30/04/03 ( B195) Procès à Djibouti d’un témoin-clé de l’affaire du juge français Borrel (AFP)

DJIBOUTI,
29 avr (AFP) – Le procès par contumace d’un ancien officier de gendarmerie
djiboutien, Mohamed Saleh Alhoumekani, témoin-clé dans l’affaire
du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort en octobre 1995 à
Djibouti, s’est ouvert mardi dans la capitale djiboutienne, rapporte le correspondant
de l’AFP.

Réfugié
en Belgique, Mohamed Saleh Alhoumekani, dont le témoignage a mis en cause
implicitement l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh dans
l’hypothèse d’un assassinat du juge français, est accusé
de « diffamation et de dénonciation calomnieuse » devant la chambre
correctionnelle de Djibouti.

La
police et la justice djiboutienne avaient dès le début de l’affaire
conclu à la thèse du suicide par immolation. Mais la veuve du juge
Borrel, Elisabeth, a toujours clamé que son époux, dont le corps
a été trouvé à moitié carbonisé au bord
d’une piste au milieu du désert, avait été victime d’un « assassinat
politique » .

M.
Alhoumekani est jugé par contumace à Djibouti à la suite
de plaintes du chef de la Sécurité Nationale, Hassan Saïd Khaireh,
et du chef d’état-major de la gendarmerie de Djibouti, Mahdi Ahmed Cheikh,
qui l’accusent de « fausses déclarations ».

M.
lhoumekani, membre de la garde présidentielle au moment des faits, a affirmé
avoir entendu, le jour de décès du juge, une conversation au cours
de laquelle un groupe de cinq hommes, dont MM. Khaireh et Cheikh, annonçait
à M. Guelleh, alors directeur de cabinet du président djiboutien
Hassan Gouled Aptidon, que « le juge fouineur était mort » et « qu’il
n’y avait pas de trace ».

Ce
procès s’ajoute aux multiples développements et rebondissements
qu’a connu cette affaire depuis plus de sept ans.

Car,
parallèlement, la justice française, saisie par la veuve de M. Borrel,
a ouvert une instruction judiciaire et au moins trois juges français, accompagnés
de policiers, se sont rendus à Djibouti depuis 1997, dans l e cadre de
commissions rogatoires.

Et,
à la demande de Mme Borrel, au moins deux expertises médico-légales
en France, après exhumations du corps, ont infirmé la thèse
des autorités djiboutiennes, concluant que l’hypothèse du suicide
était peu probable, voire impossible.

En
outre, en décembre 2002, une enquête de la chaîne de télévision
française privée Canal + affirmait que le magistrat avait été
tué parce qu’il était en train de remonter la filière d’un
attentat commis à Djibouti en 1990 au Café de Paris (un mort, 11
blessés), lieu de rendez-vous de nombreux Français. Le gouvernement
djiboutien avait alors aussitôt vivement protesté auprès des
autorités françaises contre la diffusion de cette émission.

La
chambre correctionnelle de Djibouti a entendu dans la seule matinée de
mardi une douzaine de témoins, dont des gendarmes qui étaient de
garde le jour du décès du juge Borrel au palais présidentiel
ou en faction au poste de gendarmerie à l’entrée du Gou bet, petite
localité à proximité de laquelle le corps avait été
retrouvé.

Le
procès de cet ancien gendarme permettra de « démonter la machination
tendant à présenter le président de Djibouti comme l’instigateur
de la mort du juge Borrel », avait estimé en février dernier
une source judiciaire proche du dossier.

L
avocats de Hassan Saïd Khaireh et Mahdi Ahmed Cheikh sont maîtres Hasna
Barkat et Alain Martinet du barreau de Djibouti et Francis Szpiner, du barreau
de Paris.

« Le
noeud de l’affaire réside dans des déclarations répétitives
de personnes en délicatesse avec leur administration », a simplement
commenté à l’AFP Me Szpiner.

30/04/03 ( B195) Le Procès d’Al Houmeikani s’ouvre à Djibouti. (L’ADI se donne un mal pour défendre le grand chef … Comment Hassan Saïd va-t-il pouvoir défendre l’inverse de ce qu’il a déclaré spontanément aux journalistes de Canal + ? Souvenez-vous ! )

DJIBOUTI
(ADI)- 29 avril – Le procès par contumace de Mohamed Salah Al-Houmeikani,
un ancien officier de la garde présidentielle, renvoyé par cette
unité pour incompétence, s’est ouvert ce matin à la
Chambre correctionnelle du tribunal de première instance.

Réfugié
aujourd’hui en Belgique, Al-Houmeikani est poursuivi pour diffamation et
propos portant atteinte à deux personnalités djiboutiennes à
savoir M. Hassan Saïd Khaireh, chef de la Sécurité intérieure
et extérieure et le Colonel Mahdi Ahmed Cheik, chef d’Etat- major
de la Gendarmerie nationale, qui ont déposé au tribunal une plainte
avec constitution de partie civile.

Cette
plainte fait suite aux déclarations d’Al Houmeikani sur une prétendue
participation des deux responsables à la mort du juge français Bernard
Borel.

Les avocats
de Hassan Saïd et Mahdi Ahmed Cheik sont Me Hasna Barkat et Alain Martinet
du barreau de Djibouti ainsi que Francis Szpiner, du barreau de Paris.

L’audience
d’aujourd’hui a été consacrée à l’audition
des témoins dans cette affaire.

Demain
mercredi, l’on assistera aux plaidoyers de la partie civile.

Ce
procès s’ajoute aux multiples développements et rebondissement
de cette affaire vieille de sept ans maintenant.

Rappelons
que la mort du magistrat français remonte au mois d’octobre 1995.
Son corps est retrouvé calciné au Goubet El-Kharab par la Prévôté
française d’Arta.

Après
une enquête minutieuse, les investigations des deux parties concluent au
suicide par immolation du défunt.

30/04/03 ( B195) Encore le langage des mensonges : l’obscurantisme continue (Par Elmi Awalleh qui a pris connaissance des déclarations ahurissantes du Ministre des Affaires étrangères)

Si
le langage des mensonges n’est pas propre à la dictature, au moins c’est
dans un tel régime qu’il sert d’unique base et de moyen de gestion des
affaires publiques. C’est aussi dans un tel régime qu’il peut être
mis en pratique, parce que la compétition électorale n’a aucun sens.
A Djibouti on vote, et ce sont toujours les mêmes qui reviennent et le pays
va de pire en mal sur tous les plans.


Par
Roger Picon

Et
voilà qu’un représentant de la dictature, Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale,
nous explique l’inexplicable.

Même
l’illettré djiboutien, sans prendre ce terme au sens péjoratif,
est convaincu que tout ce que dit, publie et explique le gouvernement dictatorial
d’IOG est faux, n’a aucun sens. Cet illettré a le bon sens que les corrompus
et les alimentaires qui s’accrochent au pouvoir par tous les moyens l’ont perdu
depuis longtemps.

Ce
représentant, sans doute avec un sens aigu de la manipulation ou la pression
qu’il fait l’objet pour défendre l’indéfendable, nous informe que
« malgré une conjoncture économique difficile, la République
de Djibouti a accompli, depuis plusieurs années, des progrès notables
dans le domaine macro-économique avec la réussite d’un Programme
d’Ajustement Structurel avec le Fonds Monétaire International ». C’est
une affirmation de quelque chose de réel pour le régime en place
et tout le contraire pour la société. Le PAS, c’est la population
qui en souffre, non les membres de la dictature sanglante, qui s’enrichissent
encore plus, étalent leurs biens mal acquis à un peuple humilié
et affamé. Il évoque des progrès notables dans le domaine
macro-économique. Faire une affirmation comme celle-là, Monsieur
Abdi Farah, ce n’est pas expliquer, mais faire une propagande.
En lisant son
intervention, il n’y a aucune explication. C’est l’image d’une dictature qui a
même perdu les mots pour qualifier des irréalités quotidiennes
et dramatiques pour la très grande majorité des gens. S’il n’y a
pas d’explication, c’est très simple, la dictature est incapable de fournir
des éléments comptables et visibles pour la majorité. Et
cela s’appelle la propagande ou « méta propagande ».

Continuant
cette propagande, selon lui, il a eu « des avancées significatives
dans le domaine de la bonne gouvernance, avec notamment la mise en place d’une
Chambre des Comptes, d’un Médiateur de la République ou encore la
création depuis les dernières élections législatives
d’une Commission Electorale Nationale Indépendante ».
Analysons
ce morceau de patchword, de mélange de concepts incompatibles avec une
dictature. Il évoque la « bonne gouvernance ». Bien sûr,
les gens n’attendent pas qu’il explique ce qu’est la bonne gouvernance. Concept
apparu dans la littérature politologique anglo-américaine ; l’expression
en soi ne signifie rien, mais elle est plutôt liée à un ensemble
d’attitudes politiques et judiciaires produites par les acteurs et le système
sociopolitique d’un pays. C’est un concept difficile à cerner. Par exemple
peut-on qualifier l’administration fasciste de Bush de « good governance »?
Non, parce que les libertés publiques sont drastiquement limitées
depuis que celle-ci a décidé théoriquement de lutter contre
le terrorisme international. Et le Royaume Uni? Non plus, parce que dans le but
de lutter contre les menaces du terrorisme international les libertés publiques
ne sont plus garanties comme avant. La police acquiert des pouvoirs exorbitants.

A
Djibouti où la police et les services du Seigneur IOG font la terreur et
la loi, c’est se moquer des gens de parler de bonne gouvernance. Ou bien il faut
comprendre dans un sens iogien que « bonne gouvernance » signifie : détruire
l’être humain, le sens de la vie, supprimer la liberté d’expression,
c’est avoir la bouche cousue, c’est supporter un an sans salaire sinon plus, supporter
la hausse des prix des produits de première nécessité, c’est
supporter les raquettes des petits seigneurs comme le Directeur de l’EDD ou celui
de l’ONED, c’est choisir entre une mort douce ou une mort violente, je veux parler
de la répression comme moyen de gestion politique et sociale.

Mais
suivons l’illustre ministre dans ses aberrations. Pour lui, la bonne gouvernance
se ramène à l’existence de nouvelles institutions comme la Chambre
des Comptes, le Médiateur de la République et la Commission Electorale
Nationale Indépendant. Et tout cela, selon ce dernier, grâce à
son Super Excellence, à l’Homme Providence que l’histoire de ce pays n’a
jamais eu et ne connaîtra jamais, IOG ; mais espion, dictatorial, autoritaire
et sanguinaire de notoriété et de métier. Il pourrait ajouter
à la liste des institutions, symbole de sa bonne gouvernance les Conseils
Régionaux, là aussi mis en place par le Grand Malfaiteur de ce pays,
IOG et de la Corne de l’Afrique.

Voyons
le rôle de celles-ci. Premièrement la Chambre des Comptes et de Discipline
Budgétaire, contrôler l’administration publique tel est l’axe central
de sa raison d’exister. Elle fait des rapports annuels ; que reçoit avec
la solennité du régime autoritaire IOG, aucune copie n’est remise
au Parlement et ils ne sont pas publiés par la presse, mais aucun commentaire
du travail des sages magistrats. C’est ce que dénonçait avec raison
Jean-Paul Noël Abdi, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits
de l’Homme.
Malgré son existence, la mauvaise gestion des deniers publics
continue, sinon comment peut-on expliquer la construction des villas cossues des
ministres du gouvernement d’IOG, les prêts préférentiels accordés
à ces derniers par le Grand chef, et en particulier au ministre de l’Economie
et des Finances, chargé de la Privatisation. En effet, celui-ci a considéré
qu’il peut faire ce que bon lui semble. Personne ne doit dire quelque de ses affaires
privées, qui se prolongent dans les affaires publiques. Sinon celui qui
s’aventure sait le chemin qui lui sera indiqué par une justice à
la solde de la dictature : la sinistre Gabode. La dictature emmerde la justice
et ses lois. L’Etat, c’est la dictature. Donc si la Chambre servait à quelque
chose, par exemple rationaliser l’usage des deniers publics, elle aurait critiqué
et même porté plainte contre la construction de la route de la honte,
la route de la dictature qui n’amène nulle part. Ou peut être dans
le futur, elle conduira sans difficultés et loin des regards des citoyens
travailleurs à une autre villa de la honte. Je nommerai celle-ci Villa
Gouled, parce que tuer un opposant c’est une victoire pour la dictature. Et en
somali dans gouled, il y a guul, qui veut victoire. Rappelez-vous les refrains
des chansons à la gloire de ce Chef mythique, à ce sauveur des Djiboutiens,
à ce Père de la Nation.

La
deuxième institution, c’est le Médiateur de la République,
c’est aussi un signe de la bonne gouvernance. Au fait que fait-il ce Monsieur?
Je le vois déambuler dans les locaux du Palais du Peuple, ceux de l’Assemblée
Nationale et bien sûr au Palais de travail d’IOG. L’autre fois son aimable
Secrétaire m’avait fourni des dépliants et un rapport ou quelque
chose qu’on pourrait appeler ainsi. Donner une copie d’un rapport des activités
ou inactivités d’une telle institution prestigieuse pour la démocrature
à un simple citoyen, c’est surprenant. Moi je dirai que le régime
change s’il fournit des rapports à la simple d’un administré pour
sa curieuse ou comprendre les institutions de son pays. Parce que la répression
féroce empêche à nos intellectuels de publier des livres sur
les institutions.

Mais
ne soyez pas dupes, ce n’est qu’un jeu de mots. Les citoyens ignorent complètement
son existence ou mieux pour ceux qui ont entendu son existence, c’est comme l’Assemblée
Nationale. Une institution vidée de son sens, une chambre d’enregistrement.
Le Médiateur de la République fait des enregistrements des courageux
citoyens qui osent faire une plainte contre un seigneur de l’administration centrale
ou contre un petit chef, au sens péjoratif du terme. Aucune considération
n’est accordée à une telle plainte. Donc pour montrer qu’il sert
à quelque dans un régime politique d’inutilité publique notoire,
ses services publient des brochures où on donne des histoires à
perdre la tête parce qu’elles sont irréelles comme la conciliation
entre une administration corrompue et un personnel dirigeant obtus et malfaiteurs,
et des citoyens désorientés et mal informés.

Cependant
pour un régime dictatorial et sanguinaire, le Médiateur de la République
sert à quelque, je pense ici à la personne qui occupe ; il est chargé
de « raquetter » les petits commerçants de la place avant les élections
législatives et présidentielles, parce que les grands commerçants
comme Coubèche, Borreh et consorts, d’office un pourcentage de leurs chiffres
va dans les poches des dirigeants. Ça ne passe même pas par le Trésor
; quand même la forme, c’est aussi une manière d’amadouer le peuple
inconscient des pratiques nuisibles de ses dirigeants civils, religieux et militaires.
Le Médiateur de la République est un membre du RPP, chargé,
suivant une information que j’ai reçu de la caisse du parti, quelque chose
comme Trésorier ou trésorier adjoint.

Enfin
la dernière institution, la Commission Electorale Nationale Indépendante.
La dernière de l’architecture institutionnelle de la démocrature.
A quoi sert-elle? A superviser les élections. Théoriquement si,
parce que la loi le dit. Mais ce n’est pas parce qu’une loi indique qu’on doit
le croire. Non. Elle a été incapable de manifester son Indépendance
lors des dernières élections législatives de janvier 2003
alors qu’il est notoirement connu – on s’attend – que la dictature a tout mis
en place pour s’autoproclamer victorieuse, mais avec des fraudes, avec la violence
et dans le non respect de la loi électorale. D’ailleurs qui avait choisi
les membres de celle-ci? La dictature, le Grand Chef. Donc ils n’avaient pas de
liberté de manœuvre.

Les
gens ne sont pas dupes, même le nomade étranger à la réalité
institutionnelle se rend compte des trafics de ces Messieurs avec les Land Cruiser,
derniers modèles et avec un service de sécurité musclé
lors de la compagne électorale.

Et
comme pour nous faire comprendre ou mieux nous faire avaler une vérité,
ce qui n’est qu’une connerie qui se répète depuis un quart de siècle,
ce monsieur des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
insiste que « la bonne gouvernance et la lutte contre la pauvreté demeurent
un souci constant pour notre pays et une priorité absolue pour parvenir
d’ici 2015 aux Objectifs de Développement du Millénaire. ».
Encore un jargon difficile pour être saisi par le commun des mortels. Remarquez
la contradiction des propos de ce monsieur dans un paragraphe antérieur
il affirmait sans équivoque la bonne gouvernance à Djibouti et dans
celui-ci, il donne une année précise pour atteindre la bonne gouvernance.
Qu’est-ce que sont les Objectifs de Développement du Millénaire?
J’aurai aimé qu’il nous donnât des clarifications sur ce nouveau
concept. Comme disait le sage chinois Confucius « le savoir est la mesure
de l’ignorance ». Oui, même si j’ai fréquenté des universités
de là-bas, je vois la limite de mes connaissances. Quelqu’un pourrait m’expliquer
cette expression? Parce que je n’ai pas les moyens pour demander à son
auteur.

Je
vais tenter une explication personnelle, vous m’excusez de mon charrabia. Quand
il parle de 2015, cela va dire que la dictature va durer. Voyons, Hassan, l’autre
Monsieur ne parlait pas de délai, mais celui-ci ou ses sbires nous polluent
les oreilles par des chiffres, que nous sommes habitués maintenant, et
en plus ils ajoutent un autre terme « millénaire ». De quel millénaire
il parle ; celui des Chrétiens, qui a commencé déjà
ou celui des Musulmans qui n’est pas là. Pour résumer, que ce soit
l’un ou l’autre, cela veut dire que la dictature va durer un millier d’année?
C’est beaucoup pour un être humain. Mais un dictateur est-il un être
humain comme les autres ou une autre espèce à part? Ou millénaire
veut dire aussi que le système dictatorial a les capacités de se
reproduire jusqu’à un millier d’années. Ce n’est pas étonnant
si on voit ce qui se prépare sous nos yeux. Après le Vieux (22 ans
au pouvoir), le neveu (donnons lui plus de 30 ans), et après ce dernier
qui? Un ministre, celui qui le sauvage qui monte selon le dire populaire (25 ans)?
Ou le fils (le reste pour compléter le millénaire) de l’actuel,
parce que les femmes ne succèdent jamais les hommes dans cette culture
machiste. Son fils, celui qui contrôle plus de la moitié du capital
de la juteuse entreprise, pensée par le capitalisme international et mise
en œuvre par la bourgeoisie compradore locale, Djibtélécom.
Quelle indignité d’une famille de dictateurs, de voleurs, de sanguinaire.

Continuons
à décrypter les propos du fameux ministre, il parle de  » deux
programmes d’appui » qu’il traduit comme « non seulement les avancées
significatives réalisées par le gouvernement djiboutien, mais s’inspirent
aussi des documents existants tels que le Document de la Stratégie de Réduction
de la Pauvreté (DSRP) ou encore la Loi d’Orientation Economique et Sociale
2001-2010. ». Prêtez attention à ce qu’il dit, les deux programmes
qu’il fait allusion, s’appuieraient d’un travail gouvernemental sur la réduction
de la pauvreté. Mais n’étant pas sûr de ce qu’il affirme,
il ajoute aussitôt la Loi d’Orientation Economique et Sociale décennal.

De
quelle stratégie de réduction de la pauvreté parle-t-il?
A partir du moment que les gens, qui travaillent, ne touchent leurs salaires mensuellement,
on ne peut pas lutter contre la pauvreté, au contraire on favorise la pauvreté.
Beaucoup de gens tombent dans la pauvreté pour beaucoup de raisons. On
ne leur verse pas de salaire, on les rançonne plus en augmentant la facture
de l’eau et de l’électricité alors qu’ils sont mal alimentés
par ces deux services publics, on ponctionne le peu d’économie qu’ils ont
pu réalisée antérieurement. Franchement, ce n’est pas réduire
la pauvreté, qui touche toutes les couches socioprofessionnelles du pays.
Non, c’est le nouveau slogan de la dictature pour enrichir ses vaillants et fidèles
représentants comme le Général Zakaria, l’injustice augmente
encore plus sa fortune. Et la loi d’orientation économique et sociale,
c’est du pareil au même. C’est en fait orienter l’économie mafieuse
dans laquelle baigne la dictature d’IOG.
Habitué aux expressions diplomatiques
creuses, qui n’ont même pas de sens pour ceux qui les produisent, Abdi Farah
remercie le PUND. La République de Djibouti, dit l’illustre représentant
de la dictature, apprécie à leur juste valeur les efforts constants
et l’assistance du PNUD, et appelle de ses vœux la poursuite et la consolidation
des relations privilégiées qui lient le PNUD et notre pays.

L’important
n’est pas les efforts qu’il déploie, mais a-t-il les moyens de contrôler
les activités sournoises du régime dictatorial, la destinée
de son aide et de son assistance. Les mêmes critiques formulées contre
la France, qui alimente la dictature à coup de prêts et autres financements,
doivent être faites contre le PNUD, car son assistance est une aide offerte
au régime répressif d’IOG.

De
son côté, la représentante du PUND, Mme Mbaranga Gasarabwé
évoque que la signature des documents d’appui « marque la fin ou le
point culminant d’un long et laborieux processus ». Quelle processus? Et quelle
fin? Celle de Fukuyama? Mais Bush la traduire par un fascisme violent et meurtrier
en Afghanistan et en Irak tout récemment. Alors la fin du PAS? C’est une
bonne nouvelle. Non. Et de que processus laborieux évoque-t-elle? La formule
est laconique. On dirait qu’elle donne une bonne appréciation verbale,
parce que s’il faut noter, ce serait moins de zéro. Pour tenter d’expliquer,
je dirai que c’est le langage hypocrite de la diplomatie. La pauvre représentante,
elle est prise entre un régime autoritaire et un système international
qui internationalise l’hypocrisie de chaque membre de la communauté internationale,
non le sens fasciste du terme que représente Bush, Blaire et Aznar de nos
jours.

L’essentiel
n’est pas constitué par les mots qu’elle emploie, mais les chiffres qu’elle
donne, et ils sont importants 4,55 millions de dollars US, soit 805 millions de
Francs Djibouti . Cela n’est rien en comparaison de la fortune personnelle d’IOG.
L’ennemi-ami ou le soumis depuis 2003, Moumin Bahdon Farah évoquait au
temps où il s’agitait pour ne pas disparaître, que la fortune d’IOG
tournait au tour de 1 milliard de nos francs. Alors c’est rien ce qu’offre le
PUND. Non, pas tellement, elle peut permettre de construire une autre route de
la honte ou mieux cette fois pourquoi pas une ligne de chemin de fer privée
; lui qui a fait sa compagne électorale en 1999 avec le train royal du
Négus de Djibouti à Ali-Sabieh. Normal, pour Monsieur, le titre
de Roi lui conviendrait.

Revenons
aux discours des deux fameux représentants. Les 4,5 millions de dollars
US que promet la représentante du PNUD, en fait, c’est pour appeler à
d’autres financements. Comme la formule populaire, mais sage, dit le bien « l’argent
va à l’argent », en tournant celle-ci, on dira un financement d’un
projet dictatorial appelle à d’autres financements. Et finalement, c’est
la dictature qu’on renforce. Et c’est avec raison que se plaignent les défenseurs
des droits de l’homme dans ce pays, en France et ailleurs dans le monde. Ecoutons-la
: « Le financement alloué doit servir surtout de catalyseur pour attirer
d’autres partenaires stratégiques intéressés par ces programmes,
à l’instar de la Banque Mondiale, l’Union Européenne ou les Fonds
de développement Arabes. ». Mais si toutes ces institutions suivent
le geste du PNUD, c’est tout bénéf. pour la dictature et les fascistes
djiboutiens. La question est comment contrôler le bon usage de l’aide internationale
dans ce pays. Non, elles ne cherchent pas un contrôle.

Comme
pour donner un conseil à un ministre, qui ne l’écoute, parce qu’il
sait très bien ce que le système va faire de cette aide, la représentante
affirme que  » pour gagner la guerre contre la pauvreté, il sera nécessaire
de déployer des efforts supplémentaires soutenus et faire preuve
de responsabilité, d’efficacité et de ténacité dans
la mise en œuvre des politiques de développement vers la réalisation
des Objectifs de Développement du Millénaire ». Maintenant je
crois comprendre le jargon onusien. Il fait allusion au millénaire chrétien.
Et cela me rappelle un fameux discours du Secrétaire Général
de l’ONU où le terme millénaire était revenu à plusieurs
reprises a été attaché à toutes les nouvelles activités
ou les quelques projets insignifiants entrepris par les organes du système
onusien.

Mais
ce paragraphe doit aussi être interprété d’une autre manière
en analysant certaines expressions comme « …déployer des efforts
supplémentaires soutenus » ou encore « faire preuve de responsabilité,
d’efficacité et de ténacité dans la mise en œuvre des… ».
Traduisons-les, cela veut dire que le gouvernement djiboutien ne déploie
pas des efforts supplémentaires soutenus. Ce veut dire par exemple de supprimer
l’impôt, créé en 1992 au moment de la guerre civile ; c’est
payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, c’est payer
les pensions à des gens qui n’ont aucune autre ressource, c’est améliorer
les services publics comme la santé et l’éducation, bref ce n’est
pas mettre de l’argent dans des routes qui servent à conduire à
une morgue les opposants et autres vaillants citoyens de ce pays.

Mais
un sourd, je dirai même un sourd muet, peut-il entendre ce qu’on lui dit?
Non, la dictature que représente IOG à Djibouti est donc un sourd
muet. L’assistance du PNUD ou du système onusien devait mettre tout en
œuvre pour que le dictateur IOG entende un peu mieux, qu’il comprenne et
peut être après voir le résultat. Sinon, toute l’aide et tous
les discours des uns et des autres ne servent à rien. Ah, si elle sert
à une chose : renforcer malheureusement le sourd muet, qui réagit
très férocement quand un journaliste tente d’écrire quelque
de chose de vrai, d’indiscutable et de vraisemblable pour tout le monde.
Au
fait, comme il se doit, le représentant de la dictature n’oublie pas la
formule de remerciement très diplomatiquement correct : « pour les
efforts considérables qu’elle ne cesse de déployer en faveur de
notre pays. ».

Mais
quels efforts considérables parle-t-il celui-là? Dans une dictature
tout geste est un effort considérable, détourner les deniers par
contre non, c’est facile.

Je
n’ajoute pas la mienne parce qu’elle est diplomatiquement incorrecte. En tout
merci les responsables du site ARDHD pour mettre à ma disposition cet espace
de liberté (même s’il est surveillé par les yeux de l’Oncle
Sam) et pour les internautes djiboutiens.

Elmi
Awaleh

30/04/03 ( B195) Djibouti: chronologie de l’affaire du juge Borrel (AFP)

DJIBOUTI,
29 avr (AFP) – Chronologie de l’affaire du juge français Bernard Borrel,
retrouvé mort en 1995 à Djibouti. Le procès par contumace
d’un témoin-clé, ancien membre de la garde présidentielle
djiboutienne, s’est ouvert mardi à Djibouti:

1995

18
octobre – Bernard Borrel retire de sa banque l’équivalent actuel de 32.800
euros et les laisse à son domicile de Djibouti avec deux lettres. L’une
d’elles donne des instructions à sa femme pour le paiement des sommes que
ce collectionneur devait encore à des gens qui lui avaient vendu des médailles
militaires.

19
octobre – Son cadavre à demi carbonisé est découvert par
l’armée française dans la région du Goubet, à 80 km
de Djibouti-ville.

2
novembre – L’enquête djiboutienne conclut au suicide par immolation.

1996

6
février – A la demande de la veuve, Elisabeth Borrel, un juge d’instruction
de Toulouse ouvre une information judiciaire.

15
fé vrier – Une autopsie relève une coupure « post-mortem »
sur la jambe gauche, ainsi que l’absence de suie dans les bronches, ce qui tend
à démontrer que le juge n’était pas vivant au moment où
son corps s’est embrasé.

1997

8
juillet – Une étude médico-légale privée effectuée
en France affirme que le rapport d’autopsie djiboutien est « truffé
d’erreurs et de contradictions ». L’instruction est transférée
au tribunal de Paris.

1999

Décembre
– Un ancien membre de la garde présidentielle djiboutienne, Mohamed saleh
Alhoumekani, qui réclame l’asile politique en Belgique, affirme à
la presse avoir entendu, le jour de la mort du juge, cinq hommes déclarer
à l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, directeur
de cabinet de son prédécesseur au moment des faits, « que le
juge fouineur est mort » et « qu’il n’y a pas de trace ».

Mars
– Les juges ançais Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire enquêtent
à Djibouti avec des policiers français.

2000

Mars
– Nouvelle visite à Djibouti des juges Moracchini et Le Loire.

Juin
– La cour d’appel de Paris dessaisit les juges Moracchini et Le Loire. Les avocats
de Mme Borrel protestent contre sa mise à l’écart lors de la reconstitution
que ces juges avaient effectuée sur les lieux du drame. Le rapport médico-légal
avait alors conclu à un suicide.

2002

février
– Nouvelle exhumation du corps et expertises toxicologiques françaises:
la thèse du suicide est « difficilement plausible », conclut le
rapport.

décembre
– Une enquête de la chaîne de télévision française
privée Canal + affirme que le magistrat a été tué
parce qu’il était en train de remonter la filière d’un attentat
commis à Djibouti en 1990 au Café de Paris (un mort, 11 blessés),
lieu de rendez-vous de nombreux Français. Le gouvernement djiboutien proteste
vivement contre la diffusion de cette émission.

2003

29
avril – Début du procès par contumace à Djibouti de Mohamed
saleh Alhoumekani, accusé de « diffamation

29/04/03 (B195) La cohérence selon Guelleh. Il s’obstine à refuser de reconnaître le Somaliland, dont le Président, contrairement à lui, vient d’être élu démocratiquement, mais il le félicite … (AFP)

Le
président djiboutien félicite le président élu du
Somaliland

DJIBOUTI,
20 avr (AFP) – Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a adressé
dimanche un message de félicitations au président élu de
la République autoproclamée du Somaliland, Dahir Riyale Kahin, a
annoncé la présidence djiboutienne.

M.
Guelleh s’est félicité du déroulement de l’élection
présidentielle, « transparente » selon les termes de son message,
et a souhaité « prospérité et développement »
au « peuple frère du Somaliland ».

Djibouti
n’a pas reconnu la République autoproclamée du Somaliland, qui a
fait sécession de la Somalie en 1991 après la chute du régime
du président Mohamed Siad Barré, mais partage avec cette région
du nord-ouest de la Somalie une frontière commune et de nombreux liens
tribaux et familiaux.

Les
populations des communautés Issack, Issa et Gadabourssi notamment, dont
est issu le président Kahin, vivent des deux côtés de la frontière.

29/04/03 ( B195) Une condamnation d’Alhoumekani le 29 avril, entraînerait-elle automatiquement une reconnaissance de culpabilité pour Guelleh, dans l’affaire Borrel.

 

L’acharnement
caractériel de Guelleh
va-t-il conduire à la naissance d’une
nouvelle rivalité ?
En agissant ainsi, Guelleh offre-t-il sur un plateau,
une tribune inespérée non seulement
à Alhoumekani mais au GED tout entier ?
Alhoumekani,
sauf nouveau report, devrait être jugé ce mardi matin à Djibouti,
sur Ordre de Guelleh et avec la participation de Me Aref et d’Alain Romani (?)
Par
contumace ?

Absolument
pas, car il n’a pas été convoqué par le Tribunal qui connaît
pourtant son adresse en Belgique, puisqu’elle figure sur le site du GED, entre
autres.

Non, le régime
a concocté un petit procès bien à lui pour prononcer une
condamnation. On signale que Me Aref interviendrait encore dans cette affaire
et que le français d’origine Corse, Alain Romani, n’aurait pas hésité
à revenir sur les lieux du crime pour participer à cette nouvelle
mascarade.

Que vont-ils
inventer ? Ont-ils trouvé un maillon faible dans l’entourage familial d’Alhoumekani,
qui cédant à d’odieuses pressions, accepterait de dire des horreurs
sur l’ex-Lieutenant de la Garde présidentielle.

Possible,
mais pas convaincant.

Une
condamnation, prononcée dans ce contexte, à l’encontre d’Alhoumekani,
ne pourrait que renforcer la conviction de la culpabilité de Guelleh dans
l’assassinat du Juge Borrel. S’il a besoin d’un procès spectacle, c’est
bien qu’il a quelque chose à nous cacher. Sinon, à quoi cela lui
servirait-il ?

Nous
avons l’impression que ni la Justice français, ni la nouvelle juge Sophie
Clément, ne se laisseront impressionner par cette manoeuvre grossière
….

Ce procès,
s’il est tenu, aura quand même un grand mérite : celui de montrer
une nouvelle fois que la Justice est bafouée au royaume du Génie
de la Corne de l’Afrique et qu’elle a perdu toute sa crédibilité.

29/04/03 ( B195) La récompense du Bourreau ?

 

Nous
apprenons la promotion ahurissante du Bourreau, qui n’est autre que le Commandant
ZAKARIA, bien connu de tous, pour ses actions, pas toujours glorieuses ni réussies
au service du crime et de la torture.

Guelleh
vient de l’élever au Grade de Lieutenant-Colonel, Adjoint au Chefs de Corps.

Et
si le crime payait à Djibouti ?

L’homme
de main et des basses oeuvres de Guelleh vient de recevoir une nouvelle promotion.
C’est un homme qui est décrit dans plusieurs affaires de crimes contre
l’humanité :


tortures sur des victimes innocentes,
– poursuite du Commandant Iftin dans
les rues d’Addis Abeba pour tenter de l’assassiner (ses deux opérations
s’étant terminées par des échecs lamentables. En particulier
la première fois, où repéré par la Police Ethiopienne,
il a du s’enfuir en courant pour se réfugier à Djibouti, tout tremblant
..)

Contrairement
aux usages, nous ne lui adresserons pas nos félicitations !

29/04/03 ( B195) Faisant mine de croire les carabistouilles du Ministre des Affaires étrangères Ali Abdi Farah, Mme Mbaranga Gasarabwé, représentante du PNUD et coordinatrice des Agences des Nations Unies à Djibouti, annonce un nouveau soutien financier à la dictature et à l’asservissement du peuple Djiboutien. Compliments ! (D’après l’ADI)

Dans
un discours très remarqué, Ali Abdi Farah a brossé Guelleh
dans le sens du poil en affirmant (sans rire, d’après les témoins)
que « des avancées significatives dans le domaine de la bonne
gouvernance, avec notamment la mise en place d’une Chambre des Comptes, d’un
Médiateur de la République ou encore la création depuis les
dernières élections législatives d’une Commission Electorale
Nationale Indépendante. »
et en ajoutant que « la bonne
gouvernance et la lutte contre la pauvreté demeurent un souci constant
pour notre pays et une priorité absolue pour parvenir d’ici 2015 aux
Objectifs de Développement du Millénaire. »

Cette
envolée lyrique lui vaudra certainement sa cooptation au sein de l’Ordre
des Brosses à Reluire, dès que le comité se réunira
….

En attendant,
nous constatons avec la plus grande consternation que le PNUD s’est engagé
à soutenir financièrement le régime moribond, dépassé
et anachronique de Guelleh :

Sur
cette même lancée, la représentante du PNUD a déclaré
que son organisme investira dans la mise en œuvre de ces programmes la somme
totale de 4,55 millions de dollars US, soit 805 millions de nos francs.

«
Le financement alloué, a t-elle affirmé, doit servir surtout de
catalyseur pour attirer d’autres partenaires stratégiques intéressés
par ces programmes, à l’instar de la Banque Mondiale, l’Union
Européenne ou les Fonds de développement Arabes. »

Et
en plus Mme Mbaranga Gasarabwé espère que son geste généreux,
mais dangereux pour ne pas dire « criminel » à l’encontre de la population djiboutienne, fera des émules parmi les
acteurs de la communauté internationale. On croit rêver. Ou bien Guelleh
l’a-t-il conquise véritablement ? Et de quelles manières ? Son charme personnel ? Pas si sur !