30/05/03 (B200) Un lecteur réagit à l’article sur les Associations qui fleurissent au Canada, dès le printemps. Cet article était signé par l’apprenti écrivain.

Nous sommes surpris Monsieur
l’apprenti écrivain (AE) de vos commentaires négatifs sur
les djiboutiens en général et sur leurs Associations en particulier.

D’entrée de
jeu, nous tenons à vous’informer que vous avez utilisé
et que vous continuez d’utiliser les services d’une association
djiboutienne. Est-ce votre faute, si vous ne connaissez pas l’Association
en question.

Tenir de tels propos est
un coup dur pour ceux et pour celles qui se sont distingués par leurs
actions plutôt que par leur inertie. Ces personnes travaillent de façon
bénévole pour le bien de Djiboutiens et elles se sont prononcées
de façon claire contre la dictature de guelleh et de sa mafia.

Ces gens restent mobilisés
24h/24 et 5j/7j, toujours prêts à entrer en action en cas de
besoin.

Savez-vous qui sont-ils
? Probablement non.

Monsieur AE, pourriez-vous
nous citer ce que vous avez fait pour notre pays durant votre séjour
au Canada ? Avez-vous des références crédibles ou des
actions à votre crédit ?

Inutile de vous cacher
derrière un pseudonyme car nous avons les moyens de vous identifier,
mais rassurez-vous, nous ne le ferons pas car sinon, nous aurions été
intégrés depuis longtemps dans l’équipe de Hassan
Said et dans la milice de Guelleh, c’est à dire la (S.D.S).

Si nous revenons aux Associations
que vous avez roulé dans la farine, d’après les confidences
des amis partis qui sont allés en mission au Canada, j’ai été
informé que de gros progrès ont été faits et qu’il
y en a d’autres en perspective.

Notamment, nous avons rappelé
que les Associations doivent être apolitiques, et encore moins qu’elles
doivent devenir la tribune de la propagande de Guelleh et de ses partisans.

Nous pouvons aussi vous
informer Monsieur (AE) que dans une Association que certains considéraient
souvent, mais à tort, comme étant inféodée au
pouvoir, il s’est produit un événement significatif et
symbolique : Guelleh, Gouled, Hassan Said et les crimels de Djibouti ont été
soigneusement ignorés.

Aucun de ces messieurs
n’a été nominé dans l’hommage rendu à
ceux qui se sont sacrifiés pour leur peuple et leur pays.

Sans vous mentir, beaucoup
de gens ont pleuré dès l’annonce des noms de ces héros
disparus ou vivants. Cette nouvelle a été rendue possible grâce
à la motivation et à la détermination des djiboutiens.

Nous terminons Monsieur
(AE) en vous disant ceci : Faites des critiques positives et constructives,
et surtout informez-vous bien et beaucoup avant de les diffuser.

30/05/03 (B200) L’argent coule à flots ! Et hop ! La Banque mondiale donne 12 Millions d’USD qui seront probablement détournés en partie !

La Banque mondiale
offre 12 M USD à Djibouti pour contrôler sida et malaria
(AFP)

WASHINGTON, 29 mai (AFP)
– La Banque mondiale a décidé jeudi de participer à hauteur
de 12 millions de dollars à un projet de contrôle du sida, de
la malaria et de la turberculose à Djibouti, selon un communiqué.

Le projet vise à
favoriser des changements d’habitudes et de comportements de la population
de Djibouti afin de réduire la propagation du sida, en particulier
dans les groupes à haut risque d’infection, et de contrôler les
épidémies de malaria et de turberculose, selon le communiqué.

La Banque mondiale a aussi
approuvé jeudi un crédit de 100 millions de dollars ainsi qu’un
don de 32 millions de dollars en faveur de la Tanzanie pour soutenir les réformes
en vue de réduire la pauvreté. Ils permettront de contribuer
au financement des réformes afin de faciliter la création d’entreprises
et l’économie en zones agricoles.

30/05/03 (B200) DINI va-t-il recommencer la même erreur ? (Lecteur sous sa propre responsabilité !)

Les années ont
passé …

Voilà que Dini
donne l’impression de refaire une deuxième et même erreur.

Je ne sais pas ce que
vous en pensez, mais moi personnellement, j’ai l’impression que Dini fait
la promo pour DAF dans l’interview qu’il a donné aux Nouvelles d’Addis,
le 12 mai 2003.

Je m’explique : est-ce
que Dini a l’intention de remettre le flambeau de l’opposition à DAF
comme il avait remis le pouvoir à l’époque dans les mains de
GOULED.

Au fait, où est
donc passé KADAMY ?

KALO

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Lien
avec l’article des Nouvelles d’Addis :

Ahmed Dini
: « En refusant de mettre en place les réformes prévues
pour le non renouvellement de la guerre civile, on a l’impression que
le gouvernement s’efforce à ce que les mêmes causes produisent
les mêmes effets. »

http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/15_grandentretien/15041_ahmedini5.html

30/05/03 (B200) A lire cette semaine dans LOI.

LA LETTRE DE L’OCEAN
INDIEN – 31/05/2003

ETHIOPIE – Passage en revue des relations avec l’Erythrée
La question des relations avec l’Erythrée a été un des
principaux points abordés lors d’un réunion démarrée
la semaine passée à Addis Abeba, regroupant des ambassadeurs
et diplomates éthiopiens et présidée par le vice-ministre
des affaires étrangères, Tekeda Alemu. (…). [Total : 253 Mots].

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 31/05/2003
ETATS-UNIS/DJIBOUTI – Mastin M. Robeson
Le général John Satter, qui était arrivé à
Djibouti en octobre 2002 à bord de l’USS Mont Whitney, vient de céder
la place au général Mastin M. (…). [Total : 157 Mots].


LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 31/05/2003

P.A.DJI – L’ex-juge Saad se lance dans l’industrie du froid à Djibouti

Le patron de la Compagnie maritime et de manutention de Djibouti (Comad),
l’ancien juge Saad Ahmed Cheikh vient de créer une nouvelle société
au capital de 1,5 million Fd (1 euro vaut 212,8 Fd). (…). [Total : 120 Mots].

29/05/03 (B199) L’approche de la fête annuelle de l’indépendance est toujours l’occasion de recenser les casseroles attachées aux basques de Guelleh. Lancement officiel de la 2ème journée mondiale des casseroles.

Elles sont tellement nombreuses
et tellement variées qu’il serait surhumain d’exiger que l’équipe
de l’ARDHD soit en mesure d’en donner une liste exhaustive. Elle se limitera
à quelques thèmes avec un ou deux exemples lorsque cela est
possible.

Sur le plan des Droits
de l’Homme :

  • arrestations et incarcérations
    arbitraires : exemple DAF,
  • exécutions sommaires
    récentes : ex :Dahieye (oct 2002), Ladieh (mars 2003 ?)…
  • non-assistance à
    personne en danger : ex : Général Yacin Yabeh (juil 2002),
    mort parce que les soins lui étaient refusés par Guelleh ,
  • atteinte à la
    liberté de la presse et à la liberté d’expression :
    ex. Le Renouveau, l’interdiction de l’émission de Bernard Nicolas,
    sur Canal +,
  • expulsion par la force
    des jeunes orphelins du Centre Mère et enfants en mars 2003, pour
    donner les locaux à une activité de boulangerie appartenant
    à Paulette, la reine du bâtard,

Répression,
chantage et intimidation :

  • Le tir à balles
    réelles sur des anciens combattants le 14 février 2002 par
    le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama,
  • Intervention en mars
    2003 musclée, sauvage et meurtrière dans le qu
    artier
    d’Ariba,
  • Atteinte au Droit syndical
    (dans l’attente, le 11 juin, de la publication du rapport annuel de la CISL
    qui, cette année encore et malheureusement, accable le régime)
  • Rumeur d’une tentative
    d’intimidation du personnel diplomatique français pour obtenir des
    visas d’entrée dans l’U.E., non justifiés au regard des personnes
    ou de leur situation,
  • Organisation d’une
    fraude électorale massive en janvier 2003,

Affaires pénales
:

  • l’Affaire Borrel qui
    n’en finit pas d’empoisonner Guelleh, avec le soupçon d’une implication
    dans le meurtre et des tentatives de subornation de témoin,
  • la plainte pénale
    déposée par MM Alhoumekani et Iftin devant la justice française,
    pour menaces, tentative d’homicide et surbornation de témoin,
  • Plusieurs rumeurs sur
    des liens (financements ?) entre le régime et des entités
    liées à la nébuleuse d’Al Qaida,

Autres affaires :

  • Les soupçons
    qui pèsent sur la compagnie Daallo, sur l’origine de ses fonds et
    sur certains transports qui auraient pu avoir été effecuté
    en violation des règles internationales : personnes sans visa ou
    sous de fausses identités et marchandises prohibées (armes,
    drogue ?)
  • L’enrichissement sans
    cause de Guelleh, de sa famille et de ses proches, qui partis sans le sou,
    sont maintenant à la tête de fortunes colossales et de nombreuses
    propriétés à Djibouti et dans le monde,
  • Les abus de biens publics
    : ex. les dépenses extravagantes de Paulette en séjour à
    Paris avec une quinzaine de dames de compagnies et de servantes.
  • La vente, sans appel
    d’offre, des actifs du pays au Koweit (Aéroport, Port) dans des conditions
    particulèrement opaques, qui laissent imaginer que Guelleh aurait
    pu commettre le délit d’être juge et parti … et bénéficiaire,
  • La cession opaque de
    certaines sociétés ou actifs d’état dans le domaine
    de la communication : ex. émission du nom de domaine « .DJ »,
    etc …
  • Le scandale du palais
    d’Haramous que le peuple a payé deux fois : une fois pour le construire
    et une deuxième fois pour que Guelleh y habite ….
  • Les ballets ‘roses’
    dont on prête l’organisation au Général Zakaria Cheick,
  • Et tous les détournements
    des finances publiques ……

Que de casseroles
? Que de casseroles ?

Les casseroles deviennent si nombreuses que l’édifice de Guelleh devient
bien branlant par les temps qui courent. Un seul grain de sable et l’édifice
s’effondrera comme un château de cartes. Le grain de sable sera-t-il
français ou américain ? Les paris sont ouverts !

Un geste de mépris
!
En attendant,
il nous semble juste de renouveler l’opération de l’année dernière
et de lui donner plus d’ampleur pour saluer, le 27 juin 2003, comme il convient,
toutes les casseroles que Guelleh remorque derrière lui, les connues
et les autres !

Pour manifester votre
réprobation et votre mépris, en prenant un minimum de risque
pour votre sécurité, nous allons vous proposer de taper sur
des casseroles le 27 juin.

Ce sera le signe de la
dérision et de la moquerie et l’expression de votre ‘ras-le-bol’ face
à ces pratiques qui assèchent l’économie du pays tout
entier et qui réduisent chaque famille à la pauvreté
et aux privations injustifiées.

Ce geste peut se pratiquer
devant les Ambassades de Djibouti dans le monde, seul, en famille ou avec
des amis …

Nous reviendrons sur le
sujet.

28/05/03 (B199) Votre geste peut sauver une femme d’une mort horrible. Merci de signer la pétition d’Amnesty …

Nous vous demandons de
signer beaucoup de pétitions en ce moment et nous en sommes désolés,
mais c’est un moyen efficace pour faire bouger les choses et pour sensibiliser
les auteurs de faits ou de gestes inacceptables, à la réaction
de l’opinion internationale à laquelle ils sont très sensibles.

Celle-ci ne vous prendra
pas plus d’une minute …. et votre geste, comme le nôtre, contribuera,
comme nous l’espérons, à sauver une femme d’une mort affreuse
et particulièrment injuste.

________________________
Message reçu

Bonjour à tous,

La Cour suprême
du Nigeria a ratifié la condamnation à mort par lapidation de
Amina. Elle sera enterrée jusqu’au cou et tuée à coup
de pierres, à moins que l’importance de la condamnation ne fasse réfléchir
les autorités nigériennes. Celles-ci ont pour l’heure seulement
repoussé l’application de la peine d’un mois pour raison d’allaitement
de son fils.

Au moyen d’une campagne
de signatures pareille à celle-ci, on sauva la vie à une autre
femme dans la même situation (Safiya allait se faire lapider parce qu’elle
avait eu un enfant après avoir divorcé).

Il n’y a pas de temps
à perdre. Amnesty international demande notre appui en se rendant sur
la page web : (c’est très rapide et super facile)

http://inside.amnestyinternational.be/aminaform.html

et de mettre votre
signature sur la lettre. Il semble qu’il y ait moins de signatures de soutien
cette fois-ci…

Faites circuler le
message. Ne pensez pas que cela ne serve à rien, cela a déjà
sauvé la vie d’une femme.

Si vous le jugez utile,
faites circuler ce message aux personnes sensibles à ces injustices
et à ces menaces de mort.

Cela vous prendra une
minute. Bien à vous et merci pour elle

28/05/03 (B199) Un lecteur nous a adressé par E-mail 77 signatures manuscrites de Djiboutiens vivant au Canada et qui demandent la libération de DAF. Elles viennent s’ajouter à toutes celles enregistrées sur les sites spécialisées.

Pour des raisons de volume
d’image, nous ne pouvons pas vous les présenter toutes !. Il y a quatre
pages de signature, que nous allons ajouter à l’envoi qui sera fait
à compter du 1er juin à Guelleh et aux autorités internationales.


Un grand merci à ce lecteur et un grand bravo à tous ceux qui ont signé pour la libération de DAF.

28/05/03 (B199) SURVIE / TCHAD – Lettre ouverte de F-X Vershave à M. Pietro Veglio, Executive Director, Banque Mondiale.

M.Pietro
Veglio
Executive Director World Bank

Monsieur,

Nous avons été
informés que des actes graves commis dans le Sud du Tchad – notamment
dans le Logone Oriental – menacent la paix civile dans cette région.
Leur contexte est étroitement lié aux activités illégales
des autorités locales, tolérées par le régime
au pouvoir à N’Djaména dont elles sont proches.

Selon nos informations,
les autorités locales (Sous-préfets, Préfets..) procèdent
à (ou protègent) des expropriations abusives destinées
au profit personnel de leurs auteurs. Il s’agit de véritables dépossessions
illégales de terres ou de terrains dont ces personnes s’attribuent
la propriété afin de les revendre.

Certains spoliés
ayant élevé des protestations ont été victimes
d’arrestations arbitraires et seraient toujours détenus. Il s’agit
notamment de Timothée Mbaïlasem, Peurtoloum Ngarsadjm, et de Grégoire
Ngar-Adnan. Nous apprenons sans étonnement que ces derniers sont des
militants d’une formation politique de l’opposition légalement constituée.

Le député
fédéraliste Ngarlejy Yorongar, élu de Moundou, a saisi
M. Yoma-Golong Roupangtang, le Ministre tchadien de l’intérieur, de
la question de ces procédures abusives. Ce dernier aurait averti le
Préfet de Nya-Pendé, en présence du Gouverneur du Logone
Oriental, de sa décision : suspendre les expropriations en cours et,
plus généralement, mettre fin à de telles pratiques.
Cette intervention, qu’elle ait été ou non destinée à
produire effet, n’en a eu aucun.

La situation décrite
ci-dessus – comme bien d’autres abus – est liée à "l’or
noir" qui aiguise l’appétit des détenteurs d’un pouvoir
manifestement insensible à l’intérêt collectif. Elle découle
de l’ambition de quelques uns d’en accaparer les bénéfices au
détriment des besoins élémentaires des populations tchadiennes.

Le Groupe International
Consultatif (GIC) de la Banque Mondiale l’a lui même révélé
dès 2001, à travers ses principales préoccupations quant
à l’évolution de la situation au Tchad : " la progression
à "deux vitesses" entre le consortium d’une part et les administrations
publiques et la société civile de l’autre, et le décalage
entre leurs capacités ; le risque de créer une enclave industrielle
détachée des réalités politiques et sociales ;
l’importance de sécuriser les populations quant aux impacts du projet
et dans leurs relations avec les administrations publiques… ". Autrement
dit, le pétrole ne coule pas pour le bien-être des Tchadiens,
pour le renforcement de leurs capacités (volet scandaleusement négligé
du projet), notamment en termes de maîtrise de la construction d’un
Etat de droit dans une société solidaire. Il coule pour des
intérêts de sociétés occidentales liées
au projet et pour des prédateurs tchadiens sur lesquels on ferme les
yeux.

Cette situation – qu’avec
bien d’autres nous craignions dès l’annonce par la Banque Mondiale
de la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun – perdure depuis l’amorce
du projet. Rien n’est venu corriger sa progression. Les conditions de vie
des Tchadiens empirent d’année en année. Le désastre
dont ils sont victimes requiert une volonté ferme et courageuse de
prendre fait et cause en leur faveur, la fin du silence sur les pratiques
de ceux qui les oppriment.

Nous comptons sur vous
pour vous saisir de ce dossier et pour prendre toute mesure susceptible de
mettre la réalité tchadienne en pleine lumière, en vue
d’obtenir la réforme drastique qu’elle exige.

Dans cette attente, je
vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

Le
Président,
François-Xavier Verschave

cc : Monsieur Yoma-Golong
Roupangtang, Ministre de l’intérieur du Tchad ; Monsieur Abderahman
Moussa, Ministre de la sécurité publique du Tchad.