31/03/04 (B240) MESSAGE DE SOLIDARITE envoyé par un lecteur qui nous informe de la sanction qui vient de tombrer sur l’auteur d’un site djiboutien : licenciement de l’OPS.

L’Ensemble des internautes
Djiboutien dans le Monde

On dit souvent que l’avenir
appartient aux jeunes et qu’un pays sans jeunesse est une nation sans avenir

Nous venons d’apprendre
le licenciement abusive et injuste de l’auteur du site internet Djibculture
Mr HASSAN SAID GOUMANEH dit basto informaticien à l’Organisme
de Protection Sociale en date du 9/03/2004.

Dans cas nous voudrions
Son excellence Monsieur le Président de la République profiter
de cette occasion pour vous adresser mos vifs salutations pour l’indulgence
que vous aurez sur le cas cet patriote afin de lui permettre d’obtenir
le fruit de sa récolte patriotique et de lui faire sortir ce climat
d’incertitude ,qu’il se trouve actuellement

Cet jeune réalisateur
patriote qui a investi volontairement un site intitulé « Djibculture
»( ww.ifrance.com/Djibculture) qui nous permettait de bien suivre toutes
les émissions Télévisé de la RTD depuis des années
par le biais de la magie du net .

L’Auteur de cet œuvres
patriotique de très grand valeur national qui mérite le médaille
d’honneur continu de souffrir d’un system d’exploitation imposé
par son Directeur ainsi que des exactions arbitraires depuis septembre 2001
, jusqu’à aujourd’hui un .

Son site est très
célèbre apprécié par des nombreux internautes
car unique à Djibouti, son principal atout constitue le mode de transmission
audio et vidéo et qui a valu le mérite d’être parmi
les sites les plus consulter et reçoit un nombres des visiteurs de
plus de ( 25 000) particulièrement les Djiboutiens expatriés

29/03/04 (B240) Réponse au diffamateur qui, par son article incohérent, a essayé de salir le nom du grand voyant de la communauté Afar de la Grand Bretagne

Le passé, dont
tu prétends ignoré de Mr Bodaya qui fut la semaine dernière
la cible de tes allégations non fondées est le suivant :

Monsieur Adan Bodaya est le fils du grand notable Afar du Dawwé, Sultan
Bodaya Mohamed. Mr Adan Bodaya était en 1985, dont te mensonges souligne
comme la date de son arrivé à Djibouti, responsable des Affaires
social de la League d’Etudiants Afar en Egypte. En 1989 il est devenu président
de cette association plus connue sous le nom populaire de Rabita qu’il dirigeait
jusqu’en 1991. Grâce à son habileté les étudiants
Afars de la corne de l’Afrique sans bourses ont pu étudier.

Mr Bodaya est l’homme
de l’intégrité qui est dévoué aux causes de ses
compatriotes contraiment à toi " Daba Xilif ". Il était
un ambassadeur des Afars de tout le triangle pendant son temps en Egypte.
Tantôt tu essaies de nous faire avaler que tu es un nationaliste Afar
et tantôt un nationaliste djiboutien mais une personne issue de capacité
d’analyse critique dévoile directement les contradictions dans ton
écrit.

Sans tomber à ton
niveau, nous voulons que tu saches que nous savons qui tu es car la seule
personne qui est remplie de la haine, qui est un vaurien, un couard, un jaloux,
il a été même viré de son occupation pour son magouille
et détournement de fond au nom des plus démunis.

En ce qui concerne l’ACA,
l’organisation est crée non pas seulement par Mr Bodaya mais par un
groupe Afar qui, après une longue analyse, s’est rendu compte d’ un
grand besoin d’un organisme qui représente toute la communauté
Afar en Angleterre. Parmis les objectifs : aider les Afars dans leur contact
avec les autorités britanniques, d’apprendre l’Afar aux jeunes, de
crée un lieu de rencontre pour les adultes etc. Nous te conseillons
de lire attentivement le communiqué de l’organisation qui est anglais
car tu devrait après tout, tes presque vingt ans en Angleterre pour
comprendre le contexte et le message de texte mais pour cela il faudra que
tu le lise vingt fois plus bien sûre !

Notre conseille à
son excellence Adan Bodaya : Prend le sang froid et ne répond pas au
bêtise de Mr voyou qui veut que vous descendez à son niveau.

Finalement notre conseille à l’ ARDHD : En prêtant le forum aux
gens comme ce monsieur fait du dommage au crédibilité de l’organisation
qui se dit s’addonner à mener la lutte au côté de djiboutiens
pour restaurer la démocratie et le respect de droit humain.

Ali
Mohamed
Houmed Louback
Moussa H. Gaas

29/03/04 (B240) SURVIE nous adresse les Conclusions provisoires des travaux de la Commission d’enquête citoyenne sur le rôle de la France durant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 (Paris, 22-26 mars 2004).

Ce rapport est très
documenté et il établit les responsabilités de la France
et de certains officiers français dans le massacre des Tutsi.

Vous pouvez télécharger
le document de 7 pages au format PDF : cliquez

28/03/04 (B240) Nouvelle menace pour Guelleh ? Selon l’AFP le Parquet allemand a ouvert une enquête sur la préparation présumée d’un attentat contre le président Johannes Rau lors d’un séjour prévu à Djibouti mercredi dernier …

Le parquet confirme
enquêter sur une menace d’attentat contre Johannes Rau

KARLSRUHE (Allemagne),
27 mars (AFP) – Le parquet fédéral allemand a ouvert une enquête
sur la préparation présumée d’un attentat contre le président
Johannes Rau lors d’un séjour prévu à Djibouti mercredi
dernier et annulé in extremis, a déclaré un porte-parole
de l’instance à Karlsruhe (ouest) samedi.

Le parquet fédéral,
chargé des affaires de terrorisme, a ouvert une enquête contre
X pour « appartenance à une organisation terroriste étrangère »,
a affirmé le porte-parole, confirmant des informations de l’hebdomadaire
Der Spiegel à paraître lundi.

Sur conseil des services
de sécurité allemands qui l’avaient informé d’une « menace
concrète d’attentat » par des « cercles islamistes », M.
Rau avait annulé la dernière étape de sa tournée
africaine.

Il devait rendre visite
à des soldats de la Marine allemande stationnés à Djibouti
dans le cadre de l’opération de lutte contre le terrorisme « Enduring
Freedom ».

Une équi pe de
terroristes islamistes en provenance du Yémen attendaient Rau à
Djibouti pour faire exploser une voiture piégée, dans le but
d’exprimer leur colère face au durcissement anti-islamistes de l’occident,
indique Der Spiegel citant un agent des services secrets allemands.

Les autorités de
Djibouti avaient démenti que cette menace puisse être prise au
sérieux.

28/03/04 (B240) Il y a quelques jours encore les A.E. de Djibouti niaient les menaces contre le Président Allemand, alors que la France confirmait en avoir reçues.

 

AFP
: Djibouti nie le "sérieux" des menaces, la France confirme
en avoir reçu

DJIBOUTI, 24 mars (AFP)
– Le gouvernement djiboutien a affirmé mercredi que "les menaces"
visant le chef de l’Etat allemand Johannes Rau, qui a annulé sa visite
à Djibouti, "ne pouvaient être prises au sérieux"
tandis que l’ambassade de France sur place a confirmé en avoir également
reçu.

"Nous pouvons affirmer
en toute confiance, et selon les informations dont nous disposons, que les
menaces visant à porter atteinte à la vie du président
Johannes Rau ne pouvaient être prises au sérieux", a déclaré
à l’AFP un porte-parole du ministère djiboutien des Affaires
étrangères, Zyad Doualeh.

En dépit de ce
démenti de Djibouti, le gouvernement allemand a maintenu mercredi qu’une
"menace claire" d’attentat à Djibouti a pesé sur le
président Johannes Rau.

Mardi soir, la présidence
allemande avait annoncé à Berlin que M. Rau annulait sa visite
d’une journée prévue mercredi à Djibouti, dernière
étape de sa tournée africaine, pour cause de "menace concrète
d’attentat".

Selon des informations
des services de renseignements allemands, des "cercles islamistes"
préparaient un attentat contre le président Rau à Djibouti,
dans le but de "toucher un dirigeant d’un Etat occidental", avait
indiqué la présidence.

"Tous les dispositifs
sécuritaires étaient en place pour garantir et assurer dans
les meilleures conditions l’accueil du président Rau et son épouse",
a affirmé M. Doualeh.

Il a assuré que
Djibouti offrait des bases d’appui logistiques "sûres" aux
forces militaires engagées dans l’opération internationale antiterroriste
"Liberté immuable" et stationnées dans ce petit pays
de la Corne de l’Afrique.

Le président djiboutien
et son homologue allemand se sont par ailleurs entretenus au téléphone
mercredi matin, a précisé le porte-parole.

Les deux hommes ont "réaffirmé
leur volonté commune d’oeuvrer au renforcement des relations bilatérales
et de coordonner leurs efforts en vue d’instaurer la paix et la stabilité
dans cette région du monde", selon M. Doualeh.

Une source diplomatique
française à Djibouti a annoncé de son côté
à l’AFP que "les menaces qui visent à s’en prendre aux
intérêts français à Djibouti sont contenues dans
un courrier postal expédié de la métropole".

Des lettres de ce type
sont arrivées ces derniers jours dans plusieurs ambassades de France,
dans "sept ou huit pays principalement musulmans", avait indiqué
mardi une source judiciaire à Paris.

"Nous avons pris
des mesures de préventions élémentaires", a-t-on
ajouté à Djibouti de source diplomatique, en précisant
que la lettre était signée "Mosvar Barayev commando",
comme celles adressés aux autres ambassades de France. Ce nom correspond
à une lettre près à celui de Movsar Barayev (bien Movsar),
chef d’un commando tchétchène indépendantiste qui avait
pris en otage 1.000 personnes dans un théâtre de Moscou en octobre
2002.

La surveillance était
accrue mercredi autour de certaines écoles françaises de Djibouti-ville.

Interrogée sur
l’éventualité d’un lien entre ces menaces et l’annulation de
la visite du président Rau, la même source a répondu:
"nous n’en savons pas plus que vous".

Le président allemand
a quitté la Tanzanie mercredi matin à destination de Berlin,
après avoir annulé sa visite à Djibouti.

Depuis que Washington
intensifie la lutte antiterroriste à travers le monde, la position
stratégique de Djibouti, au confluent de la mer Rouge et du golfe d’Aden,
a pris une importance accrue.

L’Allemagne y a déployé
depuis janvier 2002 une mini-escadre de trois frégates et quatre navires
ravitailleurs (pétrolier, munitions, pièces détachées
et approvisionnement). Elle peut compter jusqu’à 750 hommes embarqués,
alors qu’un contingent de 150 à 200 autres militaires a installé
une base d’appui logistique à Djibouti.

27/03/04 (B240) TF1 ouvre le 20 heures sur l’affaire Borrel et sur la décision du Ministre de la Défense d’envoyer les rapports de la DGSE à Sophie Clément, la Juge en charge de l’instruction du meurtre du Juge.

C’est
du jamais vu !

Jusqu’à
présent, hors RFI et Canal +, en particulier, les média français
étaient atteints de frilosité chronique et ils avaient très
peu évoqué l’Affaire Borrel.

Aujourd’hui, ils se déchainent
véritablement ! Prenons par exemple France Info qui passe l’information
toutes les demi-heures et TF1 qui ouvre le Journal de 20h 00 sur ce sujet.

Comme nous l’avions imaginé
depuis plusieurs mois, il est possible que la France ait décidé
de lâcher finalement Guelleh. Mais cela n’est pas encore une preuve
suffisante … Restons prudents et vigilants.

________________________
Extrait du site de France Info

Sur
France Info Mme Borrel, inteviewée, vient d’affirmer qu’à
sa connaissance, son mari, avant d’être assassiné, enquêtait
sur des affaires délicates et en particulier sur les responsables
de l’attentat du Café de Paris.

___________________________
Extrait du site de TF1

 

Juge Borrel :
levée du secret défense

La ministre de la Défense a décidé samedi la levée
du secret défense sur les documents de la DGSE relatifs au décès
suspects du juge lors d’une mission à Djibouti. La veuve du magistrat
s’est félicitée de cette décision.

La ministre de la Défense,
Michèle Alliot-Marie, « a décidé la levée
du secret défense » sur les documents de la Direction générale
de la sécurité extérieure (DGSE) relatifs au décès
du juge Bernard Borrel, a-t-on appris samedi en milieu de journée.
La veuve de ce dernier, décédé en 1995 dans des conditions
suspectes à Djibouti, s’est félicitée de « cette
bonne nouvelle ». Quelques heures auparavant, Mme Borrel avait dénoncé
l’obstruction du ministère sur la procédure engagée dans
l’enquête judiciaire sur la mort de son mari.

La thèse du suicide
du juge Borrel, dont le corps calciné avait été retrouvé
le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti, a longtemps été
privilégiée avant d’être mise à mal par une série
d’expertises remises depuis un an à la juge d’instruction de Paris,
Sophie Clément, en charge de l’affaire. Selon les experts, les traces
de brûlures sur le corps du magistrat ne sont pas caractéristiques
d’une personne qui se serait immolée mais plutôt d’un corps immobile,
couché, sur lequel le combustible aurait été versé.
De plus, les médecins ont observé une traumatisme crânien.

Homicide volontaire

Le 14 novembre 2003, la
juge avait demandé la saisine de la Commission consultative du secret
de la défense nationale (CCSDN) pour qu’elle rende un avis sur la levée
du « secret défense » couvrant douze documents de la DGSE.
L’avis favorable à la déclassification de dix des documents
et ne se prononçant pas pour les deux derniers a été
publié samedi dans le Journal officiel et la ministre a donc décidé
de suivre cet avis. Selon le ministère, « la procédure relative
à l’examen de la demande de déclassification de documents concernant
le décès du juge Borrel s’est déroulée de façon
normale ».

« Une démocratie
comme la France ne peut couvrir les assassins d’un magistrat chargé
d’une coopération judiciaire internationale », avait estimé
en début de matinée Mme Borrel. « Je pense qu’on va découvrir,
à la faveur de ces documents, que le gouvernement savait que Bernard
a été assassiné », avait assuré cette magistrate.
« Ca a été très long et en tant que magistrate, je
suis bien placée pour savoir que le dépérissement des
preuves, ça existe », avait-elle déploré. Le 1er
mars, le procureur de la République Yves Bot a déclaré
à Mme Borrel qu’il retenait désormais la thèse de l’homicide
volontaire.

27/03/04 (B240) Que pourraient contenir les documents qui vont être confiés par la DGSE à la Justice française ? (ARDHD)

D’abord, il faut noter
que le Ministère de la Défense n’a fait que le minimum. Il a
seulement autorisé l’envoi à la Justice française des
documents classés ‘Secret Défense’, c’est à dire le plus
bas niveau de confidentialité. Il y en aurait dix sur les douze demandés par la Juge.

En effet, sauf mauvaise interprétation
de notre part, il ne semble pas qu’il ait pris une position favorable pour
les deux autres documents qui bénéficiaient d’un classement
supérieur et au sujet desquels, la Commission ne s’était pas
prononcée.

Peut-on en tirer des conclusions sur l’attitude des autorités françaises
? Il est un peu tôt pour le dire, tant que nous ne connaissons pas
le contenu des documents qui vont être remis à la Justice française.

A ce sujet, nous avons interrogé
plusieurs personnes, dont Alhoumekani, l’un des témoins clefs dans
cette affaire de meurtre.

En additionnant les réponses,
il ressort que les documents seraient des rapports qui ont été
préparés à différentes époques. Ils pourraient
traiter les points suivants :

  • Certains mettraient
    clairement Guelleh en cause dans l’organisation des attentats de l’Historil
    et du Café de Paris (qui ont fait des morts dont un enfant français),
  • D’autres confirmeraient
    que Guelleh a toujours été hostile à la France, dont
    il a bénéficié pourtant des largesses et d’une protection
    de plusieurs années,
  • Enfin certaines personnes
    interrogées pensent que Guelleh serait directement désigné
    comme le commanditaire du meurtre du Juge Borrel.

Bien entendu, nous ne
pouvons pas jouer les ‘Madame’ Soleil et ces hypothèses ne sont que
des suppositions, qu’il conviendra de vérifier dans les jours, les
semaines à venir.

Cela pose malgré
tout des questions de fond sur le rôle de la France.

S’il se vérifie
(pure hypothèse aujourd’hui) que des rapports des Services secrets
français désignaient, dès l’origine, Guelleh comme le
commanditaire du meurtre du Juge Borrel (et d’autres éventuellement),
comment se fait-il que la France l’ait protégé depuis si longtemps
en essayant de nous faire croire à un suicide, en enterrant un rapport
de Gendarmerie et en égarant des résultats d’autopsie pratiquée
à l’hôpital Bouffard ? Comment n’a-t-elle pas dénoncé les coupables possibles d’assassinat d’un enfant et d’un Juge en mission ?

Comment se fait-il que
la France ait mandaté les Juges Le Loire et Moracchini pour se livrer
sur place à une véritable mascarade, approuvée par les
services officiels ?

Nous suivons cette affaire
et nous renouvelons à Madame Borrel et à ses enfants tout notre
soutien et l’expression de notre admiration pour sa tenacité et pour
son combat.

Et nous imaginons
que Guelleh va passer une nuit agitée. Ses adjoints, tel Hassan Saïd
ont certainement des raisons sérieuses et légitimes de s’inquiéter pour leur liberté
et pour leur avenir.

27/03/04 (B240) Le Ministre de la Défense suit l’avis de la Commission et décide de lever le secret Défense pour 10 documents (sur 12 au total) qui concernent l’assassinat du Juge Borrel. (AFP)

Paris lève le
secret défense dans l’affaire du juge Borrel mort à Djibouti

PARIS, 27 mars (AFP) –
Le gouvernement français a transmis à la justice dix documents
émanant de la Direction générale de la sécurité
extérieurerenseignements extérieurs) relatifs à la mort
du juge Bernard Borrel, décédé dans des conditions suspectes
à Djibouti en 1995, ce qui pourrait accélérer l’enquête
judiciaire.

Le
ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie « a décidé
la levée du secret défense » sur les documents de la DGSE
concernant le décès du magistrat, alors conseiller du ministre
de la Justice djiboutien, a annoncé samedi le ministère de la
Défense.

« C’est une bonne
nouvelle. On va pouvoir enfin avoir accès rapidement à ces documents »,
s’est félicitée samedi la veuve du magistrat, Elisabeth Borrel.

La thèse du suicide
du juge Borrel – dont le corps calciné avait été retrouvé
le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti – a longtemps été
privilégiée avant d’être mise à mal par une série
d’expertises remises depuis un an à la juge d’instruction de Paris
Sophie Clément, en charge de l’affaire.

Dans un avis, publié
samedi au Journal officiel, la Commission consultative du secret de la défense
nationale (CCSDN) se dit « favorable à la déclassification »
de dix documents de la DGSE « confidentiel défense » (le niveau
le plus faible de classification) et ne se prononce pas sur deux autres notes
qui ne portent « aucun marquage de classification au titre de la protection
du secret de la défense ».

Selon le ministère
de la Défense, « la procédure relative à l’examen
de la demande de déclassification de documents concernant le décès
du juge Borrel s’est déroulée de façon normale ».
Mme Alliot-Marie a « fait connaître sa décision de lever
le secret sur ces documents afin qu’ils puissent être transmis au juge »,
a-t-on ajouté.

Lors d’une conférence
de presse organisée avant l’annonce du ministère de la Défense,
Mme Borrel avait estimé qu' »une démocratie comme la France
ne peut couvrir les assassins d’un magistrat chargé d’une coopération
judiciaire internationale ».

« C’est tout de même
triste de devoir faire une conférence de presse pour contraindre un
ministère à respecter la loi. Je pense qu’on va découvrir,
à la faveur de ces documents, que le gouvernement savait que Bernard
a été assassiné », a affirmé Mme Borrel.

« Ca a été
très long et en tant que magistrate, je suis bien placée pour
savoir que le dépérissement des preuves, ça existe »,
a-t-elle déploré.

La thèse du suicide
du juge Borrel s’est trouvée contrariée par un rapport remis
le 4 novembre à la magistrate et réalisé par trois experts
médicaux-légaux et un spécialiste de la propagation des
incendies.

Les experts ont relevé
que le cadavre du magistrat présentait une alternance de zones brûlées
et de zones préservées sur l’ensemble du corps.

Or, selon eux, de telles
constatations semblent peu compatibles avec le comportement d’une personne
qui se serait immolée par le feu.

Elles sont par contre
compatibles avec un corps « immobile, en position couchée »,
sur lequel le combustible a été « déversé
de manière aléatoire ».

Par ailleurs, le procureur
de la République Yves Bot avait déclaré à Mme
Borrel, lors d’un entretien le 1er mars, qu’il retenait désormais la
thèse de l’homicide volontaire.

La
veuve du juge Borrel accuse l’actuel président djiboutien Ismaël
Omar Guelleh d’être l’un des commanditaires de l’assassinat de son mari.