15/09/02 Lettre ouverte à M. Aden Robleh Awaleh, Président du PND en réaction à son discours du 13 septembre, par Moussa Ali.

Je
vous présente tous mes voeux de bonheur, à vous M. le Président
et aux miltants de votre parti.

Permettez-moi d’être
surpris et attristé de découvrir que vous ne reconnaissez même
plus vos amis d’hier. En prenant connaissance de votre discours, je n’ai rien
lu concernant M Chideh Hadji Abdi qui est décedé ce vendredi
à Djibouti. Il aurait été plus que normal que vous demandiez
une minute de silence à sa mémoire.

Ne fut-il pas votre compagnon
de lutte pendant longtemps et votre deuxième Vice-Président
? Comment avez-vous pu oublier de l’évoquer dans le cadre de votre
discours du 13 septembre ?

Comment, M. Aden Robleh,
peut-on oublier aussi facilement un camarade qu’ALLAH (SAWT) a rappelé
à lui ?

Pour moi et à mes
yeux, c’est une faute qui ne peut trouver aucune excuse. Vous vous voulez
vous positionner en démocrate et dans les faits, vous agissez seul
comme si les autres ne comptaient pas ou n’avaient jamais compté ?
D’ailleurs vous ne parlez que de vous. Mon parti, mon oeuvre intellectuelle.
L’opinion publique à Djibouti et les émigrés de Hollande
et de Belgique l’ont bien interprété et trés mal ressenti.

Comment pouvez-vous nous
faire rêver sur vos capacités à mobiliser et à
défendre la démocratie, si avant même d’être candidat,
vous nous donnez cette image d’autoritarisme désuet, vieillissant et
implacable.

Inutile de vous excuser,
car ce n’est pas par hasard que l’on oublie ses anciens compagnons de lutte.

Pire, maintenant vous
assistez à toutes les fêtes que l’on donne au palais de beitewali (palais de guelleh) et vous écoutez attentivement (?) les discours mensongers de Guelleh
.

Pour qui, nous prenez-vous
? … Pour des imbéciles ou des gens qui sont myopes et qui ne comprennent
pas la réalité.

Le pouvoir de Guelleh
vous a t-il acheté pour des sommes qui sont, de toutes les façons,
cachées à la population, mais certainement pas à ALLAH
?

Pourquoi ne nous dites-vous
pas que Guelleh est finalement votre frere ? Cela aurait au moins le mérite
d’être honnête.

Je tiens a faire savoir
que vous êtes responsable de ce qui arrive. Si le Président du
PND bis a pu ouvrir récemment une section à Arta, c’est bien
grâce à votre incapacité et à votre manque d’action
à la direction de ce parti.

C’est vrai, que vous en
êtes le fondateur et que vous avez lutté pendant sept ans au
moins pour que la Démocratie soit un jour établie dans notre
pays, mais cela ne vous autorise nullement à rester sous une sorte
de perfusion silencieuse face à la douleur de vos amis de lutte. Même
père-fondateur, vous n’êtes pas le propriétaire unique
de ce parti qui appartient à tous les militants, qui ont payé
leur cotisation et qui ont lutté avec courage et avec abnégation
pour en faire ce qu’il est aujourd’hui

Rappelez-vous que cet
ami, qui vous estimait et qui avait confiance en vous, avait démissionné
du RPP pour vous.

De même, je ne lis
rien dans votre discours au sujet de l’état de santé de votre
rédacteur en chef du journal la République M Amir Adaweh qui
est en France.

J’adresse à la
famille de M Chideh Hadji Abdi mes plus sincères condoléances.
Qu’ALLAH, le tout puissant, puisse l’amener dans son paradis eternel.

incha ALLAH AMIN AMIN
O ALLAH.

L’ARDHD doit faire de
même, ainsi que tous les djiboutiens épris de Liberté,
de Démocratie et de Justice.

J’attend votre réponse,
M. Aden Robleh.

Veuillez agréer,
M. le Président l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Moussa
Ali Mohamed (Hollande)

Ami personnel de M Chideh Hadji Abdi Khayre.

L’ARDHD adresse toutes ses condoléances à la famille et aux proches de M Chideh Hadji Abdi Khayre