07/07/04 (B254) Attention à ne pas se tromper d’adversaire et à ne pas tomber dans les pièges tendus par Ismaël Omar Guelleh. Alerte à tous les opposants. (ARDHD)

Les élections approchent.
IOG est minoritaire dans le pays. Sa côte de popularité avoisine
les plus bas niveaux jamais enregistrés. Il faut dire qu’il y a des
raisons.

Qui peut saluer le travail
de destruction nationale ? Seuls ceux qui en profitent et qui ont besoin que
le système perdure …! Il n’y en a pas tant que cela.

Donc Guelleh sait qu’il
perdra son fauteuil si les élections ne sont pas truquées au
maximum.

Alors que fait-il ? Il
applique la vieille recette qui a bien marché jusqu’à maintenant.
A savoir la montée du tribalisme et l’exaspération des ethnies,
qu’il va chercher à dresser les unes contre les autres. C’est bête,
c’est éculé, mais il semble que cela fonctionne toujours.

Nous recevons de plus
en plus fréquemment des contributions qui ont une connotation tribale.
Cela nous inquiète vivement et nous lançons une alerte à
tous les Djiboutiens de l’opposition.

Ne tombez surtout pas
dans le piège tendu par Guelleh. L’affaire de l’Ambassade de Bruxelles
pourrait servir d’exemple. Est-ce l’une des actions concoctées par
les supporters du régime pour attiser la haine tribale ? C’est bien
possible, d’autant plus qu’elle suscite effectivement un réveil des
orgueils tribaux et une envie d’en découdre.

Justifiées ou non
justifiées, ces prises de position sont extrêmement dangereuses,
car elles font oublier l’adversaire de tous, à savoir Guelleh. Guelleh
est fragilisé aujourd’hui : les actions des opposants au Canada et
en Belgique minent son régime et son image de marque. Il se décrédibilise
sur la scène internationale et il finira par perdre ses soutiens, d’autant
plus que des affaires pénales devraient commencer à sortir dans
les prochains mois.

Ne cédez pas à
la tentation tribale. Quelques soient les provocations, il faut savoir qu’elles
sont organisées par le pouvoir pour essayer de survivre. Il faut que
les Djiboutiens s’unissent autour d’un objectif commun. Obtenir le départ
de Guelleh et de sa bande mafieuse. Ensuite, il sera temps de faire état
de ses différences, mais pas avant.

Pour y parvenir, il faut
désigner un candidat susceptible de mobiliser l’ensemble des opposants
à Guelleh. Le choix sera difficile, surtout s’il doit être fait
sur fond de haine tribale. Dans un premier temps, l’idéal serait une
personnalité incontestable (si possible, non politique), sans casseroles
et capable de rassembler tous les Djiboutiens autour d’un espoir et d’un programme
de court terme : celui d’une période de transition pour remettre le
pays, l’économie, les institutions et la justice en marche. Rétablir
l’État de Droit et l’Ordre économique.

Ensuite cette personnalité
devrait avoir la sagesse de prendre du recul, pour laisser les politiques
exprimer leurs différences, leurs programmes, dans la sérénité.
Les électeurs ayant retrouvé le droit de choisir celui qui correspond
le mieux à leurs attentes, dans des élections libres.

Un rêve ! Peut-être
! Mais le tribalisme et la montée de la haine inter ethnique que nous
constatons produirait un effet garanti : le renforcement de Guelleh par la division de l’opposition. Alors il faut éviter
à tout prix l’agacement des tribus et se concentrer sur l’objectif
prioritaire : le départ de Guelleh.