31/01/05 (B283A) Selon La Nation : les excuses du Quai d’Orsay à M. Rachad Farah

Suite à la convocation
qu’avait adressée un juge français à l’ambassadeur
de Djibouti en France, cela en violation des usages diplomatiques, le Chef
du Protocole du Ministère français des Affaires Etrangères,
M. Jean-Pierre Asvazadourian a présenté ses excuses à
M. Rachad Farah dans une lettre en date du 14 janvier 2005 et que nous publions
ci-après dans son intégralité.

Par notes verbales 17,
19 et 47, l ‘Ambassade de la République de Djibouti à Paris
a bien voulu informer le Ministère des affaires étrangères
de la convocation, à titre de témoin, que vous avait adressée
M. Baudoin Thouvenot, juge d’instruction auprès du Tribunal de Grande
Instance de Paris, ainsi que de votre refus d’y donner suite.

J’ai l’honneur d vous
confirmer, comme indiqué dans ma note verbale 61/PRO/PID du 10 janvier
2005, que le service du Protocole du Ministère des Affaires Etrangères
a effectivement pris l’attache de la Chancellerie , afin qu’elle transmette
au juge d’instruction votre refus de répondre à la convocation
du juge, vous fondant, légitimement, sur la Convention de Vienne sur
les relations diplomatiques du 18 avril 1961, et notamment son article 31,
paragraphe 2. Je vous confirme en outre que, conformément à
l’article 656 du Code de Procédure pénale, la déposition
écrite d’un représentant d’une puissance étrangère
est demandée par l’entremise du ministère des affaires étrangères,
ce qui, en l’espèce, n’a pas été le cas, ce que je déplore
et qui m’amène à vous prier d’accepter mes excuses pour cette
entorse aux usages diplomatiques.

Je n’ai pas manqué
d’informer de cette situation la Chancellerie , qui m’a fait savoir que le
juge d’instruction concerné avait reconnu son erreur et souhaitait
que la convocation soit considérée comme nulle et non avenue.

En vous renouvelant les
excuses des autorités françaises pour cette regrettable erreur,
je vous prie d’agréer , Monsieur l’ambassadeur, l’expression de ma
haute considération.”

M.Jean-Pierre
Asvazadourian

31/01/05 (B283A) Message de condoléances (A. Yassin)

INA ILLAHAILALA WA IN
NAA RAAJUCIN

Je viens d’apprendre la triste nouvelle de la disparition de Monsieur Laurent
SAID DIRIE qui était un ami personnel. Il était admiré
par l’ensemble des Djiboutiens pour ses actions et en particulier sa lutte
contre l’analphabétisme.

J’adresse mes plus sincères
condoléances à la famille du défunt.

ILAHAY NAAXARISTA IYOO JAANADA HAA KA WAARABIYO,SAMIR IYOO AMIN ILLAHA HA
KA SIYOO DAMAN EEHELO DISI IYOO INTI TAQINAYBA.

ABDOURAHMAN
YASSIN

31/01/05 (B283A) Le comité du MRD annonce une réunion publique de travail le 5 février à Molenbeek (Belgique)

Chers Amis militants et
exilés djiboutiens.

En tant que démocrate
djiboutien, j’ai le plaisir de vous informer que la réunion de travail
du comité du MRD avec sa base aura lieu le samedi 5 fevrier 2005 à
16h à la grande salle WARTKAPOEN , 76 RUE DE L’ECOLE à MOLENBEEK
, près du metro COMTE DE FLANDRE.

ordre du jour ;

  • situation nationale
    du pays
  • bilan des activités
    faites depuis la derniere rencontre
  • questions diverses

Nous comptons sur votre
presence republicaine pour ce rendez-vous citoyen.

Un
démocrate djiboutien.

31/01/05 (B283A) LDDH : Informations sur le développement humain.


Le Président
DIFFUSION D’INFORMATION

DU 31 JANVIER 2005
SUR LE DEVELOPPEMENT HUMAIN

 » J’ai espoir ! Avec
cette jeunesse, j’ai espoir en l’avenir de la République de Djibouti
!  » Madame Mbaranga Gasarabwe Représentante du PNUD ( impression
recueillie lors de la pause café le 30/01/05 du lancement des objectifs
de développement du millénaire) .

Cet espoir peut et doit
encourager le peuple djiboutien à combattre pour un véritable
épanouissement de sa jeunesse, par un développement sans détournements,
avec une volonté politique sans faille et transparente.

A) – Sur certains
aspects du Rapport national.

Ce rapport comporte 7 chapitres à savoir :

1. Développement
Humain : définition, mesure et contexte ;
2. Réduire l’extrême pauvreté de moitié ;
3. Assurer l’éducation primaire pour toutes les filles ;
4. améliorer la santé maternelle et réduire la mortalité
infantile ;
5. combattre le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies ;
6. Préserver l’environnement afin d’améliorer la situation socio-économique
des femmes ;
7. Mettre un partenariat global pour le développement.

Ce Rapport est volumineux,
mais il peut-être consulté sur le site du PNUD.

Néanmoins, et ce
dans le cadre de la prévention de tous dérapages possibles,
quelques points concernant le dernier chapitre seront retenus.

Mettre un partenariat
global pour le développement
Les points qui ne peuvent que décourager le partenariat mondial
ainsi que la gestion de l’aide est celui de l’inefficacité des administrations
nationales…Il est difficile de reprendre la totalité de ce point
7.2.2 dans cette diffusion mais, il est recommandé de prendre connaissance
de la totalité du Rapport national sur le Développement Humain
/ E-mail : registry.dj@undp.org

Sont repris dans cette
diffusion que des passages qui paraissent plus saillants, et doivent donc
encourager tous les responsables politiques, tous les responsables de la société
civile, notamment les syndicalistes responsables d’engager un combat sans
merci, un combat quotidien contre tous les Abus de Pouvoir sources du démantèlement
de l’Administration post-coloniale en République de Djibouti.

 » 7.2.2 La
gestion de l’aide : inefficacité des administrations nationales

Malgré son volume important, les performances de l’aide en termes d’impact
sur les couches les plus défavorisées de la population ont été
décevantes au cours des dernières décennies. Les indicateurs
du développement qui ne cessent de se dégrader sont là
pour témoigner de cette triste réalité. Le pays souffre
d’un faible niveau des capacités institutionnelles et administratives
qui ne permettent pas souvent l’absorption de l’aide surtout lorsque le volume
de celle-ci est important et se traduit par des projets peu fiables donc voués
à l’échec.

Nombreux sont les projets
dont les financements ont été importants et qui ont donné
naissance à des  » éléphants blancs « . En effet
ces mauvaises performances de l’utilisation de l’aide publique au développement
est le fruit de la mauvaise organisation générale du secteur
public tels que les effectifs pléthoriques et une motivation insuffisante
des cadre intermédiaires des administrations. Dans la gestion de l’aide,
les populations bénéficiaires ne sont pas consultées
ou associées suffisamment du fait souvent de leur faible niveau d’éducation
et sont considérées comme étant incapables d’influer
dans le déroulement des différentes phases d’exécution
des projets. Rares sont les projets d’intérêt collectif, comme
la construction d’un puits d’eau potable dans les régions rurales ou
la construction d’une école ou d’un dispensaire où la participation
des populations bénéficiaires est prise en compte lorsqu’elle
n’est pas simplement omise.

Le problème est
le volet  » animation/formation  » des projets ne fait pas l’objet
d’une attention particulière. Pourtant c’est cette phase qui permet
la prise de conscience chez les pauvres des enjeux qui existent autour du
projet à savoir : leur intérêt et la responsabilité
qu’ils doivent tenir pour sauvegarder ces intérêts. Autrement
dit la phase  » animation/formation  » détermine le degré
d’implication des bénéficiaires et donc de la pérennité
du projet par la suite. Les bénéficiaires qui y sont associés,
ignorent les enjeux liés aux projets et viennent lors des ateliers
 » animation/formation « pour chercher les perdiems…

… Il se pose également
la question de vulgarisation des projets car il serait illusoire de demander
à ces analphabètes de monter un projet dans une langue qui ne
serait pas la leur.

Tant que la réflexion
n’est pas engagée dans le sens de la réforme du cadre d’utilisation
de l’aide publique au développement, les projets de développement
seront toujours sources d’inefficacités et ne sauront sortir les pauvres
de leur quotidien miséreux.

Concernant l’aide destinée
à l’assistance technique, des pratiques contestables et contre-productives
servent comme règles de gestion. Les ateliers et les séminaires
de formation à l’extérieur du pays ne bénéficient
pas forcément aux cadres selon leur profil et leur compétence
mais renforcent l’apanage des hauts fonctionnaires de l’administration qui
utilisent ces ressources comme autant de prébendes pour gratifier leurs
 » obligés « . Si l’objectif principal de l’assistance technique
est à priori de renforcer les capacités institutionnelles du
pays en formant des cadres capables de relever les défis du développement,
il est malheureux de constater que les moyens mobilisés par cette assistance
sont mal utilisés.

Enfin, il est à
craindre que l’amélioration de l’assistance extérieure que reçoit
la République de Djibouti entame la volonté du pays à
adopter et à poursuivre des politiques saines et à réformer
les institutions inefficientes.

La récente amélioration
de la situation des finances publiques reste fragile et seul la réalisation
de réformes économiques pourra remettre l’économie nationale
sur le sentier de la croissance durable.

Par ailleurs, la dépendance
de l’aide extérieure affaiblit la responsabilisation et encourage la
recherche de rentes et la corruption.

Les projets de développement
sont devenus comme autant d’occasions d’enrichissement personnel et de redistribution,
notamment pendant les périodes préélectorales. Ce phénomène
entrave à terme le développement d’une société
civile saine. Le problème est que si les autorités nationales
sont davantage comptables de leurs actes devant les bailleurs de fonds, elles
le sont moins devant leurs propres citoyens. Cette situation caractérise
la faiblesse des institutions publiques et l’inefficacité des actions
en matière de bonne gouvernance…

… Si la responsabilité
nationale est largement admise dans l’échec pour l’utilisation de l’aide,
il serait juste également de faire quelques remarques sur l’attitudes
des bailleurs de fonds et l’efficacité de leur programme d’aide…
 »

B)
– Souhaits de la LDDH

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains(LDDH) se félicite de la clarté du Rapport
National sur le Développement Humains présenté par Madame
la Représentante du PNUD et Coordinateur Résident en République
de Djibouti SE Mbaranga Gasarabwe et le Ministre Délégué
chargé de la Coopération SE Mahamoud Ali Youssouf ;

Elle lance un Appel à
tous(tes) les citoyens(nes) djiboutiens(nes) de faire preuve de courage et
de lucidité pour combattre la mauvaise gouvernance et les échecs
de la gestion administrative et financière.

Elle demande à
tous les responsables politiques, à tous les responsables de la société
civile, notamment les syndicalistes responsables d’engager un combat sans
merci, un combat quotidien contre tous les Abus de Pouvoir sources du démantèlement
de l’Administration post-coloniale en République de Djibouti.

Elle demande au Gouvernement
de mettre en place en permettant au Ministre de l’Intérieur chargé
de la Décentralisation d’appliquer dans les plus brefs délais
les promesses du Chef de l’Etat lors de la présentation des meilleurs
vœux au peuple djiboutien le 31 décembre 2003. Promesses qui fixaient
les élections des Assemblées Régionales avant la fin
de l’année 2004.

Les élections des
membres des Assemblées Régionales avant les prochaines élections
présidentielles sont extrêmement importantes pour la transparence
des élections de la fin du premier semestre 2005 et la transparence
de la Bonne Gouvernance

NOEL
ABDI Jean-Paul

 

31/01/05 (B283A) Jeune Afrique l’Intelligent : Djibouti contre-attaque. Ouf ! D’après JAI, on l’a échappé belle : on a reçu en retour que six coopérants au lieu de la totalité !

DJIBOUTI – 25 janvier
2005 – par AFP

À la mi-janvier,
le ministère djiboutien des Affaires étrangères a informé
le Quai d’Orsay, par lettre, de sa décision de mettre un terme dans
les délais les plus brefs aux contrats de tous les coopérants
civils français présents dans le pays. Cette quasi-« expulsion
», qui concerne essentiellement les contractuels travaillant dans les
secteurs de l’éducation et de la santé, se veut une réponse
à ce que les autorités considèrent comme une affaire
d’État : l’enquête, qui dure depuis dix ans, sur la mort du juge
français Bernard Borrel.

À la suite d’une
plainte déposée à leur encontre dans le cadre de ce dossier,
le parquet de Versailles avait convoqué, le 16 décembre 2004,
Hassan Saïd Khaireh, le chef des services de sécurité,
et Djama Souleiman Ali, le procureur général de la République,
tous deux accusés de faire obstruction à l’enquête. Les
deux hommes étaient présents en France au moment de cette convocation,
mais n’y ont pas déféré – il est vrai que rien ne les
y obligeait.

Le 7 janvier, c’était
au tour de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles d’ordonner
leur audition, une décision qui pourrait être suivie de l’émission
de mandats d’arrêt. « Il n’est pas exclu, ont par ailleurs ajouté
les magistrats, que le chef de l’État puisse déférer
spontanément à une demande d’audition en qualité de témoin.
» Un attendu qui a eu le don de faire bondir le président Ismaël
Omar Guelleh.

Joint par téléphone
à Djibouti par J.A.I., Khaireh exprime certainement la pensée
de son « patron » lorsqu’il assure que « tout cela est une
machination dirigée contre le président, à trois mois
de l’élection à la magistrature suprême ».

À Paris, l’Élysée
et le Quai d’Orsay ne cachent pas leur embarras et leur inquiétude
devant ce dernier rebondissement : « Nous n’y sommes pour rien, d’autant
que le président Guelleh est un bon ami de la France et que Jacques
Chirac l’apprécie, confie un proche du dossier. Mais la séparation
des pouvoirs nous interdit d’interférer dans le travail de la justice,
même dans l’hypothèse où nous le souhaiterions. Comment
le faire comprendre ? »

30/01/05 (B283A) Une déclaration récente du Quai d’Orsay inquiéte vivement tous les défenseurs des Droits de l’Homme et tous ceux qui soutiennent le combat de Mme Borrel.

______________________________
Note de l’ARDHD
Nous ne disposons pas aujourd’hui de toutes les compétences
juridiques nécessaires pour dire si la volonté affichée
par le Quai d’Orsay de transmettre le dossier judiciaire Borrel à la
Justice djiboutienne est légale et réalisable.

Néanmoins, nous
nous référons à tous les documents en notre possession
et nous constatons que la Juge Clément, les avocats de Mme Borrel et
même le Procureur de Paris, avaient tous affirmé qu’aucune copie
ne serait envoyée à la justice djiboutienne …. Mais nous devons
certainement avoir mal lu !

Ou alors …. le Quai
d’Orsay, qui ne commente jamais les décisions de justice (sic) s’arroge
le droit de donner des instructions à la Justice, ce qui serait assez
stupéfiant et contraire à la séparation des pouvoirs
…. Mais face à cette crise, le Quai d’Orsay manifeste de plus en
plus une fébrilité et un embarras significatifs et rien n’interdit
de penser à une grave erreur.

Est-ce bien une erreur
? Nos diplomates ne sont pas plus bêtes que les autres. En agissant
ainsi, ils montrent à Guelleh leurs bonnes intentions et leur désir
le plus évident de ramener le calme et de ne pas lui déplaire.
Tout cela avec un peu d’argent sous la table et on calme les ardeurs vengeresses
du dictateur bien-aimé de Chirac.

Ensuite, si la Justice
française refuse, ce sera son droit, mais le Quai d’Orsay aura montré
toute sa bonne volonté. Affaire d’hypocrites !

Que se passerait-il
si la copie du dossier allait à Djibouti, comme le sous-entend le Quai
d’Orsay ?

En principe et en matière
pénale, seules les personnes mises en examen, à notre connaissance,
peuvent avoir accès au dossier. Or personne n’est encore mis en examen
aujourd’hui : donc pas de copies.

En envoyant le dossier
à Djibouti, selon ce que nous avons compris dans la dernière
phrase du communiqué du Quai, on retirerait le dossier à la
Justice française pour confier la décision de la suite à
donner à la discrétion de Djama le Procureur de Djibouti ! Bref,
un enterrement de première classe lui serait assuré et avec
la bénédiction des autorités française, de Guelleh,
d’Hassan Saïd, de Mahdi et de Djama …

Espérons que
la Justice française disposera des moyens légaux et hiérarchiques
pour résister à ce qui pourrait être le plus beau scandale
judiciaire des dernières années ….

En tout cas, pardonnez-nous
pour cette parole un peu grossière, on a l’impression que le Quai baisse
le pantalon devant Guelleh !

_____________________________
Communiqué du Quai d’Orsay

Déclaration du
porte-parole du Quai d’Orsay
(Paris, le 29 janvier 2005)

La France prend note avec regret de la décision des autorités
djiboutiennes de mettre un terme à la mission à Djibouti de
six assistants techniques français.

Ces assistants contribuaient à des secteurs importants (santé,
éducation, sécurité publique, développement rural)
du développement économique et social de Djibouti. La France
reste attachée, plus que jamais, à entretenir une coopération
forte en total partenariat avec Djibouti qui est un pays ami.

Une information judiciaire relative au décès du juge Bernard
Borrel est actuellement en cours auprès du Tribunal de Grande Instance
de Paris, suite à la plainte déposée par sa veuve.

Contrairement aux affirmations avancées par divers organes de presse,
il n’y a jamais eu d’information judiciaire relative à cette affaire
ouverte par des autorités djiboutiennes. L’enquête en cours relève
de la seule compétence du juge d’instruction français.

La France souligne à cet égard l’excellente coopération
des autorités et de la justice djiboutiennes, qui ont toujours fait
preuve de toute la transparence nécessaire au bon déroulement
de l’instruction en France.

Les magistrats français qui se sont rendus à plusieurs reprises
à Djibouti, dans le cadre de commissions rogatoires internationales,
ont toujours bénéficié de l’entière collaboration
des autorités djiboutiennes, qui leur ont assuré l’accès
aux lieux, aux documents et aux témoignages nécessaires.

Dans le cadre de l’enquête en cours, des documents classifiés
‘secret-défense’ ont fait l’objet de plusieurs décisions de
déclassification. Contrairement à ce qui a pu être écrit
encore récemment dans certains journaux, rien, dans ces documents,
ne permet de conclure à la mise en cause des autorités djiboutiennes.

A la demande de ces mêmes autorités, une copie du dossier relatif
au décès du juge Borrel sera prochainement transmise à
la justice djiboutienne en vue de permettre aux autorités compétentes
de ce pays de décider s’il y a lieu d’ouvrir une information judiciaire
à ce sujet.

30/01/05 (B283A) RFI : écoutez la partie du journal consacré à l’affaire Borrel du 28 janvier 2005. (Capture effectuée par un lecteur)

Si Guelleh vous a coupé
le son de RFI et pas l’accès au site ou simplement si vous n’avez pas
pu écouter le journal de RFI du 28 janvier, vous pouvez le retrouver
en activant l’icone ci-dessous ….


 

30/01/05 (B283A) COMMUNIQUE : Création d’une nouvelle ONG sous le nom de D.S.F. / Dictateurs sans frontières. (humour)

En marge du congrés
de Davos.

Nous apprenons que la majorité des dictateurs réunis en symposium
discret dans une localité suisse à proximité de Davos,
ont décidé de fonder une nouvelle ONG, dont le but est d’apporter une assistance financière, juridique, logisitique et militaire
à tous les dictateurs (en exercice mais aussi soit en disponibilité ou en retraite) en proie
à des difficultés, à des poursuites judiciaires injustes
ou à des problèmes de sécurité intérieure.

Les cas de Pinochet et
de Guelleh ont été présentés en introduction
de la Conférence comme des exemples d’un harcèlement judiciaire
honteux et insultant. Les difficiles conditions que subit
Millosevic, emprisonné, ont été présentées par le rapporteur
de la Commission de la protection sociale et pénale de l’Association.

Face à l’organisation et à la montée
en puissance de la répression internationale, les participants ont
voté à l’unanimité la création de l’ONG
: DSF / Dictateurs sans frontières, dont le siège est domicilié
à Paris – Place Dauphine, à proximité du Palais de Justice
et de l’Ordre des avocats, par mesures à la fois de sécurité
et de proximité.

Composition du bureau

Pinochet, au privilège de l’âge, a été
élu Président d’Honneur.

Eyadéma du
Togo
a été élu au deuxième tour, Président
de l’ONG, avec de très larges pouvoirs. Bien que des rumeurs de fraude
électorale circulent dans les coulisses du Palais où ils sont
réunis, il est acquis qu’il pourra conserver ce poste à vie,
à la condition de le remettre symboliquement en jeu tous les cinq ans.

Guelleh,
en fonction de son expérience a été élu Vice-Président
en charge du nettoyage et de l’environnement. Cette fonction est assez vaste, puisqu’elle regroupe
à la fois des fonctions monétaires avec la sélection des ressources financières de
l’ONG, mais aussi celle d’écarter les magistrats qui auraient l’audace
de vouloir demander un renseignement à l’un des membres de l’ONG, mais
si ce n’était que pour demander la bonne direction à suivre.

Idriss Deby du Tchad
a été élu Vice-Président en charge des ressources
énergétiques et des produits financiers dérivés.
C’est un domaine qu’il connaît particulèrement bien.

Laurent Gbagbo
est élu secrétaire de l’ONG, avec une mission particulière
concernant la défense rapprochée des dictateurs et la reconstruction
des systèmes de défense. Ses hauts faits d’armes ont plaidé
pour lui.

Omar Bongo du Gabon,
porte-parole, est chargé relations publiques et de la communication.
C’est à lui qu’échoit, en particulier, le dossier stratégique
de la revalorisation de la profession de dictateur. Sa longue expérience
et son carnet d’adresse sont des atouts importants. Les membres présents espèrent
qu’il pourra faire entendre leurs voix et leurs revendications pour la définition
d’un statut international et du principe absolu et intangible d’immunité
universelle pour les membres de la profession.

Aristide,
en disponibilité actuellement, se voit confier la formation professionnelle.
Il est responsable de la création d’une école internationale
pour les jeunes candidats recrutés sur concours. En marge, il devra
proposer des actions de formation continue pour les dictateurs en exercice
afin de maintenir les hautes valeurs que l’association se propose de défendre.

Statuts

Les membres actifs de
l’ONG « DSF » se jurent mutuellement fidélité et assistance.

L’ONG interviendra immédiatement
en mobilisant l’ensemble des moyens de tous ses membres dès lors que
l’un des membres (à la seule condition qu’il se soit acquitté de sa cotisation
annuelle) sera mis en difficulté :

– par un juge qu’il soit
de son pays ou pire étranger,
– par une révolte populaire d’un peuple indigne, ingrat et revenchard,
– par un pays tiers pronant la démocratie,
– par une opposition se réclamant d’idées libérales ou
de justice.

Objectifs prioritaires :

Face à la montée internationale
de la démocratie et à une soif illégitime et pernicieuse de justice,
les dictateurs soucieux de leurs responsabilités et de leurs devoirs, s’associent
pour revaloriser la profession et son image de marque, pour garantir la pérennité de l’emploi dans la profession et pour favoriser la formation et la montée des jeunes dictateurs,
appelés à les remplacer dans l’avenir.

Prochaines étapes

Enfin, les membres sont convenus
de se réunir deux fois par an. Guelleh de Djibouti a proposé
de les recevoir, la prochaine fois, en juin dans le nouveau Palais qu’il fait
édifier à Dubaï sur l’île des Milliardaires et pour
l’acquisition duquel, on avance un budget de 11 à 18 millions de dollars,
entièrement financé avec de l’argent public, sans aucun apport
personnel.

Le thème retenu pour les débats est « Le respect et la défense des droits des dictateurs ».

Fait et approuvé
à Klosters (Suisse)
à proximité de Davos (Suisse)

P.S. Dernière
minute : nous apprenons dans un communiqué du Quai d’Orsay, que la
France, soucieuse d’être la première puissance à collaborer avec
cette nouvelle association, aurait déjà décidé
d’apporter sa contribution à l’ONG.

Le Quai d’Orsay aurait demandé
l’envoi d’une copie du dossier pénal (Aff Borrel) et proposerait que
la décision de poursuivre soit prise non plus à Paris par ses
magistrats implacables, mais à Djibouti par le procureur Djama, connu
pour son sens de l’accomodement avec les textes. Cela devrait simplifier grandement
la tâche des parties concernées – côté témoins et leur éviter un déplacement long et fatiguant à Paris.

Il n’a pas été précisé si la France avait déjà nommé un représentant pour assurer la liaison avec l’ONG.