12/08/04 (B259) A l’occasion des fêtes du 15 août à Toulon, un lecteur nous signale la situation discriminatoire des anciens combattants africains.

Comme l’ARDHD semble s’intéresser
à la bravoure et au courage de ces hommes qui se sont battus aux côtés
de l’Armée française, je pense que vous n’ignorez pas que ces
anciens combattant sont confrontés à une situation discriminatoire.

(Lisez l’article tiré
du site http://membres.lycos.fr/ecolekessel/Apresgm.htm).

Cordialement.

Situation actuelle des
Anciens Combattants

A) Ce que perçoivent les Anciens Combattants –
Les Tirailleurs Somalis Nous considérons la situation actuelle des
Anciens Combattants Somalis à partir de l’entretien avec Monsieur Askar
Farah. Ils touchent 700 Francs Français tous les six mois et considèrent
cela insuffisant.

– Autres participants
Messieurs Witti Houmed et Mohamed Kamomil, sont Afars. Ils sont respectivement
âgés de 60 et 65 ans. Le premier a fait la guerre d’Algérie
(2 ans), celle de Madagascar (1 an) avec un service de 15 ans et 6 mois. Le
second a aussi fait la guerre d’Algérie (2 ans) mais à ensuite
fait celle du Sahara (8 mois).Ils touchent tous deux 150 FF par trimestre.

Le premier souhaite une
revalorisation des retraites et des avantages pour la famille. Le second est
satisfait. Il a été suffisamment récompensés par
des médailles et des fêtes. Tous deux regrettent le temps de
la colonisation. Nous remercions Monsieur René Clémarron, ancien
tirailleur tunisien de nous avoir aidé à rencontrer ces gens.

B) Système
actuel des retraites
Depuis 1959, période de décolonisation massive, une loi
de « cristallisation » avait gelé les pensions et les retraites
des anciens combattants étrangers ou ayant renoncé à
la nationalité française. Pourtant, dans un arrêt du 30
novembre 2001, le conseil d’état impose aux autorités françaises
de revaloriser la pension d’un ancien sergent-chef sénégalais
engagés dans l’armée française de 1937 à 1959,
« à concurrence des montants dont il aurait bénéficié
s’il avait conservé sa nationalité française. »
Le problème posé est le suivant : Les anciens combattants étrangers
touchent une pension qu’ils considèrent comme injuste par rapport aux
anciens combattants français. Le fait d’être étranger
n’est pas devant la commission des droits de l’homme un argument légitime
à la non-égalité des pensions.

Mais, l’état français
risque un déficit budgétaire important : environ 1,83 milliards
d’euros. Le conseil d’état, en exigeant la revalorisation d’un ancien
combattant sénégalais pose également un autre problème.
Le niveau de vie des pays étrangers n’étant pas celui de la
France ; une pension égale à celle d’un français, est-ce
vraiment la justice ?

Le 5 janvier 2002 , la
question en était là.

Nous voudrions à
cet égard, poser la réflexion à partir de notre enquête
ici sur place : Il est évident que les anciens combattants interrogés
ont été courageux, bons soldats et totalement solidaire des
intérêts français. Nous n’osons tout de même pas
dire plus français que les français.

N’est-ce pas là
une raison suffisante pour accorder strictement les mêmes droits sur
le plan de la retraite qu’aux anciens combattants français qui ont
combattu avec eux.

Pourquoi chercher des
arguments bassement financiers alors qu’il s’agit ici d’une question de principe,
de dignité et de mémoire ?

Se souvenir est une bonne
chose, mais encore faut il que cela ait des conséquences concrètes
à la hauteur du pays de la Déclaration des droits de l’homme.

En conclusion, nous
voulons remercier ceux qui ont bien voulu se confier à nous par des
interviews avec simplicité, gentillesse et franchise.