27/02/04 (B235) Message de SURVIE : « Commission d’enquête citoyenne sur le RWANDA » – Information et bulletin de soutien.

Cher(e)s ami(e)s,

Le 7 avril 2004 verra
la célébration du dixième anniversaire du génocide
rwandais qui, en 100 jours, a fait environ un million de morts.

En 1998, une première
mobilisation citoyenne avait suscité la création, par l’Assemblée
nationale, d’une  » Mission d’information  » sur le rôle de
la France dans cet événement majeur.

Alors qu’il était
demandé par un certain nombre d’associations françaises l’instauration
d’une  » Commission d’enquête  » (dotée de moyens nettement
plus importants), la Mission d’information a largement déçu
ceux qui souhaitaient connaître la vérité. Certains témoins
furent écartés des auditions publiques, d’autres ne furent pas
sollicités, tandis que certains acteurs du drame ne furent pas confrontés
avec d’autres témoins qui pouvaient contredire leurs déclarations.
Ainsi, nombre de citoyens considèrent cette Mission non pas comme une
fin, mais plutôt comme une halte provisoire dans le dévoilement
de la vérité.

C’est la raison pour laquelle
nous avons décidé de prendre le relais et de constituer une
 » Commission d’enquête citoyenne « . Il s’agit de poursuivre
les travaux de la Mission et d’aller plus loin dans l’enquête.

Cette Commission se déroulera
à Paris du 22 au 26 mars 2004. Composée d’une quinzaine de personnalités
associatives et qualifiées (un président, deux vice-présidents,
cinq rapporteurs et des commissaires), elle examinera avec le maximum d’honnêteté
et d’objectivité les documents qui seront portés à sa
connaissance. Elle entendra et interrogera impartialement des experts, ainsi
que des témoins qui auront des faits précis à rapporter
sur les agissements de certains fonctionnaires et responsables français
au Rwanda pendant le génocide. Ses travaux se dérouleront autour
de cinq thèmes principaux : les implications militaire, financière,
diplomatique, idéologique et médiatique. Ils seront intégralement
enregistrés et publiés.
[Du fait d’un nombre de place limité, les séances ne seront
pas ouvertes au public. Des accréditations seront bien entendu fournies
aux journalistes invités à couvrir l’événement]

Cette Commission, qui
n’entend en aucun cas se substituer à la justice, a donc pour objectif
de rouvrir le dossier et d’apporter de nouveaux éléments de
compréhension. En fonction de ces résultats, l’objectif sera
aussi d’amener la France à demander pardon au peuple rwandais, à
l’instar de la Belgique, des États-Unis et de l’ONU. Enfin, il s’agit
pour nous, citoyens français, de comprendre les mécanismes qui
ont permit cette implication (à quelque degré que ce soit),
de manière à éviter d’éventuelles récidives.

Afin de donner plus de
portée à cette campagne, nous sollicitons le soutien de votre
organisation. Veuillez donc nous retourner au plus tôt le formulaire
ci-joint.

Tout soutien financier
notamment, ne serait-ce que symbolique, revêt une importance particulière
puisque cette campagne repose exclusivement sur nos propres moyens.

En espérant obtenir
votre soutien, veuillez agréer, cher(e)s ami(e)s, nos salutations solidaires.

Le Comité de pilotage
de la Commission : Catherine Coquio (Aircrige), Gérard Sadik (Cimade),
Patrice Bouveret (Obsarm), François-Xavier Verschave et Sharon Courtoux
(Survie), Annie Faure (médecin), Yann Jurovics (juriste), Yves Ternon
(chirurgien et historien).

________________________________

Premiers signataires du
Comité de parrainage : BAQUE Serge (psychologue clinicien), BENSOUSSAN
Georges (historien), de BOLLARDIERE Simone, BIYIDI-AWALA Odile (édition
des Peuples noirs), BROSSAT Alain (philosophe), de CLERMONT Jean-Arnold (président
de la Fédération protestante de France), EINAUDI Jean-Luc (historien),
de FELICE Jean-Jacques (avocat), HAUSER Philippe (biologiste), JACQUARD Albert
(généticien), LE COUR GRANDMAISON Olivier (Maître de conférence
en Sciences politiques), MENDES-FRANCE Tristan (écrivain et documentariste),…

Pour toute information
complémentaire, vous pouvez contacter Sharon Courtoux et Olivier Thimonier
à Survie 210, rue Saint-Martin. Tél : 01 44 61 03 25 Fax : 01
44 61 03 20, e-mail : survie@wanadoo.fr

Vous pouvez aussi consulter
le site de la Commission : http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org


Commission
d’enquête citoyenne
sur le rôle de la France durant le génocide au Rwanda en 1994

Formulaire de soutien
à retourner au plus tôt
à SURVIE 210, rue Saint-Martin 75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20


Nom de l’organisation : ……………………………………………………………

Adresse : ………………………………………………………………………………

Tél : ………………………………
Fax : ……………………………………

E-mail : ………………………………

Personne en charge du
dossier : ………………………

Notre organisation soutient
la constitution d’une Commission d’enquête citoyenne
sur le rôle de la France durant le génocide rwandais de 1994
:


– En devenant membre du Comité de parrainage.

– En diffusant la pétition
en faveur de la tenue de la Commission d’enquête citoyenne. Pétition
téléchargeable sur le site : http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org/

– En participant aux frais
liés à l’organisation de la campagne par un don de : ……….
euros (chèque à l’ordre de Survie, en précisant : pour
la CEC)


Signature de la personne chargée du dossier :



27/02/04 (B235) ARDHD : les raisons d’un formidable succès (lecteur) – Appel à soutenir l’ARDHD dans le procès que lui intente le Général ZAKARIA.

Les djiboutiens, pour
s’informer, accordent beaucoup de crédibilité à la BBC
de Londres. Comme la BBC de Londres, l’ARDHD est devenue au fil du temps une
institution et son succès auprès des internautes n’a cessé
de grandir. Rassemblant un nombre de plus en plus important de lecteurs, qui
servent de relais à toute la Communauté de Djibouti restée
au pays, l’ARDHD apporte la contradiction.

Tous les djiboutiens peuvent
s’y exprimer librement. Les internautes vivant à Djibouti imaginent
toutes sortes de technique pour que leurs écrits soient publiés.
Il ne faut pas oublier que la majorité des djiboutiens qui possèdent
Internet à Djibouti sont soit des fonctionnaires, soit des commerçants
et qu’ils risquent à chaque minute d’être victime de représailles.

Les raisons du succès
sont multiples :

– premièrement
l’absence de media indépendant ; La Nation est inféodée
au pouvoir et le renouveau au MRD. Ces deux médio sont forcément
partisans.

– Pour les internautes
l’ARDHD est référencée par beaucoup d’Administration,
d’ONG et d’Associations crédibles : elle l’est donc devenue.

– Une autre raison, est
la censure. Sauf pour des raisons éthiques ou racistes tous les écrits
sont publiés par l’ARDHD qui garantit l’anonymat de leurs auteurs.

Que se passerait-il si
la SDS faisait main basse sur la banque de données de l’ARDHD ? Eh
bien, nous n’aurions plus qu’à nous taire !

Le site dérange
depuis longtemps le gouvernement djiboutien. La plainte du Général
Zakaria a pour objet de faire fermer le site et de baillonner la critique.

Car publier un article
sur l’ARDHD, compte-tenu du nombre de ses lecteurs et de sa diffusion est
l’assurance non seulement d’être lu par toute la communauté djiboutienne
mais aussi d’avoir informé tout Djibouti-Ville et la grande majorité
des Djiboutiens dans le monde.

Le comble, c’est que les
autorités à Djibouti sont amenés a consulter l’ARDHD,
afin d’être informés avant la population !! La technique de division
employée par la SDS auprès des partis politiques comme la petite
brouille entre le GED et le MRD en Belgique a pour objectif de détourner
l’attention et de donner au peuple une image négative de l’opposition.
Le Gouvernement n’a de cesse que d’essayer de la montrer, déchirée
entre ses différentes composantes et incapables de s’unir.

L’ARDHD n’étant
pas un parti politique, le site fonctionne comme un électron libre
avec les contributions des auteurs, qui ne sont pas tous membres d’un parti.
C’est ce qui fait que le contenu du site est plus riche, plus varié,
car la critique humoristique n’est pas permise en politique.

Et nos dirigeants imaginent
que s’ils obtenaient la fermeture du site par décision de la Justice
française, ils amélioreraient leur image de marque auprès
de la population ?

Pourraient-ils continuer,
sans critique à ne distiller que de bonnes nouvelles et à faire
croire qu’ils ont pris les meilleures décisions possibles pour faire
remonter le pays ?

L’ARDHD représente
la liberté d’expression, le droit pour tout Djiboutien de s’exprimer.

Je lance donc un appel
a tous les Djiboutiens qui s’estiment victimes de l’oppresion du pouvoir à
venir temoigner de leur statut de réfugiés devant la justice
Française et des raisons qui les ont conduit à ce terrible choix.
Toutes, tous, victimes d’un homme ou une femme qui a utilisé un jour,
sa fonction / son pouvoir pour les priver de leur droit des citoyens.

En répondant présent
vous défendrez la liberté d’expression de tous les Djiboutiens.

27/02/04 (B235) A lire sur le site du GED, le cas de Samuel Imanishimwe, ancien commandant dans les forces armées rwandaises, qui vient d’être condamné à 27 ans en prison.

___________________
Extrait du GED

Lien avec l’article complet
: http://www.gouv-exil.org/3_actualite/actu1_152.htm

Samuel Imanishimwe était
sous le coup de six chefs d’accusations pour "génocide, crimes
contre l’humanité et violations sérieuses de l’article commun
3 aux conventions de Genève et du protocole additionnel II" devant
la Cour criminelle d’Arusha en Tanzanie.


La cour a jugé que Samuel Imanishimwe, en tant que commandant du camp
militaire de Karambo, ayant ordonné à ses soldats d’arrêter,
de détenir, de maltraiter et d’exécuter sommairement des civils.


Il a été aussi reconnu comme s’étant rendu coupable d’actes
d’extermination et de ne pas s’être opposé et sans sanctionner
la participation de ses subalternes au massacre sur le terrain de football
de Gashirabowba, perpétré le 12 avril 1994.

_____________________________
Note de l’ARDHD

Des cas semblables se
sont-ils produits à Djibouti ? D’après les informations dont
nous disposons et les dossiers qui nous ont été enoyés,
la réponse est OUI et des faits similaires qui se seraient produits
à la frontière avec le Somaliland et dans le Nord du Pays pourrait
impliquer les plus haut gradés de l’AND.

Nous espérons que
la justice internationale se penchera bientôt sur leur cas.

25/02/04 (B235) Waberi, un djiboutien, résidant au Canada, nous signale son site.

Un djiboutien, qui nous
a souvent adressé des messages, concernant des Associations au Canada
‘Alliance Arrey’, qui a changé de nom ensuite, nous prie d’indiquer
son nouveau site personnel, qu’il définit ainsi :

"Mon nouveau site
sera simplement un site normal comme les autres sites et qui peuvent aider
les djiboutiennes a lire des informations sur leur pays sur les mondes, la
culture, l’ histoire et le degat de la dictature du gouvernement d’IOG…….etc"

Lien avec le site : http://arreyonline.tripod.com

25/02/04 (B235) L’équipe de l’ARDHD s’est accordé une semaine de vacances.

Une fois n’est pas coutume,
l’équipe de l’ARDHD qui participe depuis cinq ans, à la mise
à jour quasi-journalière sans interrpution du site, a pris une
semaine de vacances.

Cela n’est pas suffisant
pour expliquer le peu d’information (car même en vacances, l’équipe
veille) ; mais force est de constater que nous ne recevons pas beaucoup d’information
en ce moment ….

Lectrice, lecteur, si
vous avez des informations à communiquer, n’hésitez pas à
nous les envoyer.

21/02/04 (B235) Affaire de la plainte déposée par le Général ZAKARIA à l’encontre de l’ARDHD. Les messages de soutien continuent à nous parvenir. De nombreux sites ont repris notre communiqué de presse.

Remerciements :
Nous renouvelons
nos remerciements à toutes celles et à tous ceux qui nous ont
déjà adressé des messages de soutien et d’encouragement
et qui se mobilisent pour nous assister dans notre défense.

Parmi les sites qui ont
repris notre communiqué de presse, nous citerons les principaux, mais la liste n’est pas exhaustive (*) :

GED : http://www.gouv-exil.org/
ARHOTABA : http://www.arhotaba.com/

Conférence de
presse :

La direction de l’ARDHD
envisage la possibilité de tenir une conférence de presse fin
mars, avec ses conseils. De plus amples informations seront données
d’ici deux semaines à nos lecteurs.

Appel à témoignage
:

Nous demandons à
toutes celles et à tous ceux qui voudraient apporter leur témoignage
dans le cadre de l’affaire Zakaria contre l’ARDHD à prendre contact
avec nous, le plus rapidement possible.

ardhd@ardhd.org

(*)
Réserves : l’ARDHD se limite à signaler ces sites, à
ses lecteurs, parce que son communiqué de presse y a été
repris. Cela n’implique en aucune manière qu’elle puisse être
tenue pour responsable du contenu diffusé par ces organisations dont
elle n’est pas membre, ni partie prenante.

21/02/04 (B235) A lire sur le site du GED, un article concernant l’affaire Zakaria.

Cet article complet
sous la signature de

M
Idriss Abdi Korah
Ancien Haut Fonctionnaire – Exilé au Royaume Uni.
Membre
du Gouvernement en Exil de Djibouti

reprend
en particulier, les témoignages de soutien et de sympathie du MRD – section
de Belgique et il retrace quelques exploits du Général Zakaria sans
oublier des sympathies locales avec des pétroliers.

lien
avec l’article : http://www.gouv-exil.org/3_actualite/actu1_143.htm


20/02/04 (B234) Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont déjà adressé des messages de soutien et d’encouragement dans le cadre de l’Affaire Zakaria.

Dès
la publication du communiqué de presse de l’ARDHD, concernant la mise en
examen de son Président, de nombreux amis, internautes, associations et correspondants
nous ont adressés des messages de soutien, d’amitié et d’encouragement.

Le
communiqué à déjà été repris sur plusieurs
sites.

Nous remercions
tous ceux qui en ont la possibilité; de nous adresser des informations,
afin que nous puissions enrichir notre dossier de défense et élargir
le débat à toutes les violations des Droits de l’Homme qui sont
commises à Djibouti.