29/11/03 (B223) Confirmation : la Juge française qui instruit l’affaire Borrel a bien convoqué un témoin résidant à Bruxelles, avec Madame Borrel, ses conseils et un représentant du Syndicat de la Magistrature.

Le 3 décembre,
sont convoqués dans le bureau de la Juge Sophie Clément : un
témoin à résidant à Bruxelles, Mme Borrel, ses
conseils et un représentant du Syndicat de la Magistrature, chargé
de veiller au respect des règles de procédure.

Il semble que c’est ce
témoin qui avait demandé, il y a plusieurs mois déjà, à rencontrer la Juge, parce
qu’il avait des déclarations importantes à faire devant la Justice
française. Selon des indiscrétions, il serait en mesure de confirmer
qu’Adwani, le terroriste, qui avait été libéré
par anticipation par Guelleh, avait passé plusieurs jours chez IOG,
à sa sortie de prison.

Si ces faits étaient
confirmés, on comprend l’importance de son témoignage, car
il montrerait bien qu’il pouvait exister un lien entre Guelleh et le terroriste, ce qui confirmerait aussi l’un des points du témoignage d’Alhoumekani. Pour quelles raisons le Chef de l’Etat
aurait-il fait libérer par anticipation, un terroriste, puis l’aurait
invité à dormir à l’un de ses domiciles, s’il n’avait
pas de bonnes raisons de le faire. Service rendu par Adwani à Guelleh
? Lequel ? Il y a un pas que nous ne pouvons franchir, puisque c’est à la Justice
de poursuivre les investigations.

Le problème
actuel, c’est que le témoin pourrait avoir changé d’avis et quil ne semble plus manifester une grande envie de
se rendre librement à la convocation de la Justice française.

S’il ne le fait pas, il sait qu’il
devra essayer de rentrer à Djibouti par tous les moyens et de composer avec le régime. S’il ne le faisait pas de toute urgence, il pourrait
être placé rapidement sous la menace d’une arrestation par la
Police belge qui serait, alors, en charge de le conduire chez la Juge française « de gré ou de force ».
Cela signifie-t-il, dans cette hyptohèse, que la Police des frontières serait informée et pourrait, alors, lui interdire de quitter le territoire de l’Union européenne ? Nous
n’en savons rien. De plus, cette attitude pourrait-elle avoir une influence sur une demande d’asile si c’est son cas. Probablement, il rencontrerait de nouvelles difficultés pour obtenir ses papiers, s’il y a un refus de se présenter à une convocation de la Justice dans son dossier.

 

28/11/03 (B222) Rectificatif demandé par le FDP.

A la suite du communiqué
du FDP que nous avons publié, les animateurs nous apportent des précisions
sur le commentaire que nous avions proposé à cette occasion.

Nous les diffusons, car
elles précisent des points que nous ignorions …

"Pour votre information,
la diaspora afare de Belgique a toujours organisé la commémoration
du Massacre d’Arhiba à Bruxelles. Celle du 18/12/03 est la 5ème
fois, ceci depuis l’arrivée de la première vague d’exilés
c’est à dire, depuis 1998.

La première
manifestation date du 13/10/98, elle consistait à dénoncer l’arrestation
et l’extradition des responsables du F.R.U.D par le gouvernement ethiopien
le 26/09/97 qui d’ailleurs a été dénoncé à
l’époque par votre organisatin.

En ce qui concerne
la commémoration du Massacre d’Arhiba, elle a débuté
la même année donc le 18/12/98"

 

28/11/03 (B222) Le vendredi 21 nov 2003, M.ALI ABDILLAHI IFTIN ex-Commandant de la Garde républicaine et ex-Patron de la Sécurité du Président Gouled et M.MOHAMED SALEH ALHOUMEKANI ex-Commandant Adjoint de la Garde Républicaine et Chef de la Sécurité Adjoint de Gouled, ont été invités par une équipe de journalistes travaillant pour l’émission « SeptAhuit » de TF1, pour répondre à une interview dans le cadre de l’affaire Borrel. Ça se gâterait pour IOG et pour ses complices !

Le journaliste, M.Laurent
DELHOMME, vient de rentrer de Djibouti, où il est resté une
semaine pendant laquelle, il a eu l’occasion de rencontrer certaines personnes
qui ont accepté de donner leur version et d’apporter leur témoignage
public.

Extraits de l’interview (A l’heure actuelle, nous ne disposons pas d’une
transcription précise des termes de l’interview, mais nous avons reçu
des indications suffisantes pour publier cette information – L’ordre des questions
n’est pas obligatoirement respecté) :


Le journaliste informe les deux anciens militaires, qu’au cours de
leur déplacement à Djibouti, il a réalisé des
interviews qui ont été enregistrées et qu’il aimerait
avoir leur réponse sur des déclarations / accusations qui ont
été portées à leur encontre.

Question
A :
Djama,
le Procureur, a dénigré vos capacités personnelles


Caricature du Procureur
Djama Souleiman, réalisée à l’époque, à
partir d’une photo extraite d’une interview télévisée.
Le
journaliste :

« Le Procureur de la République de Djibouti, M.DJAMA SOULEIMAN
OMAR, aurait affirmé qu’Alhoumekani était un élément
dangereux pour la Sociétédjiboutienne, qu’il avait un passé
médiocre, et qu’il trouvait très curieux, le fait que des
« terroristes » comme Awaleh Guelleh et Adawani puissent s’être
rendus au Palais présidentiel pour y rencontrer des personnes dignes
et propres comme Hassan Saïd ou le Colonel Mahdi. Il a trouvé
aussi qu’il était grotesque de prétendre qu’Alain ROMANI
était présent lui aussi, car en réalité, il
étaità l’île de la Réunion à ce moment-là. »

_________________________

 

Réponse
d’Alhoumekani :
Il ne
faut pas avoir peur d’affirmer que ce procureur est un homme malhonnête.

Prenons point par
point.

1 – D’abord, il se cache
sous une fausse identité. Son vrai nom lui a été donné
par sa famille d’accueil à Djibouti, dont le chef est Djamma Hersi
Ahmed. Cette famille l’a adopté, à son arrivée de l’Ougaden
en Éthiopie (où il est né) et l’a élevé.

Les circonstances et les
liens familiaux / tribaux ont permis sa naturalisation à l’époque.
Ensuite, c’est Hassan Saïd qui lui met le pied à l’étrier
au sein de la Justice djiboutienne. Leurs deux mères sont de la même
tribu : DARODE.

2 – Souvenez-vous, car
cela a été dénoncé à l’époque, que
l’épouse de Djama Souleiman, avait été arrêtée
et placée en détention par les autorités australiennes
alors qu’elle demandait à bénéficier du statut de réfugiée
politique à Sydney. Elle a été accusée et reconnue
coupable de détention de faux documents d’identité. C’est elle-même
qui me l’a confié un jour où elle avait forcé sur l’alcool,
alors que son mari était en déplacement.

 


En janvier 2002, le Procureur Djama, qui a fait spécialement
le voyage, rencontre Alhoumekani dans un grand Hôtel de Bruxelles
et il tente d’acheter son silence dans le cadre de l’affaire Borrel. Alhoumekani
a fait prendre ces photos et il affirme qu’il détient aussi un
enregistrement sur cassette de la conversation.

3 – (Alhoumekani
poursuit) En janvier 2002, pour acheter mon silence, le Procureur a
demandé à me rencontrer à Bruxelles où il
m’a offert des millions.

 

NDLR : Si les
faits sont confirmés, il s’agit de l’une des plus graves affaires
de subornation de témoin. Ce n’est pas la partie adverse qui
la conduit, mais … le Procureur en charge du dossier. Est-ce un cas
unique dans les annales judiciaires ?

4 – en conclusion. Si
les affirmations du Procureur étaient exactes, je m’interroge sur les
raisons qui l’ont conduit à Bruxelles pour tenter d’acheter mon silence
et de renier mon témoignage devant la Justice française …
? Outre le rendez-vous que nous avons eu dans un grand hôtel de Bruxelles,
il a aussi rencontré mon avocat dans son bureau et il m’a remis une
proposition et des documents écrits que je détiens.

Ces documents contiennent
les termes du marché qu’il me proposait et de la déclaration
que je devais faire en échange pour revenir en quelque sorte sur mon
témoignage, afin de dédouaner IOG … Je devais en effet préciser
que je m’étais trompé et qu’il ne s’agissait que d’une simple
réunion de Sécurité au Palais présidentiel et
que j’avais du faire erreur en croyant reconnaître Alain Romani.

Je détiens aussi
des enregistrements audiovisuels sur la réponse d’IOG ..

________________

IFTIN prend la
parole :

Il précise que c’est IOG, en personne, qui lui avait demandé
d’affecter TROIS pistolets automatiques à Alain ROMANI.

Il ajoute que Me
Alain Martinet est un homme malhonnête et incompétent, car
c’est lui qui a participé volontairement et volontairement à
la pression qui l’avait contrainte à signer la fausse déclaration
à Djibouti, afin de protéger sa famille, qui était
menacée.

_____________________________________________________

Question
B
:
Que pensez-vous de votre procès qui s’est tenu à Djibouti ?

Le journaliste : « que pouvez-vous nous dire sur votre procès
qui s’est tenu à Djibouti. Même si, à mon avis, je le
trouve ridicule puisque vous-même, le principal intéressé,
vous avez pas été convoqué … »

Alhoumekani : « notre justice est corrompue et pourrie ! Les magistrats
ne sont pas indépendants. Ils reçoivent directement leurs ordres
du Palais présidentiel. Prenez par exemple, le procès du Général
Yassin Yabeh, qui avait accusé IOG d’avoir commis le premier Coup d’État
en organisant une fraude électorale massive lors des élections
présidentielles de 1999. Il est mort en prison, parce qu’IOG a refusé
qu’on lui donne les soins médicaux nécessités par son
état de santé. Non assistance à personne en danger. »

« En ce qui concerne mon procès, je confirme qu’il n’a aucune valeur
ni aucun sens, puisque je n’ai même pas été convoqué,
alors que Djama le Procureur connaissait bien mon adresse, puisqu’il avait
su me contacter pour me rencontrer à Bruxelles. »

_____________________________________________________

Question
C
Pour quelles raisons, le Procureur a-t-il affirmé que
vous étiez sous la protection du Général Fathi .

Le journaliste : « Djama, le Procureur, affirme aussi que vous
étiez intouchable à l’époque, car vous étiez,
en quelque sorte, sous la protection du Général Fathi ».


Alhoumekani : c’est absolument faux. Il suffit de lire l’ordre de mutation
qui m’a conduit au Palais présidentiel : c’est le Général
Zaccaria qui l’a signé ! »

NDLR : on peut s’étonner
de cette affirmation de Djama. Ne lui aurait-elle pas soufflée par
Guelleh, dans les faits ?

Est-ce une confirmation des rumeurs qui feraient état de tensions graves
et persistantes entre Guelleh et le Général Fathi (soutenu par
Zaccaria) ?

On peut se demander quelle est la nature du malaise que l’on constate entre
Guelleh et son armée ? Le fait que ce soit le Premier Ministre Dileita
qui ait été délégué à la fête
de l’AND en juin 2003 et non le Président, comme le voulait la tradition,
est-il un signe ?
en conclusion : Peut-on dire que Guelleh se méfie probablement des
militaires et qu’il en aurait même peur ?

________________________________________

 


Caricature d’Hassan
Saïd, le puissant Chef de la SDS, réalisée à
l’époque, à partir d’une photo extraite d’un reportage
de Canal +.
Le journaliste
poursuit en nous indiquant qu’Hassan Saïd a refusé de répondre
à ses questions. On peut imaginer, qu’Hassan Saïd, qui avait
été filmé par Canal +, au moment où il confirmait
que la réunion décrite par Alhoumekani avait bien eu lieu
et qu’il précisait la position de chacun des personnages.

Question
D :
avez-vous des informations sur les relations, à l’époque,
entre Moumin Bahdon, le Ministre de la Justice et le Juge Bernard Borrel ?

Le
journaliste poursuit en reprenant les affirmations du Procureur Djama
:
« Saviez-vous que Bernard Borrel, avait énormément
de problèmes avec son Ministre de tutelle ? « 

Alhoumekani :
« Vous savez, je dépendais du Ministre de la Défense nationale
et hiérarchiquement, du Chef de la Sûretéde l’État
de l’époque : IOG. Vous devriez poser la question au Ministre de la
Justice de l’époque qui était Moumin Bahdon et qui me semble
bien placé pour répondre à cette question. »

Le journaliste :
« Effectivement, nous avons demandé à le rencontrer,
mais il a refusé »

Le journaliste à
Iftin
: « vous avez déclaré publiquement que vous
aviez surpris une conversation entre IOG et Hassan Saïd, dans le bureau
du premier étage et qui aurait porté sur un européen
qui dérangeait beaucoup la République. Pouvez-vous préciser
a date exacte ? »

Iftin : « C’était
au mois de septembre 1995, quelques jours avant la disparition du Juge Borrel.

Le journaliste : « Mais
que se sont dit exactement les deux hommes ? »

Iftin : « Ils
disaient que ce ‘blanc’ se mêlait d’affaires qui ne le regardaient pas
et que, dans son propre intérêt, il devrait sen écarter.
IOG n’a pas prononcé le nom de cette personne, mais il était
clair, qu’il parlait d’un français.

Oh, ce n’est pas une nouveauté
… IOG a toujours fait disparaître tous ceux qui le dérangeaient.
Combien d’accidents de circulation, de malaises inexpliqués, d’empoisonnement,
jalonnent la carrière de cet homme ?

Prenez mon cas. Sous la
menace du chantage d’Hassan Saïd et pour éviter, selon ses propos,
que ma femme et mes enfants ne payent pas de leur vie, j’ai été
contraint d’accepter les termes de la fausse déposition qui a été
rédigée par Me Martinet et de me rendre chez Me Koran pour la
signer officiellement. Lorsque je suis arrivé à l’étude
: tout était prêt : il ne manquait que ma signature ….

_____________________________

Question
D :
L’affaire
Borrel. Quel est votre sentiment ?

Le journaliste
: « que
pensez-vous de l’affaire Borrel ? »

Alhoumekani :
« Seule la Justice peut répondre. Ce qui est sur aujourd’hui, c’est
que je n’ai pas menti ! Les différents experts ont confirmé
qu’il s’agissait bien d’un assassinat et non d’un suicide.

Je tiens à
rappeler, que je n’ai jamais accusé les personnes que j’ai désignées
parce qu’elles participaient à la réunion au Palais :
IOG, Hassan Saïd, Mahdi, Romani et les deux terroristes, d’être
les assassins du Juge Borrel.

J’ai juste déclaré
que je les avais entendus parler de la mort « d’un juge fouineur »,
et du fait qu’il n’y avait plus de traces et donc plus d’inquiétudesà
avoir, comme l’a dit Mahdi, en réponse à la demande de
Romani. C’est le Colonel Madhi qui a ajouté que le registre qu’on
appele main-courante dans la Gendarmerie était entre ses mains. »

Le journaliste :
« Votre famille a-t-elle été menacée,
depuis votre témoignage ? Nous avons constaté, lors de nos déplacements
dans Djibouti, que nous étions suivis en permanence. »

Iftin et Alhoumekani
:
« Jusqu’à présent et fort heureusement, nos familles
n’ont jamais été menacées sérieusement. Cela ne
concerne que les petites tracasseries habituelles, que l’on inflige aux familles
des opposants, dans un pays qui est dirigé par un dictateur et une
équipe mafieuse. Pour nous, c’est devenu malheureusement une routine,
une habitude. De toutes les manières, le peuple djiboutien, sans aucune
exception, souffre actuellement et nous espérons un changement dans
l’avenir.

Djibouti est un état
policier.

IOG applique la formule
policière pour tenir le peuple. D’une main de fer, il gouverne ce pays
et il applique les méthodes qui ont toujours été les
siennes. Rappelons qu’avant d’être Président, il était
un policier. Sa méthode est constante : il fait peur, il incarcère,
il détruit, il élimine, il fraude, il falsifie etc…; et les
droits de l’Homme sont bafoués tous les jours, dans notre pays, comme
vous l’avez constaté. »

Le journaliste :
« comment expliquez-vous que des terroristes incarcérés
à l’époque aient pu entrer au palais pour participer librement
à une réunion ? »


Alhoumekain et Iftin :
« ce sont des choses courantes à Djibouti.
En 1988, M.SOUGAL (Président de la Sogik, Syndicat du Khat) a été
assassiné en pleine rue par une personne qui aurait du se trouver à
l’intérieur de la prison de Gabode. Il paraîtrait qu’Hassan Saïd,
alors Directeur Adjoint de la SDS de l’époque, étaità
ses côtés. C’est donc monnaie courante.

Quand à Me MARTINET,
un jour, il faudra bien qu’il explique, devant la Justice française
sa tentative de subornation de témoins. Nous avons, en effet, déposéune
plainte devant la Justice française, à son encontre et à
l’encontre de ceux qui sont coupables à nos yeux des mêmes faits.. »

Le journaliste :
« Pourquoi et qui aurai voulu, d’après vous, la mort du juge Borrel
? »

Alhoumekani et Iftin :
« IOG a toujours été anti-français.

Depuis qu’il a reçu
un colis piégé »bombe »qui lui a été envoyé
depuis le Sud de la France, le 30 décembre 1994, il est persuadé
que les Services secrets français veulent sa peau … « DGSE /
DST ».

De plus d’après
les enquêteurs de la Gendarmerie djiboutienne conduits par l’ancien
Lieutenant Zaccaria, devenu Lieutenant-Colonel depuis, le juge borrel
faisait des investigations sur l’attentat du Café de Paris et
sur d’autres pistes mafieuses.

Comment expliquer
l’ascension fulgurante ce cet officier qui a gagné autant de
gallons en six ans, si ce n’est en remerciement des services rendus
au régime ? « 

_________________________________________

Question
F :
la situation économique à Djibouti est catastrophique

Le journaliste : « Comment
voyez l’avenir de Djibouti ? »


iftin et Alhoumekani
: « très incertain. Il faudrait que la
France prenne très rapidement des décisions, car cela risque
de devenir très dangereux, tant que ce dictateur et cette équipe
mafieuse seront au pouvoir. Vous avez constaté vous-même la pauvreté
dans la ville et dans les quartiers »

Le journaliste :
« oui, j’ai vu cela et j’ai pris des images sur la façon dont
vivent les gens, sur leur pauvreté. La situation économique
à Djibouti est catastrophique »

Alhoumekani : « le GED dénonce tous les jours, ce régime
mafieux, qui détourne des millions au détriment de la population
et qui le fait avec la couverture des puissances présentes sur place »


Le journaliste : « Messieurs, je tiens à vous remercier
de m’avoir accordé cet entretien. »

28/11/03 (B222) La Justice demande à entrendre un témoin qui aurait affirmé publiquement qu’il disposait d’éléments pouvant faire le lien ente IOG et Adwani. Se rendra-t-il à la convocation qui a été déposée à l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles. (Information d’un lecteur)

Nous avons été
informés du fait que la Justice française a adressé une
convocation à un témoin, résidant en Belgique et qui
aurait déclaré, en son temps, qu’il disposait d’éléments
faisant la preuve d’un lien entre IOG et Adwani. Il serait invité à
se présenter 3 décembre 2003.

Adwani est l’un des hommes
qui, selon Mohamed Alhoumekani, aurait participé à la fameuse
réunion, au cours de laquelle, on a évoqué « la disparition
du petit juge fouineur ». Ce jour-là Adwani, considéré
comme terroriste, aurait du se trouver à Gabode et pourtant, s’il on
croit Alhoumekani, il était au Palais présidentiel.

Ce qui est intéressant,
c’est que le témoin, dont nous ne dévoilerons pas le nom, pour
l’heure, aurait affirmé qu’il pourrait confirmer le fait qu’Adwani,
à sa sortie de prison, libéré par anticipation sur ordre
de Guelleh, aurait pu séjourner quelques temps à Djibouti, sous
la protection de militaires et rencontrer régulièrement Guelleh.

Le problème qui
se pose est de savoir si ce témoin se rendra à la convocation
de la Justice française et s’il confirmera les propos qu’il avait tenus
auparavant. Un refus de se présenter pourrait déclencher une
convocation plus musclée de la Justice. Aurait-il une incidence sur
son statut en Belgique ? Nous ne saurions le dire. Guelleh saura-t-il directement
ou par intermédiaire, le convaincre de renoncer à ses déclarations
et de rentrer à Djibouti ? Cela non plus, nous ne saurions le dire,
mais la réponse devrait venir rapidement.

On sent que l’étau
se referme autour de Guelleh et qu’il est désormais dans la ligne de
mire de la Justice française. Mais pour autant, Guelleh n’est certainement
pas l’assassin du Juge Borrel.

La Justice pourra-t-elle
prouver qu’il en est le commanditaire ? Pas si sur. Mais dans ce cas, Guelleh
devra lacher des hommes qui lui sont proches, tels que Mahdi et/ou Hassan
Saïd. Cela sera-t-il suffisant ?

Devra-t-il rompre aussi
les liens avec la France et se réfugier dans le giron américain
qui n’a aucun intérêt à lui parler de l’affaire Borrel
? C’est un autre possibilité qu’il aurait pour échapper à
une action de la Justice française.

26/11/03 (B222) Recueillement et hommage aux victimes du massacre d’Arriba, le 18 décembre 1991. Appel du FDP à manifester à Bruxelles.

FORUM pour la DEMOCRATIE
et la PAIX

Rue de la LINIERE, 17
1060 BRUXELLES
Tél. : 0472 205 127
Courriel : fdpdjibouti@hotmail.com


Saint-Gilles, le 26 Novembre 2003

APPEL
A LA MANIFESTATION

Nous invitons toutes celles
et ceux qui sont épris de paix et de justice, à venir manifester
à nos côtés pour commémorer le 12ème anniversaire
du Massacre du 18 Décembre 1991 à ARHIBA.

En fait, des civils innocents
(hommes, femmes, enfants et vieillards) ont trouvé la mort abusivement
au nombre de 59, sans compter les blessés et disparus.

A ce jour, le crime reste
impuni et nous nous n’imprégnerons point à l’idée de
le classer dans les oubliettes.

Tout en redoublant les
efforts nécessaires, nous ne cesserons nullement de dénoncer
avec véhémence l’impunité des commanditaires et auteurs.

Le FORUM pour la DEMOCRATIE
et la PAIX exige :

– l’ouverture d’une enquête
judiciaire indépendante,
– l’arrestation et la comparution devant la justice des commanditaires et
auteurs du Massacre,
– la reconnaissance de la responsabilité du Massacre par le régime,
– l’indemnisation des familles et proches des victimes.

Le FORUM pour la DEMOCRATIE
et la PAIX lance un appel à tous les Djiboutiens établis en
Belgique, les associations, à venir manifester et dénoncer les
violations caractérisées des Droits de l’Homme et les répressions,
le 18 Décembre 2003, de 14h00 à 15h00, devant l’Ambassade de
DJIBOUTI sise au 204, de l’Avenue FRANKLIN ROOSEVELT à 1050 Bruxelles.

Moyen de transport : TRAM
94
Direction : WIENER
Arrêt : BRESIL.

FORUM
pour la DEMOCRATIE et la PAI
X

__________________
Note de l’ARDHD

Depuis 1992
et sans aucune interruption, une manifestation a été organisée
à Paris devant l’Ambassade de Djibouti pour rendre hommage aux victimes
innocentes de ce massacre commis sous les ordres de Guelleh.

Durant les
premières années, l’ARDHD a pris en charge l’organisation des
manifestations et les Djiboutiens de Paris ont répondu "Présent"
en grand nombre.

Ensuite les
Associations ont pris le relais et elles ont organisé les manifestations,
toujours avec le même succès.

L’année
dernière, une seconde manifestation a aussi été organisée
à Bruxelles.

Nous sommes
heureux d’apprendre que le FDP l’organise cette année. Nous attendons
des informations en provenance des Associations en ce qui concerne le rassemblement
à Paris et nous espérons qu’une manifestation soit organisée
au Canada, cette année, pour la première fois.

Nous lançons
un appel à toutes les Association djiboutiennes au Canada pour qu’elles
se mobilisent afin d’organiser un rasemblement cette année.

Il ne faut pas voir dans cette manifestation, l’expression d’un triballisme.
Certes, toutes les victimes étaient d’origine Afar, mais c’étaient
des Djiboutiens avant tout, appartenant au Peuple Djiboutien. Chacun doit
dénoncer :

– l’horreur
de ce crime, gratuit, lâche, qui aurait pu atteindre d’autres ethnies,

– au-delà
de ce massacre, le système maffieux, pervers et sanguinaire qui est
conduit par Ismaël Omar Guelleh.

Notre association
ouvre ses colonnes à toutes celles, à tous ceux, qui, à
titre personnel ou au titre d’une association, souhaitent mobiliser la communauté
djiboutienne en exil, afin qu’elle participe massivement à la dénonciation
du régime et de tous les crimes qu’il taine derrière lui.

Merci à
toutes et à tous pour ce geste de solidarité, de courage, de
mobilisation et de refus de la dictature..

26/11/03 (B222) Confirmation : Alhoumekani et Iftin se sont bien exprimés lors d’une interview pour TF1 ….

Nous avons reçu
la confirmation du fait que MM. Alhoumekani et Iftin ont accepté de
répondre aux journalistes de TF1. Cette émission devrait passer
dimanche 30 novembre sur TF1 dans l’émission 7 à 8 sur TF1.

Les journalistes sont allés à Djibouti où ils ont réalisés
plusieurs interveiws, en particulier Djama, le Procureur et Me Alain Martinet.
Hassan Saïd, échaudé, par des précédentes
expériences, aurait refusé de leur parler.

Nous n’avons pas encore
d’informations sur ce que MM. Alhoumekani et Iftin ont déclaré
au journaliste, mais il y a fort à parier, qu’ils se soient exprimés
non seulement dans le cadre de l’affaire Borrel, mais aussi sur un plan plus
général, sur la situation économique et civique qui devient
de plus en plus catastrophique dans le pays.

Ont-ils souhaité
répondre à des affirmations de Djama le Procureur et de Me Alain
Martinet, qu’ils considérent comme fausses ? C’est possible.

Tous à vos écrans
sur TF1, dimanche prochain pour regarder l’émission de 7 à 8.

Chacun pourra se demander
les raisons de cette intervention, après que les intéressés
aient annoncé sur notre site, qu’ils refuseraient désormais
toute demande d’interview des média français, en particulier
…. ! Hélas nous n’avons pas la réponse, mais toutes les hyptohèses
sont permises. Déclaration de guerre à Guelleh ?

Il faut se souvenir que
Mohamed Alhoumekani avait été condamné par le tribunal
djiboutien (dont chacun connaît le niveau de dépendance envers
la Présidence), pour le fait d’avoir laissé entendre que la
mort du Juge Borrel serait la conséquence d’un meurtre et non d’un
suicide. Que vaut le jugement aujourd’hui ? A partir du moment où la
Justice française reconnaît, sur la base d’autopsies indépendantes
qu’il s’agit véritablement d’un meurtre ?

23/11/03 (B222) Recyclage d’argent sale ou trafic de fausse monnaie ? – L’Affaire des 57 milliards de FD découverts au domicile de M Yassin à Ottawa soulèverait quelques vagues dans les milieux diplomatiques. (Article paru sur le site du GED et repris par l’ARDHD)

Par Chakib Ahmed
Nabil.

Il y a de cela quelques
semaines nous avions dévoilé sur ce site une affaire qui mettait
en cause M Yassin, propriétaire d’un Restaurant à Ottawa que
nous pensions être l’Arta alors qu’il s’agissait de " La Mer Rouge
".

En "fouinant"
dans ce dossier, il s’avère que M Yassin ne serait qu’un porteur de
valises entre Djibouti et Ottawa via Londres doublé d’un intermédiaire,
prête-nom et paravent utilisé pour des transactions discrètes
en France et dans deux autres pays d’Europe pour l’achat d’appartements de
standing et de grandes propriétés.

Les véritables
propriétaires de ce pléthore patrimoine immobilier – dont nous
n’avons qu’un aperçu très succinct – seraient Ismaël Omar
Guelleh et Kadra Odette Mahamoud Haïd, chacun utilisant pour son propre
compte les services de M Yassin.

L’énormité
de la somme de 57 milliards de FD saisie à son domicile suite à
une perquisition récente effectuée par les " services "
canadiens spécialisés a de quoi soulever un certain scepticisme
et nous a tout d’abord surpris ; puis et malgré l’énormité
cette information nous fut confirmée.

A partir de la certitude
qu’une telle somme ne pouvait quitter Djibouti sans l’accord de qui vous savez
nous nous sommes posés un certain nombre de questions qui nous ont
amené à émettre diverses hypothèses.

La première d’entre-elles
s’appuie sur la possibilité que ces 57 milliards de FD puissent être
de la fausse monnaie fabriquée à Djibouti et qu’Ismaël
Omar Guelleh ait souhaité les " mettre à l’ombre "
provisoirement ; au regard de diverses enquêtes internationales et des
discrètes surveillances exercées sur place.

La seconde hypothèse
serait que cette somme pourrait constituer une partie du " Trésor…
de guerre " (disons plutôt un trèsor issu des multiples
magouilles et trafics en tous genres ) appartenant au couple régnant
sur Djibouti.

La troisième hypothèse
et qui est la plus improbable est qu’Ismaël Omar Guelleh pourrait ne
pas être impliqué dans cette affaire spécifique et que
ce soit constitué sur Djibouti … sans son accord …un réseau
de fabrication de fausse monnaie en parallèle à celui qu’il
dirige indirectement depuis les années 80… notamment au Quartier
6 et par personnes interposées ?.

Quoi qu’il en soit si
cet argent a été transporté de Djibouti à Ottawa
ce n’est certes pas pour tapisser les murs de l’appartement de M Yassin mais
pour qu’il soit procédé à son blanchiment vraisemblablement
par l’intermédiaire des réseaux d’associations – affiliés
à l’Ambassade – dont les nébuleuses raisons sociales masquent
mal toutes les activités en matière de trafics en tous genres.

Peu après la mise
sous contrôle judiciaire de M Yassin à Ottawa, un véritable
black out de l’information a été imposé – à Ottawa
comme à Djibouti – sur cette affaire gênante ; oser en parler
c’était se signaler aux agents du SDS qui y prolifèrent.

Officiellement tout allait
pour le mieux et M Yassin se préparait à effectuer un voyage
à Djibouti en cours de ramadan ; apparemment tout allait pour le mieux
et dans le meilleur des mondes.

Ce que nous n’avions pas
révélé c’est qu’après un silence de 24 heures,
le porteur et gardien des valises d’Ismaël Omar Guelleh aurait tenté
de dégager sa responsabilité en expliquant aux enquêteurs
d’où venait cet argent, qui le lui aurait remis au cours de ses divers
voyages à Djibouti et ce qu’il aurait eu consigne de faire.

Son placement sous contrôle
judiciaire par les autorités locales – malgré le fait qu’il
soit détenteur de plus d’un passeport diplomatique djiboutien lui assurant
l’immunité lors de ses voyages (ce qui aurait posé quelques
problèmes aux autorités canadiennes locales) – semblerait l’avoir
perturbé au plus haut point dans les jours qui ont suivi la perquisition
effectuée à son domicile.

Se sachant en position
très délicate et placé sous surveillance discrète
par les autorités locales, se pensant livré à son triste
sort car abandonné par son "Grand Gourou" – entendez par
là Ismaël Omar – M Yassin a tenté de fuir.

Il a quitté quelques
jours plus tard et dans la précipitation Ottawa pour tenter de rejoindre
les USA mais fut arrêté à la frontière par les
services du FBI ( qui l’attendaient et agissaient vraisemblablement sur renseignements)
qui après une longue audition l’ont remis aux autorités canadiennes.

Il semblerait que
– pour l’instant – il soit placé à nouveau en résidence
surveillée.

Pourquoi choisir le
Canada plutôt que la Suisse ?.

Une partie de ces 57 milliards
de FD pourraient avoir transité par la Suisse ou récemment l’Autorité
de contrôle du secteur parabancaire a découvert que trois sociétés
(Allguard AG à Schlieren, Fimanet Finance Management Network AG à
Oberaach et Aggadon AG à Zurich) exerçaient illégalement
leurs activités dans le domaine du dépôt de valeurs, du
transfert d’argent et du négoce de devises et violaient gravement les
obligations de diligence instituées par la loi sur le blanchiment d’argent.

Le système SWIFT
( Système d’échange interbancaire) étant de plus en plus
surveillé au point que l’on sait que les polices spécialisées
ont les moyens de traçabilité ou pour le moins d’alerte en ce
qui concerne les mouvements de sommes importantes ( notamment de Djibouti
vers la France via la Réunion ou l’Italie … n’est ce pas Me M..
qui se reconnaîtra…) on comprend dans ce cas qu’Ismaël Omar
Guelleh souhaite en préserver toute la confidentialité sur ces
transferts en faisant confiance à son directeur de cabinet et aux porteurs
de valises…..

Comment pourra t-il justifier
cette situation vis à vis des autorités canadiennes ? et quel
rôle va jouer la " Diplomatie " dans cette affaire ?.

Une réglementation
pour la forme ou des Actes pour lutter contre le blanchiment d’argent ?.

Pour appliquer le garrot
au financement des groupes terroristes comme aux trafics en tous genres et
à leurs soutiens…., l’action des autorités internationales
se doit d’être extrêmement professionnelle, concentrée,
sur des cibles définies et se donner plus de peine pour identifier,
poursuivre et appréhender des criminels connus – y compris en col blanc
– sans mettre en avant le sempiternel " Diplomatiquement correct ".

Filtrer des millions de
transactions financières ou imposer aux banques, aux comptables ou
aux avocats la lourde charge de dénoncer les activités "suspectes"
est d’une efficacité douteuse dans la lutte contre le blanchiment.

Elle réduit les
autorités publiques à la passivité – d’autant plus lorsqu’elles
sont complices voire organisatrices comme c’est le cas à Djibouti.

Celles-ci vont donc se
limiter à attendre les dénonciations des gestionnaires des banques
– encore faudrait-il qu’elles veuillent le faire – des comptables, des avocats,
au lieu d’entreprendre activement de placer des professionnels de la lutte
contre le crime là où ils pourront identifier, poursuivre et
inculper les criminels.

Il y a toujours une poignée
de professionnels ou d’Etats dévoyés qui choisiront de ne pas
rédiger de rapports sur certains transferts "suspects".

Sous le régime
d’Ismaël Omar Guelleh, Djibouti est un Etat de non droit pour certains
et celui de tous les Droits pour d’autres ; de ceci chacun en est conscient
sur le plan national comme international.

23/11/03 (B222) Pourrais-je conseiller à Madame Borrel de passer dans l’émission ‘Tout le monde en parle’ ? (Lecteur)

Chers amis, depuis trois
semaines, je n’arrête pas de penser à la disparition du juge
Borrel et surtout à sa femme qui se bat contre cette Justice a la solde
des chriaquiens et des Chefs d’Etats africains.

Pourquoi ne pas proposer
à Madame Borrel de passer dans l’emission « Tout le Monde en parle »?

Faire le maximum de bruit
et de pression pour que les choses bougent et que la verité eclate
au grand jour.

Cordialement à
tous.