opposition armée), dont le chef Ahmed Dini est rentré mercredi matin à Djibouti, a réclamé depuis Paris « la libération immédiate d’une quinzaine de prisonniers politiques » toujours détenus à Djibouti.

Cette libération permettra « la poursuite des négociations de paix dans de bonnes conditions », a déclaré à l’AFP le représentant du FRUD en Europe basé à Paris, M. Momhamed Kadamy Youssouf.

Ce dernier a été libéré par les autorités djiboutiennes le 10 février, trois jours après la signature à Paris d’un accord de réconciliation entre le gouvernement et le FRUD. Il avait été, selon lui, extradé par l’Ethiopie le 27 septembre 1997.

Cet accord prévoit entre autres la libération immédiate des prisonniers détenus par les deux parties.

M. Youssouf a également « lancé un appel pressant pour la levée du blocus sanitaire et alimentaire frappant la population des régions en guerre (nord et sud-ouest de Djibouti) où 200.000 personnes sont menacées de famine et ont besoin d’être secourus d’urgence ».

Le représentant du FRUD réclame par ailleurs la libération d’une trentaine de prisonniers politiques éthiopiens « détenus arbitrairement à la prison de Gabode: 10 adultes soupçonnés d’être membres du Front de Libération de l’Oromo (OLF) ainsi que 21 enfants ».

Il met toutefois en garde contre l’extradition vers leur pays d’origine de ces prisonniers qui risquent, selon lui, « une exécution extra-judiciaire, des tortures et des détentions arbitraires durant de longues années ».

Toujours, selon M. Youssouf, des opposants éthiopiens sont sur le point d’être livrés à Addis Abeba par les gouvernements de Djibouti, du Soudan et du Yémen.

30/03/2000 – Le FRUD réclame la libération d’une quinzaine de prisonniers politiques. (Source AFP)

PARIS, 28 mars (AFP).

L’aile radicale du Front pour la Restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD, opposition armée), dont le chef Ahmed Dini est rentré mercredi matin à Djibouti, a réclamé depuis Paris « la libération immédiate d’une quinzaine de prisonniers politiques » toujours détenus à Djibouti.

Cette libération permettra « la poursuite des négociations de paix dans de bonnes conditions », a déclaré à l’AFP le représentant du FRUD en Europe basé à Paris, M. Momhamed Kadamy Youssouf.

Ce dernier a été libéré par les autorités djiboutiennes le 10 février, trois jours après la signature à Paris d’un accord de réconciliation entre le gouvernement et le FRUD. Il avait été, selon lui, extradé par l’Ethiopie le 27 septembre 1997.

Cet accord prévoit entre autres la libération immédiate des prisonniers détenus par les deux parties.

M. Youssouf a également « lancé un appel pressant pour la levée du blocus sanitaire et alimentaire frappant la population des régions en guerre (nord et sud-ouest de Djibouti) où 200.000 personnes sont menacées de famine et ont besoin d’être secourus d’urgence ».

Le représentant du FRUD réclame par ailleurs la libération d’une trentaine de prisonniers politiques éthiopiens « détenus arbitrairement à la prison de Gabode: 10 adultes soupçonnés d’être membres du Front de Libération de l’Oromo (OLF) ainsi que 21 enfants ».

Il met toutefois en garde contre l’extradition vers leur pays d’origine de ces prisonniers qui risquent, selon lui, « une exécution extra-judiciaire, des tortures et des détentions arbitraires durant de longues années ».

Toujours, selon M. Youssouf, des opposants éthiopiens sont sur le point d’être livrés à Addis Abeba par les gouvernements de Djibouti, du Soudan et du Yémen.

29/03/2000 – Réponse de M DOUALEH, conseiller de l’Ambassade de Djibouti en France

« Le chiffre que tu cites est exact, l’Etat djiboutien dépense environ 1600 FF par mois et par étudiant pour la gestion de la bourse des étudiants djiboutiens. Et cela revient tres cher. Et évidemment, on peut se poser la question, comme tu le fais, pourquoi ne pas demander à l’ambassade de djibouti à Paris de gérer ces bourses?

Personnellement je milite pour cela, mais comme tu peux le comprendre, certains responsables ont rejeté cette idée, malgré une étude de faisabilité sur le sujet que j’ai faite il y a deux ans. Leur principale raison étant leur crainte de voir leurs relations se tendre avec les étudiants.

Personnellement, je pense que les étudiants sont assez mûrs pour ne pas nous tenir responsables de retards éventuels des bourses. Mais si tel n’est pas le cas, je ne crois pas qu’il serait dramatique de voir les étudiants venir manifester devant l’ambassade, ou même l’occuper, pour remettre le ministère des finances devant ses responsabilités. Tant qu’il n’y a pas de casse, bien sûr.

Par ailleurs je pense qu’en supprimant les frais de gestion (1600 FF par mois) cela permettra non seulement au ministère des finances de souffler, donc de sortir, en ce qui concerne la bourse des étudiants, du cercle vicieux dans lequel ils sont plongés depuis quelques années ; mais cela permettra aussi de reéavaluer la bourse des étudiants progressivement, ce qui n’a pas été fait depuis belle lurette.

En prenant en compte ces deux mesures je pense que le retard des bourses cesserait à court terme et le moral des étudiants n’en serait que meilleur aprés plusieurs années difficiles.  »

Mohamed DOUALEH
Conseiller
Ambassade de Djibouti en France

Note de l’ARDHD :
Le coût de 1.600 F pour traiter mensuellement la bourse d’un étudiant nous semble exhorbitant. Il faut savoir que le coût moyen de la feuille de paye d’un salarié français (qui est très complexe et qui comprend les déclarations sociales, etc..) est sous-traité par les Cabinets Comptables pour des montants variant entre 40 et 150 F par mois… On peut se poser des questions sur le coût de traitement, car comme le souligne justement M Doualeh, ce prélèvement s’effectue en fin de compte au détriment des bénéficiaires.
On pourrait aussi s’interroger sur les bénéficiaires de ce surcoût ?

29/03/2000 – Rappel: il y a déjà dix ans que le Canada fait face à un afflux de faux-réfugiés (Extrait de la Presse – Juillet 90)

Le Canada mêlé à une querelle diplomatique et un présumé trafic de réfugiés impliquant le Djibouti

Le Canada trempe depuis plus d’un mois dans une querelle diplomatique impliquant le Djibouti, un petit pays de l’Afrique de l’Est qui organiserait un trafic de réfugiés, selon un ex-diplomate controversé qui demande lui-m^émé l’asile politique.

L’affaire a débuté quand deux diplomates de l’ambassade de Djibouti à Washington ont déserté pour joindre un mouvement politique en exil qui cherche à fuir le gouvernement d’Hassan Gouled Aptidon. Celui-ci dirige sans partage l’ancienne colonie française depuis son indépendance en 1977.

Ali Dahan, un conseiller de l’ambassade de Djibouti, a demandé d’être accueilli comme réfugié au Canada. Il veut s’établir plus précisément à Montréal, où ses enfants pourront continuer à être éduqués au françqis. Abdulim Ali Amartak, l’attaché économique de l’ambassade, a demandé d’être accueili en France.

Les déserteurs ont quitté leurs fonctions en emportant une foule de photocopies de documents et de chèques qui prouvent supposément des tentatives de fraude. Ils affirment que Roble Olhaye, l’ambassadeur du Djibouti aux Nations Unies, aux Etats Unis et au Canada facilite l’arrivée au Canada de riches citoyens du Djibouti, sous le couvert de réfugiés venant d’Ethiopie et de Somalie.

Ils disent que trois cousins de l’ambassadeur vivent maintenant à Montréal, tout comme la femme et les enfants d’un sous-ministre. Le ministre de la fonction publique, Ismael Ali Youssouf, serait lui aussi à Montréal avec l’une de ses deux épouses (la polygamie est permise au Djibouti) et ses cinq enfants, tous enregistrés comme réfugiés politiques de Somalie.

 » La plupart sont des gens de familles très riches, affirme Ali Dahan, qui estime qu’une cinquantaine de ses concitoyens entrent ainsi illégalement au Canada chaque année avec l’aide de l’Ambassade.

L’ambassadeur du Djibouti à Washington a non seulement nié toutes ces allégations, mais déclaré que ce trafic de réfugiés était en fait l’œuvre, entre autres, des deux déserteurs !

 » Ils étaient déjà impliqués dans cette affaire, dit Roble Olhaye, et maintenant ils essaient de salir l’ambassade. « 

L’ambassadeur croit que les diplomates ont effectué plusieurs voyages à la frontière canadienne ces derniers mois pour faire entrer aux Etats Unis des citoyens de nationalité autre que djiboutienne.

L’affaire a aussi une autre saveur politique puisque les deux déserteurs forment une opposition en exil baptisée l’Union des moucements démocratiques.

L’ambassadeur s’est rendu à Ottawa le 5 juillet pour expliquer sa version eu Ministère des Affaires Extérieures. Il a aussi fait de même au département d’Etat Américain. Selon lui, Ali Dahan lance des accusations à qui mieux-mieux pour faciliter son accueil comme réfugié au Canada.

Des diplomates canadiens ont confié que le Canada ne voulait pas s’ingérer dans cette affaire  » domestique « , ajoutant qu’il était très difficile d’obtenir des informations précises sur les prétendus  » faux réfugiés « .

L’ambassadeur a sorti devant les journalistes le dossier personnel de M. Dahan afin, visiblement, de détruire sa crédibilité. Le document est écrit avec un langage étonnant pour une administration publique.

 » M. Ali Dahan, lit-on, a reçu au total, pour des raisons d’insolence, incompétence, rendement nul, caractère agressif, abus de pouvoir, insultes, provocation, mauvaise foi, deux suspensions dévertissement, 13 demandes d’explications, trois notes et trois rapports par ses supérieurs hiérarchiques. « 

A la demande de l’Ambassade, le FBI enquête actuellement sur la disparition de passeports vierges, de rapports financiers et d’une somme de 100 000 dollars US. Les deux déserteurs ont nié être à l’origine de ces pertes.

Connue autrefois sous le nom de Somalie française, le Djibouti est stratégiquement situé à l’embouchure de la mer Rouge, collé sur l’Ethiopie et la Somalie. Selon le dernier rapport du département d’Etat Américain sur les droits de l’homme, les droits individuels sont demeurés en 1989  » étroitement confinés  » dans ce pays de 500 000 habitants.

Note de l’ARDHD :

Aujourd’hui ces faux réfugiés de Djibouti et du Somaliland ont constitué une soi-disante association qui tente de renouer des liens avec le régime dictatorial de M. Guelleh. Prêts à toutes les compromissions, ils mènent des campagnes ‘violentes’ en faveur de M. Guelleh, ils ouvrent des sites Internet, … certains sont invités à Djibouti comme des notables pour cuationner la conférence mort-née de paix pour la Somalie tandis que d’autres recoivent des salaires déguisés.

Les vrais réfugiés ne sont pas dupes et envisagent désormais de collaborer avec la police canadienne pour faire cesser ce trafic indécent.

29/03/2000 – Question à Monsieur DOUALEH Conseiller de l’Ambassade de Djibouti à Paris sur les bourses et leur coût de traitement par l’Ambassade.

Pas mal comme replique Mr Doualeh. A propos de bourse, j’aimerais savoir s’il est vrai que les frais de gestion d’un étudiant boursier par l’organisme français qui gère les bourses sont de 1600 francs français par mois. Et si cela coûte cher, pour quoi ne pas les faire gèrer de Djibouti comme le font la plus part des pays d’Afrique? Merci d’avance.

S., de Londres.

29/03/2000 – Précisions sur le « groupe pour le rétablissement de la vérité »

Le « groupe pour le rétablissement de la vérité » est constitué de faux réfugiés somaliens de l’éthnie Issa-mamassan au pouvoir à Djibouti.

Ces individus parasites touchent des salaires fictifs du trésor djiboutien à titre d’agents de l’Etat. Ils sont enregistrés à l’immigration Canada comme réfugiés somaliens. Il s’agit pour la plupart de femmes et d’enfants dont leurs chefs de famille occupent un poste de directeur,
député, officier de police ou ministre à Djibouti.

Les filles d’Idriss Gouled Aptidon demeurent à Toronto avec l’alimentaire S.Miguil. Le neveux
Souleiman de Guelleh est à Montréal.
Les fils de l’actuel Ministre de la Santé, la famille de l’ancien maire de Djibouti, les enfants de plusieurs députés RPP sont à Ottawa comme les
proches du Général Yassin Yabeh Galab, le valet de l’incendiaire Guelleh.
La fille et les petits-fils du Général Zakaria ont été expulsés d’Ottawa vers Djibouti en 1999. la fille de Chideh, l’ancien directeur de la police
nationale a été déportée vers les Etats-Unis etc…

Ce trafic de faux réfugiés somaliens est organisé par l’Ambassade de Guelleh à Washington D.C.(cf l’article du journal canadien la Presse).

Ce groupe de prédateurs est invité à participer à la pseudo-conférence de paix somalienne d’Avril par son parrain Guelleh au nom du Somaliland.

Ridicule disent les somalilandais sur leurs sites internet uwindsor.ca, somaliland.com, anaserve.com et genocities.com.

Ils attaquent régulièrement le journal de référence sur Djibouti, la liberté tout en évitant le contact avec les militants de l’opposition radicale au Canada de peur que la presse ne soulève les cas des faux
réfugiés somaliens de Guelleh.
Ils affirment haut et fort que Djibouti appartient uniquement aux Issas.

Certains d’entre eux se rendent souvent à Djibouti dans l’espoir d’obtenir des contrats avec le gouvernement sur fonds public et sans appel d’offres.
« Nous devons conjuguer le verbe manger » disent-ils.

Désormais, les intellectuels djiboutiens du Canada et enregistrés djiboutiens à l’immigration Canada sont disposés à collaborer avec la justice canadienne afin que toute la lumière soit faite sur le trafic de
faux réfugiés somaliens des barons du régime guelléen.

M.A.
Montréal, Canada

29/03/2000 – la dimension de sottise

Personnellement, la dimension de sottise que font preuves Samatar A. Miguil, auteur du web. Republique-djibout.com, nostalgique de l’hymne national Issa, ainsi que le pseudo Ibrahim A. Abdallah, dit farès, Faras, ou tout simplement le « Xiin-Finin » d’un pouvoir Issa allergique à la democratie, qui ne cesse de mettre le blâme sur les trois français féru de la liberté et du droit de l’homme dépasse largement ma pensée.

Je n’aurai jamais dû prendre la peine de leur repondre. Mais cette attitude de deux « Djiboutien depuis l’independance » prétendant qu’il y a des Afar au sein du groupe pour le retablissement de la vérité en Amerique du nord m’a catégoriquement mis hors de moi.

A propos de l’origine de Maitre Aref, je ne suis pas censé apprendre d’un Issa Dalol ou Abgal. C’est un Afar, Assoba pure laine « kunaay taaxigeeh ». Ca serait interessant de nous parler de quatres « WARAABE » qui sont actuellement dans le gouvernement de Ina guelleh ( waraabe koraya; ministre des finances, waraabe kefaya; celui du commerce Mr Johar. waraabe kalahaya; celui du port, le quatrieme m’echappe).

Xiin-Finin: était le nom du cheval du grand poéte et guerrier Somalien Sayiid M. Abdulla Hassan. Auteur de ( danakilo wa lagahela qaar la dawado, allahayow dad lama caasiyee dumaar xuma ciise.)

M M.M.
un Afar Somalilandais.
Montréal