30/06/04 (B253) Ma réponse s’adresse à l’auteur de l’article « B253 ou opposition djiboutienne » (Lecteur)


Vous parlez du tribalisme et vous nous expliquez qu’il faut à tout
prix l’éviter, car il tue.

Et pourtant, vous pointez
du doigts plusieurs personnes qui appartiennent à la même tribu
(Awad = gadaboursi, Hachi = gadaboursi, Salid = gadaboursi, leur soirée
animée par Omar Osman Rabeh = gadaboursi). Est-ce de cette façon
que vous espérez apporter des solutions aux problémes (divisions)
ethniques des Djiboutiens d’Ottawa, dont la cause est à rechercher
au niveau du dictateur Ismael Omar Guelleh et des équipes qu’il entretient
dans ce but ?

S vous détestez
les Gadaboursi, comme votre contribution le laisse clairement paraître,
alors soyez cohérent avec vous-même et évitez de nous
faire un cours de moral sur le tribalisme.

Il n’y a pas plus Djiboutien
que le professeur Omar Osman Rabeh (je lui rends hommage) et il n’y a pas
un Djiboutien à Ottawa qui soit mieux placé que lui pour nous
parler de Djibouti et de son histoire.

Puisque vous nous affirmez
que vous êtes aussi, un vrai Djiboutien de souche (je n’ai aucune raison
de ne pas vous croire), puis-je vous conseiller d’entrer rapidement en contact
avec O.O.Rabeh. Dans le cas contraire, si vous n’êtes pas un Djiboutien
de souche, je ne peux que vous recommander de laisser les Djiboutiens régler
leurs affaires en famille à Ottawa.

Le 27 juin concerne avant
tout les Djiboutiens.

Personnellement, je n’ai
jamais été d’accord avec AWAD, mais je respecte ses idées
(nous sommes tous des Djiboutiens).

J’espere que vous allez
répondre positivement à mon invitation.

Vive
les Djiboutiens.

Un
Djiboutien
d’Ottawa.

30/06/04 (B253) Le 27 juin fêté dans la division des exilés djiboutiens au Canada.(Lecteur)

Le 27 juin fêté
dans la division des exilés djiboutiens au moment même où
se déroulent au Canada les élections générales.

En cette période
de décision où les Canadiens élisent les représentants
fédéraux à la Chambre des Communes dans 308 circonscriptions,
on n’aura nullement vu de djiboutiens, motivés sur la question.

C’est pourtant le rendez-vous
électoral pour chaque communauté de se prévaloir sur
l’échiquier politique et faire avancer ses intérêts particuliers
dans la nation canadienne. Cependant nos néo-canadiens semblent en
périphérie des enjeux qui devraient les concerner de premier
ordre.

Loin de là les
djiboutiens d’ici s’agitent sur toute autre chose, le 27juin 2004 et la manière
qu’il faudrait commémorer cette date de l’indépendance de Djibouti
à Ottawa.

Un Djibouti avec lequel
ils ne partagent plus aucune réalité sociale. Dans le passé
récent de cette communauté on n’aura pas non plus enregistré
d’acte louable de feedback envers le pays d’origine soumis à la violence
d’un pouvoir politique autocratique.

Mais peut-on vraiment
parler de communauté, sinon de clans éparses à la fibre
ethnique plus ou moins prononcée. Que faut-il attendre de cette population
au passé perdu et à l’avenir inconnu en raison de son incapacité
à s’adapter et à s’intégrer à cette nouvelle société
compétitive certes mais qui cependant leur permet toutes les opportunités
pour un meilleur avenir ?

En effet la compétitivité
dans ce pays exige des critères.

Pour une communauté
agissante et participative le critère d’union et de solidarité
est de rigueur au Canada. À regarder de près les immigrants
djiboutiens et somaliens on n’est vraiment loin du compte et ce 27 juin 2004
aura révélé ces divisions ou chaque tribu a organisé
sa fête dans son coin à Ottawa. Il s’agit en tout de boums payantes
où la musique est mise en sourdine avec le seul souci de faire plus
de bruit que la tribu d’en face.

La seule parole responsable
aurait été prononcée par Omar Osman Rabé, l’auteur
entres autres de l’ouvrage intitulé " le cercle et la spirale
" Osman Rabè, a été destitué de sa citoyenneté
djiboutienne par Hassan Gouled par décret présidentiel aussitôt
après l’indépendance pour délit d’opinion, aujourd’hui
il vit au Canada ou il gère une école religieuse.

Omar " le posé
par terre " a exhorté « ces concitoyens » de combattre en eux
le sentiment tribal et de s’unir pour mieux faire face â l’exil. L’autre
discours important entendu a été celui de Guirré Roblet
lequel a rappelé aux djiboutiens présents à son meeting
que le drapeau djiboutien n’était pas le fruit du hasard.

Que des femmes et des
hommes avaient sacrifiés leur vies pour le voir flotter un jour et
qu’il est une grande chance d’avoir aujourd’hui des hommes tels que Ahmed
Dini ou Daher pour nous rappeler le devoir national !

30/06/04 (B253) L’Indépendance, Ah ! Ce joli nom qui nous a tant leurré et si longtemps ! (Lecteur)

L’Indépendance,
Ah ! Ce joli nom qui nous a tant leurré et si longtemps ! Joyeux anniversaire,
diront certains, je leur répond : " où est la joie ? ".
Je la cherche toujours depuis 27 ans. Cette joie tant élusive, tant
virtuelle, cette chimère qui, au fil des années, se réduit
en une peau de chagrin !

Allons, m’ont dit des
amis, l’autre soir, levons un verre à la santé de notre chère
patrie !

Parlez pour vous, ai-je
répondu promptement, la joie n’est pas pour moi, je suis en deuil aujourd’hui.
Le drapeau, m’ont-il dit, le drapeau, cher ami lève toi, c’est l’hymne
national et toute la salle, explose en coeur. "Hinjineh…uu Sarakaca…."
certains emportés par la ferveur se mirent à l’entonner de toute
leurs forces. Beaucoup étaient émus, et s’inclinaient magistralement
devant le Drapeau djiboutien amené à l’estrade par une jeune
fille habillée avec le "Grays" traditionnel des Somalis.

A ce moment précis,
les sentiments se bousculaient dans mon coeur, ils étaient au sprint
pour le finish.

L’émotion du moment
pour moi, c’était seulement l’image d’un père héroïque
et stoïque, un simple djiboutien du quartier sept. Lui et ma mère
me racontèrent le jour en 1967, où il sortit de la maison familiale,
armé…d’une lance et d’un "Qolxad". Avec les hommes du quartier
ils étaient prêt à affronter, avec la bravoure traditionnelle
de notre peuple, les balles de la Légion étrangère. Derrière
eux, me racontait ma mère, suivaient les femmes du quartier, dans une
main les "kildhee" plein de thé, dans l’autre un jerrican
d’eau et des serviettes humides pour seule protection contre les gaz lacrymogènes.

Elles partirent, à
la queue leu leu, pour soutenir les hommes dans leur combat inégal,
du David contre Goliath. Le père de mon voisin Rachid fut la première
victime de ce combat suicidaire. Devant le poste de la gendarmerie du quartier,
à côté de l’ancien cinéma Le Paris, les Légionnaires
s’en donnaient a coeur joie. Le père de Rachid, un brave homme, vétéran
de la guerre des Blancs en Europe, savait comment utiliser le terrain pour
surprendre l’ennemi.

Sa maigre machette n’était
qu’un jouet inoffensif devant les mitrailleuses et les blindés légers
de la Gendarmerie française.

Ce sont de véritables
héros : ces citoyens anonymes sont ceux qui méritent mon respect.
Tous, sans distinction d’ethnie et de tribu, dans les traces de leurs illustres
prédécesseurs comme Harbi, Candholeh, Gashanleh, Iftin, Rabeh,
Omar Elmi, et tous les martyrs du FLCS. Tous ceux, qui ont fait acte de bravoure
et qui ont fait couler le sang de leurs ennemis pour abreuver ce drapeau,
méritent mon respect.

Cela expliquait les émotions
qui faisaient tressaillir mon cœur, face au drapeau et à notre
hymne, ce 27ème jour du mois de juin de la 27éme année.

En même temps, ce
spectacle haut en couleur réveillait ma colère.

Tout d’abord je me suis
tourné vers mon ami Bourhan et je lui ai présenté mes
excuses ; lui, il ne comprenait pas pourquoi. J’ai essayé de lui expliquer,
mais les mots n’arrivaient pas à exprimer mon émotion.
Je me disais au fond de moi même, 27 ans après que notre plus
illustre des héros de ce jour, Ahmed Dini, ait prononcé la fameuse
phrase à minuit pile, le soir fatidique "…La République
de Djibouti est née….", 27 ans après, qu’est devenue
la version Afar de notre hymne national. Bourhan et les autres chantaient
"Hinjineh uu Sarakaca…"

Je n’arrive pas a chasser
de ma tête une pensée lancinante : celle des Afar, privés
de tout symbole d’appartenance. Que pouvaient-ils bien ressentir à
ce moment précis

Ma colère, c’est
aussi d’être confronte a la réalité ! Ceux qui ont effectivement
participé activement à la lutte pour obtenir l’Indépendance
le 27ème jour de ce 6ème mois de l’année 77, sont les
grands perdants de l’histoire.

Pour le mesurer, je vous
propose les quatre paradoxes réels de l’Indépendance:

Premier paradoxe: Cela
fait plus de 27 ans qu’aucun Djiboutien n’a pas participé à
un vote démocratique. En fait l’exercice de la véritable démocratie
dans le pays s’est terminé avec la colonisation. Depuis l’Indépendance,
la démocratie a pris sa liberté et elle a quitté les
Djiboutiens.

Deuxième paradoxe:
Cela fait 27 ans que les djiboutiens ont des institutions et des infrastructures
fonctionnelles. Force est de constater que l’ordre et l’organisation ont aussi
pris congé des Djiboutiens.

Troisième paradoxe:
Cela fait 27 ans que les djiboutiens devraient avoir un niveau de vie qui
leur permette de vivre convenablement de leur labeur. En fait l’économie
et la prospérité ont pris congé des Djiboutiens.

Quatrième paradoxe:
Cela fait 27 ans que les Djiboutiens ont combattu pour avoir leur ville et
leur pays. Qu’ont-ils obtenu : un pays poubelle où la situation physique
et morale des structures et de l’environnement ainsi que le cadre de vie se
sont dégradés au fil des années.


Célébrer, cependant aurait pu être juste et opportun.
Pour certains, natifs en majorité des pays limitrophes, pour d’autres
bien nés et bien apparentés, le moment ne pouvait être
mieux choisi pour célébrer 27 ans de miracle et de rêve
devenus réalité pour eux spécifiquement et sans partage.

Pendant que mon ami Bourhan
chante l’hymne national dans langue qui lui ait totalement étrangère,
l’Ethiopien assis deux tables plus loin nous expliquait que lui, sans l’avennement
du 27 Juin, n’aurait jamais reçu l’éducation ni réussi
sa carriére, comme il l’a fait. Le passeport et la nationalité
acquise lui ont permis de vivre dans un confort relatif jusqu’à ce
jour, en tout cas bien meilleur à ce qu’il aurait pu espérer
s’il était resté en Ethiopie.

Et il a raison, car sans
le 27 juin, il serait toujours en train de garder des chameaux dans son village.
C’est pour cela aussi que ces Officiers de l’Armée djiboutienne importés
directement de Somalie le 27 juin 1977 sont heureux.

Les cadres supérieurs
de l’Administration parlent dans leur ex-langue officielle, entre eux "
l’Amharique "; c’est le cartel du khat qui domine économiquement
le pays.

C’est aussi les collabos
et les lâches. En 1967, Cali Sidleh partait à la chasse aux Somalis
dans les quartiers, armé de son revolver. Ali Aref écrivait
les pages de l’histoire avec le sang, l’élite yéménite
détentrice des leviers économiques se ralliaient à Aref
et à sa clique. Cette même élite yéménite
méprisait les pedanis d’Ambouli qui, eux du moins, sympathisaient avec
les somalis victimes conjointes de la même répression.

Les Ali Coubeche et les
Marils, les Rhotari, Les Bies, et le milieu de la mafia économique
étrangère continuent à sucer le sang de nos héros
anonymes des bas quartiers et de leur descendants depuis 27 ans.

C’est aussi la fête
de ces anciens Sergents et Caporaux de l’armée française promus
Généraux et Colonels ; c’est ce vendeur de Khat, devenu Ministre
des Affaires étrangères et opposant de dernière minute
; c’est la fête de ces nouveaux riches qui roulent en 4X4 climatisés
ostentatoires, au milieu de la misère et de la destitution.

Ce sont ces villas rutilantes
qui coûtent des milliers de fois plus que pourraient le permettre le
salaire officiel de l’occupant.

Bref le 27ème jour
de la 27 année est un jour de deuil pour une grande majorité
des djiboutiens, qui ont été dépossédés
et de leur pays, de sa richesse et de sa mémoire.

Rien à célébrer
!

30/06/04 (B253) Les Agents d’IOG ont échoué dans toutes leurs tentatives pour semer la zizanie entre les Djiboutiens… au Canada.

En ce jour de la fête
de l’Indépendance, les agents d’IOG n’ont pas réussi à
diviser les Djiboutiens.

La fête nationale
de notre cher pays a été célébré avec faste.
En dépit des tentatives des agents 007 /008 AWAD, ce sont plus 700
personnes qui ont partagé cette soirée avec toute la communauté
djiboutienne qui était représentée. La soirée
des agents 007 et 008 a attiré peu de mondet elle n’a pas perturbé
notre soirée..

Le grand chanteur Afar
venu spécialement de Belgique, la grande chanteuse Neima Djama et le
grand chanteur somalien SAMATER ont animé toute la soirée jusqu’à
3h30 du matin.

Plusieurs personnes, qui
avaient été induites en erreur, par les agents d’IOG, sont venues
nous rejoindre plus tard. On peut affirmer, avec force, que les Djiboutiens
ont retrouvé leur unité malgré les tentatives de division
organisées par le régime. Les agents 007 et 008 avaient utilisé
les vieux arguments éculés de l’époque coloniale : des
initiatives aussi démagogiques et populistes que soporifiques et cosmétiques.

Les Djiboutiens veulent
avancer dans une perspective de justice et d’égalité pour tous.
Nous voulons éviter le modèle somalien où le tribalisme
a atteint un niveau absurde de destruction. Je voudrais simplement dire aux
agents des IOG que les Djiboutiennes et que les Djiboutiens ont atteint un
haut degré de maturité politique.

Ils peuvent employer toutes
les méthodes inimaginables, comme celles que pratiquent le recruteur
de la SDS : No 3 HASHI AFWANEH, dit la grande bouche.

Les Djiboutiennes et les
Djiboutiens d’Ottawa, sont convaincus, depuis fort longtemps, que le racisme
et le tribalisme sont des maux cousins et qu’ils n’apportent rien de bon..

En effet, le racisme et
le tribalisme sont quasiment identiques. A la différence du fait que
le tribalisme sévit à l’intérieur d’une même race,
voire d’une même ethnie et d’un même pays alors que le racisme,
à des exceptions près, s’applique aux étrangers considérés
comme des envahisseurs.

Le tribalisme, en revanche,
concerne des groupes vivant ensemble depuis toujours et dans le même
pays !

Comme le racisme, le tribalisme
part d’un "petit d’esprit", surtout quand il est promu par un homme
qui ose se prétendre le leader : tel qu’IOG. C’est gênant et
honteux de se proclamer ouvertement tribaliste. Alors, le tribaliste, C’EST
TOUJOURS L’AUTRE qui en est l’acteur et C’EST TOUJOURS SOI qui en est la victime
quand on ne lui prête pas en plus de mauvaises intentions. On trouve
toujours de bonnes raisons pour expliquer ses réactions et pour masquer
son tribalisme. Demandez donc à Jean-Marie Le Pen s’il est raciste
: il se prétendera insulté, lui qui ne prône que la préférence
nationale.

Vous risqueriez fort,
s’il était aux commands, de vous retrouver devant un tribunal, à
charge pour vous d’administrer la preuve de votre innoncence. La condamnation
pénale ne serait pas si loin !

Il faut que les Djiboutiennes
et que le Djiboutiens sachent que le tribalisme a aussi un coût très
élevé pour notre société et pour les citoyens
:

Coût social
Il mine la cohésion et l’unité nationales. Peut-on, en effet,
espérer bâtir une nation et engager la lutte pour le développement
concerté avec des citoyens qui s’exclueraient mutuellement ?

Coût économique

Il est dommage que dans notre pays, on ne chiffre pas les choses. Quand, par
exemple, le tribalisme préside à l’embauche en lieu et place
de la compétence et de la disponibilité (on crée un poste
juste pour embaucher quelqu’un), qu’on confie la direction des entités,
des entreprises ou des projets à des frères incompétents,
que des crédits soient accordés sur le même critère
et que l’impunité soit garantie, mesure-t-on ce que cette pratique
coûte à l’économie ? Ce n’est qu’un tout petit exemple;

Coût humain (*)
Il entretient des frustrations et fait le lit de la violence. Certes, il ne
s’agit pas toujours de grandes explosions de violence. C’est la petite violence
au quotidien, la petite violence pernicieuse; la violence ravalée née
du sentiment d’injustice et de rage impuissante et qui vous font "attendre
votre tour pour leur faire voir à ces gens là"; cette violence
là est plus dangereuse parce que plus profondément enracinée,
agissant comme une gangrène.

Par conséquent,
nous lançons un appelle aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens afin qu’ils
fassent très attention aux agents d’IOG. Voici la liste des agents
d’IOG :

1. Agent Moussa RAGEH(Ancien
agent, toujours active, recruté
par Colonel SOUBAKLEH)
2. Agent 007 AWAD (SDS 03 Agent recruteur HASHI AFWAYNEH)
3. Agent 008 SALID (SDS 03 Agent recruteur HASHI AFWAYNEH)
4. Un autre Agent spécial est venu dans l’EST d’Ottawa.

Bientôt, la liste
sera complétée avec des photos…

Opposition
Djiboutienne

(*) Le tribalisme nie
l’individu, lui renie ses droits les plus élémentaires, l’empêche
de s’exprimer et de vivre tout simplement. Le pouvoir politique, économique
et social se trouve confisqué par un groupe qui prend prétexte
de cette usurpation pour se dire le meilleur et persister dans la perversion.
Le tribalisme s’auto-entretient ainsi.

30/06/04 (B253) Essai de prévisions météorologiques à Djibouti ! (Lecteur)

BULLETIN METEO DJIBOUTIEN

Voici venu le temps
de faire le bilan de quatre années de pouvoir absolu.

En juin 1999 Ismaël
Omar Guelleh avait promis monts et merveilles : une petite pluie régulière,
sans excés d’aucune sorte, pour satisfaire nos besoins.

Les températures
estivales ne devaient jamais dépasser 37,2°C le matin, avec des
prévisions de croissance en termes de développement économique
qui devaient tous nous surprendre par leur ampleur. Il disait que c’était
ce qui lui tenait le plus à cœur pour Djibouti.

Nous pouvions alors penser
que la chaleur étouffante de l’économie dans laquelle Gouled
et son équipe nous avait plongée allait connaître une
certaine climatisation et que les Djiboutiens
allaient enfin bénéficié des bienfaits de la manne financière
répartie équitablement entre tous.

Mais avec le temps, tout
s’en va ! Les belles promesses sont restées à l’état
de belles promesses.

Reconnaissons combien
il serait difficile de prendre et d’enregistrer la température des
65% de chômeurs que comptabilise ce Gouvernement qui ne transpire jamais
à aucun moment puisqu’il reste à l’ombre et qu’il évite
tout effort.

Sans doute par pur égoïsme,
à défaut de se bronzer sous les rayons ardents de l’astre solaire
(ce qui est le lot quotidien du peuple qui ne peut s’offrir ni voyage vers
des contrées tempérées pendant l’été, ni
climatisation), en matière d’égalité, ils ont créé
le désert total, équivalent au Grand Barra.

Leurs décisions
et les multiples pompages du Trésor aboutissent au tarissement systématique
des puits où s’abreuvaient les Djiboutiens. Les malheureux sont réduits
à consommer l’intoxication, la désinformation, et la répression
qui surgèlent toute tentative de contestation populaire.

Que le soleil tape dur
sur nos têtes, que le vent souffle, que l’Oued d’Ambouli déborde,
d’après nos prévisions, nous pouvons prédire que les
perturbations atmosphériques que
connaît actuellement Djibouti, conduisent souvent I.O.G à garder
la chambre et à mettre son cache nez, surtout pour se protéger
des ondées révolutionnaires.

Horizon barré,
baromètre a zéro, son comportement ne laisse espérer
aucune averse salvatrice, susceptible d’apporter un peu de fraîcheur
à la surchauffe des esprits.

La quiétude, on
ne la trouve plus que dans les nuages du Khat !

La météo
est tout couverte … par une bande de malfaiteurs, agissant en association,
qui passent leurs temps à brasser du vent pour éviter qu’une
zone d’éclaircie ne découvre certains sujets confidentiels de
leur Roi Soleil.

N’étant pas né
de la dernière pluie, le régent de la perturbation économique
pourra-t-il exposer sa peau fatiguée par les changements de température
aux coups de chaleur que pourraient bien prendre les Djiboutiens à
l’occasion des élections de 2005.

Aux dernières nouvelles,
les prévisions météorologiques nous prédisent
un passage de l’anticyclone dit  » de Dubaï « , une forte chute
du mirage de la croissance. Mais il faut tenir compte d’un indice de confiance
relativement incertain du fait qu’au versant nord, seuls les 15 % de privilégiés
peuvent encore soutenir la consommation des ménages.

Même en dépensant
toute la fortune captée dans la nappe des 85% restant (au moyen de
conduites forcées), même en faisant appel au marabout, même
en distribuant des offrandes
au roi soleil, après 27 ans de canicule, le changement climatique et le réchauffement du
peuple sont inéluctables
et ils nous promettent des tornades et des ouragans.

Si les conditions climatiques
populaires peuvent a tout moment passer du calme a la tempête, alors
sans protection ni climatisation nous suivrons de très prés
la réaction des frileux, car l’avenir s’annonce rude et incertain
pour eux, s’ils ne pensent pas dès maintenant à assurer l’isolation de leurs petits lits douillets …

29/06/04 (B253) Communiqué en Anglais de l’Association de la Communauté Afar en Angleterre / Afar Community Association in UK

AFAR COMMUNITY ASSOCIATION
IN UK

P.O. Box 43269. London
E14 7WL
Telephone & Fax: 44 (0) 207790 6046
E-mail: afar_community@hotmail.com


25 June 2004

PRESS
RELEASE


Needs Assessment Meeting of the Afar Community in UK (ACA)

Afar Community Association
in the UK was held its first meeting on 30th May 2004, at Praxis, in Bethnal
Green in Tower Hamlets. The purpose of the meeting was to consult the members
of the community to establish their needs. The Management Committee of the
Afar Community Association warmly welcomed the participants who came from
different Boroughs of London to attend the meeting on their speeches. It has
been said that unexpected numbers of people have been attended the meeting.
The MC of the ACA explained the objectives, membership procedures, rights
and duties and the advantages of having Association in UK to the participants.

Community Needs
Among the needs identified by participants was a centre/ a suitable community
office in order to provide the free supply of advocacy, advice and information
for the community;
– to encourage the holding of social, educational, cultural, publicity and
awareness days or events for the purpose for promotion of Afar families, community
socialisation,
– to strengthen natural kinship relations amongst Afar community and to help
raise awareness of Afar community in the UK;
– to organise English, Maths and Afar Language classes, to coordinate seminars
and conferences and to arrange career advice workshop to equip community member
with necessary skills and qualification in order to improve their living conditions
.

Recommendation
The participants have recommended the ACA to work closely in partnership
with statutory institutions, voluntary sectors and NGOs in general at national
level and with Tower Hamlets at local level to develop the exchange of information,
advice and experience with them in order to facilitate the needs of the Afar
community in the UK.

Point of view
Mrs. Kadiga Houssein said that "the meeting was characterised by
a sense of learning, skills-sharing and achievement. The participants had
a chance to discuss their social, cultural and community needs in democratic
environment she added". The participants have been encouraged by the
Management Committee to participate in and to be involved with community activities
to enhance the objectives of the ACA. Mr. Houmed Mohamed Abro described the
meeting as a "fantastic opportunity for the Afar". "It will
allow the members to have a single voice and to be able to discuss their needs
satisfactorily he added". Miss. Halima Ali said that the meeting was
wonderful, as it was conducted on friendly environment".

The Afar community living
in the UK "tend to be extremely disadvantaged due to the social and cultural
barriers and due to having no organisation to specifically focus on their
needs. Today’s meeting will help us to identify the social and cultural isolations,
which are facing Afar community in the UK, said Mr Mohamed Omar (Merito).
Meanwhile, an excellent afar folkdance and Dinkara Music followed the meeting.
The participant had great time and enjoyed with lovely music and Afar traditional
folk dance at the end of the meeting. Waawow, it was really jolly and enjoyable
meeting said one participant.

We would like to take
this opportunity to convey our gratitude to Dr. Mike Mills, Prof. Chris Dixon
and Mr Phil Jones at the London Metropolitan University, Ms. Ibi Heinanen,
Ms. Mya Gordon at the Community Organisation Forum of Tower Hamlets, Mr. Samuel
O. Ayulolomon Advice & Advocacy Worker at Diaspora, Mrs. Aicha Houssein,
Mohamed Hassan, Ibrahim Ahmed, Kamil Robleh, Mrs. Aicha Houssein, Ahmed Shehem
and Houmed M. Ali who are members of the ACA, for their practical support
and participation in the ACA activities. A special thanks goes to the Bridge
House Trust and Community Forum Organisation of Tower Hamlets for their extensive
support and advice which have been given us to establish the ACA and to organise
this meeting as well.


Afar Community Association in UK

28/06/04 (B253) Que s’est-il passé à Londres ? De nombreux témoignages font état d’une crise grave provoquée par les agents de Guelleh, dans l’espoir de créer la zizanie entre les Afar et les Issa de Djibouti, qui s’entendaient trop bien à leur goût.

____________________________________
Lecteur 1

Je suis vraiment déçu
par ce qui s`est passé le soir du 27 Juin à Londres.

Les faux informations
et les diffamations qui ont été présentées par
le chef d`orchestre de l’opération qui est Mohamed Aden Dougsieh, sont
absolument intolérables et inadmissibles.

Ce Monsieur est l’un des
espions à la solde de Guelleh le dictateur. Il a voulu faire croire
que les Afars avaient demandé une somme d`argent pour participer à
la fête du 27 Juin.

Comme d`habitude, les
Falasha ont voulu éloigner une fois de plus les Afars de leur pays.
Cet ex-chanteur du groupe Harbi de l`armée nationale de Djibouti vit
actuellement en exil en France. Et il voudrait devenir le père des
Djiboutiens de Londres.

Mohamed Aden Dougsieh
est un homme natif de Dire Dawa. Il habitait à Aft Issa. Comme tous
les Falasha il imagine que Djibouti leur appatient, probablement parce qu`ils
n`ont pas d’autres endroits pour planter leur tente dans la région.
Ils sont chassés par les autres Tribus d’Ethiopie. Comment l’un des
leurs a-t-il pu devenir le Président actuel de Djibouti ?

Il faudra qu’ils cessent
de penser que ce se sera toujours dimanche pour eux.

Mohamed Aden Dougsieh
n’est qu’un déserteur de l`armée. En son temps, IOG l’avait
gracié à condition qu’il accepte d’espionner les jeunes Djiboutiens,
en échange. Les Afar ont déclaré simplement qu`ils ne
voulaient pas célébrer le 27 Juin en compagnie d’un Falasha,
qui voulait organiser la cérémonie à sa manière.

Pour se venger de l’affront
reçu en pleine tête, Dougsieh n’a rien trouvé d’autre
que d’allait raconter que les Afar avaient demandé de l`argent, en
échange de leur participation.

Les afars sont des gens
doux et courtois qui n`ont jamais hai leur pays.

Nous voulons montrer au
monde que Mohamed Aden Dougsieh est un analphabète.

Cela suffit à prouver
qu’il ne sait même pas de quoi, il parle. Nous le considérons
comme un nothing comme disent les Anglais : un moins que rien !

Mais du côté
des Issa de Djibouti, ne ressentent-ils pas une certaine honte, de savoir
qu`un Falasha prétend les représenter ? Les Afar et les Issa
de Djibouti se comprendraient sans difficuluté ni haine, s`il n y avait
pas le virus instillé en permanence par les Falasha.

Comme eux, nous sommes fiers de notre petite terre.,

Monsieur Dougsieh, le
Falasha, cherchez vous vite un refuge car l`heure de la vérité
va bientôt sonner et vous l’entendrez. Les identités diverses
et variées (avariées ?), que vous utilisez en permanence ne
seront pas suffisantes pour vous cacher.

Les archives de Djibouti
avant 1977 seront accessibles au nouveau régime qui sera élu
en 2005 avec un Président Djiboutien à 100% (et non un Président
natif de l’Ethiopie et ayant la double nationalité française,
ce qui le rend inéligible), sans oublier son Ministre de l`Intérieur
Abdoulkadir Doualeh Wais qui pourrait bien être le premier a quitter
la République de Djibouti, sans tambours ni trompettes et sans un sous
vaillant.

Il est rentré à
Djibouti en qualité de demandeur d`asile et il quittera djibouti tel
qu`il est arrivé.

Dieu nous aidera à
corriger les erreurs de l’histoire et à récupérer nos
droits et notre patrimoine.

______________________________________
Lecteur 2

LONDON 27.06.04

Les fallachas ont mis le feu entre les vrais Djiboutiens Afar et Issa de souche.

Ils avait d’abord invité
les Afar à participer à la fête du 27 juin et ils leur
avaient proposé d’organiser des danses, de chanter et de participer
comme membres à part entirèe au Comité d’organisation.

Dès que le Gouvernement
félon de Djibouti a appris la chose, ils ont aussitôt donné
des ordres pour éviter à tout prix que les Afar et les Issa
puissent fêter l’évennement en bonne intelligence et sous le
signe de l’amitié. Les ordres étaient :

1 – Aucun dicours en langue Afar,
2 – Aucune récompense pour le chanteur Afar,

Tout donner aux Somaliens de Somalie

3 – Le chanteur et les
danseurs traditionels Afra doivent acheter leur billet au même titre
que les spectateurs pour avoir le droit de participer.

4 – Même si les
Afars faisaient parti du Comité, il ne devaient pas assister aux réunions.

Quelle justice ?

C est une discrimination totale, les Afar qui vivent à Londres sont
des gens dignes et solidaires. Malheureusement les fallachas fourbes ont fini
par trouver quatre jeunes marionnettes, ingénues et naïves (d’origine
Afar ??), à qui ils ont du promettre la lune en leur disant qu’elles
avaient été choisies spécialement pour représenter
la culture AFAR en Angleterre. Les donzelles ont tout avalé sans comprendre
qu’elles étaient les malheureuses victimes d’une opération honteuse.

Jamais je n’aurais pu penser qu’il y avait encore des jeunes filles aussi
naïves ! Mais elles se sont fait avoir par les bobards de la bande à
Guelleh et par des promesses illusoires. C’est comme cela, mais c’est bien
triste.

M.
A.
de Londres

27/06/04 (B253) Voyage au sein de la Constitution de Djibouti (2ème épisode). (ARDHD)

ARTICLE
3 :

La République de Djibouti est composée
de l’ensemble des personnes qu’elle reconnaît comme membres et qui en
acceptent les devoirs, sans distinction de langue, de race, de sexe ou de
religion.

La souveraineté nationale appartient au peuple djiboutien qui l’exerce
par ses représentants ou par la voie du référendum. Aucune
fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice
.
Nul ne peut-être arbitrairement privé de la qualité de
membre de la communauté nationale.

Cette petite phrase lourde
de sens est importante. La domination sans partage de toutes les richesses,
du bénéfice de tous les détournements de fonds, de tous
les postes importants par la tribu de Guelleh (sous fraction des Mamassan)
montre à quel point la Constitution est bafouée chaque jour.
N’est-ce pas exactement ce qui se produit. Une fraction s’est attribuée
l’exercice de la souveraineté nationale.

ARTICLE
6 :

Les Partis politiques concourent à l’expression
du suffrage.

Ils se forment et exercent leur activité librement dans le respect
de la Constitution, des principes de la souveraineté nationale et de
la démocratie.

II leur est interdit de s’identifier à une race, à une ethnie,
à un sexe, à une religion, à une secte, à une
langue ou à une région. Les formalités relatives à
la déclaration administrative des partis politiques, à l’exercice
et à la cessation de leur activité sont déterminées
par la loi.

Essayez donc de créer
un parti politique libre et indépendant du pouvoir ! Vous serez vite
envoyé à Gabode pour « propagation de fausses nouvelles »
ou « atteinte à la sécurité de l’Etat » (les
motifs si chers à Guelleh)

Suite la semaine prochaine.