28/02/03 (B186) Un lecteur pose des questions sur le passé de certains opposants….. qui lui répondent. Un appel d’ARIKO aux Djiboutiens de Demain (DDD)

Nous sommes toujours surpris
de constater que certains Djiboutiens, qui se réclament, d’une opposition
à Guelleh, préfèrent concentrer leurs critiques sur les
autres groupes d’opposants, plutôt que de critiquer le Gouvernement,
mais surtout de proposer et de construire dans la cohésion et dans
l’efficacité, une nouvelle société et un nouveau régime,
qui respecte les citoyens.

Parfois, comme nous l’avions
écrit, un observateur peu averti pourrait avoir l’impression que certains
opposants (nous parlons de ceux qui le restent encore !) préférent
finalement conserver Guelleh, plutôt que contribuer à mettre
l’un des leurs à la tête de l’Etat.

Bref, la critique se porte
bien dans la Nation djiboutienne ; on pourrait même dire qu’elle est
constante, mais elle est surtout horizontale, au sein même de ceux qui
se disent opposants. En revanche, les démarches et les propositions
constructives sont plus rares …..

Tout cela avec une sorte
de leitmotiv ou de mot d’ordre qui revient souvent : rechercher le passé
de chacun, pour lui resservir ses erreurs ou les erreurs qu’on lui attribue
parfois à tort. Et l’on nous écrit pour nous faire part de cela.
Nous avons choisi de ne publier que les messages significatifs ou ceux qui
posent des questions. Afin de permettre aux personnes éventuellement
concernées, nous les alertons et nous publions leurs réponses.

Il ne faut pas négliger
non plus le fait que la vie politique est troublée par les opposants
repentis, par les faux opposants, par tous ceux qui oeuvrent en faveur de
Guelleh de façon secrète, par les bénéficiaires
aussi, dont certains nous affirment qu’ils n’ont accepté d’intégrer
le sérail que pour mieux l’abattre : ces arguments sont souvent utilisés
pour tenter de convaincre les autorités en charge de l’immigration
au Canada, en Belgique ou en France.

A titre d’illustration,
nous avons choisi de publier ce message anonyme et signé ‘les étudiants
en colère’. Déjà, on peut se poser des questions. Qui
est cet étudiant en colère : un étudiant, deux copains,
un trio ? Probablement pas plus, car sinon, nous en aurions déjà
entendu parler et nous les aurions remarqué dans les manifestations.
Ils auraient communiqué et en tant qu’intellectuels (même si
étudiant ne veut pas obligatoirement dire Intellectuel) ils auraient
émis des propositions constructives, dépassant les critiques.
Donc l’origine est floue ou incertaine.

Certains pourront voir
dans ces questions, le style sournois des proches du régime …. tentant
de décrédibiliser les rares opposants présents actuellement
sur le terrain des idées et de la communication. Le doute excepté,
rien ne nous permet de privilégier cette hypothèse, mais elle
n’est pas impossible. Les questions restent intéressantes car elles
sont fondées.

En revanche, certaines
affirmations sont indapatées : qui pourrait affirmer qu’un Sergent
ou un Lieutenant, pour ne prendre qu’un seul exemple, soit des hauts fonctionnaires
!

Assez parlé, nous
vous laissons la lecture du texte, afin que chaque lecteur puisse se forger
sa propre opinion.

A la fin, trouverez après
les réponses d’Alhoumekani et d’Ariko.

__________________________________
Message de notre lecteur

Dans un premier lieu,
je souhaite un bon courage à l’ensemble des Djiboutiens et à
l’équipe de l’ARDHD, qui met en oeuvre des moyens exceptionnels pour
dénoncer quotidiennement le régime de Guelleh et de ses sbires.

Très souvent, notre
ami Ariko relate les faits que Guelleh a fait subir à de nombreux Djiboutiens
(assassinat, torture et autres….).

Cependant Monsieur Ariko,
je suppose que vous avez assisté de près ou de loin à
ces choses-là, puisque dans le temps, vous étiez un membre de
la famille Guelleh et proche du palais et que vous étiez affecté
à la Présidence.

Alors pourquoi avoir attendu
aussi longtemps pour dénoncer ces choses là ?

Vous et le gouvernement
« autoproclamé » qu’est le GED, vous aviez contribué
à l’édification de ce régime et vous en avez tous bénficié
(financier et autres), car vous etiez tous des hauts fonctionnaires du régime.
Personnellement, je pense que votre divorce avec le régime à
des motivations plus d’ordre pécunier et familial que politique.

En vous lisant (Ariko
et le GED), on a l’impression que vous avez récemment decouvert la
notion de démocratie, des Droits de l’homme et j’en passe.

Comment voulez-vous être
credible aux yeux des djiboutiens alors que vous etiez les soutiens et les
complices de cette dictature qui aujourd’hui vous pourchasse ?

Je pense que vous et le
GED, vous devriez reconnaître vos parts de responsabilité quant
à la mise en place de ce régime et que vous devriez demander
un grand pardon à l’ensemble des Djiboutiens et aux victimes torturées
sur ordres de Guelleh, actes au sujet desquels, vous avez fermé les
yeux. (Je pense, en particulier, à Ali Coubba et à la communauté
des Gadaboursis).

Etudiant
en colère.

____________________
Réponse de Mohamed Alhoumekani

J’ai bien lu votre
message qui devrait passer sur le site de l’ARDHD. Je dois vous dire, et cela
vous étonnera peut-être, que j’ai insité personnellement auprès de ses animateurs
pour qu’il soit publié.

En ce qui me concerne,
je peux vous assurer que ni de près, ni de loin, je n’ai jamais approché
la torture, ni toutes les formes de la guerre sale, par opposition aux combats
réguliers !

Militaire de carrière,
j’étais en poste à Dikil. Je me souviens qu’un jour, il m’avait
été demandé de participer à une opération
douteuse : il s’agissait en réalité de ‘voler’ le bétail
des afars …. Sachez que j’ai refusé de conduire une action qui était
en opposition avec ma conscience et avec mes convictions.

Cela m’a valu une quinzaine
de jours d’arrêts …

Assez vite, constatant
mon refus de coopérer dans des opérations critiquables et compte-tenu
de ma formation d’officier au Maroc, j’ai été affecté
à la Garde présidentielle. C’était en décembre
1994. Ma mission constituait à protéger physiquement le Chef
de l’Etat (Gouled, puis Guelleh ensuite) et cela me prenait à plein
temps! Les arrestations brutales, les extorsions d’aveu sous la torture, les
exécutions sommaires n’ont jamais fait partie de mes attributions….
Il y avait des hauts gradés pour cela …

Tous ceux qui sont
au courant de ma carrière le savent très bien ! Et d’ailleurs,
si j’avais été coupable des faits que nous dénonçons,
sachez bien que Guelleh n’aurait pas manqué de l’utiliser pour me déstabiliser.
Or il n’a rien trouvé d’autres qu’une soi-disant instabilité
caractèrielle : c’est dire qu’il avait peu d’arguments à opposer
à mon parcours professionel de militaire responsable, dévoué
à la défense de la Nation et non des intérêts particuliers.

Juste pour votre information,
le salaire d’un Lieutenant, même s’il n’est pas négigeable, comparé
à celui d’autres travailleurs, n’est pas à la hauteur de ce
que vous pourriez imaginer et je n’ai jamais eu les moyens de constituer même
un petit capital.

Je vais même
aller plus loin et je l’espère avec votre aide, car vous semblez animé
de l’intention sincère de dénoncer les abus et les crimes. Au sein du GED,
nous nous sommes organisés pour aider à la rédaction et au
dépôt des plaintes pour torture, pour viol et pour assassinat, que vous dénoncez à juste titre.
Si vous avez besoin d’un coup de main pour l’ouverture d’un dossier judiciaire
construit et étayé avec des faits précis et des témoignages, il suffit
que vous preniez contact avec moi et je ferai avancer votre dossier, avec
le concours de nos juristes et de nos conseils.

______________________
Réponse d’Ariko

J’ai pris connaissance
des questions que vous m’avez adressées, ainsi qu’au Lieutenant Alhoumekani
du GED.

Permettez-moi de vous
confirmer, cher lecteur, que je n’ai jamais participé ni jamais été
impliqué directement ou indirectement à aucun massacre ni à
aucun acte de torture.

J’imagine que vous réagissez
à la suite de la publication de la lettre ouverte que j’ai adressée
cette semaine, via l’ARDHD, à Monsieur Aden Robleh Awaleh et dans laquelle
j’évoquais les fâcheux problèmes qui se sont déroulés
le 13 septembre 1990 lors de l’attentat du Café de Paris.

Il est effectif que beaucoup
de nos compatriotes Gadabousis ont été torturés sur ordre de
la SDS et de Guelleh. Ce soir-là, Cher ami, j’étais de garde
au palais présidentiel. Effectivement j’ai bien entendu l’explosion,
mais je n’avais aucune idée de ce qui était arrivé.

Le lendemain soir, les
hommes de la SDS m’ont rendu visite au Camp Barkhat Siraj. Ils m’ont interrogé
longuement pour noter exactement ce que je savais ou ce que j’ignorais. Ils
m’ont conseillé (avec leur tact bien connu !) de n’en parler à
personne, sinon je gagnais un séjour à la villa Christophe.

Dans les faits, à
partir du moment où j’étais astreint à garder mon poste
de responsable de nuit pour garder le Palais, je ne savais pas grand chose.

Les hommes de la SDS sont
allés voir Mahdi pour lui dire qu’il serait préférable
que je sois muté à la Résidence secondaire du Chef de
l’Etat à Arta, le temps que cette affaire soit terminée. Ils
n’ont pas été les seuls à m’interroger : j’ai recu aussi
des officiers de la Police criminelle encadrés par le Commissaire Ali
Ibrahim Goudal, qui voulaient absolument faire le point sur ce que je savais
…..

Durant deux semaines j’ai
été effectivement affecté à la sécurité
de la Résidence d’Arta, puis on m’a donné l’ordre de rejoindre
le Camp. A compter de ce jour, la SDS m’a surveillé, sans que je sache
pourquoi. Après trois semaines je suis allé voir Hassan Said
pour lui dire que ces hommes perdaient du temps à me surveiller et
qu’ils feraient mieux de suivre d’autres personnes ou de brouter leur khat
tranquillement dans un mabraze.

Au bout de deux mois et
après que je me sois plaint au Colone Hoche Robleh, la surveillance
a enfin cessé. De toutes les façons, tout le monde avait compris
que je ne savais rien au sujet de l’attentat.

Quatre mois plus tard,
à la surprise générale et en particulier, celle de mes
collègues, c’est le Ministre de l’Interieur Kaire Allale Hared qui
m’a convoqué dans son bureau où il m’a reçu en presence
du Commandant Mahdi, du Chef de Corps Hoche et du Chef de la Sécurité
militaire (le propre frère d’Hassan Saîd.

Le Ministre a été
clair et précis. Comme une mission d’Amnesty international enquêtait
sur les sévices subis par les Gadaboursis, il m’a dit : « Si
des étrangers t’interroges, tu ne dis rien. Tu fermes ta gueule ! »

Il faut que vous sachiez
que les tortures et autres exactions étaient sous la responsabilité
des hauts gradés : Hoche Robleh et d’autres.

Si je vous dis cela, c’est
pour vous confirmer que ces actes n’étaient pas confiés aux
sous-officiers, hormis certains affectés au service de la Villa Christophe,
et que je n’y jamais été mélé.

Il est vrai que la population
djiboutienne se méfie de la Gendarmerie à laquelle elle reproche
sa brutalite, mais je n’ai jamais travaillé au sein d’une brigade.

Mais dans un sens, je
suis encore plus dangereux pour Guelleh que mes deux frères d’armes
du GED, parce que je sais beaucoup de choses et que la SDS fait tout pour
me retrouver. Ils savent exactement qui je suis, puisque je ne publie rien
sous le couvert de l’anonymat, mais Allah m’a toujours protégé
de leurs ardeurs meurtrières.

Je souhaite que tu sois
satisfait de ces réponses. Comme toi, je sais bien que les Gadaboursi
ont payé un lourd tribut dans cette affaire et je compatis, mais je
n’ai rien à me faire pardonner, car je n’en porte aucune responsabilité.

Les gens qui vivent à
Tilburg (Hollande) m’avaient posé le même genre de questions,
il y a quelque temps et je leur avais donné une réponse identique.

La SDS a des espions
partout où vivent des djiboutiens et principalement en Hollande (tilburg,
Danahre, Eindoven), en Belgique (Bruxelles), au Canada (Ottawa-Montreal),
en France(surtout parmi les nouveaux étudiants.), au Maroc(Rabat),
en Tunisie(Tunis), en Angletrre(Londres, Wimbledon, le quartier des somaliens
et des djiboutiens.), en Australie (Sydney sur une échelle plus réduite).

 

Sergent Ariko
Hollande – Tilburg.

Message aux lecteurs
: celui qui signe des articles sous le nom DDD « Djiboutiens de Demain »
pourrait-il prendre contact avec moi, ici à Tilburg ou me faire passer
un message via l’ARDHD qui me le transmettra ?

27/02/03 (B186) Un lecteur nous donne son avis sur la politique conduite à Djibouti Télécom.

Toutes les décisions
du Gouvernement sont contraires à la volonté et à la
politique du Directeur Général de Djibouti Telecom.

Le changement des prix,
par exemple : longtemps, le DG de Djibouti Telecom a lutté pour maintenir
les tarifs, car, pour lui, c’était la seule façon de maintenir
une entreprise viable.

Nous remarquons également
que Mr. Kamil Mohamed Ali est, certes, un homme courageux mais nous nous demandons
les raisons pour lesquelles, il ne travaillel qu’avec 2 ou 3 personnes en
qui il a entièrement confiance ?

Ne serait-il plus judicieux
de constituer autour de lui une équipe réunissant tous les cadres
compétents de Djibouti Telecom, afin de réaliser un travail
sérieux et concerté.

Au délà
de sa lutte contre IOG que nous apprécions, c’est plutôt son
manque de reflexion, sa précipitation et son opposition systématique
et inutile face à chaque nouveau projet qui perdra ce DG d’un autre
époque. A sa manière il utilise la vieille recette de la division
pour mieux régner.

Dibouti Télécom
devrait avoir un ingénieur expérimenté et plus consensuel
à sa tête.

26/02/03 (B186) Le grand ami de Guelleh, Abdiqassim Salad Hassan, Président du GNT (organisme plutôt absent ces derniers temps), refuse de prendre part aux conversations de paix au Kenya.

______________________
Note de l’ARDHD
Très récemment l’US Major General John Sattler, dans une interview
en anglais (dont des extraits ont été publiés dans ce
numéro B186) accordée à UN Integrated Regional Information
Networks, déclarait que la Somalie était un état en faillite
et qu’il n’y avait plus de gouvernement.

On immagine que la communauté
internationale va être très impressionnée par le refus
du Président du GNT ! Mais, quelle déception quand même
pour Guelleh !


________________________ Extrait d’IRIN news Africa, Wed 26 Feb 2003

NAIROBI, – Somalia’s
Transitional National Government (TNG) has refused to take part in the peace
talks which were moved recently from the Kenyan town of Eldoret to the capital
Nairobi, warning that they are facing collapse.

In a statement, received
by IRIN, the TNG listed a range of issues it was unhappy with. These include
a threat to the « legitimacy » of the conference, caused by the participation
of « all sorts of people with no-one to represent ».

The statement also called
for representation from the self-declared republic of Somaliland, and complained
about the « unclear » programme and timetable of the conference, as
well as the fact that the talks had « not yet been turned over to the
Somalis ».

The statement accused
Ethiopia of « working tirelessly to marginalise or undermine the TNG and
some factions, while favouring others ».

« Ethiopian activities
at the conference are motivated and driven by its sinister designs for Somalia, »
t he statement said.

« Ethiopia is being
encouraged further in this endeavour by the deference accorded to it by the
international community – including Kenya – which is seemingly intimidated
by Ethiopia’s unjustified claim that it is the expert’ in Somalia’s affairs,
hence its takeover of the management of the conference. »

Along with Somalia’s other
neighbours – Kenya and Djibouti – Ethiopia is a member of the regional Intergovernmental
Authority on Development’s (IGAD) technical committee which is steering the
talks.

In a recent interview
with the BBC, Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi admitted his country had
sent troops into Somalia to attack members of the Islamist al-Ittihad group.

« They have engaged
in terrorist activities in our country, » he told the BBC. He claimed
there were members of al-Ittihad within the TNG and the transitional parliament.

The TNG statement described
Ethiopia as an « adversary » and said Kenya should be the sole facilitator
of the talks.

« The TNG sees no
reason to continue to be a part of a conference that, without any shadow of
a doubt, will collapse under the weight of the problems listed above, »
the statement concluded.

26/02/03 (B186) Djibouti et l’Ethiopie : vers un rapprochement au sujet des accès de l’Ethiopie à la mer ? L’AFP évoque ‘de façon voilée’ les produits chimiques dangereux, stockès sur le port de Djibouti, mais dont le nettoyage avait été interrompu, faute de moyens financiers (?) ou de détournements de ces moyens (?)

________________________
Note de l’ARDHD

Fin janvier 2002, nous
avions été alertés sur une pollution chimique de grande
ampleur dans le port de Djibouti. Il s’agissait de produits chimiques à
destination des services électriques de l’Ethiopie et destinés
à protéger les bois des poteaux ….

Les matériaux des
bonbonnes de plastique étaient soit de mauvaise qualité, soit
de nature à réagir avec les produits contenus. Le résultat
est qu’ils fuyaient lors de leur déchargement dans le port de Djibouti,
provoquant une pollution dangereuse que la communication de Guelleh a toujours
voulu sous-estimer : au fond que lui importe la santé des dockers ?

Des spécialistes
européens (Suisse) étaient intervenus avec de faibles moyens
pour tenter de limiter les dégats … mais ils sont repartis, le temps
de leur mission achevée et le problème avait été
mis aux oubliettes. Pourtant les risques sont bien rééls et
rien de sérieux, hormis la mission de quelques mois, n’a été
entrepris pour éradiquer les dangers.

Djibouti, comme les nations
occidentales présentes sur place, ont fait semblant de ne s’apercevoir
de rien. L’Ethiopie, plus prudente avait refusé que les produits lui
soient envoyés ….

Le moment est venu de
remettre le problème sur le tapis et de faire ce qu’il faut pour éviter
que des produits continuent à se déverser dans la mer, tuant
la faune et la flore aquatique et qu’ils représentent un danger pour
les travailleurs du port.

________________________
Extrait AFP

Réunion ministérielle
Ethiopie/Djibouti du 10 au 14 mars à Addis Abeba

ADDIS ABEBA, 25 fév
(AFP) – Une réunion ministérielle entre Ethiopiens et Djiboutiens
doit se tenir du 10 au 14 mars à Addis Abeba pour évoquer l’utilisation
du port de Djibouti et le transit des marchandises à destination ou
en provenance d’Ethiopie, a-t-on appris mardi auprès des autorités
éthiopiennes.

"La réunion
ministérielle est prévue du 10 au 14 mars à Addis Abeba",
a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère
éthiopien du Commerce et de l’industrie. Le port de Djibouti est le
principal débouché maritime de l’Ethiopie.

La délégation
djiboutienne sera conduite par le ministre djiboutien des Finances et de l’économie
Nationale, Yacin Elmi Bouh, a-t-on confirmé mardi de source diplomatique
à Addis Abeba.

Outre l’utilisation du
port de Djibouti, les entretiens, qui seront menés, côté
éthiopien par le ministre du Commerce et de l’industrie Girma Birru,
porteront sur la mise en place d’une zone franche pour l’Ethiopie à
Doraleh (Djibouti) et le retard dans le paiement des arriérés
de dettes dues à des sociétés de transit opérant
à Djibouti.

La réhabilitation
des axes routiers reliant les deux pays, le volet sécuritaire avec
notamment la surveillance commune de la frontière et, s’agissant du
transport ferroviaire, la privatisation partielle de la ligne de chemin de
fer djibouto-éthiopienne, seront également évoqués.

Par ailleurs, Addis
Abeba et Djibouti doivent également discuter d’une cargaison de 200
tonnes de produits chimiques toxiques en provenance de Grande-Bretagne et
à destination de l’Ethiopie et bloqués depuis fin janvier 2002
dans le port de Djibouti.

25/02/03 (B186) Le Sergent Ariko adresse une lettre ouverte à M. Aden Awalleh Robleh, Président du PND, parti rallié à la coalition favorable à la dictature : UMP.

Lettre
ouverte à M. Aden Robleh Awaleh, Président du PND.

Par le
Sergent Ariko de la Gendarmerie nationale.

Cher Monsieur,

Depuis un certains temps,
j’observe votre attitude et vos prises de positions.

En particulier, votre
participation aux dernières élections législatives, sous
la baniere de l’UMP (« Union pour le Massacre du Peuple » ?).

Il va de soit que vous
pouvez choisir librement vos orientations personnelles et conduire comme vous
l’entendez votre vie politique et votre carriere.

Mais nous, je veux dire
le Peuple et surtout vos militants, nous sommes en droit de nous poser quelques
questions quant à votre ralliement à ce régime que vous
aviez tant critiqué et contre lequel vous avez lutté une grande
partie de votre vie.

Je m’étonne, Monsieur,
qu’après avoir passé sept ans en exil et onze années
de lutte à Djibouti contre dictature, vous ayez accepté au final
de vous rallier au parti de M. Guelleh.

Qu’avez-vous obtenu en
échange ?

Votre fils Djihad vient
d’ouvrir une entreprise à Djibouti. Aurait-il pu le faire si vous n’aviez
pas abondonné la lutte courageuse à laquelle vous avez consacré
pratiquement le tiers de votre vie ?

Est-ce votre ami depuis
1986, Omar Elmi Khaire qui a su vous persuader de rejoindre Guelleh, en sa
qualité de directeur de la Campangne présidentielle d’IOG en
1999. Je vous rappelle qu’à cette occasion, vous vous êtiez engagé
aus côtés du Candidat de l’opposition M. Moussa Ahmed Idriss.

Omar Khaire a-t-il su
trouver les mots pour vous convaincre d’abandonner la lutte en vous persuadant
qu’elle ne vous mènerait à rien ?

Par des amis, je sais
que c’est ce même homme qui avait tenté à plusieurs reprises
de convaincre DAF d’abandonner lutte : il semble qu’il ait finalement obtenu
une certaine, disons coopération, de sa part !

Pour preuve de la fiabilité
de mes propos, je vous rappelle que DAF a pu faire évacuer sa famille
qui a trouvé refuge en Belgique et que malgré tout, il est retourné
à Djibouti pour poursuivre officiellement la lutte initiée par
le défunt Mohamed Djama Elabeh.

Je suis sur que sous l’ancien
règne de Gouled, DAF disposait d’une marge de manoeuvre plus large
et qu’avec Guelleh, elle s’est considérablement réduite…

Aujourd’hui, tout nous
porte à croire que DAF joue à l’opposant, tout en poursuivant
des discussions avec l’appareil politico-administratif d’IOG.

Même le vieux parlementaire
Jean-Paul Noël Abdi, a cessé d’être combattif et il a mis
une sourdine à ses critiques du régime d’IOG.

M. Robleh, avez-vous pris
peur lorsque vous avez entendu M. Hassan Saïd laisser entendre, sur Canal
+, qu’il pouvait, s’il le souhaitait, charger beaucoup de gens d’un assassinat
sur le sol de la République de Djibouti et de les protéger ensuite
sous la couverture ridicule de la Souverainté nationale ?

Je sais que mes écrits
font mal au regime et que les dirigeants veulent ma peau. Cela me confirme
dans le fait, que je suis certainement sur la bonne voie et j’avais espéré
que vous alliez nous aider, moi et le GED.

Mais, très vite,
nous nous sommes rendus compte que vous nous opposiez un mur de silence.

Il serait inutile de vous
rappeler dans cette lettre, toutes les épreuves que ce regime vous
a fait subir et pourtant je ne sais pas que vous avez rangé votre vieux
fusil pour jouir des petits avantages que le regime cupide de Guelleh a décidé
de vous accorder.

Je suis sur que votre
porte parole M Abass n’a pas été autorisé à donner
son avis et nous savons tous que Madame Saida Barreh-Falcou qui s’était
entièrement dévouée pour promouvoir le PND en France
et en Europe, a choisi la démission courageuse.

Vous avez bien compris
dans mes propos que je vous exprime notre déception, Cher Monsieur
!

Ce régime, après
vous avoir oublié durant un certains temps vous a accusé d’être
le commanditaire de l’attentat de septembre contre le Café de Paris.
Cet attentat avait entraîné la mort du jeune fils de l’Adjudant
Nervet ainsi que celle de nombreux Djiboutiens et de Massakines.

A l’époque le
régime avait découvert, dans un taxi apartenant à un
jeune djiboutien du quartier 5 M Chakestai (travailleur en somali) le fameux
tract signé par le mysterieux mouvement de la Jeunesse arabe djiboutienne.

Aviez-vous des informations
à ce sujet ? La réponse est clairement NON,parce que vous n’étiez
même pas à Djibouti lorsque le drame a eu lieu.

Cela n’a pas empêché
IOG de vous livrer à la France pour se débarasser de vous, à
parit du moment où vous représentiez une menace sérieuse
pour lui et pour son régime. Avec cette charge injuste portée
contre vous, c’en était fini de vous et de votre combat.

Comme l’écrivait
le Commandant Ali Abdillahi iftin sur le fameux site du GED « circulez,
rentrez dans vos foyers et surtout fermez votre gueule ! »
.

Le régime d’IOG
est aux abois. Il cherche de l’argent partout. C’est pour cela qu’IOG s’est
bien gardé de rester trop longtemps à Paris, afin d’éviter
une deuxième conférence de Presse et les questions embarassantes
des Journalistes français à propos de l’affaire Borrel et/ou
de la mort du Major Dahieyie.

Saviez vous, Cher Monsieur,
le nombre de nos compatriotes djiboutiens originaires de l’Ethnie Gadaboursi
qui ont été tortures après l’attentat du Café
de Paris ? La vraie raison était lièe aux conflits ethniques
qui se déroulaient en Somalie du nord à proximité de
notre frontière.

IOG avait tout mis en
oeuvre pour monter les Issa contre les Gadaboursi afin qu’ils se battent.
Aujourd’hui, nous, les Mamassan, nous sommes insultés parce que nous
n’avions pas dit la vérité à l’époque.

La vérité
blesse mais elle ne tue pas et nos frères Gadaboursi savaient parfaitement
que c’est le régime de gouled qui avait provoqué / (organisé
?) ce massacre. La rancune que beaucoup de djiboutien gardent au fond de leur
coeur à notre encontre, est le résultat de la politique de votre
nouveau Chef, n’est-ce pas, Monsieur Robleh.

En 1986 lorsque vous écriviez
le livre intitulé « la clef de la mer rouge » et que vous décriviez
dans ce livre, le resultat que nous avons sous nos yeux aujourd’hui, du fait
de votre décision, Monsieur Robleh, je me demande vraiment si vous
avez des sentiments dans le coeur ?

Je suis à peu près
sur que vous n’avez jamais consulté vos militants ni le Conseil national
de votre parti pour dégager un consensus pour ou contre le ralliement
à IOG. Nous attendons avec impatience votre réponse et vos clarifications.

Veuillez agréer,
Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Sergent
Ariko

en Hollande.

24/02/03 (B186) War on terror Africa-style (BBC) sous la plume de Frank Gardner (en anglais)

Djibouti
: une place de choix pour les Américains pourlancer des offensives contre Al-Qaeda ?

On peut aussi se demander si cet article ne développe pas une comparaison peu flatteuse pour les militaires français, présentés comme des promeneurs en ville et les soldats américains en opération et en alerte !

Derrière tout cela, IOG ne jouerait-il pas un peu la concurrence entre les deux pays ?

US troops opening a
new front in the War on Terror

The Pentagon and the CIA
have opened up a new front in the war on terror. It is not in the Gulf, but
in the Horn of Africa.

From a hi-tech command
ship in the Indian Ocean and a secretive base in Djibouti, Washington is collecting
information on al-Qaeda and preparing to mount covert operations against its
operatives in seven countries.

Djibouti is a funny
place to fight a war from.

Its whitewashed streets
carry no hint of menace.

The US military are almost
nowhere to be seen. In smart cafes in the central square there are bistro
tables and tottering chairs.

French gendarmes in khaki
shorts sip cafe au lait and tap their cigarettes.

« Psst, monsieur! »
calls a boy standing in the shadows with yesterday’s paper and a packet of
Gauloise cigarettes.

A man on crutches has
his hand outstretched.

Here comes a posse of
sailors, disembarked from France, all tattoos and jaws, just slightly drunk.

Tanned legionnaires with
shaven heads prop up the bar and stare straight ahead. A man sits alone by
the gates to the mosque, clutching the Koran with a withered hand.

US
involvement

I came here to see for
myself how the Pentagon was fighting its so-called « war on terror ».

Close to the main airport
I knew it had set up a camp for nearly 2,000 troops. The idea, I was told,
was to stop al-Qaeda members from making themselves at home in this region.

I asked to be shown how
this is done, and the US military obliged.

The unspoken fear was
that al-Qaeda would target this camp – but, today, they would certainly have
been outgunned

In a swirl of dust, the
helicopter put down in the shimmering heat. We filed on, into the tomb-like
interior. I found myself sandwiched, as if under arrest, between two huge
US marines, weighed down with rucksacks and weapons.

The aircrew gestured amidst
the clatter of rotor blades, all goggles and jumpsuits and colourful patches.
We took off, skimming over rooftops and a camp for Somali refugees.

The coastline of Djibouti
slid past through the window – a beach, a mangrove swamp, a black volcanic
mountain. We headed north, towards the Eritrean border.

Danger
on the ground

The marines were to pitch
camp on a deserted hilltop, preparing to test their weapons on some abandoned
tanks. But when we touched down on the rocks, it seemed someone was expecting
us.

There was a flash and
a loud bang. The soldier opposite me tugged on his flak jacket, and grabbed
his M16 rifle. Someone shouted « Incoming ».

This was like a remake
of Hollywood’s Blackhawk Down, only for real. Suddenly I did not want to be
there. But as fast as it began, the drama was over.

It turned out it was just
an anti-missile flare, set off by a clumsy co-pilot as we landed.

On the barren hilltop,
we spent an uncomfortable night. The burnt, volcanic rock made for a poor
bed, and soon a tearing wind got up, tugging insistently at our sleeping bags.

A marine on radio watch
called out all night: « Fireball one zero, fireball one zero. Do you copy,
over? » I cursed him quietly, then realised it was already dawn.

Outgunned

A sad, grey light washed
over the encampment. A patrol came in, exhausted, after keeping watch all
night.

I could see no sign of
life for miles around, but I was told there were smugglers and bandits who
pass through the valley below.


The USS Mount Whitney is a state of the art command
ship

The unspoken fear was
that al-Qaeda would target this camp. But, today, they would certainly have
been outgunned.

Out of the morning mist
came a brace of helicopters, spewing rockets and cannon fire. The valley floor
erupted in smoke.

The tank targets, I have
to say, looked remarkably unscathed. But then came Harrier jumpjets, their
bombs guided onto target by lasers aimed by the marines on the hilltop.

It was all very impressive
but – I could not help thinking – slightly irrelevant for tackling an enemy,
that rarely, if ever, shows itself.

Floating
nerve centre

Airborne again, and this
time the helicopter took me due east, flying fast and low out over the Gulf
of Aden, skirting the coast of Yemen.

We circled twice over
a solitary ship, tilting so steeply I found myself looking vertically downwards
at the sea. This was the USS Mount Whitney, the nerve centre of the Pentagon’s
whole counter-terrorist operation in the region.

On deck, through a bulkhead
and down a steel corridor, I was ushered in to meet the two-star general in
charge.

Major-General John Sattler
is all marine. Tanned, fit and 50, he had a handshake which would crush a
billiard ball.

He smiled a lot, then
told me the al-Qaeda threat kept him awake at night.

He has seven countries
to watch over, from Sudan to Somalia. He spends half his time flying round
the region meeting presidents and their ministers, coaxing them to get tough
on terrorism.

I asked him if this meant
the Pentagon was gearing up to go into Yemen and Somalia.

Not necessarily, he replied.
The US, he said, would much rather that the host countries pursued al-Qaeda
themselves.

But now that the US has
special operations troops here on the ground it does have, he said, the ability
to react extremely quickly.

And I have seen them myself:
silent, lantern-jawed men with tired eyes and deep tans. For months now, they
have been kicking their heels here, waiting for a mission.

With al-Qaeda still active
in the region, they will almost certainly get one. The only question is who
will be the first to strike.

24/02/03 (B186) Me Montebourg sera-t-il appelé à témoigner devant la Juge en charge du Dossier Borrel ?

Selon certaines sources
judiciaires, il est tout à fait possible que le Député
Arnaud Montebourg soit convoqué par la Juge d’instruction, Mme Sophie
Clément, qui instruit le dossier de l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Pour quels motifs ?

Nous ne sommes pas informés
des détails et nous n’avons pas connaissance d’information qui appartiennent
au secret de l’instruction, mais on pourrait imaginer que cette convocation
puisse être liée au fait que dans son premier témoignage
obtenu sous la menace, IFTIN avait mis en cause le député Arnaud
Montebourg, « comme principal instigateur d’une campagne de calomnies
visant à déstabiliser le Président djiboutien ».

Or dès son arrivée
en Belgique, IFTIN est publiquement revenu sur son témoignage en expliquant
avec précision les menaces et le chantage dont il avait victime, l’obligeant
à signer une lettre selon un modèle préparé selon
toutes vraisemblances par Me Martinet et remis par Hassan Saïd.

Il en ressort que le député
Arnaud Montebourg avait été mis en cause à tort, par
les manoeuvres d’Hassan Saïd et consorts, ce qui pourrait justifier des
demandes d’éclaircissement de la Juge …. et qui pourrait aboutir
à un nouveau dépôt de plainte, cette fois émis
par le Député à l’encontre de la fameuse bande … qui
ravage le pays.

Ce ne sont que des hypothèses
que nous avançons, mais l’avenir devrait rapidement nous apporter des
précisions.

24/02/03 (B186) Ma version sur les dernières heures du Juge Bernard Borrel (Lecteur)

Dans cette contribution
à votre site, j’aimerais partager avec les lecteur mes suppositions
relatives à la mort de M. Borrel. C’est un avis personnel !

Acte 1 :
Le juge trouve des indices (des preuves ?) qui compromettent M. ISMAIL OMAR.
La SDS en a connaissance et elle suit toutes les activités du juge
grâce à l’équipe des ‘maquereaux » français
installés à Djibouti. Elle informe le Palais et une réunion
a lieur entre Ismail Omar et Hassan Madobe pour monter un plan d’élimination
du juge Borrel.

Acte 2 :
Le juge sent le danger et il a conscience de la pression qui l’entoure. Il
se sent menacé pour ses découvertes. Pourtant, il ne peut pas
les dévoiler à sa femme, ne serait-ce que pour des motifs de
secrets professionnels. Il décide alors de sortir son argent de la
Banque et de le remettre à sa femme au cas où il lui arriverait
quelque chose. Les recommandations qu’il aurait faites à sa femme confirme
cela.

Acte 3 :
Un certain Alain Romani appelle le juge et il lui raconte que sa voiture est
tombée en panne d’essence au Goubet. Il lui demande de venir le dépanner
avec un bidon d’essence. Le juge accepte pour lui rendre service. Il retrouve
le juge et ils partent dans sa voiture. Ils s’arrêtent à la Station
Mobil où ils remplissent le jerrican. Le pompiste confirme qu’il a
bien vu deux occupants ‘européens’. Le jerrican plein, les voilà
partis tous les deux sur la route d Arta.

Acte 4 :
La voiture du juge avec Alain Romani à son bord, quitte la ville suivi
de loin par un autre véhicule dans lequel Hassan Madobe, le Colonel
Mahdi, et les deux (soi-disant) prisonniers. Après deux heures de route
ils parviennent au Goubet, mais le juge ne sait toujours pas qu’ils sont suivis.

Le juge est surpris de
ne pas voir la voiture de Romani. Il prend peur et il donne un violent coup
de frein. Aussitôt il est jeté hors de la voiture par les assassins.
Il reçoit un coup sur la tête et il essaye de prendre la fuite.
Mais il tombe par terre car il est mort.

Acte 4 :
Un sac est retiré de la voiture : un 4×4. On enroule le juge à
l’intérieur et on le transporte jusqu’au bas du ravin et là,
avec l’essence du jerrican, on l’enflamme. Le lendemain, les hommes de main
qui ont participé à ce meurtre, se présentent au Palais
pour rendre compte au commanditaire du déroulement de l’opération.

Acte 5 :
A l’avance, il avait été convenu que Romani prendrait l’avion,
le soir même, afin de brouiller les pistes et de faire croire qu’il
n’était pas présent à Djibouti. Pour Awaleh Guelleh,
c’est un autre marché : on lui permet de faire semblant de s’évader
en remerciement du service rendu. On n’apprendra que beaucoup plus tard que
Me Aref est son défenseur, ce qui est une chose rarissime au regard
des Lois internationales.

Voilà une version
tout à fait plausible des dernières heures du juge Borrel. Maintenant,
c’est aux lecteurs de se faire une opinion.