10/04/05 (B293) Comment JAI se fait subventionner par les Gouvernements africains dont ils vantent les « faux » mérites, au prix fort ? Un article disponible sur Grimace (Les amis du Grigri) démonte le processus de sponsoring qui conduit à faire la publicité des dictatures pour un peu qu’elles sachent payer le prix fort … (Info lecteur)

L’article disponible à
l’adresse et il mérite le détour : http://www.lesamisdugrigri.com/journal/no30/no30pg2.html, car il est très documenté et de ce fait extrêmement convaincant.

On y découvre comment
Jeune Afrique l’Intelligent s’engage à écrire tout ce que veut
un dictateur pour la modeste somme de 300.000 Euros (Excusez du peu, mais
cela fait combien de salariés à Djibouti ? *). Cela légitime
toutes les levées de bouclier (y compris les nôtres) à
l’occasion des articles parues sur Djibouti …

Il y a quand même
une justice, car si ses revenus augmentent, la diffusion de JAI ne cesse de
baisser, selon la même source. Est-ce la preuve que les lecteurs ne
sont pas idiots et qu’ils comprennent qu’on leur vend des salades grosses
comme des mauvaise herbes !!!

* Sur une base estimée
de 250 euros par mois et par salarié, cela ferait le salaire annuel
de 100 familles djiboutiennes. Uniquement pour la publicité de la dictature
qui asservit les travailleurs et qui a généré un chômage
endémique, c’est un comble !

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Contribution adressée par notre informateur

Le journal Le Gri-gri
International, premier journal satirique panafricain d’origine gabonaise,
s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique
et sont sensibles aux droits de l’homme et à la liberté
d’expression.

Le Gri-Gri international vient de publier (dans le numéro du jeudi
10 mars) une enquête sur le financement du groupe Jeune Afrique l’Intelligent
(Jai). Preuves à l’appui, le bimensuel satirique cite les sommes
versées par chaque pays africain pour s’adjuger les faveurs éditoriales
de Jai.

Ainsi a vu la fameuse
interview de Ismael Omar Guelleh qui proclamait qu’il ne s’accrocherait pas
jusqu’à la mort au pouvoir. Des pays comme le Rwanda, la Mauritanie
ou la Guinée et Djibouti ont d’autres priorités de développement
que de faire les fins de mois de Jeune Afrique Intelligent à Paris.

Au vu de ces documents,
Jeune Afrique l’intelligent a signé pour près de six ou
sept millions d’euros de contrats publicitaires avec des régimes
amis.

Et cela en deux ans. Ainsi
le Rwanda s’engage à verser 350 000 dollars américains,
la Guinée 800 000 euros, le Cameroun 1 000 000 d’euros, les petites
Comores seulement 250 000 euros, le Togo 380 000 euros et le Mollah Omar (Bongo),
le plus généreux de tous avec ses amis français de la
vraie presse, pas moins de 2.900.000 euros.

Le
gouvernement de Djibouti a certainememt payé Jeune Afrique pour bénéficier
d’un article présentant Ismael Omar comme "un homme qui admire
Nelson Mandela et qui parle cinq langues (français, anglais, arabe,
amharique, somali) et rêve de faire de son petit pays un Dubaï
de la Corne".

(voir l’interview parue
le 9 mai 2004). L’oligarque aux commandes de l’Etat djiboutien est, sous la
plume bienveillante de François Soudan, un homme ambitieux qui souhaite
avoir les mêmes qualités que Mandela. Mais Ismael Omar Guelleh
se conduit comme les tyrans tels que Eyadéma et Amin Dada. Ces hommes
sanguinaires ont affamé leurs peuples. Mandela a libéré
son peule contre le joug du régime de l’Apartheid.