18/03/04 (B238) Le site du GED a publié un article remarquablement bien documenté sur les Dossiers secrets du régime dicatorial et des Affaires qui pourraient rattraper Guelleh dans les prochains mois / années.

Nous publions la copie
intégrale de cet article du GED qui est disponible, en version originale,
à l’adresse suivante : http://www.gouv-exil.org/3_actualite/actu1_181.htm

__________________________________
Extrait du site du GED

17/03/04
– Djibouti – Amorce de publication de Dossiers secrets. Lorsque l’on me refuse
de mettre du bleu dans mon pays, j’y mets du rouge pour qu’émergent
enfin les droits républicains.

Justicia.

Si
Djibouti était un Etat de Droit, une République respectant
les droits fondamentaux des citoyens et des citoyennes

ce que l’ont peut définir comme étant
globalement les libertés fondamentales publiques

le Gouvernement en Exil de Djibouti n’aurait aucune raison d’être
et nul Mouvement de Libération Nationale n’aurait émergé
pour, dans un demain très proche, s’opposer ouvertement au
régime dictatorial et falsificateur des vérités
qu’est celui d’Ismaël Omar Guelleh et de Kadra Haïd.

Y
a-t-il une Justice responsable et un tant soit peu indépendante du
pouvoir à Djibouti ?.

La réponse
est bien évidemment NON
car pour autant que l’on ne soit pas
inféodé au pouvoir et quand bien même les lois nous
donneraient raison et gain de cause, dès
l’instant où l’on réclame l’application de ses droits et que
l’on est opposé au pouvoir, à ses magouilles et à ses
exactions diverses la décision qui nous est
opposée est un déni de justice, une véritable insulte
aux valeurs fondamentales de notre constitution et de nos lois.

Nous
avons donc pris le parti de créer une Commission Justice qui, comme
le font les membres ou les sympathisants du GED, dénonce clairement
toutes les exactions perpétrées par les  » Serviteurs
 » du régime avec la perspective de les faire traduire, un à
un et le moment venu, devant une Justice imminente accompagnant le Mouvement
de Libération Nationale qui prend de l’ampleur.

Ce
ne seront pas quelques juges achetés ou contraints par le pouvoir
qui auront à juger dans un demain proche ces hommes et ces femme
s,
ce seront des juges libres de leurs décisions en leur âme et
conscience et qui exprimeront la volonté des populations djiboutiennes
et la Justice au sens où nous l’entendons.

Nous nous
sommes penchés depuis quelques jours sur le cas d’Hachin Abdillahi
Orah dit Hachin afwané (ndlr : Hachin la grande gueule en langage
populaire somali) sur lequel un dossier de mise en accusation s’est lentement
constitué depuis des mois s’appuyant sur des témoignages et
sur divers autres documents écrits.

Bien que
et par ce que ne disposant d’aucune qualification professionnelle mais étant
un homme cupide s’étant déjà rendu coupable de nombreuses
malversations bien avant l’époque du président Gouled, Hachin
afwané fut intégré dans le clan d’IOG -Kadra pour devenir
le commissaire du Port international de Djibouti.

On se souvient
que sur décision d’Ismaël Omar Guelleh, la compétence
dans la surveillance du dit port fut retirée à la Gendarmerie
nationale – car bien trop efficace – pour être confiée au
Service Djiboutien de Sécurité dans lequel IOG a placé
depuis des années ses  » truands  » impliqués, accompagnant
et protégeant tous les trafics de fausse monnaie et tout particulièrement
de drogues dans le port international où la
famille Muti dispose, quant à elle, d’un laboratoire connu et localisé
dans lequel la drogue en provenance d’Asie est traitée et conditionnée
pour être envoyée ensuite vers l’Europe et le continent Nord
américain.

Les résultats
d’une enquête – diligentée par la DGSE en 1986/1987 – mettaient
déjà en évidence entre autres l’utilisation de containers
de déménagements d’étrangers (ignorant totalement ces
faits) afin d’acheminer partie de cette drogue reconditionnée dans
le port International de Djibouti (donc à l’abri des regards indiscrets)
vers les ports du bassin de la méditerranée et de l’océan
atlantique.

Bien
que disposant des preuves de ce trafic et dans de telles conditions, l’affaire
fut passée sous silence après l’intervention de personnalités
étrangères présentes à Djibouti et d’un avocat
bien connu.

On
peut affirmer que le  » Réseau des étrangers  » fit
usage alors de sa grande influence pour  » tasser l’affaire  » car
plusieurs de ses membres furent et sont encore de nos jours impliqués
dans ce trafic d’importance.

Comme Commissaire
du port international de Djibouti Hachin afwané fut l’œil d’Ismaël
Omar Guelleh, supervisant ces opérations.

Pour l’anecdote, en
1996 un différent l’opposera en un moment à Houssein Idriss
Gouled – alias Sékou touré – qui le poursuivra jusque dans
le bureau d’Ismaël Omar Guelleh dans lequel il se réfugiera
dans l’urgence.
Une vive altercation entre Ismaël Omar et Houssein Idriss Gouled
s’ensuivra, le premier frappant le second et le plaquant au sol en lui
déclarant que  » l’époque de Gouled est terminée,
c’est nous qui avons tous les pouvoirs « .

A cette époque
le clan Ismaël Omar – Kadra Haïd n’aura de cesse de saper un
peu plus l’autorité du clan Gouled alors que Kadra Haïd ira
jusqu’à faire emprisonner plus tard Habibo Idriss Gouled à
la prison de Gabode.

Les récentes
déclarations faites dans les mabrazes par Hachin afwané et
parfaitement relatées par Ali Abdillahi Iftin
confirment clairement ce que sont les intentions d’Ismaël Omar Guelleh
pour contrer, pour partie, les mesures récentes que lui imposent
le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

Hachin
afwané est l’outil du maître chanteur vis-à-vis des
entreprises du secteur privé que le dictateur tente de contraindre
une nouvelle fois.

Hachin
Abdillahi Orah dit Hachin afwané, qui est-il ?
.

Hachin
Abdillahi Orah est ce que l’on peut définir comme étant l’homme
à tout faire et des coups tordus – mais sans courage – dont très
rapidement Ismaël Omar a compris le parti qu’il pouvait en tirer.

Il
l’intègre donc en marge du Service Djiboutien de Sécurité
et va ainsi rejoindre le groupe des quelques hommes qui ne tirent leurs
forces que par la bestialité de leurs actes qu’ils n’expriment sans
limite que lorsqu’ils sont en groupe et armes à la main face à
des personnes sans défense.

Initialement
et avant l’indépendance Hachin afwané sera utilisé
à toutes les sauces et notamment par Ali Aref qui le missionnera
pour infiltrer le Front de Libération des Cotes de Somalie (FLCS)
à Hargeïsa.

On
sait qu’il joua un rôle dans l’affaire du bus scolaire de Loyada qui
coûta la vie à Nadine Geisbuhler.

L’enquête
française confirmant nos écrits.

Intégré
ensuite dans les services secrets d’Ismaël Omar Guelleh, il sera missionné
par lui pour infiltrer son propre clan des gadaboursis.

Esprit
peu évolué mais exécutant zélé, il renseignera
Ismaël Omar et sera à l’origine de l’incarcération d’opposants
gadaboursis qui, sans comprendre d’où viennent les  » fuites
« , subiront dès lors les pires tortures à la tristement
célèbre  » Villa Christophe « .

Au
moment de l’Affaire du Café de Paris, Hachin afwané est inquiet
et enverra au Canada son épouse et ses enfants sous une fausse identité
somalienne et comme réfugiés politiques.

D’après
ce que nous en savons son épouse et ses enfants seraient aujourd’hui
citoyens Canadiens ; il leur rendrait visite en moyenne une fois par trimestre.

Dans
les résultats  » confidentiels  » d’une enquête de
la DGSE on constate sans surprise qu’il prit une part active dans une tentative
d’implication des milieux Gadaboursis lors de  » l’Affaire du Café
de Paris  » en 1990 et que fomenta Ismaël Omar.

Ce que
cherche à cette époque et dans cette affaire Ismaël Omar
Guelleh ce sont exclusivement des accusés
potentiels dans le milieu des Gadaboursis
comme chez celui des
Afars.

Il
fera donc réaliser l’attentat par les hommes du SDS – dont certains
ont été reconnus dans leur véhicule par des témoins
qui se tairont longtemps avant de déposer récemment et hors
procédure auprès de la justice française – et à
faire endosser la responsabilité aux Gadaboursis et à l’opposition
politique en général.

On remarquera
que chaque fois qu’il y a risque de déstabilisation du régime,
Ismaël Omar tentera de faire croire à la famille Gouled que
sa vie est en danger ; parallèlement à
cela et pour asseoir sa propre autorité vis-à-vis des autorités
françaises il organisera en préalable un attentat en identifiant
par avance des acteurs potentiels pour les faire arrêter quelques
heures après l’attentat perpétré par un équipe
d’hommes du Service Djiboutien de Sécurité.

Certains
verront en cela la confirmation d’une grande efficacité de  »
l’homme au bâton  » protégeant les ressortissants étrangers
dans le pays et tout particulièrement les familles françaises,
d’autres encourageront de telles pratiques car ils
y trouvent un intérêt financier privé ou préservant
certains  » retours sur investissements  » concernant l’utilisation
des aides internationales censées aider le pays et ses populations.

Tout
ceci Ismaël Omar Guelleh l’a compris très tôt, sa démarche
sera identique dans tous les cas de figure et lorsqu’un  » fouineur
 » fusse t-il juge français honnête viendra y mettre son
nez – prêt à payer sur ses propres deniers un dossier nauséabond
ayant disparu d’un bureau de la présidence djiboutienne – Ismaël
Omar n’hésitera pas à le faire éliminer et mettant
ensuite Paris devant le fait accompli.

Le Gouvernement en Exil
de Djibouti détient la copie des résultats d’une enquête
de la DGSE française.

Ismaël
Omar Guelleh n’est pas un Chef d’Etat d’une République francophone,
c’est un maître chanteur de haute volée et de plus anti français.

L’ex
Inspecteur des Renseignements Généraux français de
l’avant indépendance a parfaitement saisi certains aspects de la
 » Coopération franco djiboutienne  » . Il en a tiré
et en tire encore un profit exclusivement personnel qu’il masque derrière
une propagande falsificatrice qu’il finance à coups de millions de
FD.

Dans
les premiers mois de l’année 1997, lors de la fête du sacrifice
de l’Al Aïd Al Adha, Ismaël Omar Guelleh qui maîtrise tous
les pouvoirs va tenter une opération médiatique qui masque
en fait un autre objectif.

Il va
obliger tous les riches commerçants djiboutiens et étrangers
(musulmans) installés dans le pays à offrir des moutons  »
Aux frères irakiens qui vivent sous l’embargo imposé par les
Etats-Unis d’Amérique… « .

Une société
irakienne de vente de véhicules automobiles fabriqués en Corée
(Song Yang et Korando) installée à Djibouti va jouer les intermédiaires
entre Ismaël Omar Guelleh et Saddam Hussein pour un commerce officiellement
interdit par les Conventions internationales.

Hachin
afwané, Ali Roubah, Abdourahman Borreh et quelques autres (dont nous
dévoileront les noms et qualités ultérieurement) seront
missionnés par Ismaël Omar Guelleh pour constituer un groupe
qui aura en charge, dans un premier temps, d’affréter un avion gros
porteur d’origine soviétique auprès de la société
PUNTAVIA.

Les
autorités militaires françaises et la DGSE seront informées
du subterfuge qui se prépare et filmeront une grande partie des opérations
menées discrètement et consistant à
charger des matières nucléaires, mercure, uranium (en provenance
d’Ethiopie) puis de masquer cette opération sous la cargaison de
moutons offerte aux populations irakiennes.

D’où
proviennent ces matières ?

La chute
du mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique va amplifier
la fuite de matières dites dangereuses. C’est un véritable
commerce incontrôlé de ces matières auquel les services
secrets occidentaux vont être confrontés.

Certaines
de ces matières interdites d’exportation vont faire l’objet d’un
commerce à partir de l’Ethiopie sous Menguistu Haïlé
Mariam qui effectuera une visite officielle en RDA peut avant la chute du
régime.

En
octobre 1996, la destitution du vice-Premier ministre d’Ethiopie et ministre
de la Défense, Tamrat Layne, officiellement pour corruption, illustre
l’une des phases méconnues du large et diversifié trafic instauré
entre Ismaël Omar Guelleh et l’Ethiopie, utilisant les services d’Abdourahman
Borreh,

Ces
matières dangereuses étant depuis des mois à Djibouti
et stockés dans des containers spéciaux, Ismaël Omar
n’aura qu’une hâte qui sera de s’en séparer au plus tôt
tout en ne répondant pas à la Commission
rogatoire internationale lancée sur ordre du premier ministre Mélés
Zenawi par la Justice Ethiopienne à l’encontre d’Abdourahman Borreh
pour  » complicité dans l’Affaire de l’ex vice-Premier ministre
et ministre de la Défense, Tamrat Layne », incarcéré
alors.

Ismaël
Omar va donc mettre à profit la fête du sacrifice de l’Al Aïd
Al Adha pour tenter de mystifier l’opinion publique et démontrer
son attachement au monde musulman et aux populations arabes qui souffrent
en rompant l’embargo imposé par les USA.

Hachin
afwané, Ali Roubah et quelques autres vont participer au convoyage
des matières dangereuses vers l’Irak.

Quel
avenir pour Hachin afwané ?.

Hachin afwané
a parfaitement conscience du danger imminent et comme tous les hommes impliqués
dans les malversations et les exactions graves perpétrées
par le régime d’Ismaël Omar Guelleh, l’homme
sait qu’il constitue un fusible qu’IOG n’hésitera pas à sacrifier
le moment venu comme il le fit en programmant la mort du Général
Yacin Yabeh par non assistance à personne en danger.

On
en revient à se poser laquestion du pourquoi
Hachin
afwané
n’a pas hésité ces derniers jours à
diffuser l’information sur la mission que lui aurait confié Ismaël
Omar en matière de « Chantage » à exercer auprès
des Commerçants ?.

Ce
qui est certain c’est qu’Ismaël Omar ne lui a pas demandé son
avis et que d’autre part
Hachin
afwané
pourrait ainsi chercher à se protéger
pour l’avenir en affirmant plus tard, si nécessaire, qu’il fut victime
d’un chantage exercé sur lui pas son « maître » ?.

Le
fait est qu’il parle beaucoup sur ce sujet et qu’il y a forcément
une raison…; à moins que les commerçants l’aient à
leur tour financé et retourné pour qu’il fasse éclater
l’affaire au grand jour.

Dans
ce dernier cas, acheter Hachin
afwané
leur ferait débourser moins d’argent
que restituer à Ismaël Omar les 20 % qu’il leur exploite depuis10
ans.

Chacun
des hommes impliqués directement avec le pouvoir, tel qu’Hachin afwané,
a deux options.

  • Soit
    fuir le régime comme s’y prépare le Général
    Fathi Ahmed Houssein en demandant sa mise hors service actif et en se
    retirant dans la région de la côte d’azur en France où
    il y a placé sa fortune….

  • Soit
    créer sur place une  » fronde « , fourbissant ses armes
    pour frapper le moment venu et ensemble un Ismaël Omar Guelleh usé
    par 4 années de pouvoir et qui de plus est gravement malade.

Ce
que l’on peut affirmer c’est que le Mouvement de Libération
nationale et son Armée n’auront qu’à pousser légèrement
le château de cartes de toutes les corruptions et exactions
diverses ; l’ensemble s’écroulera avec toutefois un risque.

L’orgueil
du despote déchu risquerait bien de l’inciter à tenter
de mettre le pays à feu et à sang s’il
se sait soutenu par une diplomatie étrangère
et
essayer ainsi de rééditer son opération des années
90-93 au cours desquelles il a lancé un génocide
contre les populations Afars sans défense.

A
moins qu’en hauts lieux on puisse entrer dans cette logique qui veut
que  » la disparition d’un dictateur tel qu’Ismaël Omar Guelleh
– comme celle d’un Tombalbaye dans un temps passé- arrangerait
forcément bien des affaires et beaucoup de monde ».

Ceci
éviterait des questions embarrassantes pour l’avenir et rétablirait
l’Etat de Droits républicains à Djibouti dont on tenterait,
peut être judicieusement et dans les années à
venir, d’en faire un modèle de République africaine.

Dieu
est grand mais pour l’instant c’est Ismaël Omar et sa clique
de brigands qui en profitent !! jusqu’à quand ?.