14/12/03 (B225) Jean-Paul Noël ABDI se rend au Congrés de l’UIDH à Ouagadougou.

Nous avons appris que
Jean-Paul Noël ABDI, Président de la Ligue djiboutienne des Droits
humains, allaient se rendre au congrès de l’UIDH.

Selon certaines indiscrétions,
il pourrait être élu en remplacement de Me AREF, dont les orientations
personnelles ne seraient plus conformes ni à son mandat ni aux engagements
nécessaires, au sein de l’UIDH.

On se souvient à
l’époque en 1999, que Me AREF qui était déjà membre
de l’UIDH, avait été nommé Vice-Président pour
l’Afrique de l’Est, alors qu’il purgeait à Gabode une sanction injuste
…et cela dans le but de renforcer sa crédibilité en tant qu’opposant
à Guelleh à l’époque.

Jean-Paul Noêl ABDI
et la LDDH sont membres de la Fédération internationale des
Droits de l’Homme, qui a son siège à Paris.

12/12/03 (B224) Messieurs de l’opposition. Cessez d’étaler vos querelles sur la place publique ! (lecteur)

Je ne vous avais jamais
écrit, mais je ne peux pas m’empêcher de réagir à
la lecture des différents messages et de la polémique de ces
derniers jours autour d’Ali Salem et de Mohamed Alhoumekani.

Elle est fort regrettable,
car elle ne peut que nuire à l’opposition. Je n’ai pas compris les
raisons pour lesquelles M Alhoumekani avait réagi aussi vivement contre
Ali Salem. Peut-être a-t-il raison, mais pourquoi le faire publiquement
? Renvoi d’ascenceur ? Je me souviens qu’Ali Salem avait envoyé une
belle méchanceté au GED à propos d’une réunion
qui avait été proposée par le GED et auquel il avait
refusé d’aller. Je n’ai plus tous les détails. En tout cas,
c’est suicidaire !

A mon avis, notre seule
chance réside dans une opposition unie. Les divergences, s’il y en
a, ne doivent pas être étalées sur la place publique.
Je ne sais si M Salem réagira, comme il en a le droit, mais il serait
plus intelligent de régler ses problèmes en face à face,
sans passer par la tribune de l’ARDHD.

Pourquoi ? Parce que les
divergences renforcent Guelleh !

En revanche et je répond
à la lectrice, qui vous a adressé une contribution. S’appuyer
sur l’émission de TF1 pour en tirer des arguements est une erreur.
En effet, il n’y a pas de doute. On a fait cette émission sur mesure
pour aider Guelleh ! Il y a trop de parti pris. On a semé le doute,
comme l’a dit l’ARDHD entre suicide et meurtre, alors que la Justice française
travaille maintenant uniquement sur l’hypothèse du meurtre. Ca n’est
pas objectif et en donnant trop de crédit à cette émission,
on ne fait que renforcer là-aussi IOG et sa clique !

Alhoumekani et Iftin ne
sont certainement pas parfaits, mais donner une seule information aussi décrédibilisante
sur une notation qui aurait été faite par des Français
et non des Djiboutiens, cela est trop partial pour moi et cela ne me convainc
pas vraiment.

Si les Français
avaient voulu décrédibiliser le témoignage d’Alhoumekani,
pour donner un coup de pouce à Guelleh, ils n’auraient pas fait autrement

Donc, Messieurs de l’opposition,
je vous en prie, ayez plus de mesure dans vos écrits publiques, réglez
vos problèmes dans la discrétion, en petit comité et
donnez une image plus unie de l’opposition. On s’en portera mieux nous les
Djiboutiens.

Là-dessus, je vous
quitte et j’espère que vous réfléchirez !

11/12/03 (B224) Une décision judiciare regrettable…(affaire Daf contre général ZAKARIA) (Lecteur)

Le Maître des requêtes
D’Ormesson, de qui un certain Roi de France sollicitait officieusement
des services pour mettre en cause un certain intendant Foucher rétorqua
:

"Sir le Conseil rend
des arrêts pas de services". On aurait aimé que les juges
à la Cour d’Appel de djibouti fasse preuve d’une indépendance
identique.

A leurs décharges,
ils pourront toujours souligner, que depuis, beaucoup d’eau à couler
sous les ponts de France et de Navarre : la langue de bois ambiante tranche
avec les propos incisifs d’alors.

Il n’en reste pas
moins que les mêmes eaux ont charrié sur les rivages, à
la portée du justiciable de la "France d’en bas", certains
principes comme le droit à un procès équitable, avec des juges
indépendants et impartiaux..

La lecture de l’arrêt
d’Appel permet en tout cas , alors même que l’affaire était
relativement sordide, d’émettre certaines réserves tant
sur la forme(1), que sur le fond (2).

1- les réserves
de l’arrêt relativement au droit processuel.

Il est classiquement admis
que l’irrégularité de la citation à comparaître est
absorbée par la comparution volontaire du prévenu .C’est
ce que les processualistes appellent la théorie de la comparution volontaire.
De même il est classiquement admis que la contestation de l’irrégularité
de la citation doit Ltre soulevée avant tout moyen relatif au fond,
c’est à dire in limine litis.

L’avocat de la défense
devait donc soulever l’ irrégularité de la citation au
seuil du procès, mais à quoi cela servait-il, car de toute façon
la théorie de la comparution volontaire allait être opposée
par le Procureur?

En réalité
Maître Omar savait pertinemment que la théorie allait lui Ltre
opposée, mais ce dernier cherchait juste à obtenir un renvoi d’audience
dès lors que la citation était irrégulière à cause du non respect
du délai de dix jours entre la notification de la citation et la date
d’audience. En effet la comparution volontaire du prévenu absorbe
l’irrégularité de la citation; mais si ce dernier estime
que ces droits de la défense sont mis en cause, il peut demander un
renvoi d’audience et il est de droit.

Sur ce point on peut déjà
conclure que les droits de la défense du prévenu Daf ont été
mis en cause. D’où un premier moyen de Cassation, qui se suffit
à lui même, puisqu’il y a violation d’une procédure
substantielle.

Dans le même ordre d’idées,
la Cour note qu’il ya lieu de "reformer le jugement dans son intégrité",
pour finir par prononcer de lourdes peines. La Chambre criminelle de la Cour
de Cassation estime que lorsque le juge réforme une décision
de relaxe, il doit motiver sa décision. Aucune motivation suffisante
n’apparaît dans la décision de la Cour d’Appel djiboutienne;
bien au contraire la Cour se contente de viser les textes pertinents en matière
de diffamations sans véritablement analyser les faits justificatifs.

Cela nous amène alors
aux réserves sur le fond.

2-Les réserves
de l’arrêt relativement au fond du droit.

Les textes pertinents
en matière de diffamations ont pour principale originalité d’opérer
un renversement de la charge de la preuve (a), ce qui aboutit à reconnaître
assez facilement le délit de diffamation dès lors qu’il ya atteinte
à l’honneur, entre autres. Mais cette facilité est absorbée
par la possibilité offerte à l’auteur d’avancer les faits
justificatifs de la diffamation, cela amène alors le juge a apprécier
la pertinence des preuves. Ce qui évoque une précision de l’office
du juge en matière de diffamation.(b)

a) le renversement de
la charge de la preuve.

De manière traditionnelle,
la charge de la preuve incombe au demandeur. Mais il arrive que cette règle
de procédure, qui a valeur d’un principe général
de droit soit renversée par le législateur. Les textes en matière
de diffamations font parties de ces dérogations. Il n’est pas
contestable en effet tant dans la législation française que
djiboutienne qu’il ya un reversement de la charge de la preuve : il appartient
au journaliste incriminé d’apporter la preuve, non pas que les
propos ne sont pas diffamatoires, mais qu’ils sont réels, vrais
et proviennent d’une source sérieuse. A défaut, le journaliste
peut encore apporter la preuve de sa bonne foi. Il s’agit là de l’exceptio
véritatis et de celle de la bonne foi.

Dans cette perspective
on comprend alors le ratio décidendi du législateur français
et djiboutien, le renversement de la charge de la preuve est un moyen de défense
du prévenu. èour sa défense le journaliste incriminé
doit apporter la preuve soit de la véracité de ces propos, de
sa bonne foi ou encore de la légitimité du débat occasionné
(ou souhaité) par les allégations en cause. On l’aura noté,
au demeurant, les faits justificatifs n’aboutissent pas à remettre en
cause l’atteinte à l’honneur, mais seulement à absorber le caractère
délictueux, des propos. C’est ce qui distingue( entre autres)
le régime juridique de l’injure de celui de la diffamation.

En d’autres termes
les propos pourront toujours Ltre attentatoires à l’honneur mais parce
qu’ils sont couverts par les faits justificatifs, ils ne seront pas sanctionnés,
il appartient alors au juge d’apprécier la pertinence des preuves
avancées.

b) l’office du juge
en matière de diffamation.

Assez schématiquement,
nous avons vu que le régime de la diffamation se caractérisait
par le fait qu’il appartenait au prévenu d’apporter la preuve
de la véracité des propos tenus, de la bonne foi, et enfin de
la légitimité du débat souhaité, occasionné
par le journaliste.

L’office du juge
ne se limite pas alors à l’appréciation du caractère attentatoire
des propos du journalistes à l’honneur, mais aussi à l’appréciation
des faits justificatifs. En effet l’ issue du procès en diffamation n’est
pas conditionnée par le caractère attentatoire à l’honneur des
propos d’un journaliste, car en tout état de cause ces derniers
dans un procès en diffamations le sont toujours; mais de la pertinence des
preuves allégués par le prévenu.

Or, dans l’affaire
Daf, la Cour s’est limitée à reconnaître le caractère
diffamatoires des propos
sans
véritablement statuer sur un fait justificatif, qui a pourtant été
allégué dans les conclusions de Maître Omar : DAF dénonçait
une remise en cause de la neutralité de l’armée,
et
de son caractère apolitique. Il affirme qu’il souhaitait un débat
sur ces deux points.

En d’autres termes,
la Cour devait répondre à la question de savoir si ces deux arguments
pouvaient Ltre assimilés à des faits justificatifs ( la légitimité
d’un débat publique).

Force est de constater
qu’il n’en est rien, ce faisant la Cour déplace le centre
de gravité du procès en diffamation : désormais la clé
du procès ne se situe pas dans la réalité des faits justificatifs,
de la pertinence des preuves, mais tout simplement dans le caractère
attentatoire des propos à l’honneur; ce qui ne nécessite
pas, en vérité, une démonstration rigoureuse. En ce sens,
on peut légitimement affirmer, au regard de la jurisprudence, qu’il
existe une présomption du caractère diffamatoire des propos,
dans un procès de cette nature; mais que cette présomption est
simple, pouvant Ltre renversée par…les faits justificatifs. Cela
étant, telle n’est pas la position de la cour d’Appel dans
l’affaire Daf : la Cour se contente de viser les textes et admet qu’il
y a diffamation. On passe alors du domaine de la présomption simple
du caractères
diffamatoire des propos d’un journalistes, lorsqu’il met en cause
une personne, au domaine d’une présomption irréfragable
!!!.

Pourtant, à l’analyse,
la Cour aurait pu éviter une telle dérive du régime juridique
de la diffamation : elle aurait pu se placer non pas sur le terrain de la
diffamation mais sur celui de l’injure, qui est aussi sanctionnée
pénalement. Il suffisait d’opérer une substitution de motifs.
Et bien entendu auquel cas elle n’aurait pas eu à analyser d’éventuels
faits justificatifs, ce qui du même coup rend absurde une critique relativement
à ces derniers.


Mais d’abord en restant sur le terrain de la diffamation, ensuite en
refusant de statuer sur la pertinence de preuves qui sont aux termes même
de la loi et de la jurisprudence des moyens de défense pour le prévenu;
la Cour aboutit à une interprétation contra legem des dispositions
actuelles. Ce qui est susceptible d’entraîner une cassation pour
deux motifs : absences de réponses à conclusions inhérentes
au caractère légitime du débat sur la neutralité de l’armée,
et défaut de bases légales; mais il est vrai que ces deux éléments
de cassation s’inscrivent plus ou moins dans celui de l’insuffisance
de motivation soulevé plus haut.

Mais là n’est
pas la critique essentielle, l’apport de cette jurisprudence peut-être
source d’une
dérive:
désormais le citoyen lambda, pourra actionner un journaliste en se
contentant d’affirmer que les propos sont de natures à porter
atteintes à son honneur, et ce dernier sera sanctionné, sans
qu’il lui soit possible ni même utile d’arguer de faits justificatifs.
On assiste alors à une confusion entre le régime juridique de
l’injure et celui de la diffamation.

A mon sens, cette jurisprudence
remet fortement en cause la liberté d’expression, et opère une
confusion dans les esprits des justiciables, sans que pour autant cela n’aboutisse
à dépassionner un débat sur la liberté d’expression
des journalistes à djibouti ,de plus en plus récurrent; dommage en
tout cas que le troupe folklorique Harbi, également partie civile n’ait
pas entonné un chant au prétoire. L’on sait, en effet,
que la musique adoucit les moeurs…

"Jus"
d’orange.

11/12/03 (B224) Titre: Alhoumékani, personnage controversé. (Réaction d’une lectrice, que nous communiquons sous sa responsabilité)

Monsieur Alhoumékani,
tout le monde vous a suivi très récemment sur TF1. Vous me paraissez
une personne très controversée, pour vous faire l’économie
du terme, psychopate. Le reportage était contre vous et contre votre
témoignage. On a même pu évaluer vos compétences
militaires, puisque les journalistes ont eu le « culot » d’afficher
votre note qui n’était pas trop brillante. Il faut dire que 2,5/20,
c’est très insuffisant.

Personnellement, je me demande comment les autorités belges vous ont
cru…et il faut dire que vous avez eu beaucoup de chance.

Encore une fois, vous venez ici de vous contredire en soutenant les gens du
régime. Jusqu’a présent, je ne sais pas, si vous êtes
avec le régime ou contre? Il faut se décider ! Ou alors, vous
revenez sur votre naturel, qu’est de soutenir les arabes…même si certains
d’entre eux sont résolument mauvais.

A plusieurs reprises, vous avez par exemple, critiqué Rifki Abdoulkader;
Roubah, Chaker…et sur le site de l’ARDHD et sur le site du Gouvernement
qui se dit en exil.

Singulièrement, vous vous montrer protecteur de Chamsan et de Rifki
dans votre dernière intervention écrite. Cela nous confirme
les propos tenus par les journalistes. Vous effectivement une personne controversée.
Autrement, vous attendez d’eux quelque chose !

Quant à l’histoire qui a opposé Ali Salem et Chamsan, je penses
que ce n’est pas votre affaire.

De là, j’analyse que vous avez une dent contre Ali Salem. Ce dernier,
qui fut un jour mon professeur, ne peut pas se comparer à vous. C’est
un grand monsieur connu par tout le monde et surtout ses élèves
dont certains sont actuellement en Licence, en Maîtrise et en DEA…mais
aussi bientôt doctorant.

Ce monsieur à éduquer plus d’un djiboutien. Il a servi son pays.

Il est aujourd’hui attaché au département de la Coopération
au développement à l’Université Libre de Bruxelles et,
il continue à nous recevoir pour diriger nos travaux.

Je vous recommande de ne pas se mesurer à se monsieur. Vous ne valez
pas un « clou » à côté de lui.

Il ne faut pas se déchainer contre les autres si tu estimes avoir été
lésé dans l’affaire Borrel. Il faut faire preuve d’ingéniosité.
Si tu es incapable, il faut demander conseil.

Ce n’est pas par hasard que trois personnes du « GED » vous ont quitté
pour rejoindre l’équipe du MRD dont monsieur Salem est président.

Enfin, je te dirai d’aller te faire soigner et je prierai Dieu pour toi. Je
pense qu’il y a de bons médécins en Belgique.

Très fraternellement.

Firdoussa
Said de Lille.
(Ancienne élève de monsieur Ali Salem)

11/12/03 (B224) Radio-Trottoir : les suites de la bagarre avortée de Roissy. Un Secrétaire général qui fait un malaise nerveux à l’infirmerie de l’Aéroport, pour masquer ses turpitudes !!! (Lecteur)

Fathi Ahmed Chamsan aurait
eu un malaise après l’altercation du lundi 08 décembre à
l’Aéroport de Roissy, car Ali Salem l’a véritablement humilié
devant tout le monde.

Les sauveteurs, qui l’ont
accueilli immédiatement après, ont jugé utile de lui
proposer une évacuation sanitaire vers un hopital parisien. Bien que
très fragilisé, il a eu le courage … de dire NON !

Une chose est certaine
: le Président de la section belge du MRD lui a ‘pourri’ sa journée.
Rifki est entrain de préparer des moyens de répression sur la
famille d’Ali Salem avec un double objectif : la vengeance d’abord et ensuite
la prévention.

Rifki a appris que la
section belge du MRD avait l’intention de multiplier ce genre d’action à
l’Aéroport de Paris, pour effrayer tous ceux qui font du mal aux pauvres
djiboutiens.

Selon des sources proches de l’Ambassade, Ali Salem reprocherait au Secrétaire
général du l’Education :
– de l’avoir arbitrairement destitué de son poste de Conseiller pédagogique,
– de ne lui avoir proposé aucune affectation, ni aucune mutation..
– de l’avoir mis en demeure, sous la menace, d’abandonner son poste.
– d’avoir menacé son épouse d’une radiation du poste qu’elle
occupe au journal La Nation, alors qu’elle n’y était pour rien.
– d’avoir écrit une lettre de menace au représentant de l’UNICEF
à Djibouti, pour qu’il le licencie….

En gros, Ali Salem Omar avait toutes les raisons légitimes pour se
déchainer contre Fathi Ahmed Chamsan qui, courageux mais pas téméraire,
a rejetté toutes les fautes sur son ministre Hamoud.


Fire-fax.

11/12/03 (B224) OMO lave plus blanc que blanc ! Le Ministre de la Justice de Djibouti choisit le 10 décembre, journée mondiale des Droits de l’Homme, pour nous assomer dans l’ADI d’un article long et fastidieux, vantant les mérites du système Guelleh dans le domaine du Respect des Droits de l’Homme. Surréaliste !

Nous n’ajouterons pas
de commentaires à cette longue déclaration du Ministre de la
Justice, qui tente de justifier l’insoutenable. Ceux qui vivent la situation
à Djibouti, ceux qui la suivent de l’extérieur auront, d’abord
envie de rire car ce texte est surréaliste, de bailler ensuite, car il
est long et ennnuyeux, de pleurer enfin, car il se moque ouvertement des Djiboutiens
qui connaissent et qui subissent la réalité, les emprisonnements arbitraires,
les exécutions extra-judiciaires (pour ne pas dire les assassinats
..), les viols ‘commandés’ et jamais punis, le climat de terreur, le
musèlement de la liberté d’expression, les décisions
arbitraires de justice, etc….

Rappelons que Monsieur
Ismaïl Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice a déjà été
coopté par l’Ordre des Brosses à Reluire au Grade de ‘Somnifère’.
Il ne fait que récidiver

A la troisème tentative nous le proposerons pour le poste de Grand Maître de l’Ordre des Brosses à Reluire!

______________________________
Extrait de l’ADI

Le Comité djiboutien
des droits de l’homme dresse une rétrospective de la situation
à l’aune des recommandations internationales
DJIBOUTI (ADI) – 10 Décembre – A l’occasion de la Journée
Internationale des droits de l’homme célébrée le
10 décembre 2003 et en commémoration de la décennie des
droits de l’homme consacrée par la Conférence de Vienne
de 1993, le Comité des droits de l’homme présidé
par le Ministre de la Justice a dressé une rétrospective de
la situation des droits de l’homme à Djibouti à l’aune
des recommandations internationales.
Il y a plus de 10 ans déjà, la Conférence mondiale sur
les droits de l’homme tenue à Vienne a consacré l’engagement
solennel pris par les Etats de s’acquitter de l’obligation de promouvoir
le respect universel, l’observation et la protection de l’ensemble
des droits humains et des libertés fondamentales pour tous.

Cette Conférence
de Vienne s’est inscrite dans un contexte international marqué
par la fin de la rivalité Est-ouest et l’émergence concomitante
d’une aspiration mondiale à une meilleure protection des droits
humains. Ce contexte a favorisé la mobilisation de la Communauté
Internationale autour d’une même conception fondée sur le
principe de l’universalité des droits de l’homme qui place
la dignité et la valeur de la personne humaine au cœur des droits
de l’homme.

Le Comité ad hoc
de défense et de promotion des Droits de l’Homme saisit l’occasion
de la Journée Internationale des Droits de l’Homme pour attirer
l’attention des Djiboutiens sur la nécessité d’une
vigilance permanente et d’un travail méthodique et constant afin
de défendre et de promouvoir les Droits Humains. Pour réaliser
ces objectifs, le gouvernement de la République s’est doté
d’outils institutionnels et d’un arsenal juridique conséquent.

Conformément à
l’article 1er de la Déclaration de Vienne, la promotion et la
protection des droits de l’homme incombent au premier chef aux gouvernements.

L’adhésion
de notre pays aux droits de l’Homme est attestée par l’intégration
des valeurs de la déclaration universelle des droits de l’homme
au préambule de la constitution. En outre, depuis 1999, la charge des
droits de l’homme est attribuée à un ministère en
l’occurrence le Ministère de la Justice.

Un comité ad hoc
fut mis en place en 2002 en vue de faire un état de lieux sur la situation
des Droits de l’Homme à Djibouti.

Notre pays a adopté
dès octobre 2002 et sur proposition du Comité ad hoc un ensemble
des textes formant la charpente juridique pour la défense et la promotion
des droits de l’homme.

Les Droits de l’Homme,
faut-il le rappeler, constitue le pacte le plus important autour de la cause
la plus noble que l’humanité a pu passer afin de donner un sens
à son existence.

N’est –ce pas
en 1948 que des hommes et des femmes organisés en nations ont uni leurs
réflexions et leurs efforts en vue d’exprimer les aspirations
fondamentales de tous les peuples ?

Au sortir de la seconde
guerre mondiale de 1945, les nations et les peuples, meurtris par des pratiques
inhumaines, ont voulu donner une portée universelle et sans précédent
dans leur histoire à cet évènement. La déclaration
universelle, sortie des profondeurs de la conscience humaine et de la prise
de conscience des nations et des peuples, continue à retentir par delà
les frontières et les cultures.

Son universalité
et son appartenance à tous lui confèrent un impact tel que ce
texte, encore d’actualité, inspire beaucoup de règles et
de conduites internationales.

Ces droits se nomment
liberté de conscience, liberté d’association, liberté
d’expression … Ils sont inclus dans le pacte civil et politique,
une convention internationale que Djibouti a ratifié.

Ces droits se nomment
droits économiques, sociaux et culturels et sont contenus dans une
convention internationale qui instaure le principe de l’égalité
entre les peuples, leur droit à l’autodétermination et
au développement. C’est le droit à une vie décente
de tout être humain vivant en société et jouissant du
droit à s’épanouir dans sa propre culture. Notre pays a
ratifié également cette convention et bien d’autres qui
protègent les valeurs essentielles telles que la vie, la liberté,
et la dignité.

La déclaration
universelle qui fut signée à Paris au Palais CHAILLOT en 1948
un 10 décembre, a servi de base aux lois et traités internationaux
élaborés depuis lors. Par la suite, les fondateurs des Nations
Unies ont voulu se doter d’instruments internationaux et de mécanismes
afin de protéger les droits fondamentaux des êtres humains.

Mais dès que les
guerres et les malheurs s’éloignent, les choses se passent comme
si l’humanité s’empressait d’en oublier les méfaits.
N’a-t-on pas connu après la seconde mondiale la guerre froide
?

Les retombées directes
ou indirectes de cette dernière avaient favorisé, de par le
monde, la montée de la barbarie. Cependant, on s’est remis à
rêver encore une fois lorsque les tensions ont perdu de leur acuité.

L’humanité
s’est mise à espérer un monde meilleur où l’humain
serait placé au centre de l’intérêt. Et comme si
cela était trop beau, les nations du monde redécouvrent à
la fin du 20 siècle et au début du 21 siècle les guerres
et les désolations qu’elles charrient.

Les crimes racistes, les
génocides, les guerres des plus forts contre les plus faibles, celle
des faibles entre eux, les guerres et les hostilités de toute sorte
pointent à nouveau leur nez à la porte de notre histoire. Djibouti
n’a pas été en reste car nous aussi avons connu notre guerre
civile au début des années 90.

De par son attachement
aux valeurs universelles des droits de l’homme, au premier rang desquelles
se trouve la paix, le Gouvernement de la République a conclu en l’an
2000 un accord de paix et de concorde civile avec la rébellion armée,
faisant ainsi sien le principe d’interaction entre paix, développement
et droits humains.

Depuis quelques années,
notre pays avance sur le chemin sinueux de la liberté, de la démocratie
et de l’Etat de Droit.

Le multipartisme intégral
est en vigueur ; La liberté d’expression gagne du terrain au jour
le jour ; Les femmes prennent constamment des bastilles. Après l’égalité
voire le dépassement des hommes à l’école, l’intégration
à des postes de responsabilité aux fonctions publiques avec
un salaire égal pour un travail égal, les voilà en marche
de façon irrésistible en direction des sphères décisionnelles.
C’est une loi d’initiative gouvernementale qui a imposé un
quota minimal de 10% de femmes en position éligible sur la liste électorale
des législatives 2003. Cette discrimination positive a ouvert la voie
du parlement. Et depuis 1999, le siège du Gouvernement n’est plus
un tabou pour elles.

Notre pays n’est
pas en reste sur la voie des activités économiques. Avec la
modernisation du Port actuel et l’extension vers Doralé (futur
port pétrolier et port d’éclatement), l’idée
de voir Djibouti devenir un grand marché de l’Est Africain où
transitent les biens de consommations de toutes sortes fait son chemin et
se met en perspective.

L’élargissement
de la Zone Franche, la création des petites industries au Sud, l’investigation
systématique de l’eau, la diversification des sources de l’énergie…
Le tout dans un contexte de paix et de sécurité retrouvés
au sein d’un peuple réconcilié présage d’un
avenir prometteur en matière de droits économiques et sociaux.

De façon générale,
le projet global axé sur la bonne gouvernance et la lutte contre la
pauvreté résume avec brio la détermination avec laquelle
la République de Djibouti entend faire face aux impératifs de
développement tout en restant attentive à ce qu’il y a
de plus cher à la nation : l’être humain.

En outre, la création
d’un comité ad hoc des droits de l’homme chargé de
jeter les bases d’une stratégie nationale de promotion et protection
des droits de l’homme s’inscrit dans cette droite ligne.

Dans le respect des prescriptions
découlant de la Déclaration de Vienne, le Comité a adopté
le 10 décembre 2003 un plan d’action national pour les droits
de l’homme dont la première action marquante sera la tenue d’un
atelier de réflexion sur les droits de l’homme au cours du premier
trimestre 2004.

11/12/03 (B224) Mohamed Alhoumekani réagit aux informations d’un lecteur qui ont été reprises à deux reprises dans Radio-Trottoir sous le thème d’une bagarre avortée à Roissy …

A ma connaissance, Fathi
Ahmed CHAMSAN avec qui Ali SALEM se serait "accroché" à
l’Aéroport de Roissy, est une personne honnête, qui n’a jamais
participé aux magouilles du Pouvoir

Si certaines personnes
ont le désir d’obtenir le statut de Réfugié politique,
dont l’instruction aurait été mise ‘en sommeil’, puisque l’attestation
délivré par leur parti politique n’est pas jugée comme
un élément convaincant, semble-t-il, aux yeux des Autorités
européenes, elles devraient trouver d’autres arguments et d’autres
moyens pour tenter de les convaincre et de justifier leur statut.

Je m’interroge vraiment
sur les raisons cachées du tapage qu’ils ont engagé contre Rifki.
S’ils ont été maltraité ou spolié à Djibouti
par ces personnes, je ne saurais que leur conseiller de porter plainte devant
une justice européenne.

Si leur famille sont vraiment
en danger, il leur suffira d’apporter des preuves.

Je remercie l’ARDHD de
bien vouloir publier ‘in extenso’ ma réaction

Mohamed
Alhoumekani

11/12/03 (B224) A lire cette semaine sur Intelligence Online et la Lettre de l’Océan indien.

LA LETTRE DE L’OCEAN
INDIEN – 13/12/2003

EEPC – Etude sur la fourniture d’électricité à Djibouti
L’Ethiopian Electric Power Corporation (EEPCO) s’est associée à
la compagnie Electricité de Djibouti (EDD) afin de lancer un appel
d’offres pour des études. (…). [Total : 55 Mots].

INTELLIGENCE ONLINE – Edition française – 12/12/2003

TERRORISME – Le Yémen, nouvelle base US
Le bureau du FBI à Aden, où avait eu lieu l’attentat contre
le destroyer US Cole en octobre 2000 compte maintenant plus d’une centaine
d’agents. (…). [Total : 415 Mots].