7/06/2000 – L’ONU lance un appel pour venir en aide aux réfugiés érythréens

GENEVE (AP) — Les Nations unies ont lancé un appel, mercredi à Genève, pour récolter 7,5 millions de dollars (51 millions de francs) en faveur des Erythréens déracinés par la guerre contre l’Ethiopie.

Environ un millier d’Erythréens sont arrivés mardi à el-Lafa, au Soudan, a indiqué dans un communiqué le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), ce qui porte à plus de 69.000 le nombre de réfugiés recensés au Soudan depuis la mi-mai. Les nouveaux réfugiés provenaient de la région occidentale de Tesseney, théâtre d’affrontements qui ont duré douze heures lundi.

Nombre d’entre eux sont venus à pied et ont raconté que les combats forçaient toujours les gens à fuir. L’appel du HCR vise à couvrir les besoins immédiats au Soudan, en Erythrée, au Yémen et à Djibouti.

Selon les autorités érythréennes, 750.000 personnes ont été déplacées dans le pays par le dernier conflit frontalier avec l’Ethiopie. Le HCR a précisé que 1.020 Erithréens étaient arrivées à Djibouti et que 538 avaient traversé la mer Rouge pour se rendre au Yémen. Le HCR envisage d’entreprendre vendredi un nouveau pont aérien humanitaire vers la capitale Asmara, la capitale de l’Erythrée.

En outre, environ 370.000 Erythréens sont touchés par une forte sécheresse qui sévit dans la région depuis avant la reprise des hostilités le mois dernier. Les Nations unies ont lancé un appel mardi pour recueillir 378 millions de dollars (2,5 milliards de francs) destinés à éviter les dégâts de la sécheresse dans cinq pays. AP

07/06/2000 – Plus de mille réfugiés somaliens d’Erythrée ont fui vers Djibouti. (AFP)

DJIBOUTI, 7 juin (AFP). Mille sept réfugiés somaliens, fuyant les combats éthio-érythréens sur le front oriental de Burié, sont arrivés depuis le 30 mai dans le district d’Obock, au nord de la République de Djibouti, a-t-on appris mercredi de source officielle djiboutienne.

Le commissaire de la République, chef du district d’Obock, Mohamed Kayad Rayaleh, a indiqué à l’AFP que les réfugiés qui viennent par petits groupes, ont quitté le camp de réfugiés de Harsila situé à une dizaine de kilomètres du port érythréen d’Assab, sur la mer rouge.

Ils effectuent souvent deux à trois nuits de marche avant de parvenir à la localité de Moulouhlé au nord de Djibouti.

Le camp de Harsila abritait jusque-là quelque 4.000 réfugiés somaliens.

Les opérations d’assistance aux nouveaux réfugiés, dont l’octroi d’aide alimentaire, sont conjointement menées par le bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Office National d’Assistance aux Réfugiés et Sinistrés (ONARS) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

06/06/2000 – APPEL URGENT de l’Association France-Erythrée

Le conflit frontalier qui oppose l’Erythrée et l’Éthiopie depuis deux ans a , au cours des deux dernières semaines, totalement changé de nature. C’est à une véritable invasion de l’Erythrée que nous assistons aujourd’hui.

Après avoir envahi le sud-ouest érythréen, occupé la capitale provinciale Barentu et les villages des plaines du Gash , l’armée éthiopienne a envahi cette semaine les hauts plateaux du sud erythréen sur plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur et
tente maintenant de progresser vers Asmara.

Elle pousse devant elle des centaines de milliers de civils qui fuient le retour, neuf ans après l’accession à l’indépendance de l’Erythrée, des troupes éthiopiennes. Après Tukumbia, Barentu et Agordat , ce sont maintenant Tsorona, Senafe et Adi Caieh et les nombreux villages de ces régions que leurs habitants sont désormais forcés d’abandonner.

Selon les autorités érythréennes, près d’un million de déplacés ont été ainsi jetés en deux semaines sur les routes, tandis que l’aviation éthiopienne continue de bombarder des objectifs civils, comme aujourd’hui encore la centrale électrique de Massawa.

Parmi ces déplacés, plus de 200 000 le sont pour la seconde fois.

Lors de l’ éclatement du conflit frontalier en 1998 , ces villageois avaient été déplacés dans des camps, situés en arrière de la frontière internationale, pour échapper aux bombardements éthiopiens.

Ils sont aujourd’hui contraints à un second exode. Parmi ces déplacés, plusieurs dizaines de milliers d’érythréens ou d’éthiopiens d’origine érythréennes, victimes d’ un « nettoyage ethnique » en Éthiopie. Raflés ces deux dernières années dans les rues d’Addis Abeba, brutalement déportés malgré les protestations platoniques de la communauté internationale, et littéralement jetés aux frontières par les autorités éthiopiennes, après qu’on leur ait volé tous leurs biens.

Plusieurs dizaines de milliers d’érythréens ont pu trouver refuge au Soudan ou se sont massés aux frontières du Soudan . La grande majorité marche à pied vers les régions érythréennes non occupées.

Leur détresse est immense, leur dénuement total. Ils n’ont rien, ni eau , ni vivres, ni abris.

Cette catastrophe humanitaire est immense . Elle requiert une action d’urgence .Qu’elle soit provoquée par les ambitions guerrières de l’Éthiopie, qui préfère dépenser des centaines de millions de dollars dans cette invasion meurtrière plutôt que de nourrir la population de ses propres ethnies minoritaires dans le sud de l’Éthiopie – rend évidemment urgente une action politique décidée de la Communauté internationale pour arrêter les envahisseurs et défendre l’indépendance de l’Erythrée dans ses frontières internationalement reconnues.

Mais elle requiert également notre solidarité immédiate avec les populations déplacées. Elles ont besoin de nous . L’Association France – Érythrée lance un appel pressant à toutes les organisations humanitaires et associations de solidarité internationales pour qu’elles apportent d’urgence – Elle appelle les autorités françaises à sortir de leur indifférence, à envoyer des cette semaine des vivres et du matériel sanitaire en Érythrée.

– Elle lance un appel angoissé à l’Union Européenne pour qu’ elle mobilise ses moyens au profit d’un petit peuple courageux, victime d’une catastrophe qui dépasse hélas très largement , par son ampleur en vies humaines anéanties ou brisées, celles survenues ces dernières années au Koweit, au Kossovo ou en Bosnie. Alors que l’Union Européenne ( et ses États membres) participe pour des montants importants à aider les populations éthiopiennes victimes de la disette, la non assistance aux populations érythréennes en danger serait, pour la France et l’Europe, un crime impardonnable.
28 mai 1999

Association France-Erythrée
5 rue Pierre Baudry
92140 Clamart .
Tel. : 02 43 92 23 52/

01 40 46 06 69/
01 46 45 55 72

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Jean-Christophe Goux
e-mail: Jeangoux@yahoo.fr

05/06/2000 – DEMANDE D’INTERVENTION HUMANITAIRE POUR AMIR ADAWE que les autorités ETHIOPIENNES refusent de soigner … (Communiqué du PND)

COMMUNIQUE DU PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE (P.N.D.)

-République de Djibouti-

Paris le 4 Juin 2000,

DEMANDE D’INTERVENTION HUMANITAIRE POUR AMIR ADAWE
que les autorités ETHIOPIENNES refusent de soigner …

Suite au précedent Communiqué du 1er Juin 2000, nous faisons un APPEL URGENT et international concernant le Journaliste AMIR ADAWE: Son état de santé est grave et nécéssite l’intervention de services médicaux adaptés.

Rappel : M.AMIR avait recu, pendant son incarcération dans un trou à HARRARE (Ethiopie), une balle dans une jambe par la police ethiopienne.

Le service médical de l’Hopital de Police voulait le transferer dans un hopital mieux équipé d’ADDIS ABEBA (Ethiopie) pour une opération de la jambe. Malheureusement les autorités éthiopiennes ont refusé ce transfert, sans donner aucune raison.

Nous demandons une intervention urgente et humanitaire pour que M. AMIR ADAWE soit soigné le plus rapidement possible, afin que sa jambe et sa vie soient sauvés.

Nous demandons l’aide de toutes les associations, états et gouvernements.

Je vous remercie de votre soutien à cet appel au secours et vous demande de me contacter rapidement.

SAIDA BARREH FOURREH

Représentante du Parti National Démocratique en France et en Europe – Paris

Telephone: + 33 (0)1 56 08 12 48
Courriel: flc1@club-internet.fr

04/06/2000 – Samatar MIGUIL devient-il pirate ?

Faites attention si vous recevez un message envoyé par M Samatar MIGUIL :
Il peut contenir un virus caché dans un fichier NAE7F.MME.
En effet, le 8/06, il a tenté, en vain, d’infecter nos systèmes informatiques. Nous conseillons donc à tous les lecteurs la plus grande vigilance face à ces pratiques qui relèvent de la piraterie.

03/06/2000 – TOUJOURS AUCUNE NOUVELLE DES ENFANTS MINEURS LIBERES APRES CINQ MOIS D’INCARCERATION ET DE SEVICES.

La semaine dernière nous avons appris la libération des 29 enfants mineurs qui avaient été incarcérés à Gabode pendant 5 mois. Ces enfants d’origine somalienne et éthiopienne s’étaient réfugiés à Djibouti pour fuir la guerre entre l’Ethiopie et l’Eruthrée. Ils n’ont pas été pris en charge par les autorités djiboutiennes qui les ont laissé à l’abandon dans les rues de Djibouti.

En majorité, ces garçon sont âgés de 10 à 15 ans (on compte 3 jeunes de 18 ans parmi eux). Tout laisse penser que nombre d’entre eux sont des orphelins.

Incarcérés à 10 ans pour avoir ‘Sniffé de la Colle’ !

La dictature a décidé de les condamner fin 1999, pour avoir « Sniffé de la colle » et d’autres broutilles … Ils ont été jugés illégalement, sans même l’assistance d’un avocat et ils ont été condamnés à 6 mois de prison ferme, sur réquisition du Procureur Général Ali Mohamed ABDOU, avec la Bénédiction du Ministre de la Justice : Ibrahim Idriss DJIBRIL.

Ne disposant pas d’un centre spécialisé pour les accueillir le directeur de la Prison de Gabode les a ‘installé’ dans le quartier des adultes où ils ont subi les pires sévices, y compris des sévices sexuels.

Ces enfants ont été libérés le 24 ou le 25 mai, à la suite d’un importante mobilisation internationale déclenchée par LA LIBERTE à la suite des propos de M Kadamy sur leur situation carcérale dramatique.

Une indispensable prise en charge matérielle et psychologique

Mais ils ont été conduits vers une destination inconnue (hors la frontière de Djibouti ??). Ces enfants ont besoin d’un soutien matériel et psychologique évident et nous avions proposé qu’ils soient pris en charge par une ONG. Pour éviter un scandale, le Gouvernement djiboutien, qui méprise la vie et les citoyens, a préféré les abandonner nul ne sait où….

Nous ne pouvons pas tolérer cela et nous lançons un appel pour qu’ils soient retrouvés dans les meilleurs délais et pris en charge par des professionnels. Plusieurs Associations, dont l’Organisation Mondiale contre la Torture ont déjà relayé cet appel et des hommes politiques français se joignent à notre intervention.

MERCI DE VOTRE AIDE POUR LES LOCALISER

02/06/2000 – Une semaine difficile pour M. Guelleh. Un bilan catastro-phique dans tous les domaines …

D’abord, nous avons appris la libération des enfants mineurs, puis en Éthiopie, celle du journaliste Amir Asawe avec 6 compagnons.

Nous nous en réjouissons, car l’ARDHD n’a jamais cessé d’intervenir en leur faveur et LA LIBERTÉ a publié de nombreuses informations les concernant.

Mais nous sommes inquiets :

les enfants ont été conduits vers une destination inconnue et probablement ‘lâchés’ dans la nature sans aucun soutien matériel ni psychologique. Que vont-ils devenir dans ces conditions ? Seront-ils contraints de voler pour survivre ? Souvenons-nous du fait qu’ils ont entre 10 ans et 15 ans …. Le régime de M. Guelleh a agi une nouvelle fois avec sa cruauté habituelle : il lui aurait été facile de les confier, comme nous le proposions, à une ONG qui les aurait pris en charge. Mais non ! Toujours le mépris de la vie humaine … L’annonce d’une possible participation du Ministre de la Justice et du Procureur Général à une Conférence sur les Droits de l’Enfant a fait une impression détestable dans l’opinion publique et de nombreux journalistes s’interrogent … !

M. Amir Adawe avait été blessé en prison par ses gardiens …. On peut s’interroger sur les séquelles pour cette malheureuse victime de la dictature. Nous espérons recevoir rapidement des nouvelles de sa santé.

Ensuite, il ne faut pas oublier :

les prisonniers politiques toujours incarcérés à Gabode et qui n’ont pas été libérés en contradiction avec les conditions définies dans l’Accord-Cadre,

les personnalités injustement privées de passeport, qui ne peuvent pas se déplacer hors des frontières, en contradiction avec la Constitution et les Accords internationaux signés par Djibouti,

Par ailleurs, tout va mal en ce moment pour M. Guelleh :

– Le régime est au bord de la faillite et ne peut plus assurer les salaires de ses fonctionnaires. M. Guelleh cherche de l’argent partout (Italie, Koweït, …). Il en trouve un peu sous forme d’aides exceptionnelles, mais les montants sont insuffisants pour renflouer l’État qui est ruiné. Et les pays donateurs se font certainement ‘tirer l’oreille’ en constatant que Djibouti est cité par toutes les Organisations, comme un pays de non-droit : récemment c’est l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui épingle Djibouti, après l’Organisation Mondiale contre la Torture (appels en faveur des enfants), etc…
– La conférence pour la réconciliation en Somalie n’avance pas comme l’espérait M. Guelleh :
* Les participants lui auraient demandé des comptes au sujet de l’utilisation des fonds internationaux que le régime djiboutien a reçu pour organiser la conférence …(?)

* Les visées ethniques de M. Guelleh qui veut favoriser au-delà de toutes mesures les ambitions des Mamassans auraient été comprises par les participants : les Gadabourcis auraient fort mal pris la chose (?)
– Les négociations avec le FRUD sont dans l’impasse du fait de M. Guelleh qui tarde (sic) à répondre à M. Dini sur les différents préalables posés,
– Les grèves qui surviennent à la suite de l’augmentation des produits pétroliers, augmentation qui ne peut-être répercutée sur une population déjà exsangue et économiquement très affaibli … Quel signe doit-on donner au fait que la Police n’est pas intervenue à notre connaissance ?
– L’Armée qui conteste et qui pourrait refuser de défiler le 27 juin, jour de la fête nationale,
– L’affaire BORREL et probablement celle du Café de Paris, qui, contrairement à ce que l’on pensait, n’est pas close et qui pourrait rebondir avec l’authentification du rapport de la DGSE et la nouvelle audition de M Aloumekani.

Des négociations ‘explosives’

Nous avons aussi appris que M. Guelleh conduirait des négociations explosives, car totalement contradictoires d’un côté avec les intégristes musulmans et de l’autre avec les Israéliens. Comment va-t-l pouvoir gérer ces contradictions ?

Bref, tout semble aller très mal pour M. Guelleh. Mais n’oublions quand même pas que ce sont les djiboutiens qui payent les erreurs / ambitions du dictateur et qui subissent toutes les restrictions. Financièrement tout va bien pour M. Guelleh et pour ses proches qui ont puisé largement sur le budget de l’État …

ARDHD

02/06/2000 – M. GOULED, ancien chef d’Etat séjourne en France en toute impunité. La justice va-t-elle saisir l’occasion de l’interroger sur les plaintes déposées à son encontre ?

M Gouled séjourne depuis plusieurs semaines en France où il aurait acquis une nouvelle résidence après la vente de son Château de Divonne-les-Bains. Il n’est plus Chef d’État, (donc il n’est plus couvert par une hypothétique immunité) et il réside en France.

Les deux conditions étant remplies, nous ne voyons ce qui s’opposerait désormais à ce que la Justice française instruise la Plainte pour Crimes contre l’Humanité qui avait été déposée par L’ARDHD an nom de plaignants victimes de tortures …