31/12/04 (B278) Remerciements et meilleurs voeux à tous pour 2005.

Nous avons reçu
de nombreux messages de voeux au sein de l’Association. Il ne nous sera pas
possible de répondre individuellement à chacun, parce que l’équipe
est très réduite durant les vacances et nous vous prions de
nous en excuser.

Nous tenons à remercier
sincèrement tous ceux qui nous écrit. Toutes ces marques de
sympathie nous touchent beaucoup et nous confortent dans notre action au service
de la liberté d’expression, pour le retour de la Démocratie,
de la Justice et des Libertés à Djibouti.

A tous les Djiboutiens
nous adressons nos voeux les plus sincères, en espérant que
2005 soit l’année clef qui verra la fin de l’asservissement de la population
par le régime agonisant. A chacun nous souhaitons beaucoup de joie,
de bonheur et de réussite.


L’équipe de l’ARDHD

31/12/04 (B278) Radio-Trottoir : comment les services de l’Ambassade à Bruxelles, service qui devrait être public, traite les ressortissants djiboutiens en difficulté … ! (témoignage d’un lecteur)

Témoignage
d’une dame en visite en Europe.

Je suis une djiboutienne et mère de deux enfants. Mes enfants et moi
même étions en vacances en europe depuis un mois. A l’approche
de mon départ pour Djibouti, j’ai perdu mon porte-monnaie dans un grand
marché à Bruxelles, dans lequel s’y trouvait mon passport aussi.

Après plusieurs jours de recherche qui n’ont donné aucun résultat,
j’ai alors décidé de me rendre à l’ambassade de Djibouti
à Bruxelles pour obtenir un laissez-passer. Très mal accueillie,
les soient disant diplomates m’ont voir de toutes les couleurs. Certains m’ont
pris pour une militante du MRD, d’autres m’ont demandé de fournir une
preuve de réservation mais aussi une attestation de perte de la police
belge…

Avec mes deux enfants, ils m’ont fait venir et revenir sans parler des dizaines
de coups de fils qu’ils m’ont obligé de faire.

Tantôt c’est Ourouba le chef, tantôt c’est un certain Chehem…je
n’ai rien compris. J’avais l’impression que j’avais commis un crime.

J’ai enfin compris qu’ils étaient des monstres, tellement sauvage qu’ils
mettent tous les djiboutiens dans le même panier.

C’est vraiment dommage.

31/12/04 (B278) Pour plaire à l’Erythrée, Guelleh extrade illégalement (en dépit des lois internationales) des militaires erythréens réfugiés à Djibouti, en dépit des risques de torture et d’exécution les concernant. Pire encore, parmi les extradés …. il y a un ressortissant djiboutien !!! Appel à la communauté internationale (Informations en Anglais)

 

 

Mahmud Ahmed-Shehim

(birth-register-no. C635) was born
in Moulhouli/Djibouti at 1983. But his
whole family lives in Asseb in Eritrea. End of 1996 he is going to visit
his family in Asseb and stay for some months. In the year 1997 he must
join the Eritrean military service. Because his family lives there in
Eritrea, he accepts to join the military service.

Since 1997 he is in the
Eritrean Army. He also must join the war against Ethiopia from 1998 up to
2000. In the June 2000 he was heavy injured. Since that he can not see with
the left eye and he has at the whole body garnet-fragments under the skin.

After the war was over,
he still must join the military service. He tried to request several times
his dismissal from the army, because his health was not really well. However
he did not have success. Also its right eye became ever worse and there was
nor medical service available.

As he stays in Asseb,
high militaries asked him, whether he would like to come with them to Djibouti,
because they want to request asylum in Djibouti. Because he has the nationality
of Djibouti and his health is getting more worse, he decided also to go oneself
to Djibouti.

On Sunday, 26.12.2004
in the morning they start in Asseb, in total 4 people drive – two high of
military, the Chauffeur Steve Salomon and Mahmud Ahmed Shehim – of Asseb to
direction Djibouti. It was able for them to drive until the arrive in the
city of « Haju » in Djibouti.

In Haju they all were
arrested by the Djibouti military, although they asked clearly for political-asylum.
They also mentioned to the Djiboutian authorities, that if they return them
back to Eritrea, they will punished by death-penalty. Also Mahmud Ahmed Shehim
investigated, that he has the Djiboutian nationality, they arrested him.

On the next day in the
night at 3 am, the Djiboutian army bound them on arm and feet and take them
to Mulhele, at the border to Eritrea. The Eritrean army is waiting there for
them all and take them from the Djiboutian army back to Eritrea. Actually
nobody knows, where they are and if they are still alive.


So our general question about this difficulties is: « How could it be
possible, that a democratic-government, like the Djibouti government, send
political-refugees back to their country, even they must know the bad situation
for soldiers in Eritrea. The government did nothing hear about human-rights
? Even they send back one of their own nationalities !!! This is really unacceptable
!

31/12/04 (B278) Djibouti/Erythrée : le régime djiboutien extrade des demandeurs d’asile. (Houmed)


Dans la matinée du 27 décembre 2004, quatre personnes, dont
deux hauts responsables érythréens ( un gouverneur militaire
de la région Dankalia et, le chef de la sécurité locale
), accompagnés de deux jeunes appelés du contingent de l’Armée
érythréenne, frenchissent la frontière djiboutienne,
dans la région de Moulhouli ( District d’Obock ).

Aussitot, ils demandent
asile et protection aux autorités djiboutiennes présentes dans
la localité. Ces dernières transmettent la requète à
leur hierarchie.

Quelques heures plus tard, un détachement érythréen lourdement
armé, appartenant aux unités des gardes frontières, se
présente au poste frontalier, sur le territoire djiboutien. Le chef
du déttachement demande à récupérer les "
fugitifs ". Au meme moment, le chef de la diplomatie érythréenne,
s’envole pour Djibouti. Il s’est entretenu avec Ismael OMAR GUELLEH, en vue
d’obtenir l’extradition des élément " Erythréens
".

En violation et, au grand mépris des Conventions Internationales,
le chef de l’Etat djiboutien accepte de remettre au Ministre des Affaires
Etrangères érythréen, les quatres hommes, qui ont commis
le seul crime d’avoir fuit la tyranie du régimes de leur pays.

Dans ces conditions, doit-on penser que Guelleh, tire son épingle,
en livrant des opposants des pays voisins à leurs bourreaux, et gagner
ainsi, la confiance et l’estime de ses homologues de la région ? De
la meme façon, chercherait il, à s’affirmer sur l’échiquier
politique comme partenaire et interlocuteur incontournable à la fois,
des leadeurs de la sous région ?

En tous les cas, l’inefficacité
de ses services d’imigration est d’autant plus flagrente, que l’irréparable
est commis.

Mahmoud AHMED CHEHEM,
né en 1983 à Moulhouli, dans le district dObock ( extrait d’acte
de naissance numméro 635 ), fait partie des personnes extradées
illégalement vers l’Erythrée, dont on ignore encore le sort
qui leur est réservé. Rappelons que le jeune Mahmoud est ressortissant
djiboutien, incorporé de force dans l’Armée érythréenne,
lors de savisite dans ce pays, d’ou sont originaires ses grands parents.

En plus de cet état
de fait, le jeune homme est bléssé de guerre. Il porte des éclats
de balles dans sa jambe et, serait malvoyant.

Est ce l’éfficacité
redoutable de la diplomatie érythréenne ou l’insouciance juvénile
de celle de Djibouti, qui a crée cette situation jusque là inédite
dans les anales politi-diplomatique ? On livre ses propres ressortissants,
pour faire plaisir, ou. . . . . .

Houmed
DAOUD

 

01/01/05 (B279) U.I.D.H. Union Interafricaine des Droits de l’Homme. LES VŒUX DU VICE PRESIDENT DE L’U.I.D.H. CHARGE DES ILES AFRICAINES DE L’OCEAN INDIEN

Au nom de l’Union Interafricaine
des Droits de l’Homme, nous félicitions, encourageons et remercions
tous les défenseurs des Droits de l’Homme, les ONGs, la société
civile, les institutions internationales, les gouvernements qui ont, au cours
des années précédentes, déployé les efforts
pour permettre à l’U.I.D.H. d’assurer sa mission historique sur le
terrain, de promotion, de défense, de protection et d’éducation
des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales.

Aussi, nous encourageons,
pour l’année 2005, les ONGs et la société civile des
îles africaines de l’Océan Indien avec tous les partenaires concernés
(organisations gouvernementales et institutions internationales) à
intensifier l’effort de renforcement des capacités pour l’élargissement
des espaces de liberté conquis, et ce, grâce à l’application
du plan stratégique triennal 2004 – 2007 mis en œuvre dans les
îles africaines de l’Océan Indien (Madagascar, Comores, Seychelles,
Ile Maurice, Ile de la Réunion).

C’est le lieu de remercier,
plus particulièrement, les gouvernements de Madagascar, de l’Union
des Comores et de l’Ile Maurice qui ont favorisé la réalisation
des missions des représentants de l’U.I.D.H. avec les Institutions
internationales partenaires accréditées (PNUD, OIT, BIT, UNICEF,
OIF) pour la sensibilisation et l’éducation aux Droits humains dans
le cadre du plan stratégique de l’U.I.D.H. soutenu notamment par notre
principal partenaire NOVIB et que nous remercions également par la
voix du Président de l’U.I.D.H., Maître Halidou Ouedraogo, pour
la promotion, la défense et la protection des libertés fondamentales
dans les îles africaines de l’Océan Indien

Bonne et heureuse année
2005 pour le triomphe de la liberté pour le développement durable
au bénéfice de tous, partout.


Professeur Kapet de BANA,
Vice – Président de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,

chargé des îles africaines de l’Océan Indien.

Siège social :
01 BP 1346 Ouagadougou 01 –
tel 🙁 226) 31.61.45. fax : (226) 31.61.44.
BURKINA FASO (West Africa)

Contact du chargé du département des îles africaines
de l’Océan Indien :
Vice – président : Professeur Kapet de BANA : africa@smol.org
Site Internet : Mémoire d’Afrique : http://africa.smol.org

01/01/05 (B279) Nous ne sommes pas dupes. . . aucun de ces individus n’échappera à la justice le jour où le peuple décidera de prendre son destin en main. (lecteur)

Avant d’entrer dans le
vif du sujet, permettez-moi cher ARDHD, de transmettre à tous les démocrates,
aux amis de la liberté et de la dignité, à tous les intellectuels,
Djiboutiens et amis de Djibouti mes meilleurs voeux pour l’année 2005.
J’espère que l’année 2005 sera porteuse d’espoir pour tous les
déshérités, les damnes de la terre comme aurait dit Frantz
Fanon et tous ceux épris de liberté et d’égalité
a Djibouti comme ailleurs.

Je pense en particuliers
aux enfants et aux femmes spolies de leurs droits les plus élémentaires
dans bon nombre de pays et aux africains qui sont malmenés par le sous
développement plus de quatre décennies après les indépendances
virtuelles.

Cela étant dit
je souhaiterais répondre a l’inquiétude de l’internaute relative
à l’ambassade de Bruxelles.

Les ambassades djiboutiennes
ne représentent ni l’état djiboutien ni le peuple de Djibouti.
La preuve de cette affirmation réside dans le fait que le personnel
de ces ambassades ne doivent leurs affectations ni a leur compétence
ni au service qu’ils rendent à leur pays.

L’ambassadeur de Djibouti
à Washington par exemple ne doit sa position qu’au fait qu’il est le
propre cousin de Guelleh, atout tees important qui valut à ce Djiboutien
de fraîche date (1984) d’occuper cette grande ambassade. L’ambassadeur
à Paris n’a aucun lien de parente avec Guelleh mais avec son conseiller
aux affaires tribales et sectaires qui n’est autre que l’actuel Directeur
de cabinet du Président Guelleh.

Il faudrait ajouter que
l’éminence grise de Guelleh n’avait pour titre à l’époque
coloniale que celui de « maître-ouvrier du livre ».

D’autre part l’ambassadeur
à Paris est très lié au clan des corses de la Réunion
et de Djibouti. et il est du reste un maillon de la Francafrique et un outil
essentiel du Guellisme ambiant.

Les ambassades de Djibouti
sont truffées d’un personnel qui est à l’image du pouvoir de
Guelleh, voue aux cultes de Guelleh, zélés adorateurs d’un maître,
quand ils ne sont pas des malades privilégies qui squattent les hôpitaux
publics des pays occidentaux ou des monarchies du Golfe pour échapper
a la misère matérielle des hôpitaux Djiboutiens.

L’ambassadeur en poste
à Bruxelles est un ancien ministre de Gouled.

Les mauvaises langues
disent de lui qu’il déteste tous les Djiboutiens ; la raison étant
liée à ses origines douteuses. Le personnel des ambassades djiboutiennes
est parfois composé d’individus charges d’épier les moindres
mouvements de la diaspora Djiboutienne. Il ne faudrait donc pas s’étonner
que ce personnel fasse souffrir le ou les malheureux Djiboutiens tombés
dans leurs pièges.

Ils ne sont la que pour
une chose : malmener. Mais nous ne sommes pas dupes. Ces individus n’échapperont
pas aux tribunaux populaires le jour qui n’est pas si loin, ou les djiboutiens
auront décidé de reprendre leurs affaires publiques en main.

30/12/04 (B278) Radio-Trottoir : selon certaines rumeurs, Guelleh aurait décidé de se venger contre ceux qui ont manifesté à Paris et à Bruxelles, le 18 décembre 2004 (Lecteur)

_________________________________
Note de l’ARDHD
Les actions de vengeance contre les familles des opposants émigrés
en Europe font partie de l’arsenal répressif et liberticide du régime
de Guelleh … Ce n’est pas une nouveauté, mais il convient de dénoncer
ces pratiques qui violent le Droit international et la liberté d’expression.

En revanche, nous serions extrêmement surpris d’apprendre que les Autorités
belges, bien connues pour leur sens de l’équité et pour le respect
du Droit, tendent même une oreille favorable à l’Ambassadeur,
s’il s’avisait de demander l’extradition des manifestants …

Contrairement au
premier, ce risque semble donc très faible pour ne pas dire nul …
_________________________________ Info lecteur :

Selon des sources d’information
proches de l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles, le régime aurait
l’intention de menacer tous les ressortissants du pays qui avaient manifesté
devant l’Ambassade le 18 decmbre 2004.

Pour se venger, le régime
aurait choisi d’exercer des pressions intolérables sur les familles
des manifestants qui se trouvent au pays et il pourrait même aller jusqu’à
solliciter les Autorites bleges pour que les manifestants soient expulsés
de l’UE.

Nous ne nous laisserons
pas intimidés par ce régime sanguinaire et nous manifesterons
jusqu’au rétablissement de la justice et de la liberté dans
notre pays.

Vive le Combat pour la Démocratie et pour la Liberté à
Djibouti.

30/12/04 (B278) Pétition pour la sauvegarde de l’opposition démocratique en Mauritanie.

Pour signer la pétition,
cliquez
ici
+ indiquez vos nom et prénom

En Mauritanie, l’opposant
historique Ahmed Ould Daddah a été inculpé le
21 décembre dernier et incarcéré le 27. Il doit passer
d’un jour à
l’autre en jugement, avec d’autres opposants, devant la « Cour
Criminelle » de Nouakchott, au motif qu’il aurait contribué au
financement du complot militaire de juin 2003.

Tous les observateurs
ont pu reconnaître le caractère démocratique de la
longue marche politique d’Ahmed Ould Daddah, et son refus systématique
de la violence. L’incriminer sur une charge fallacieuse ne peut viser
qu’à éliminer un adversaire des plus crédibles et irréductibles
de la
dictature en place depuis 20 ans, en le privant de ses droits civils et
civiques.

Tous savent que le mode
d’opposition du Président du RFD (Rassemblement
des Forces Démocratiques) se distingue autant du mouvement des
putschistes que des formations islamistes, de création récente
en
Mauritanie.

Les signataires du présent
message appellent le Gouvernement de la
République Française et le Président de la Commission
Européenne à
manifester clairement après des autorités mauritaniennes leur
inquiétude
et leur vive préoccupation, ainsi que l’attention qu’ils porteront
à ce
qu’Ahmed Ould Daddah et tous les autres prévenus bénéficient
de la
présomption d’innocence, d’un traitement digne et équitable,
ainsi que
d’une procédure transparente respectant pleinement les droits de la
défense.

Une note ci-jointe rappelle
quelques données historiques et une autre
retrace la carrière d’Ahmed Ould Daddah.

Liste
des premiers signataires :

Abdallah Ould Hormatallah
(journaliste)
Med Hondo (cinéaste)
Catherine Coquio
(universitaire)
Aurélia Kalisky
(chercheuse)
Boubacar Boris Diop
(écrivain)
Brahim Ould Boihy
(secrétaire fédéral du RFD en Europe)
Laure Coret (universitaire).
Abdallah Kermoun
(écrivain)
Abkhar Elbachir
(militant des Droits de l’Homme)
Abdallah Ben Ali
(journaliste)
François-Xavier
Vershave (économiste)
Sharon Courtoux
(journaliste)
Bernard Fessard
(universitaire)
Nils Robin (ancien
diplomate)
Jean-Loup Schaal (ARDHD)

ONG et associations
:

AIRCRIGE (Association
Internationale de Recherche sur les Crimes contre l’Humanité et les
Génocides).
SURVIE.
ARDHD (Association
pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti) ; Paris 4ème

Pour signer, vous pouvez
écrire, en indiquant votre nom et votre titre :
cliquez
ici
+ indiquez vos nom et prénom

Quelques
repères.

– Le chef de l’Etat mauritanien,
le colonel Taya, est arrivé au pouvoir
par un coup de force le 12.12.1984.

– C’est sous son règne
qu’ont eu lieu, à la suite du conflit avec le
Sénégal, les vagues de purges, d’exécutions et d’épuration
ethnique qui
ont frappé pour l’essentiel la population noire, entre 1986 et 1991.

– Amnesty International,
Agir ensemble pour les Droits de l’homme, Human
Rights Watch et la FIDH ont dressé une liste de victimes et de
responsables de ce régime. Plusieurs tortionnaires ont fait l’objet
d’une plainte soutenue par la FIDH, et le colonel Taya lui-même a fait
l’objet d’une plainte pour crime contre l’humanité à Bruxelles.

– Depuis la « démocratisation
» en 1992, Taya a été « réélu »
3 fois, au
cours de scrutins marqués par la fraude et l’abstention.

– La censure de la presse
et l’interdiction des journaux sont monnaie
courante en République Islamique de Mauritanie (voir les rapports
annuels de Reporters Sans Frontières).

– La peine de mort et
la torture y sont couramment pratiquées (voir les
rapports annuels d’Amnesty International).

– La politique de discrimination
raciale contre les négro-africains
entretient toujours l’exil forcé de 120.000 Mauritaniens (sur une
population de 2 millions et demi) dans des camps de réfugiés
au Sénégal
et au Mali.

– La pratique maintenue
de l’esclavage touche plus de la moitié de la
population, comme l’a confirmé le rapport d’Amnesty International,
« Un
monde sans esclaves » (2004).

– Le sanglant coup d’Etat
de juin 2003 a montré que le pouvoir était
dorénavant contesté par ceux sur lesquels il s’appuyait jusqu’ici,
«
l’armée nationale ».

– Les principaux bailleurs
de fonds du pays sont depuis longtemps la
France, l’Union Européenne et la Banque Mondiale. Mais depuis 2001,
le
pouvoir mauritanien est protégé par l’administration Bush en
Afrique de
l’Ouest, pour la « Lutte mondiale contre le terrorisme ». En
contrepartie, Taya fut l’un des premiers signataires des accords
judiciaires bilatéraux par lesquels les USA se sont affranchis de la
Cour Pénale Internationale.

Cette alliance aggrave
en fait le terrorisme d’Etat car Taya utilise
cette arme contre ses propres dissidents ; en réalité le régime
entretient une fausse opposition « islamiste », qui gagne dangereusement
en puissance depuis 2003, alors que le pays semblait en être
exceptionnellement protégé jusque-là.

Ahmed
Ould DADDAH

Né le 7 août
1942 à Boutilimitt Licence de Sciences Economiques à la Sorbonne
Diplôme d’Etudes
Supérieures en Sciences Économiques (1970, Dakar)

Quelques EXPERIENCES
ET Responsabilités ENTRE 1968 Et 1991

Président de la
Chambre du Commerce et d’Industrie de Mauritanie
Président de la Commission Nationale des Marchés
Administrateur du Port de Nouakchott
Administrateur de l’Union des Banques Arabes Françaises
Président du Centre Africain d’Etudes Monétaires
Gouverneur de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique

parcours politique
:

Conseiller Economique
et Financier du Chef de l’Etat Mokhtar Ould Daddah (1968) Secrétaire
Exécutif de l’Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal
(1968 – 1971) Ministre des Finances et du Commerce (1978)

Arrestation lors du putsch
militaire du 10 juillet 1978, qui porta
Mustapha Ould Saleck, puis Ould Haydalla au pouvoir. Résidence
surveillée juqu’en 1984. Exil jusqu’en 1991.

Candidat aux élections
présidentielles de 1992, a obtenu 33% des voix malgré la fraude
massive.

Secrétaire Général de l’Union des Forces Démocratiques
– Ere Nouvelle (UFD/EN) de 1992 à 2000, principal parti d’opposition,
arbitrairement dissout le 28 octobre 2000

Président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD)

Arrestation et placement
en résidence surveillée à Tichitt (Janvier 1995)
Arrestation et placement en résidence surveillée à Boumdeïd
(Décembre 1998)
Arrestation et emprisonnement à Nouakchott (Avril 2000)
Arrestation à Nouakchott (Décembre 2000) Candidat du RFD aux
élections présidentielles du 7 novembre 2003