31/03/03 (B191) Sous haute surveillance, Djibouti regarde le conflit de loin L' »USS Mount Whitney », véritable QG flottant, contrôle le golfe d’Aden. (Article paru dans Le Monde sous la signature de J-P REMY)

Tandis que les bombes tombent sur l’Irak, Djibouti se tait, dents serrées.
Une maigre manifestation, il y a une semaine, a été rapidement
dispersée par la police, alors que le gouvernement a appelé
– mollement – à un cessez-le-feu en Irak.

C’est que le petit pays
de la Corne de l’Afrique est déchiré par des intérêts
contradictoires comme par une mauvaise conscience. Avec l’implantation, il
y a quelques mois, d’une base américaine à haute portée
symbolique, où se préparent des actions armées contre
des groupes terroristes dans la région, le pays s’est impliqué
aux côtés des Etats-Unis.

Géographiquement,
le dispositif américain à Djibouti, mélange de techniciens
de l’écoute et de forces spéciales, dépend du même
commandement que celui des opérations en Irak, mais la comparaison
s’arrête là. Les 1 200 hommes installés en lisière
de l’aéroport, dans le camp Lemonier, ne risquent pas d’être
envoyés au Moyen-Orient.

Mais Djibouti est aussi
un pays musulman, plus proche de la sphère arabe que de l’Afrique.
La présence américaine a gonflé la rente stratégique
de ce pays désertique installé face à la porte de la
mer Rouge, avec une contribution qui devrait atteindre 27 millions de dollars
par an, mais a placé son gouvernement en porte-à-faux avec une
opinion publique contrainte au silence.

« On ne peut rien
dire, alors on regarde la télévision. Voir le droit du plus
fort l’emporter nous rend malades », gronde Mahamad Hussein Youssouf,
un employé. A l’ombre d’arcades mangées par l’humidité,
dans le centre ville, la chaleur de l’après-midi ne parvient pas à
éteindre l’indignation. Un homme renchérit : « Il y a un
dicton, en arabe, qui dit : la guerre est plaisante pour ceux qui la contemplent
de loin. Avec leurs bombes, les Américains amusent le monde. Nous,
nous pensons aux souffrances du peuple irakien. »

Un peu plus loin, dans
une rue écrasée de soleil, un fonctionnaire ose, depuis la fenêtre
de sa voiture : « Qu’Allah protège Saddam Hussein ! Tous nos gouvernements
se sont couchés devant les Américains, mais lui, il ose les
défier. Il est notre héros. Mais attention, ici, il ne faut
pas le crier sur les toits. » Paroles vite proférées, vite
envolées alors qu’il démarre en trombe avec d’autres préoccupations.
C’est l’heure où le khât, cette plante aux propriétés
euphorisantes expédiée d’Ethiopie tous les jours par avion,
arrive à Djibouti. Tous les « brouteurs » de la ville sont
nerveux : Irak ou pas Irak, aujourd’hui, le vol du khât est en retard.
Mariam, vendeuse de bijoux, grince : « Pourvu que le Djiboutien puisse
avoir son khât, plus rien n’a d’importance. Qui a encore un avis dans
ce pays ? Nous sommes tous endormis depuis si longtemps. »

Lorsque l’ambassade d’Irak,
quelques jours avant le début des frappes, a fait passer le message
qu’elle offrirait un billet d’avion et un salaire à tous les « volontaires
arabes » désireux d’aller combattre à Bagdad, les services
de police djiboutiens ont vite dispersé le groupe qui s’était
rassemblé devant la chancellerie irakienne. Le nombre des candidats,
il est vrai, n’était pas très important.

Djibouti, en apparence,
est calme. A l’heure des prières, rares sont les prêches qui
appellent à la violence dans les mosquées. « Personne n’oserait
parler de djihad, mais jamais on n’oublie de prier pour les Palestiniens qu’on
opprime. C’est notre façon de dire notre solidarité », explique
un fidèle dans une mosquée du centre.

RÉSEAUX D’AL-QAIDA

De plus, à la différence
du Yémen voisin où, selon des sources du renseignement, des
membres d’Al-Qaida sont infiltrés jusque dans l’armée, Djibouti
n’est pas considéré comme un lieu d’implantation de ces réseaux.
Enfin, le quadrillage du pays par les forces de sécurité et
le contrôle social exercé par l’organisation clanique en font
un pays sous contrôle, où l’infiltration d’un groupe terroriste
organisé serait, selon une source française, « détectée
sous vingt-quatre heures »par les services djiboutiens. Implantés
à Djibouti, des membres de l’organisation somalienne Al Itihad al-islami,
accusée par Washington d’avoir participé à l’organisation
du double attentat anti-israélien de Mombasa, le 28 novembre 2002,
seraient ainsi constamment « marqués à la culotte »
mais libres de leurs mouvements, tant qu’aucun fait précis ne leur
est reproché.

Alors, d’où vient
que Djibouti, avant même le déclenchement du conflit, s’est crispé
? D’où vient que le nombre de policiers en ville a été
gonflé et que des blocs de béton défendent certains bâtiments
« à risques », depuis des hôtels jusqu’à l’ambassade
des Etats-Unis ? D’où vient qu’aucun navire de guerre américain
n’envisage de faire escale dans le port en eaux profondes, contrairement à
ce qui s’était passé pendant la première guerre du Golfe
? Ces mesures sont plus que de simples précautions d’usage car le déclenchement
de la guerre a augmenté les risques d’attentat. Une source française
le reconnaît : « Nous ne croyons pas à un gros coup, mais
nous n’écartons pas totalement l’idée d’une action à
la petite semaine, un individu isolé qui l ce une grenade. Les Américains
sont enfermés dans leur bunker, hors de portée, alors même
si la France a été claire dans son opposition à la guerre,
on ne peut affirmer qu’un extrémiste ne puisse nous vise r à
leur place. »

Preuve de cette méfiance,
le quartier général du dispositif américain dans le pays
ne se trouve pas à Djibouti, mais en mer, à bord d’un bâtiment
qui croise au-delà de la ligne d’horizon dans le golfe d’Aden. Depuis
l’hélicoptère qui le survole, l’USS Mount Whitney semble d’abord
modeste. Seules les antennes qui le hérissent indiquent sa fonction.
L’ancien navire amiral de la IIe flotte américaine est le cerveau du
dispositif de lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique, à
la fois quartier général flottant et centre de traitement du
renseignement collecté dans la région. C’est de là que
devraient être lancées les futures opérations destinées
à « éradiquer le terrorisme dans la Corne », selon le
général John Sattler, qui commande le dispositif américain
dans la région.

LE SOUVENIR DE L' »USS
COLE »

Sur la passerelle, le
commandant du navire, le capitaine David Prothero, scrute la mer vide. Son
navire navigue au milieu d’un réseau de surveillance électronique
qui peut s’étendre à l’ensemble de la planète. A bord,
nul n’a touché terre, pratiquement, depuis le départ des Etats-Unis
en novembre 2002. Nul ne sait si cela pourrait avoir lieu un jour. L’USS Mount
Whitneyne s’approche pas même des eaux territoriales « Nous n’avons
pas oublié qu’à soixante milles nautiques (110 km) de l’endroit
où nous nous trouvons aujourd’hui, un de nos bateaux, le USS Cole,
a été victime d’une attaque d’Al Qaida dans le port d’Aden en
octobre 2000. » Un membre du corps des marines, sur le pont, renchérit
: « Il y a un tas de gens qui nous veulent du mal sur cette côte.
Ce n’est pas le bon moment pour aller s’y installer. »

Jean-Philippe
Rémy

31/03/03 (B191) Les forces spéciales de Guelleh s’acharnent contre DAF par procès interposé devant une justice à la solde du dictateur. (Témoignage envoyé par le MRD / Belgique)

 » Après la
pluie, le beau temps « , tel est l’aphorisme bien connu par le commun
des mortels mais, il en existe un autre initié par le numéro
un de la dictature djiboutienne, son excellence Ismaël Omar Guelleh,
selon lequel  » après la pluie succède automatiquement les
inondations « . Ce dernier adage est familier à tout djiboutien
muselé et donc dépossédé de liberté d’expression.

Décidément
le régime de la mafia ne s’est pas arrêté au  » kidnapping
électoral  » du 10 janvier 2003 qui a fini par mettre à
la touche l’UAD. A cette occasion, la communauté internationale par
le truchement de ses observateurs, a assisté de loin ou de près
à la mascarade législative puisque ces derniers furent invités
à visiter tous les lieux de grand luxe notamment Dar El-Goud (résidence
principale d’IOG, expression arabe désignant la maison de l’altruisme).

Les observateurs furent
parallèlement conseillés de ne pas se rendre dans les districts
de l’intérieur pour soit disant, des raisons de sécurité
ce qui, leur a permit d’appréhender l’enjeu dissimulé derrière
l’une des stratégies les plus diaboliques du régime autocratique
en RDD. Les quelques contacts avec une ou deux personnes croisées au
hasard et non sans surveillance par les espions de l’Etat, leur a permit de
savoir qu’à Djibouti tout le monde vote même les morts (ils se
font réincarner, quittent leurs tombes pour aller voter et reviennent
ensuite pour mourir une fois de plus). C’est ainsi que les conclusions de
ces observateurs en lunettes demi teintées, affirment que  » les
élections se sont passées dans le calme ce qui est déjà
une très bonne chose et que, Djibouti serait sur la voix d’une relative
démocratie mais que le pays aurait encore  » du fil à retordre
« . Chaque observateur a fini ses phrases par un grand étirement
de bouche, signe d’un sourire sec et narquois.

L’UAD est alors prise
en porte-à-faux et l’UMP a remporté fallacieusement le flambeau
de la victoire non méritée. Tout s’est fait recelé et
 » les eaux sont venues retrouver leurs cours  » par la force des
choses. Néanmoins, notre journal  » Le renouveau Djiboutien  »
n’a pas manqué d’ulcérer la manigance gouvernementale avec l’aide
des forces armées djiboutiennes et, comme  » chose promise, chose
due « , le régime fait sortir ses griffes pour poursuivre ses intimidations
à l’égard des opposants. DAF en fut bien sûr le premier
 » mouton du sacrifice « . Cet homme dérange IOG par sa plume!
 » c’est un véritable obstiné, un indomptable connu…il
n’accepte ni transactions juteuses, ni poste de grande responsabilité
pour servir le roi « , murmurent les pseudo-ministres asservis. C’est
une véritable épine de gorge à soustraire quelque soient
les moyens.

C’est ainsi, qu’il écope
48 heures à l’abjecte prison de Gabode en date du 15 et 16 mars 2003,
assorties de 200 000 FD d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis, pour
avoir dit tout haut, ce que les autres chuchotent tout bas. Le régime
s’est encore une fois senti obligé de céder devant le bourdonnement
international notamment par le biais d’Internet(formidable outils de communication)
à l’intention de plusieurs pays et organisations internationales. Ce
fut alors, un grand soulagement pour tous les Amis de la Démocratie
et du respect des Libertés humaines mais, le vaccin démocratique
injecté à notre dictateur de la corne d’Afrique perd très
rapidement son effet positif. Le chef du régime de la répression
arbitraire se fait évacuer d’urgence pour être placé sous
perfusion dictatoriale. Assurément,  » chasser le naturel, il revient
au gallot « .

Demain 31 mars 2003, DAF
va recomparaître par devant le tribunal correctionnel de Djibouti à
9H 00 mn du matin. Cette fois ci, c’est le tour du général ZAKARIA
CHEIK IBRAHIM(analphabète) qui le poursuit pour délit de diffamation
mentionnée dans l’organe de presse du MRD,  » Le Renouveau Djiboutien
« . Par ces motifs, le général lui réclame la somme
de 10 000 000 FD(dix millions de francs Djibouti soit environ 56 100 $ USA)
à titre de dommages et intérêts pour préjudice
subi outre la somme de 1000 000 FD(un million de franc Djibouti soit environ
5600 $ USA) à titre des frais irrépétibles.

Eu égard à
ces pratiques dissuasives, intimidantes, et par conséquent liberticides,
le comité du MRD en Belgique prend la communauté internationale
à témoin et l’invite à suivre cette regrettable affaire
avec une attention toute particulière. A suivre…

Le
comité du MRD en Belgique.

29/03/03 (B191) Selon l’ADI, l’ONARS n’est plus que l’ombre d’elle-même à cause des détournements et de la mauvaise gestion de ses dirigeants. Ce que l’ADI se garde bien de nous dire, c’est le montant que Guelleh a touché via ses prédations …..!

« L’ONARS,
déficitaire de 100 millions de FDJ » selon son nouveau Secrétaire
exécutif M.Ahmed Houssein Affi

DJIBOUTI (ADI)– 28
mars – L’Office Nationale d’Assistance aux Réfugiés
et sinistrés va mal, très mal. Son nouveau Secrétaire
exécutif M.Ahmed Houssein Affi, nommé le 18 mars dernier en
remplacement de M.Abdillahi Mahamoud Ali, a fait part de la mauvaise situation
financière de son institution, lors d’une interview accordée
à nos confrères de ‘La Nation’.

« L’organisme
traverse actuellement la période la plus sombre de son histoire a indiqué
sans détours M.Affi, ajoutant que cette mauvaise situation est due
notamment à la mauvaise gestion de l’office. »

Selon le responsable,
l’ONARS serait aujourd’hui « déficitaire de 100 millions
de FDJ et les responsables qui se sont succédés à la
direction n’ont rien fait pour redresser la barre. »

Le nouveau directeur de
l’ONARS a néanmoins exprimé son désir « d’éponger
toutes les dettes contractées auprès des sociétés
de la place. »

L’ONARS né
aux lendemains de l’indépendance, a pour mission de venir en aide
aux réfugiés et aux victimes de catastrophes naturelles.

L’institution qui
n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’elle-même,
perçoit normalement une subvention annuelle de 20 millions de FDJ de
l’Etat. Plus de 80 personnes y travaillent à temps plein.

28/03/03 (B190) RSF demande de l’aide à l’U.E. pour la libération des journalistes emprisonnés en Erythrée.

Reporters sans frontières
demande à l’UE de conditionner la reprise de son aide à la libération
des journalistes emprisonnés

Dans une lettre adressée
à Poul Nielson, commissaire européen au développement
et à l’aide humanitaire, à l’occasion de son séjour dans
la corne de l’Afrique, du 1er au 7 avril prochain, Reporters sans frontières
demande à l’Union européenne d’intervenir en faveur des journalistes
emprisonnés en Erythrée.

"Connaissant votre
attachement au respect des droits de l’homme et à la liberté
de la presse, nous espérons que vous aborderez cette question avec
vos interlocuteurs. Notre organisation demande notamment à l’Union
européenne de conditionner la reprise de son aide économique
à l’Erythrée à la libération des dix-huit journalistes
emprisonnés et à l’émergence d’une nouvelle presse libre
et privée dans le pays", a déclaré Robert Ménard,
secrétaire général de Reporters sans frontières.

Le 18 septembre 2001,
le gouvernement ordonnait la suspension de tous les titres de la presse privée.
Dans le même temps, débutait une vague d’arrestations sans précédent
des journalistes érythréens. Un an et demi après, dix-huit
professionnels de la presse sont toujours derrière les barreaux, détenus
dans un lieu gardé secret par les autorités, sans raison officielle
ni procès. Les autres journalistes ont fui le pays, trouvant asile
en Europe, en Amérique du Nord ou en Afrique.

Reporters sans frontières
estime qu’il n’est pas acceptable qu’un Etat puisse, en toute impunité,
priver purement et simplement un peuple de son droit à être informé.
Aujourd’hui, l’Erythrée est le seul pays du continent africain, et
l’un des derniers dans le monde, sans presse privée. Seuls les médias
d’Etat, étroitement contrôlés par le régime, ont
droit de parole. Les rares correspondants étrangers ne peuvent pas
travailler librement ni en toute sécurité.

Au moins dix-huit journalistes
sont emprisonnés en Erythrée. Zemenfes Haile, ancien directeur
et fondateur de Tsigenay, serait détenu dans un camp dans le désert
depuis 1999. Ghebrehiwet Keleta, également de Tsigenay, aurait été
arrêté en juillet 2000. Aucune information n’est disponible sur
les lieux et les raisons de la détention de ces deux journalistes.

Entre le 18 et le 21 septembre
2001, au moins dix journalistes de la presse privée ont été
interpellés par les forces de l’ordre et conduits au poste de police
n°1 d’Asmara. Le motif exact de leur arrestation n’a pas été
rendu public, mais la plupart d’entre eux avaient donné la parole aux
opposants arrêtés. Ces dix journalistes interpellés sont
: Yusuf Mohamed Ali, rédacteur en chef de Tsigenay, déjà
incarcéré plusieurs semaines en octobre 2000 ; Mattewos Habteab,
rédacteur en chef de Meqaleh, déjà arrêté
à plusieurs reprises en 2000 et en 2001 ; Dawit Habtemichael, rédacteur
en chef adjoint de Meqaleh ; Medhanie Haile et Temesgen Gebreyesus, respectivement
rédacteur en chef adjoint et membre du conseil d’administration de
Keste Debena ; Emanuel Asrat, rédacteur en chef de Zemen ; Dawit Isaac
et Fessehaye Yohannes, du journal Setit ; Said Abdulkader, journaliste du
magazine Admas, et un photographe indépendant, Seyoum Tsehaye.

Le 31 mars 2002, les dix
journalistes ont entamé une grève de la faim. Dans une lettre
diffusée depuis leur prison, ils déclaraient vouloir ainsi protester
contre leur détention illégale et réclamaient "leur
droit à la justice". Ils demandaient notamment un procès
devant un "tribunal juste et indépendant". Le 3 avril, neuf
d’entre eux ont été transférés dans un lieu de
détention inconnu. Les responsables du poste de police n°1 d’Asmara
ont annoncé aux familles que les prisonniers n’étaient plus
dans leurs cellules. Ils auraient été conduits par des militaires
et des officiels de la présidence dans un nouvel endroit tenu secret.
Un dixième journaliste en grève de la faim, Dawit Isaac, a été
soigné à l’hôpital Halibet suite aux mauvais traitements
qu’il aurait subis pendant sa détention, avant d’être également
transféré dans un lieu inconnu. Deux autres journalistes – Selamyinghes
Beyene, de Meqaleh, et Binyam Haile, de Haddas Eritrea – auraient également
été interpellés à l’automne 2001.

Par ailleurs, en janvier
et février 2002, trois journalistes de la presse gouvernementale ont
été arrêtés : Hamid Mohamed Said et Saidia, de
la télévision publique Eri-TV, et Saleh Al Jezaeeri, de la radio
publique Voice of the Broad Masses. Aucune explication n’a été
fournie par les autorités.

Enfin, le
6 janvier 2002, Simret Seyoum, directeur de Setit, a été arrêté
près de la frontière soudanaise alors qu’il cherchait à
s’enfuir. Il serait détenu dans une prison de la région.

Reporters
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28/03/03 (B190) Guelleh inaugure en grande pompe, les pompes à eau qui alimenteront son prochain ranch dans le Day. Accessoirement, lorsqu’il aura trop d’eau, il pourra en laisser un peu à la population locale ….. (ADI) à condition qu’elle votre pour lui !

 

DJIBOUTI (ADI)
– 27 mars – Le chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh,
a inauguré aujourd’hui de nouveaux équipements hydrauliques
dans le haut plateau du Day (1700 mètres d’altitude), dans
le district de Tadjourah, au Nord du pays.

Ont assisté
à cette cérémonie d’inauguration la Première
Dame du pays, Mme Kadra Mahamoud Haïd, les membres du gouvernement dont
le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, le président de l’Assemblée
Nationale, M. Idriss Arnaoud Ali, les représentants du corps diplomatique
et des organisations internationales accrédités à Djibouti,
le commissaire de la République, chef du district de Tadjourah, M.
Abdourazak Daoud Ahmed, le sultan de Tadjourah, les notabilités ainsi
que les populations du Day et de localités avoisinantes.

Le cortège présidentiel
s’est rendu par voie maritime à Tadjourah, avant d’emprunter
la route et de remonter jusqu’au sommet du haut plateau du Day.

Le chef de l’Etat
et l’importante délégation qui l’accompagne
ont été accueillis par des foules en liesse composées
notamment des habitants du Day et de localités environnantes
qui ont présenté à cette occasion un spectacle
de chants et de danses traditionnelles haut en couleur.

Parmi les nombreux
slogans scandés par la population, on pouvait entendre ceci :
« Monsieur le président, vous nous avez permis de réaliser
notre plus vieux rêve. »

(..)

28/03/03 (B190) Aïcha Daballeh, l’épouse de Mohamed Kadamy, invitée par Paulette à l’inauguration en grande pompe du siège de l’Association des femmes pour le développement intégré du Day. (ADI) Rapprochement, normalisation ?

La Première
Dame du pays, Mme Kadra Mahamoud Haïd, inaugure le nouveau siège
de l’Association des Femmes pour le Développement Intégré
du Day

DJIBOUTI (ADI)– 27
mars –La Première Dame du pays et présidente de l’Union
Nationales des Femmes Djiboutiennes (UNFD), Mme Kadra Mahamoud Haïd,
a procédé aujourd’hui à l’inauguration du nouveau
siège de l’Association des Femmes pour le Développement
Intégré du Day.

Outre la présidente
de l’Association des Femmes pour le Développement Intégré
du Day, Mme Aïcha Dabaleh, ont été également conviées
à la cérémonie d’inauguration la ministre-déléguée
chargée de la Promotion de la Femme, du Bien-être Familial et
des Affaires Sociales, Mme Hawa Ahmed Youssouf, des représentantes
de l’UNFD et de différentes associations de femmes de Tadjourah
ainsi que de nombreuses personnalités civiles, militaires et religieuses

Par la même occasion,
la Première Dame a assisté à une exposition de produits
artisanaux confectionnés par des femmes issues de la région
du Day.

Créée il
y a de cela maintenant quatre ans, l’Association des Femmes pour le Développement
Intégré du Day s’est fixée comme principal objectif
la promotion du développement de sa région à travers
la valorisation et le soutien aux créativités féminines.

Il faut noter enfin que
l’inauguration par la Première Dame du nouveau siège de
l’Association des Femmes pour le Développement Intégré
du Day s’inscrit dans le cadre de la visite du chef de l’Etat au
Day où il s’est rendu ce matin en vue d’inaugurer également
de nouveaux équipements hydrauliques.

27/03/03 (B190) Le comité du MRD en Belgique nous envoie des informations sur l’état de la santé, qui contredisent la communication officielle du Ministère de la Santé et qui sont tout à fait alarmantes.

Les informations suivantes
nous ont été rapportées par un ensemble de cadres djiboutiens
du ministère de la Santé Publique en RDD et, c’est ainsi qu’il
nous a paru utile de les partager tant avec la population djiboutienne qu’avec
nos chers lecteurs intéressés par la question. Ces quelques
données que nous mettons à la disposition du public circulent
uniquement entre les différents partenaires au développement
et entre les mains d’une cinquantaine de cadres djiboutiens affiliés
au régime de la dictature et des stratégies cachotières.

Les chiffres sont malheureusement
bien conservés « au secret » et ils ne sont pas accessibles
au public. C’est la raison pour laquelle nous voulons actualiser le dossier
que son excellence le ministre de la Santé Publique, Monsieur Mohamed
Ali Kamel(vétérinaire, diplômé de l’Europe de l’Est)
se refuse à divulguer.

Comme les djiboutiens
le savent aujourd’hui, les services de la Santé ne sont plus accessibles
ni quasi-gratuits pour la population (il faut tout prévoir, tout acheter
ou presque avant d’aller à l’hôpital mais cela ne suppose pas
que vous allez trouver votre médécin pour les raisons que l’on
sait…). Les techniciens des organismes internationaux (PNUD,FNUAP, UNICEF…)
basés en RDD trouvent des taux qui dépassent actuellement les
114 (?) pour la mortalité infantile et 165 (?) pour la mortalité
infanto-juvénile. La fin de la décennie affiche un taux de malnutrition
aiguë de plus de 14% tansdis que la malnutrition chronique s’établit
à plus de 31,1% et le retard de croissance à plus de 24,4%.
Parallèlement, le ministère de la Santé Publique incapable
de contredire la réalité, se résoud à confirmer
ce qui ne peut plus être dissimulé.

Pour les mêmes experts
des NU, la situation nutritionnelle ne fait que
s’enliser(au vu et au su de son Excellence), surtout chez les enfants…

La couverture vaccinale
de la même période s’établit à moins de 35% pour
le
BCG, à moins de 23% pour la VPO3 et DTCoq3, à moins de 21% pour
la rougeole
chez les enfants et à moins de 15% pour le tétanos(TT2) chez
les femmes
enceintes.

Hélas, notre Ministre
Vétérinaire reste insensible devant une telle gravité

et s’empresse à adopter les meilleures tactiques pour détourner
le maximum
de fonds en provenance des bailleurs pour l’amélioration du système

sanitaire.

Par ailleurs, le paludisme
fait enregistrer chaque année 4000 cas et la
tuberculose 3500 cas. Aussi, les épidémies du choléra
et autres maladies
connexes auxquelles le pays doit faire face de manière périodique
depuis les
deux dernières années font chaque fois plus de victimes. Le
taux de la
mortalité maternelle est plus de 740 pour 100 000 naissances vivantes,
la
couverture en consultation prénatale de moins 36%, le taux d’accouchement
en
structures sanitaires de 56%. Le programme de la Maternité Sans Risque
nous
communique un taux de 98% pour les mutilations génitales féminines(MGF)…

Enfin, le VIH/SIDA frappe
de plein fouet les jeunes agés entre 20 à 39 ans,
considérés comme sexuellement les plus actifs. On y compte des
flics, des
militaires, de plus en plus d’enseignants et, autres techniciens de la
fonction publique…sans compter les chômeurs qui n’ont que le plaisir

sexuel à Djibouti. A ce sujet, l’ONUSIDA estime le taux de séroprévalence
à
11,7%(chiffre que le ministre n’aime pas entendre puisque qu’il vient
d’afficher à sa place que 3%), mais la réalité en est
tout autre chose et,
les djiboutiens en sont conscients de la gravité de la pandémie
et son
impact sur la sitation socioéconomique du pays.

Loin d’en exprimer une
mauvaise foi à vos dépens, Excellence et, en vue
d’entâcher votre image de marque devant celui que tu substitue à
ton Dieu,
en l’occurence le Président IOG, nous avons tout simplement voulu rendre

service à la population djiboutienne afin qu’elle puisse prendre ses

précautions. Ne rien dire à toute une population quand celle-çi
se trouve
devant un réel danger relève de la plus grande des criminalités!!!

La question qui taraude
les esprits est de savoir comment Vous avez été
sélectionné? Quels en sont les critères? Ismael Omar
Guelleh serait-il
inconscient, aveugle, sourd ou simplement un criminel parmi d’autres? Nous

optons pour la dernière réponse.

Comité du MRD en
Belgique.

27/03/03 (B190) La saga de Djibouti Telecom. Un lecteur nous donne son avis sous le titre ‘IOG continue ses bêtises ! »

Eh oui ! Après
avoir renvoyé M. Ahmed Ibrahim dit Jimhalleh, le directeur de Djibouti
Telecom se prépare à créer sa propre direction avec l’aide
de Paulette. Elle s’appelera : "ADTICS" pour le developpement des
nouvelles technologies.

Pour ‘meubler’ cette nouvelle
direction Paulette fait embaucher tous les imcompétents de Djibouti
Telecom … avec des salaires de 400 000 FD par mois.

Le ridicule n’a jamais
tué personne, donc elle ne risque rien !

Mais il y a pire encore
!

L’ancien voleur de Nomad
Aide a installé l’internet par VSAT à Djibouti en dehors de
toutes les lois applicables dans le pays. Les neuveux du président
peuvent piller le pays, ignorer les lois et s’appèter à fournir
l’Internet par sattelite, sans aucun frein …

Ce jeune voleur ne se
gêne pas. Il écrase tout sur son passage.

Espérons que ce
fameux Ali Ouse, qui bafoue ouvertement et sans scrupule toutes les lois,
se verra invité un prochain jour à séjourne à
Gabode avec IOG, par exemple.

Que Dieu protège
notre pays.