29/08/03 (B209) L’INTERNEMENT ADMINISTRATIF DANS UN STADE PUIS LA DEPORTATION EN AUTOCAR : les étrangers vont être regroupés dans un stade et conduits en camps par autocar. La similitude avec des faits tragiques survenus en France se précise (voir récits, après l’article). Elle est porteuse de la plus exprême inquiétude pour l’avenir. (ADI)

 

_____________________________ ADI

Le ministre de l’Intérieur
appelle les demandeurs d’asile à se regrouper demain au stade
municipal de Djibouti-ville

DJIBOUTI (ADI)- 28 Août – Dans un communiqué rendu public ce
matin, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation
a appelé les éventuels demandeurs d’asile originaires des
pays limitrophes, à se présenter demain matin dès
8 heures (heure locale) dans l’enceinte du stade municipal de la capitale
où ils seront transférés, à bord d’autocars
affrétés par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les
Réfugiés (HCR), au camp d’Aouousa
, situé dans
le district d’Ali-Sabieh, au Sud du pays.

Le communiqué précise
par ailleurs, que passé le 31 août 2003, date à laquelle
expire le délai accordé aux immigrés clandestins pour
qu’ils quittent de leur gré le territoire djiboutien, toute demande
d’asile ne pourra aboutir.

Signalons que ces opérations
de transfert des demandeurs d’asile au camp d’Aouousa, seront menées
conjointement par l’Office National pour l’Assistance aux Réfugiés
et Sinistrés (ONARS) et le bureau du HCR à Djibouti.

_____________________________________________

Récits et extraits terrifiants de 1942.
Nous ne voudrions pas faire un parallèle. Nous espérons
seulement que l’histoire ne se reproduira pas. Les craintes de nombreux observateurs
sont légitimes, face à des méthodes qui pourraient ressembler
à celles qui ont été déjà employées
dans le passé et dont on connait aujourd’hui les drames et l’horreur
qu’elles ont suscités …

Site http://tintin.france5.fr/articles/W00068/721/54388.cfm
(France 5 / France télévision)

" Les 16 et 17 juillet 1942, la police et la gendarmerie françaises
procèdent à la rafle de plusieurs milliers de familles juives,
les entassent dans des autobus réquisitionnés, pour les transporter
au Vélodrome d’hiver, le "Vél’d’Hiv" comme les Parisiens
désignent la mythique salle de sport
, qui deviendra le lieu symbolique
de la persécution des juifs en France." (…)

"Parqués
dans le vélodrome, des milliers de personnes – dont une grande majorité
sont des femmes et des enfants -, survivent plusieurs jours durant sous la
lumière des néons, sans manger, sans boire, dans une chaleur
effrayante et au milieu des excréments." (…)

"Le gouvernement
de Vichy avait besoin de boucs émissaires
pour expliquer la déroute
de juin 1940 : les juifs, en particulier les juifs apatrides arrivés
dans les années 30, furent les premiers visés."

Sur les 4 000 enfants
embarqués ce jour-là – la plupart de nationalité française
-, une infime partie échappera à l’extermination.
Séparés
de leurs familles – on déportera d’abord les adultes -, ils seront
parqués dans les camps d’internement de Beaune-la-Rolande ou de Pithiviers
avant de prendre la direction d’Auschwitz.

Récits de Gilles
Nadeau et Jacques Duquesne