18/12/03 (B225) Que cachent les forces américaines à Djibouti ? (Lecteur)

D’après des rumeurs
qui courent à Djibouti, un prisonnier de grand calibre serait détenu
actuellement dans le plus grand secret à la Base militaire américaine
de Djibouti (camp Lamonier). On murmure dans les Mabrazes que ce pourrait
être Saddam Hussein ou Ben Laden !!!

Des dizaines de journalistes
internationaux sont arrivés à Djibouti dans les dernières
24 h. On note la présence de la célèbre Christiane Amanpour
de CNN et d’une équipe complète de la BBC.

Qu’est ce qui pourrait
motiver la présence de la presse internationale à Djibouti ?

D’après des renseignements
fournis par des employés de l’Aéroport, plus de 5 avions américains
de type C-130, auraient atterri en quelques heures et des centaines de militaires
américains auraient débarqué.

La route qui relie Djibouti
Ville à Douda la localité où se situe le Camp Lemonier
est interdite à tous les véhicules… Le barrage de Nagad a
été renforcé : la police a reçu en renfort 2 blindés
du CCO … et plusieurs centaines d’hommes des FAR (force d’action rapide).

L’avion du Khat est arrivé
avec 3 heures de retard … (ce qui est rarissime pour un jeudi).

Que se passe t-il ? ..

Il y a quelques jours,
les Américains ont arrêté à Nairobi au Kenya, l’un
des Chefs de guerre somalien, à qui ils reprochent d’avoir fourni des
armes à Alqaida pour l’attentat de Mombassa… Ce Chef de guerre était
un allié très proche du Gouvernement de Transition.

A plusieurs reprises,
il avait été reçu au Palais d’Haramous, avec le Président
du GNT Abdiquasism Salat, (nommé à Arta, par IOG).

Lors de son arrestation,
les Services de sécurité kenyan ont trouvé sur lui, plusieurs
documents sensibles.

Une réunion des
Ministres des Affaires étrangères des pays de l’IGAD, avec les
25 Chefs de guerre somaliens qui était très attendue et qui
devait se tenir le 18 décembre à Mombassa a été
annulée à la dernière minute.

D’autres rumeurs laissent
entendre que les Américains seraient en train de préparer un
coup d’État pour se débarrasser d’IOG… Qui croire ?

18/12/03 (B225) Pour la première année depuis 1992, la communauté djiboutienne de France, n’a pas organisé de rassemblement devant l’Ambassade de Djibouti de Paris, en hommage aux victimes du Massacre d’Arriba et en signe de protestation contre le régime sanguinaire de Guelleh (selon les informations reçues à ce jour). Un tournant pour l’opposition ? En revanche, un rassemblement a été organisé à Bruxelles à l’appel du FDP.

France :

Nous avons été
surpris et navré de constater que la Communauté djiboutienne
de France n’avait par organisé le traditionnel rassemblement devant
l’Ambassade de Djibouti, le 18 décembre, en hommage aux Victimes du
Massacre d’Arriba.

Notre Association avait
initiée ce mouvement dès 1992 et elle l’avait organisée
pendant plusieurs années. Ensuite la Communauté djiboutienne
avait repris le relais et avait pris en main l’organisation du rassemblement.

On ne peut que s’étonner
que rien n’ait été fait (selon les informations dont nous disposons
actuellement) pour poursuivre ce mouvement, qui était un symbole fort
de la lutte contre la dictature.

Légitimement, chacun
pourra s’interroger sur les raisons qui ont motivé le désengagement
des opposants djiboutiens de France. Ont-ils abandonné le mouvement
de contestation de la légitimité de Guelleh et de dénonciation
de tous les crimes commis ?

Cela laisse malheureusement
la porte ouverte à de nombreuses questions et à des interprétations
inquiétantes sur des rapprochements contre nature. En suarons-nous
plus dans les jours qui viennent ?

Belgique :

En revanche, la Communauté
djiboutienne de Belgique avait appelé à un rassemblement multi-ethnique
à Bruxelles. Nous allons publier rapidement le compte-rendu.

16/12/03 (B225) La journée du 18 décembre, journée de toutes les victimes. (Lecteur)

 

Les Djiboutiens
vont célébrer la journée du 18 décembre,
en mémoire des victimes d’Arhiba en 1991.

Nous nous rappelons
que plus de quarante personnes ont étré sauvagement assasinées
durant cette triste journée, sous les ordres de Guelleh.

Aujourd’hui, les
Djiboutiens se souviennent d’elles, puisqu’ils se rassemblent chaque
année pour entretenir leur mémoire.

Nous souhaitons
que cette journée devienne celle de toutes les victimes :

 

La femme brûlée
vivante par des soldats voyous dans le secteur d’Obock, la mort
de Mohamed Issa «Cheikho» – sauvagement assassiné
par les hommes de Guelleh -, les handicapés de l’AND, avec
la mort du regretté Bileh, tiré à bout portant
par Mohamed Djama, tueur en série, toujours en activité,
ainsi que toutes les autres victimes …etc.

Nous encourageons à
tous les Djiboutiens et à toutes Djiboutiennes, à venir nombreux,
pour rappeler à la communauté internationale, la cruauté
de Guelleh, et de son régime mafieux.

Enfin, nous remercions
aux organisateurs de cette journée et à l’ARDHD pour son
soutien au peuple de Djibouti.

15/12/03 (B225) Saddam Hussein arrêté ! Et hop, un dictateur de moins ! A qui, maintenant ? (Lecteur)

Que lui reproche-t-on
au juste ? Crimes contre l’humanité, génocide, asservissement
du peuple, accaparement des ressources de l’Etat, enrichissement personnel,
détournement des fonds publics, création d’une caste privilégiée,
etc…

Au fait, cela ne vous
rappelle-t-il rien ? A qui le tour ?

Pas tout à fait
pareil, car il manquerait les armes de destruction massive dans le tableau
auquel vous pensez tous.

En tout cas, comme l’a
dit un homme politique, s’il y avait une arme de destruction massive, cachée
en Iraq, les Américains viennent enfin de la trouver ….

Ce qui prouve qu’il y
a trois manières de mettre un terme au régime d’un dictateur
:

  • la première
    c’est la révolution, avec malheureusement, sa cohorte de victimes
    innocentes,
  • la seconde, c’est le
    velours, les oeillets, etc. Plusieurs exemples depuis la deuxième
    guerre mondiale, devraient retenir l’attention,
  • la troisième
    : c’est de faire appel aux Américains !

Les Djiboutiens ont le
choix …. ! D’autant plus que les Américains sont présents
à Djibouti.

15/12/03 (B225) Mohamed Qayaad nous invite à réfléchir sur la dernière polémique en date …

Cette polémique
n’est que la dernière en date face à l’extraordinaire armada
médiatique mise en place et à la grande manipulation du pouvoir
et de ses satellites.

Le montage est trop grossier.Le
temps est à l’éradication tous azimuts et à huis-clos.

A l’ère de l’indignation sélective, il est politiquement incorrect
de dénoncer le terrorisme d’Etat, responsable de la première
violence qui plonge le pays dans une infernale spirale sans limites. Le dénoncer
est assimilé à une complicité avec les ennemis de la
Nation djiboutienne.

Longtemps cantonnée
dans les sphères d’une ultra iogiste poussiéreuse et aigrie,
les thèses iogistes qui forment la "matrice idéologique"
de ces criminels ont hélas le vent en poupe.

Cette polémique
n’a en vérité fait que libérer une parole et des sentiments
enfouis depuis des lustres dans l’univers mental de certains carrièristes
pseudo-opposants.

L’amalgame avec l’opposant
djiboutien digne de ce nom est alors délibérément entretenu
pour créer une sorte de maelström nauséabond et dévastateur
auquel une opinion publique djiboutienne, souvent mal ou peu inform , aurait
bien du mal à résister si ce matraquage devait se poursuivre.

Pari dangereux en définitive.
Pari qui ne laisse de place pour aucun discours alternatif tant celui qui
voudrait se poser en élément modérateur est immédiatement
accusé de mollesse, voire de trahison par la majorité de son
camp.

Devant l’horreur qu’il/elle
subit et le voile de mensonges et de désinformation qui couvre ce régime
totalitaire , il est du devoir de contribuer à rétablir la vérité,
avec d’autres compatriotes et lutter contre l’une des plus grossières
mystifications du siècle par la publication de centaines de témoignages
et de milliers de noms de citoyens et citoyennes victimes de cette barbarie
djiboutienne qu’est l’éradication.

La polémique n’a-t-elle
pas été manifestement initiée par les dompteurs sans
conscience des consciences libres?

Mohamed
Qayaad

14/12/03 (B225) Un lecteur nous signale que la fête du premier anniversaire du Parti de Moumin Bahdon (PPSD) a eu les honneurs des media officiels de Guelleh et en particulier de l’ADI. Honte ou félicitations ?

_____________________________________Extrait
de l’ADI


Le PPDS de Moumin Bahdon fête le 1er anniversaire de sa création

DJIBOUTI (ADI) – 12 Décembre – Le Parti Populaire Social
Démocrate (PPSD) de M.Moumin Bahdon Farah, a célébré
aujourd’hui son premier anniversaire devant son siège central
situé sur la route Nelson Mandela près du 3ème Arrondissement
de la Capitale.


La cérémonie a regroupé, outre les personnalités
politiques, de nombreux militants et sympathisants de ce parti membre de l’Union
pour la majorité présidentielle (UMP), coalition victorieuse
des dernières élections législatives multipartites de
notre pays, le 10 janvier 2003.

M.Ahmed Boulaleh Barreh
(ancien ministre de l’Intérieur), M.Houssein Barkhat Siradj (ancien
ministre de la Défense), et le Président du PPSD (ex ministre
des Affaires Etrangères M.Moumin Bahdon Farah, se sont tour à
tour succédés à la tribune et ont expliqué que
leur parti allait poursuivre son combat pour la consolidation de la démocratie.

_____________________________
Note de l’ARDHD.

Ceux qui croiraient
encore que le PPSD et ses dirigeants ont la moindre chance (volonté)
de participer à la consolidation de la Démocratie, sont certains
des rêveurs romantiques …. Participer au renforcement de la dictature
nous semblerait un terme plus exacte. Il faut arrêter de se moquer du
Peuple, qui a compris depuis longtemps et qui n’accorde plus le moindre crédit
à cette communication falsifiée.

14/12/03 (B225) Nous mettons un terme définitif à la polémique qui s’est développée cette semaine.

Que s’est-il passé
? Un lecteur nous a adressé des informations « factuelles »
concernant une altercation à l’Aéroport de Roissy entre Ali
Salem, le Président de la section belge du MRD et des personnalités
du régime, arrivées le matin en provenance de Djibouti.

M. Alhouekani a réagi
vivement, en égratignant Ali Salem, au passage.

Il ne fallait rien de
plus pour que la polémique s’anime et qu’elle gonfle de façon
démesurée. Nous avons été innondés de messages
défendant Ali Salem et attaquant Mohamed Alhoumekani et autant faisant
l’inverse.

Bref, pour assurer l’équilibre,
nous avons publié un message de réponse à M Alhumekani.
Mais nous ne publierons pas les autres, surtout ceux qui envoient des coups
bas, autant d’un côté que de l’autre.

L’équipe de l’ARDHD
est persuadée que seule l’Union de l’opposition peut constituer la
force suffisante pour mettre un terme au régime dictatorial qui asservit
la population djiboutienne. En conséquence, toutes différences
affichées publiquement et sous forme de règlement de compte,
ne peut que nuire à l’objectif final, qui devrait être de rendre
aux Djiboutiens, la Liberté, la Démocratie et la Justice.

Nous continuerons à
publier tous les messages et toutes les informations des lecteurs, à
l’exception de ceux qui concernent des polémiques personnelles entre
des représentants connus et aussi respectables les uns que les autres,
de l’Opposition à Guelleh.

Nous faisons confiance
à leur sagesse respective pour régler leurs désaccords,
s’ils en ont, au sein de Comité privé.

14/12/03 (B225) Le FDP confirme la manifestation du 18 décembre à Bruxelles et rappelle à tous les Djiboutiens épris de Justice, l’importance d’y participer.

FORUM pour la DEMOCRATIE
et la PAIX

Rue de la LINIERE, 17
1060 BRUXELLES
Tél:0472 205 127
Courriel: fdpdjibouti@hotmail.com

Saint-Gilles, le 13 Décembre
2003

Communiqué

Nous confirmons que la
manifestation prévue pour le 18 Décembre 2003 devant l’Ambassade
de DJIBOUTI à l’Avenue F.Roosevelt 204 à 1050 Bruxelles aura
bien lieu à la date et à l’heure indiquées sur le communiqué
de l’appel à la manifestation du 26/11/03. La participation du comité
du M.R.D en Belgique, à nos côtés, nous a été
confirmée.

Nous réitérons
notre appel et invitons celles et ceux pour qui, la valeur et la dignité
humaine sont chères, les associations à venir manifester et
dénoncer avec nous les violations de tous genres commis par le régime
à DJIBOUTI.

Ne
jamais oublier le 18 Décembre 1991…….

________________________________
Note de l’ARDHD

Nous sommes surpris car nous n’avons reçu aucune information sur une
manifestation à Paris, le 18 décembre devant l’Ambassade de
Djibouti.

Nous espérons que
la Communauté djiboutienne de France, en particulier de la Région
parisienne et plus spécifiquement les mouvements d’opposition d’origine
AFAR, ont prévu quelque chose (cf nos appels à ce sujet depuis
un mois), mais qu’elle a oublié de nous informer.

Si rien n’était
organisé à Paris, ce serait la première année
que les Djiboutiens manqueraient à leur devoir de mémoire. Guelleh
ne pourrait qu’en tirer un signe positif d’un affaiblissement de l’opposition
à son régime en France.