31/01/04 (B232) Une réunion prévue pour traiter d’un meilleur service Internet, tourne, d’après La Nation à un débat commercial avec les Forces US à Djibouti.

CCD – Réunion
d’Information (Extrait de La Nation)

Au départ, cette réunion devait être consacrée
à un meilleur usage d’Internet par les opérateurs privés
de Djibouti, de façon à leur montrer comment ils pourraient
être plus réactifs pour répondre aux sollicitations de
leurs clients.

L’Armée US a décidé d’aller au-delà en proposant
à la Chambre de Commerce un débat sur leurs modalités
de passation des marchés. (…)

______________________________
Note de l’ARDHD

Nous ne sommes pas véritablement
surpris. On sait bien que Guelleh, comme tous les dictateurs de la planète,
se méfie d’Internet et qu’il n’entend pas libéraliser l’accès,
ni permettre aux internautes de bénéficier d’un service de qualité
à un prix raisonable.

Il entend bien conserver
le contrôle de l’information et pouvoir censurer les sites qui ne vantent
pas ses mérites … personnels.

C’est ainsi qu’il fait
fermer de sa propre autorité, sans aucun contrôle, l’accès
aux sites qui ne se conforment pas à ses souhaits. Aujourd’hui, c’est
l’ARDHD et le GED. Demain ce seront d’autres sites ….

C’est ainsi que les internautes
doivent payer des montants importants pour un accès aléatoires
en termes de qualité et limité en termes de débit.

La liberté n’est
toujours pas au rendez-vous à Djibouti, mais cela n’empêcher
pas Guelleh de faire du Business avec les forces américaines, qui défendent
officiellement la liberté et la démocratie, mais qui sont atteintes
d’une remarquable cécité sélective
!!!

31/01/04 (B232) Lettre ouverte du Sergent Ariko aux membres du GED.

 

GENDARMERIE NATIONALE

FORT ET JUSTE

Lettre ouverte au
Gouvernement en exil de Djibouti.

Cher Amis,

Je commencerai cette lettre
ouverte, que je vous adresse, en vous souhaitant une bonne fête de l’Aid,
qui va être célébrée, Inch Allah, soit le dimanche
1 février soit, pour certains, la veille.

Au moment où IOG
et sa courette sont allés mentir à ALLAH le Grand, en faisant
un pélérinage qu’Allah ne peut pas accepter aussi aisément
(à mon avis) à partir du moment où l’argent utilisé
pour financer ce voyage est haram. Le régime est sur le point de tomber
comme un fruit mur.

Je vous interpelle sur
la présence au sein de votre gouvernement de personnalités qui
pourraient être proches du régime.

Je ne désigne personne
mais on a l’impression que ceratins de vos écrits amusent la classe
poltique djiboutienne et les mabrazes installés en Belgique.

Je sais que le khat arrive
tous les samedis et que la diaspora djiboutienne le consomme au cours de réunion.
Et si on interdisait d’y parler de poltique, la séance manquerait de
piments … au point de faire taire tous les participants.

Je suis certain d’une
chose, M. Mahamoud, c’est que le régime djiboutien n’a pas installé
Kouta Kinté et son Ambassade fantoche pour faire plaisir a l`Union
européenne, qui sait pertinement que le Régime djiboutien mange
l’argent comme les termites mangent l’arbre.

Ismail Omar avait reconnu,
lui-même, que l’Union européenne lui avait promis la somme de
800.000 Euro pour la démobilisation des Combatants du FRUD -Armé
qui se sont vendus au Régime. Mais l’argent, aussitôt parvenu
à Djibouti a été utilisé pour acheter les têtes
durs du Régime qui jouaient la comédie de l’opposant opprimé.

Beaucoup sont désormais
installés à Bruxelles et le Gouvernement belge n’y a vu que
du feu. Il ne peut comprendre les mensonges et les réglements de compte
entre les Djiboutiens eux mêmes. De plus la campagne de desinformation
conduite par Kouta et par son équipe a certainement contribuée
à les intoxiquer.

Je n’ai pas dit que ceux
qui font partie de votre gouvernement ne combattent pas le Régime.
Tout le monde travaille dans ce but, mais pour reprendre la chanson du célèbre
chanteur de la FNP Jallé, on dit que ceux qui sont dans l’oppostion
sont ceux qui ont d’abord volé le Peuple puis qui dénoncent
ces pratiques à partir de l’extérieur.

Je suis surpris qu’aucun
djboutien ne vous connaisse, mis à part les internautes. Auparavant,
je vous avais conseillé de parler à la BBC parce que la population
l’écoute et qu’elle vous connaîtrez mieux et qu’elle pourrait
décider de vous soutenir.

Si vous continuez à
vous limiter à des écrits publiés sur Internet, sachez
que la grande majorité de la Population n’a pas accès à
Internet depuis leur maison. Au bureau, les accès sont surveillés
et ils ne peuvent vous consulter sans prendre de risques.

Le MRD est dans la même
situation, dans la mesure où ses dirigeants ne s’expriment pas sur
les médias radiophoniques et en particulier sur la BBC, qui sont très
écoutés par les Djiboutiens de l’intérieur, comme de
l’extérieur. L’opinion djiboutiennne, en général, croit
que le regime vous utilise comme un faire-valoir, pour faire croire au Monde
occidental que la Démocratie est instituée à Djibouti.

DAF publie son journal
mais le régime surveille chaque mot. Après avoir mis sa famille
en sécurité, il donne au régime une raison, comme une
autre, de le liquider comme ils ont liquidé le Major Daheiyié
qui avait parlé au micro du Journaliste de Canal + sur l’affaire Borrel.

Le cas du jeune Moustapha
Kaireh Darar, qui était Lieutenant de la Brigade speciale, lors du
défilé du 27 juin 2000 et qui a goûté à
Gabode est édifiant.

Il a certainement été
soumis au chantage habituel « si tu travailles pour nous et que tu
commets pour nous au sein du GED, nous ne ferons rien contre ta famille restée
à Djibouti »
. Cela m’inquiete beaucoup, d’autant plus que ce
n’est pas un cas unique. D’autres sont sur les listes que m’a tansmises un
membre de l’opposition djiboutienne lors de notre rencontre à Hargeisa.

Le Régime veut
vous discréditer en jouant la carte tribale et en affirmant, haut et
fort, que le GED est un parti dominé par les Issas. Cela a pour objectif
de tenter de créer la discorde en votre sein.

Je sais que le Régime
ne craint pas DAF ni ses écrits car il est étroitement surveillé.
Il suffit qu’il écrive rien sur l’affaire Borrel. Ce jour-là,
il signerait son arrêt de mort et nous savons tous qu’à Djibouti,
tous les moyens sont bons pour éliminer les gêneurs.

Ils n’ont pas besoin d’utiliser
les armes ; un simple poison ramené d’Ethiopie pourrait mettre un point
final à l’affaire DAF/oposition. Cette technique a été
utilisée contre son Président Mohamed Djama Elabé à
l’hôtel Sheraton. Si DAF n’en ait pas convaincu, qu’il interroge l’ancien
chauffeur d’Elabeh qui est à Borama.

Pour régner sur
la population, il faut l’affamer et la diviser sans cesse. Le Général
Yacin Yabeh est mort, mais personne n’a levé le moindre petit doigt.
A l’exception de DAF.

Tout le monde a peur et
préfère privilégier ses intérêts personnels
au détriment ce deux de la Nation.

Même le vieux Mohamed
Said Saleh, qui est le plus agé des Djiboutiens émigrés
en Belgique, se tait. Il se refuse à parler de peur de ne jamais pouvoir
retourner un jour à Djibouti.

Donc Chers Amis, nous
devons nous unir pour éviter la galère qui a précipité
le FRUD tout entier dans les bras du Régime.

Je vous quitte, Chers
Amis et j’espère sincèrement que vous comprendrez le sens de
mon message.

Encore une fois, bonne
fête de l’Aid et qu’Allah veille sur vous.

Sergent
Ariko
Londres-Wembley.

31/01/04 (B232) Hommage à mon Père. La cruauté du régime et de ses sbires t’a arraché à nous, une deuxième fois. (Lecteur)

Après les vivants,
ce régime d’oppression s’attaque maintenant aux morts. J’aimerais attirer
votre intention sur ce qui vient de se passer à Doraleh. Malheureusement
cela n’a eu aucun écho dans les médias.

Pourtant les faits méritent
d’être soulignés afin de tenter de mettre un terme aux pratiques
barbares. Pour l’histoire.

Il y a trois semaines,
des bulldozers et des pelleteuses sont venus retourner le cimetière
de Doraleh. Accompagnés d’une horde de Policiers, qui ont pris soin
d’éviter que la souffrance des gens deviennent un obstacle à
leur projet. Ces pauvres gens, impuissants, n’ont eu d’autres choix que d’assister
de loin à la profanation.

Encore une fois, la cupidité
l’a emporté sur le respect de tous les principes humains.

Ce régime sanguinaire
et quelques entrepreneurs sans scrupule ont profané des centaines de
tombes sans même avertir les populations concernées. Les Djiboutiens
sont placés devant un dilemme : admirer ce port flambant neuf dont
‘ils ne verront d’ailleurs jamais les retombés financières ou
faire abstraction de leur dignité bafouillée.

Toutes les familles auraient
souhaité, au minimum, faire transférer les corps de leurs proches
enterrés à Doraleh, dans des conditions décentes. Les
ennemis du peuple ont choisi la discrétion et la force. D’après
de nombreux témoins présents, cette scène morbide sera
à tout jamais gravée dans les mémoires.

Imaginez : des corps en
pleine décomposition ont été déterrés,
sous le regard attristé de leur famille. Une odeur repoussante a envahi
ce village d’ordinaire paisible. Mais la majorité des habitants ne
seront informés qu’une semaine plus tard, par la rumeur.

Après avoir regroupé
les restes humains dans une fosse commune, la Police a poussé les curieux
à regagner leur domicile et à garder le silence sous la menace
d’encourrir les foudres du régime.

On comprend que cette
violation n’aurait pas été possible sans la complaisance des
religieux qui se sont empressé de donner leur feu vert et leur bénédiction.

Ils pourront tout me dire
mais ils ne pourront jamais éteindre cette haine qui bouillonne en
moi.

J’ai perdu toute raison
et rien ne pourrait ni me satisfaire ni me convaincre. Une deuxième
fois, j’ai perdu que j’avais de plus cher dans mon cœur, mon Père.

" Tu es parti
très tôt. Je n’étais qu’un adolescent, tu nous as laissé
maman et les plus jeunes de tes enfants ne comprenaient pas cette triste réalité.
Ce jour là tout a basculé pour nous, rien n’avait plus de sens.
Je ne te cache pas que j’ai ressenti une profonde injustice. En grandissant
j’ai appris à canaliser cette colère sans jamais t’oublier.

Je me souviens encore
combien tu nous chérissais, on représentait tout à tes
yeux.

Pour nous tu symbolisais
notre bonheur, notre raison d’être. Si tu étais là, je
pense que tu serais fier de nous, on a su rester unis. Nous avons grandi dans
le respect des valeurs et des principes que tu nous as transmis. Ils nous
ont servi à affronter les épreuves douloureuses de la vie.

Bientôt onze
ans que tu n’es plus là, c’est comme si c’était hier et je pense
à toi chaque jour qui passe. Mon seul rêve est de te ressembler,
d’être digne de toi.

J’aimerais servir mon
pays comme tu l’as fais pendant toute ta vie ne ménageant pas tes efforts.

Si je
t’écris aujourd’hui, c’est pour te dire que j’ai l’impression qu’on
t’a arraché une seconde fois. Je ressens une profonde humiliation,
comment vivre avec ce fardeau ? Je te promets que ceux qui ont profané
ta tombe ne connaîtront plus aucun répit de mon vivant. Ils sont
venus perturber ton repos et ils ont volé mon âme par la même
occasion. Je n’ai plus rien à perdre, je n’ai plus de repère.
"

Au
nom de maman, des tes enfants et tous les personnes
affligées par ces évènements tragiques.

30/01/04 (B232) L’équipe de l’ARDHD souhaite de très bonnes fêtes à tous les Djiboutiens en particulier et à tous les musulmans.

Nous souhaitons à
tous nos lecteurs musulmans une très bonne fête de l’AÏD
et en particulier au Peuple djiboutien. Nous espérons qu’en dépit
de la situation économique alarmante, chacun pourra participer à
cette fête et oublier pendant quelques heures, les tracas, les injustices,
la police politique et les nombreuses vexations …..

30/01/04 (B232) Deux nouvelles nominations dans l’Ordre des Brosses à Reluire.

Après les discours
que MM. Ismaël Ibrahim Houmed, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,
des Affaires Musulmanes, chargé des Droits de l’Homme et Mahmoud Ali
Youssouf, Ministre délégué à la Coopération,
ont prononcé lors d’une récente conférence à Sana’a
sur les Droits de l’Homme et la Démocratie, le comité de l’Ordre
des Brosses à Reluire s’est réuni.

La cooptation de deux
nouvelles personnalités djiboutiennes a été votée
à l’unanimité, après étude du dossier qu’ils ont
présenté … dans La Nation.

Le Comité est heureux
d’accueillir ces deux personnalités, au grade de « Pitre public »
pour M. Ismaël Ibrahim Houmed et de « Bonimenteur de Cour »‘pour
M. Mahmoud Ali Youssouf.

Prenons une ou deux phrases
du discours de M Ismaël Ibrahim Houmed, Garde des sceaux, qui ont retenu
l’attention du Comité :

Les droits humains
sont indéfectiblement associés à la démocratie
et vice versa. Ces deux notions paraissent co-substantielles par moment…
et pour cause, il n’est pas imaginable par exemple de parler de démocratie
alors qu’on porte atteinte aux premiers de ces droits : le droit à
la vie, à l’intégrité du corps. La démocratie
ne peut que ressembler au peuple et à son histoire disais- je un peu
avant, j’y ajouterais que pour exister, la démocratie doit ressembler
à l’humain, cet être de liberté qui aspire à une
vie digne ; et en cela nous sommes tous égaux.

Par conséquent,
si le peuple djiboutien aspire à la vie dans un cadre démocratique
et dans le respect des droits humains, ce n’est pas pour adopter un cliché
standard mais c’est pour répondre à des besoins propres et réels
à des exigences qui grandissent au fil du temps et en fonction du développement
humain.

Nous sommes également
un état membre aux statuts de Rome, instituant la cour pénale
internationale, une juridiction qui vient à point nommé pour
combler un vide institutionnel sur le plan international. Nous nous réjouissons
de son entrée en vigueur, de sa mise en place et de savoir qu’elle
sera opérationnelle incessamment sous peu. Et nous encourageons tous
les pays qui n’ont pas signé ce traité ou qui ne l’ont pas ratifié,
de le faire afin de donner une plus large assise à cette cour. Et
ce faisant, nous aurons participé activement à la lutte contre
l’impunité de personnes ou des entités ayant commis des crimes
contre l’humanité , des crimes de génocide ou des crimes de
guerre , que certains Etats ne peuvent pas ou ne veulent pas juger.
(C’est
Guelleh qui va le féliciter, sachant qu’il pourrait être traduit
un jour devant cette cour, car les éléments à charge
ne manquent pas …)

et de M. Mahmoud Ali Youssouf,
Ministre délégué (Bonimenteur de Cour):

Chaque citoyen (djiboutien)
est désormais en droit d’exercer des activités politiques au
sein des partis ou en dehors avec comme condition essentielle le respect de
la constitution et des textes juridiques y afférents.

Aujourd’hui, la
République de Djibouti vit au rythme de ce système de multipartisme
intégral en paix et dans la stabilité.

 


Ismaïl Ibrahim Houmed,
Garde des Sceaux
au titre de « Pitre public »

Mahamoud Ali Youssouf,
Ministre délégué,
au titre de « Bonimenteur de Cour »

30/01/04 (B231) Les sites du GED et de l’ARDHD de nouveau censurés à Djibouti. Affaire DAALLO ?

Selon des témoignages
reçus hier, le Gouvernement djiboutien aurait fait fermer de nouveau,
l’accès local aux sites du Ged et de l’ARDHD. D’après des observateurs,
il semble que les informations qui ont été données sur
la Compagnie DAALLO soient à l’origine de cette mesure discriminatoire
et autoritaire.

Cette affaire fait grand
bruit à Djibouti. D’abord, le régime a cru utile de répondre
dans un article publié par La Nation, dans lequel, il reconnaît
que certains faits sont exacts. Ensuite, le Gouvernement n’attaque pas le
GED, car il doit savoir que ce Mouvement possède des preuves sérieuses
et irréfutables.

Le GED a annoncé
qu’il allait publier des documents et dit-on une lettre officielle de l’Arabie
Saoudite qui réclamerait le paiement de ses créances …. (A
suivre)

30/01/04 (B231) Les grandes manoeuvres franco-djiboutiennes s’achèvent sur de nouvelles orientations … géographiques. Qui a perdu la boussole ? L’état-major des FFDJ ou le correspondant de l’AFP ? (AFP)

Des manoeuvres militaires
franco-djiboutiennes, entamées le 10 janvier, se sont achevées
jeudi par une prise d’armes à Dikhil, à quelque 118 kilomètres
à l’est de Djibouti-ville, indique dans un communiqué l’état-major
des forces françaises prépositionnées à Djibouti
(FFDJ).

Ces manoeuvres ont mobilisé
3.000 militaires des forces armées djiboutiennes (FAD) et des FFDJ.
« Le but essentiel de cet exercice vise à entraîner les deux
forces à manoeuvrer conjointement pour la défense et l’intégrité
du territoire de la République de Djibouti face à une agression
extérieure », selon le texte.

Dans cette région
de la Corne de l’Afrique particulièrement troublée, les « deux
armées sont appelées à toujours plus de vigilance »,
indique le communiqué. « Il s’agit de parer à toute éventualité
et d’assurer la sécurité de la république de Djibouti
dans le cadre de l’application des accords de défense qui lient la
France à Djibouti depuis plus de vingt sept ans », ajoute le texte
signé par les chefs d’états-majors des deux armées, le
général Gérard Pons et Fathi Ahmed Houssein.

Ces manoeuvres ont permis
« de valider les plans d’action, de tester sur le terrain les capacités
de feu, de projection et de mobilité », précise le communiqué.
Ces manoeuvres ont nécessité la mobilisation de renforts venus
de France. Avec quelque 2.700 hommes, la France maintient à Djibouti
sa principale base militaire à l’étranger.

30/01/04 (B231) Fort et Juste : le sergent Ariko nous transmet une information sur ses nouvelles fonctions au service de l’Administration britannique.

____________________________Avertissement
de l’ARDHD.

Nous publions cette
contribution, à la demande de l’intéressée. L’ARDHD a
toujours combattu les personnes qui tentaient d’obtenir indûment un
statut ou des avantages en Europe et au Canada, sur la base de dossiers falsifiés
et d’informations inexactes.


En ce sens, nous ne pouvons que nous réjouir du fait que les Britanniques
aient décidé de s’attaquer sérieusement au problème
et qu’ils aient missionné une personne qui connaît bien le milieu.

En revanche, l’appel à la délation ne fait pas partie de nos
méthodes et il ne correspond pas à notre éthique. Nous
ne pourrions nous associer à une démarche qui viserait à
encourager la délation. C’est la raison pour laquelle nous avons remplacé
les noms par des initiales.
________________________________________________

FORT ET JUSTE.

Je tiens à informer
celui qui avait écrit l’article qui est paru sur le site du GED, au
sujet des faux-réfugiés. Nombreux sont ceux qui sont présents
sur le territoire de sa Majesté la Reine Elisabeth.

Je viens d’etre mandaté
par le Ministre britannique de l’Intérieur David Blaket pour une mission
officielle. Elle consiste à travailler en collaboration avec le Home
Office et les Services de l’Immigration pour recenser les faux-réfugiés.

Je transmettrai une copie
de la lettre de mission établie par le Ministère à l’ARDHD.

Je rencontre de nombreux
Djiboutiens à Wenbley. Tous ceux qui désirent me rencontrer
peuvent le faire. J’habite à proximité du Staduim de Wembley.
La BBC, section Somalie m’a sollicité pour une interview et je la prépare.

Cette mission me tient
à coeur et je pense déposer sur le Bureau de l’Immigration,
dès lundi prochain, le cas de plusieurs Djiboutiens comme Mohamed B….,
Abdoufatah O… F…., Mohamed O…. H……… Je connais personnellement
ce dernier. Il y aura aussi le Lieutenant de la FNP, Farhan H… A…. et
Amoun S…, la soeur d’un Colonel djiboutien M… C… M…., qui vient de
revenir de djibouti

A Londres j’informerai
personnellement Scotland Yard et les services de l’Immigration du Royaume
Unie sur la situation exacte de ces personnes.

Tous ceux qui pensent
avoir des informations à me donner ou qui veulent prendre contact avec
moi, peuvent m’adresser un e-mail sur ma boite personnelle : sergent_ariko_gendarmeri_national@hotmail.com

Je demande aussi à
mes amis, Iftin et Alhoumékani, de me transmettre la liste des personnes
qu’ils suspecteraient de faire partie des faux-réfugiés et qui
se rendent en Angleterre depuis la Belgique.

L’arrivée massive
de Djiboutiens et de Somaliens, en provenance de la Hollande attire notre
attention et le Ministère m’a demandé de prendre contact avec
eux, afin d’étudier leur dossier.

Merci

Sergent
Ariko
Londres-Wembley