31/07/05 (B309) Radio-trottoir : une question simple ou figurée ? En supplément gratuit : nous vous offrons une question subsidiaire.

1 – Est-il vrai que Guelleh aurait pu dire, dans un moment d’énervement : « Ma femme est une véritable empoisonneuse ! ».

Quel sens faut-il donner à ce propos ? Simple ou figuré ? Nos experts n’ont pas été capables de trancher.

2 – Après les révélations du GED sur l’atelier de raffinage du sucre en poudre au port de Djibouti, les services américains auraient-ils pu s’y intéresser ? Pourrait-on dire alors que Guelleh serait dans la mélasse ?

31/07/05 (B309) Ordre des Brosses à Reluire : nomination de M Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances de Djibouti pour ses déclarations dans la Nation.

Le Comité des Brosses à Reluire, réuni en séance ordinaire, sous la co-Présidence de MM Yacin Elmi Bouh, Ministre de l’Intérieur et Mohamed Moussa Chehem, Ambassadeur à Bruxelles, tous deux membres éminents de l’Ordre, a été appelé à statuer à la demande du secrétaire général, M. Djama Ali Guelleh, sur le dossier de candidature déposé par M Ali Farah Assoweh, nouveau Ministre des Finances.

Après lecture du dossier présenté par Ali Farah et en particulier de son interview publiée par La Nation, les membres ont été appelés à voter. Monsieur Ali Farah Assoweh a été coopté au premier tour et à la majorité absolue des votants (curieusement aucune dénonciation de fraude n’a été évoquée ?).

Enthousiasmés par les propos de M. Ali Farah Assoweh, dont nous reprenons ci-dessous, quelques extraits parmi les plus significatifs, les membres se sont levés pour lui faire une « standing ovation », reprenant en coeur : « Il est des nôtres ! ».

Le Président Yacin Elmi Bouh, a tenu à clôturer la réunion en se félicitant d’avoir pour successeur un homme aussi attaché au système dictatorial, aussi aveugle pour ignorer la corruption et aussi sourd aux cris du peuple affamé et soumis à l’oppression. « C’est pour moi un honneur qu’il soit reçu au sein de l’Ordre car, avec sa personnalité exceptionnelle et son carisme hors du commun, il contribuera efficacement à la diffusion de la langue de bois et au cirage des pompes de Guelleh, deux points auxquels nous sommes vicéralement attachés » a-t-il conclu.

(…) « Les priorités du gouvernement depuis ces dernières années visent à instaurer une croissance économique durable basée sur les potentialités de place commerciale et financière de Djibouti » (…)

(…) « Les efforts fournis par les pouvoirs publics ainsi que les sacrifices consentis par la population ont abouti à des résultats encourageants car depuis 1999 notre pays a retrouvé le chemin de la croissance. « (…)

(…) « Les recettes budgétaires sont stabilisées, les dépenses budgétaires sont rationalisées, les dépenses allouées aux secteurs sociaux ont connu un accroissement et l’investissement financé sur ressources intérieures a augmenté sensiblement. (…)

(…) « Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Ismaïl Omar Guelleh a orienté ses efforts  vers l’amélioration du bien être de nos concitoyens à travers l’accès au savoir, aux soins de santé primaire, aux services de base tels que l’accès à l’eau, à l’électricité, au logement, le droit à l’emploi et tout simplement le droit de vivre décemment.« (…) 

(…) « Toutes ces actions, nous les accomplissons dans la plus grande transparence. C’est ainsi que, sous l’impulsion du chef de l’Etat, nous avons initié la C.C.D.B (Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire), nous l’avons renforcé et avons décidé de rendre publics ses rapports. De même, la création de l’I.G.E. (Inspection Générale de L’Etat) s’inscrit dans le renforcement des outils de contrôle de gestion étatique. »(…)

etc, etc ….

En vertu des pouvoirs que nous avons reçus,
Monsieur Ali Farah Assoweh,
nous vous intronisons dans
l’Ordre des Brosses à Reluire
et nous vous remettons les insignes
que vous devrez porter en toutes circonstances.


Vous êtes reçu au grade de

« Courtisan servile »

31/07/05 (B309) Libre opinion d’un lecteur : Après la pluie , le beau temps

__________________________ Note de l’ARDHD
Nous publions cette contribution qui nous a été adressée par un lecteur. Nous rappelons que l’Observatoire s’intéresse à Djibouti et qu’il s’interdit de prendre parti sur les affaires intérieures dans les pays voisins, sauf s’il s’agit de faire connaître des atteintes aux Droits de l’Homme ou des mesures qui ont des conséquences sur la République de Djibouti.

Nous ne partageons pas obligatoirement l’avis de ce lecteur (qui semblera à certains observateurs, comme étant téléguidé après l’affaire des pilotes éthiopiens livrés par Guelleh) mais nous nous refusons à tout commentaire, en fonction de ce qui est précisé ci-dessus.
______________________________________________________

Qui aurait cru que l’empereur Hailé Sélassié 1er serait déposé par son «esclave», pour ansi être inhumé 25 ans après sa mort ?

Qui aurait imaginé que le négus rouge plierait bagage un de ces quatre ?

Qui aurait pensé que l‘armée éthiopienne, une des plus fortes armées de toute l’Afrique, se rendrait d’un seul coup ?

Monarchie absolue, dictature militaire et démocratie se sont succédé sur la scène politique éthiopienne.

En mai 1991, le front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (F.D.R.P.E.) met en déroute l’armée du régime totalitaire communiste.

Une armée décapitée par les putschistes de1974, essoufflée par le front populaire de libération de l’Erithrée (F.P.L.E.), affaiblie par le front populaire de libération de la Somalie occidentale, s’effondre finalement en quelques jours, devant les troupes de Méles Zénawi.

Victorieux, sans coups de feu , les libérateurs font triomphalement leur entrée dans la capitale nationale.

Dès leur prise du pouvoir, au malheur, bien sûr, des partisans des régimes précédents pour qui l’Ethiopie était synonyme d’Amhara, ils ont instauré la démocratie, ont reconnu d’emblée toutes les ethnies qui forment le pays comme des citoyens à part entière.

Chaque province est désormais dotée d’un parlement autonome. Par conséquent, les députés des deux paliers du gouvernement sont élus au suffrage universel.

En outre, les gouvernements provinciaux ont le droit d’enseigner leur langue maternelle ou celle de leur choix dans leurs écoles. Quant au gouvernement fédéral, il s’est chargé, entre autres, de la défense nationale et de la préservation de l’intégrité territoriale.

Bref, l’Ethiopie connaît finalement la démocratie. Une démocratie qui, contrairement à plusieurs pays africains, n’était pas imposée par le FMI ou la communauté international.

N’en déplaise aux proneurs de la suprématie Amhara, le nouveau gouvernement démocratique éthiopien a fait preuve de bonne gouvernance.

Il est alors digne d’être loué.

M. Is La….

31/07/05 (B309) Le Directeur de la Poste persiste : il refuse maintenant d’accorder les soins médicaux aux collaborateurs souffrants ! Non assistance à personne en danger ? (Communiqué du Syndicat de la Poste sous la signature de son Secrétaire général)

SYNDICAT DES POSTIERS DE DJIBOUTI

POST-OFFICE TRADE-UNION OF DJIBOUTI

ﻰﻴ ﻭﺗﺒﺠ ﻪﻴ ﺭ ﻭﻬﻤﺠ ﺩﻴ ﺭﺑﻠ ﺃ ﻞ ﺂﻤﻌﻟ ﺃ ﺩ ﺂﺤﺘ ﻺ

Siège social : quartier 4
Code postal: 98230 RP
B.P  : 2373
Tél : 253 35 06 78
Fax  : 253 35 06 78
e-mail : syndicatdelaposte@yahoo.fr
République de Djibouti
East Africa

 

Djibouti, le 30 juillet 2005

N/REF : SP_03/07/05

COMMUNIQUE

La situation sociale déjà dramatique qui prévaut à la poste de Djibouti s’empire de plus en plus et les exemples des agents victimes de non prise en charge des soins ne manquent pas.

En effet, à la fin de la matinée de la journée du 20/07/2005, Mr OMAR HASSAN RAJIS, gardien de jour dans l’établissement, employé diabétique qui perçoit un traitement à l’Organisme des Protections Sociales, se présente au bureau du directeur général pour lui solliciter d’une manière polie le concours de la poste du fait que l’OPS ne leur octroi plus des soins depuis plusieurs semaines. Le directeur irrité s’en prend au pauvre employé, et il a fallu l’intervention du sous-directeur commercial de la poste, Mr BAWAZIR présent sur le lieu pour atténuer la tension et fait sortir du bureau l’employé souffrant. Le lendemain, le 21/07/2005, le même employé s’écroule dans l’enceinte de la poste et perd la connaissance suite à une hypoglycémie ( manque de sucre dans le sang). C’est l’ambulance des sapeurs pompiers qui l’évacue à l’hôpital Peltier à la demande des travailleurs.

Puis, c’est la femme d’un des agents les plus démunis qui fait fausse-couche et souffre pour manque des soins jusqu’à ce que les travailleurs cotisent entre eux pour lui venir en aide, etc.…

Ensuite, à la journée du 30/07/2005, Mr DJAMA RAGUEH, gardien de la recette d’Einguela, après avoir fut expulsé de l’OPS, prend contacte avec son chef direct, Mr FOUAD ABDOURAHMAN KHAIRE, qui au lieu de le secourir lui conseille de voir le directeur général. Tentant d’appliquer le consigne de son chef, il accoure jusqu’à la poste centrale et faute de joindre aucun responsable à ce moment dans l’établissement, il s’écroule sous l’escalier de la direction générale. Et encore une fois c’est grâce à la bonne volonté des travailleurs que celui-ci aussi fût évacué par le SAMU à l’hôpital Peltier.

Mais, le pire des drames que nous redoutions tant a lieu le matin du 30/07/2005. Mr MOHAMED HELEM OMAR, gardien de nuit qui était familier de son air d’homme souffrant et plusieurs fois hospitalisé suite à des crises d’asthmes et d’infection respiratoire, constituant parmi les employés à risque en surveillance médical qui ne pouvait se permettre d’aucune interruption de prise en charge des soins a dans la nuit du 29/07/05 en plein service fut victime d’une malaise chronique et a eu précipitamment l’obligeance de se rendre chez lui. Mais tristement ce dernier décède le matin du 30/07/2005 vers 9 heure suite à sa maladie et sans aucune assistance médicale.

C’est dans ce constat tragique que vivent les travailleurs de la poste, plus grave encore dans tout ça le directeur général de la poste sans souci émet le 29 juin 2005 une note de service (DIR_A05_N085) dans laquelle il informe les travailleurs l’arrêt des soins.

D’ailleurs, ceci montre qu’il a mis en pratique ce qu’il avait bien dit en public : « il y a vide juridique dans ce pays donc arrêtez de m’embêter avec vos réclamations ».

Secrétaire général du syndicat des postiers
HASSAN CHER HARED

31/07/05 (B309) Djiboutiennes, Djiboutiens, Postières et Postiers : où passe votre argent ? Une jeune fille de 16 ans pourrait-elle être utilisée comme alibi pour maquiller des comptes ? La Poste de Djibouti a-t-elle recours au travail prohibé des mineures ? (Lecteur)

Le Directeur général de la Poste de Djibouti, le très fameux et très médiatique (on ne parle que de lui en ce moment) Hillyeh Hassan Guireh chante par tout qu’il a le soutien de son oncle maternel, Mr ABDOURAHMAN DI-INE, le Secrétaire général du Ministère de la Communication et de la Culture, chargé des Postes et des Télécommunications. Il ajoute même que ce dernier vient de se déplacer « par amour » jusqu’à son bureau pour participer au « Conseil sur la constitution des dossiers de défense ».

Autre chose impressionnante, le Directeur de la Poste, qui souffre d’un manque de confiance grandissant de la part des employés de l’établissement, a fait appel à sa petit soeure de 16 ans, qui est lycéenne et qui n’est même pas embauchée régulièrement par l’Office, pour faire office / pour remplacer la Caissière et Secrétaire de Direction.

S’agit-il d’avoir les coudées franches pour camoufler les comptes financiers spéciaux de la Poste, qui présenteraient quelques lacunes ?

Qui ne serait pas informé dans l’établissement du fait qu’aucun bilan financier n’a jamais été présenté au Conseil d’administration depuis plusieurs années et que la subvention mensuelle de Djibouti-Telecom de 16.000.000 fdj couvre plus que largement les 13.000.000 fdj de salaires nets plus les 2.600.000 fdj descotisations sociales (OPS).

A votre avis où est passée la différence ? Dans quelle poche ? Inutile de donner votre langue au chat, vous avez compris. Le dernier prénom commence par un « G » ? Guelleh, hum, jamais en direct ? HHG, vous brûlez !

31/07/05 (B308) Du bla-bla traditionnel d’IOG au PLAGIAT vérifié ! Ou le vol d’idées originales irréalistes à Djibouti, simplement pour tenter de faire rêver le peuple … (Lecteur)

2005 sera-t-elle l’année du millénaire du continent africain, la question mérite attention !

Si le tout le monde s’accorde sur le fait que pour sortir du marasme économique l’Afrique a besoin d’un plan Marchal et que le développement de l’Afrique passe par des investissements colossaux et la construction de grand réseaux routiers et férroviaires. Les projets des chefs d’états africains affluent.

http://www.rfi.fr/Fichiers/Mfi/EconomieDeveloppement/560.asp

Le NEPAD avec son transafricain reliant Égypte au Congo 8000km

Le chemin fer COMESA reliant burundi-rwanda-l’ouganda-congo-zambie-kenya

Le transafricain sénégal-djibouti

http://www.afrique-asie.com/archives/2004/175avril/175sen.htm

SÉNÉGAL
Les partisans d’Abdoulaye Wade ont célébré le 19 mars dernier le quatrième anniversaire de son accession à la magistrature suprême. Certains avec enthousiasme. D’autres avec une certaine retenue. C’est que l’état de grâce est terminé…
Les convictions d’Abdoulaye Wade

IOG nous invente le copyright, en plagiant les idées d’Abdoulaye wade’’faut rendre a césar ce qui appartient a césar’’, Djibouti a le droit de vouloir proposer un contre-projet mais étant donné le fait que les droits d’auteur n’existent pas dans un pays où copier ou plagier ne sont pas interdits.

Comme quoi le mot visionnaire employé par notre journaliste n’est que la conséquence de son incompétence ou de son manque de connaissances.

Mais financer de tels projets comporte-t-il des risques ? D’autant plus que la solution maritime n’impose pas de tels investissements et qu’elle est plus sécurisante.

1 – l’option train traverse des régions ou l’insécurité et les innombrables conflits régionaux rendent le trafic marchandise dangereux et peu sur.

Pour preuve : EXXON a préféré choir le transport routier pour ravitailler ses forages aux Tchad.

La ligne ferroviaire Brazza-Pointe Noire suspendue pour insécurité    Congo   (16H21)

Les autorités congolaises ont suspendu la ligne ferroviaire Brazzaville-Pointe Noire, en raison des attaques répétées dont elle est l’objet de la part des Ninjas, les anciens combattants du Pasteur Bitsangou, rapporte le Cape Times. Ces attaques ont coûté jusque là 850 000 dollars en biens volés à la compagnie ferroviaire nationale, selon son directeur général

2 – le temps de trajet pour concurrencer le bateau, les trains rapides nécessitent un investissement plus important et plus coûteux.

3 – l’électrification du réseaux est quasiment irréaliste, car les pays traversés ne disposent pas toujours des capacités de production nécessaires

4-les réticences des grandes compagnies ferroviaires.

6 milliards d’investissements ! Il faut au minimum 20 ans avant que ça soit rentable dans un pays qui est dirigé par une dictature et qui est forcément instable a long terme.

Seul quelque compagnie ont la capacité d’en assumer les risques, mais elles le limitent en général à l’exploitation de lignes intérieures, comme l’a fait la RATP en Afrique du sud.

Tous les autres projets sont toujours en études ou réalisés partiellement. Les échecs sont nombreux et n’incitent pas à la confiance.

Alors effet d’annonce, ou publicité mensongère pour le transafricain ‘’Djibouti Guinée’’ ?

  • Pour les optimismes vu les obstacles pas avant 2050.
  • Pour les pessimistes, après le mirage Dubaï, voilà le mirage transafricain, pour faire patienter la population qui attend toujours les effets de la réduction de la pauvreté. Ils peuvent toujours rêver au golf de Guinée, c’est hors de leur champ de vision et ils ne pensent pas à la faim qui taraudent leur estomac !

Quand à l’opposition, le développement du port de doraleh passe d’abord par la construction d’une autoroute a péage entre Doraleh et Addis.

Pour permettre un aller : retour en moins de 10 heures.

Projet privé dans lequel Guelleh et ses amis de Dubai pourront investir en toute tranquillité, selon leur méthode : faire payer les investissements et les charges de fonctionnement par le Trésor (sur la base d’aides internationales) et encaisser les bénéfices en direct … sans participer aux dépenses de gestion ni de remboursement des emprunts (dont la dette sera à la charge des futures générations)

Revenons au Sénégal pour vérifier que les idées de Guelleh sont empruntées :

Construction d’une autoroute entre Dakar et Thiès (60 Km) desservant également le nouvel aéroport international (embranchement vers Ndiass).

Le péage ne concernera qu’une portion de 30 Kms (sortie de Dakar- Ndiass) sur les 45 kms de distance entre Dakar et Ndiass.

Mode de financement : 
Concession en BOT pour la partie à péage.
Coût estimatif : 60 Milliards de FCFA soit 80 millions de US$


Le Président sénégalais a pas mal d’idées ; IOG l’a bien pigé…. et il les lui a « piquées » (CQFD)

30/07/05 (B309) Les populations djiboutiennes ont été privées de la possibilité d’écouter RFI, mais grâce à Internet, elles peuvent continuer à s’informer. La LDDH nous envoie la copie d’un sujet réalisé par Monique Mas de RFI.


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 29 JUILLET 2005
SUR EMISSION DE RFI :
TERRORISME – FILIERES AFRICAINES.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très, très préoccupée de l’ampleur très inquiétante d’un Terrorisme sans nom et qui tue aveuglément des populations civiles, sans aucun autre objectif rationnel, mise à part celui de tuer, embrasant le monde dans un cercle infernal, macabre et vicieux.

Cette Diffusion d’Information, d’une émission de Radio France Internationale (RFI) du 29 juillet 2005, porte sur le Terrorisme : Filières Africaines de la Journaliste Monique MAS (avec Ghislaine Dupont), qui est très appréciée par un grand nombre d’auditeurs djiboutiens, par un certain nombre actuellement internautes.

Aucun commentaire n’accompagne cette diffusion.

Seul un Appel sera fait dans le cadre de la Corne d’Afrique :
– En tant que Défenseurs des Droits de l’Homme, il est demandé à la Communauté Internationale de ne pas laisser pour compte le peuple Somali, de porter dans les meilleurs délais une assistance sans faille afin de les aider de sortir rapidement du chaos imposé et entretenu.

Trois axes prioritaires devront faire partie d’un plan Marshall en direction des infrastructures sanitaires, éducatives et routières.

Pour exemple, la République de Djibouti d’une superficie de 23 000km2 aux axes routiers insignifiants auraient plus de km de routes asphaltées que les 650 000km2 des Territoires somaliens indépendants depuis 1960 (donc l’urgence en faveur des infrastructures routières devra être une des priorités absolues)

M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH
Chargé de la Corne de l’Afrique

 

_________________________________ RFI

RFI

Terrorisme

Filières africaines

Adresse de la page : http://www.rfi.fr/actufr/articles/067/article_37795.asp

Les attentats de 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et de Dar Es-Salaam (Tanzanie) impliquaient des ressortissants de ces deux pays ainsi qu’un «cerveau» comorien. Ceux de Londres, le 7 juillet dernier, ont notamment mis en scène un Somalien, un Erythréen et un suspect localisé en Zambie. Ce pourrait être anecdotique si la présence du terrorisme islamiste ne se signalait régulièrement dans la Corne et la galaxie swahili africaines.

Ces zones sont en effet marquées par des affinités résultant d’une présence persique et arabe passée de la traite – celle des marchandises et des hommes – au commerce et au trafic. Le Golfe n’est jamais loin de la route swahili qui sillonne l’est du continent, descend en Afrique australe et s’enfonce au cœur des forêts congolaises. Or du chaos somalien au désordre congolais, de corruption kényane en indigence tanzanienne, les terroristes peuvent circuler comme poissons dans l’eau, sinon gagner les esprits à l’idéologie islamiste.

Vendredi, les services de renseignements zambiens annonçaient détenir un Britannique d’origine asiatique qui serait lié aux auteurs des attentats de Londres. Scotland Yard est moins affirmatif. A l’en croire, l’homme intéresserait surtout les services américains qui le soupçonnent d’avoir voulu créer dans l’Oregon un camp d’entraînement pour «terroristes». Il s’agirait de Haroon Rashid Aswad, arrêté à Livingstone, à 400 kilomètres au sud de Lusaka, là où les chutes du Zambèze marquent la frontière avec le Zimbabwe. La chaîne américaine CNN affirme qu’il est soupçonné d’avoir échangé une vingtaine d’appels téléphoniques avec les auteurs des quatre attentats du 7 juillet. Au vu des réserves britanniques, le «cerveau» présumé déniché en Zambie pourrait s’avérer un homonyme malheureux. Reste qu’ au confins sud de la galaxie swahili et à proximité du carrefour sud-africain, l’empressement zambien sur la question terroriste n’est pas sans pertinence.

Vendredi, à Londres, la police continuait d’interroger Yacine Hassan Omar, un Somalien de 24 ans arrêté mercredi, et à rechercher la trace de Mouktar Saïd Ibrahim, un Erythréen de 27 ans. De son côté, la presse britannique s’interrogeait sur les origines est-africaines des deux poseurs de bombes. Ce questionnement irrite nombre d’Africains qui objectent que les deux terroristes présumés ont grandi en Grande-Bretagne où ils ont émigré au début des années quatre-vingt-dix, fuyant la guerre et la misère… pour rencontrer la grande pauvreté et l’humiliation. Les uns expliquent qu’il n’existe pas de tradition d’attentat suicide en Afrique. Les autres, parmi lesquels Scotland Yard, assurent que rien n’indique que les deux accusés aient eu des contacts récents dans leur région d’origine. Il n’est pas question bien sûr de faire preuve d’une origine communautaire. Reste l’occasion de prêter attention au terreau africain que labourent les réseaux terroristes islamistes. Et en la matière, l’Afrique sub-saharienne est une passoire, la Somalie une base de repli, les pays de la Côte orientale, de possibles repaires.

De Mombasa à Mogadiscio, sans passer par Bukavu

L’existence de liens entre Al-Qaïda et le Libérien Charles Taylor, par exemple, a déjà été établie en Afrique de l’Ouest. Dans cette région agitée par la guerre civile, des échanges de bons procédés ont mis en relation marchands d’armes, trafiquants de diamants et terroristes en quête de blanchiment ou de certificats de destinataire final pour les livraisons de matériels militaires. Mais du côté du Golfe et de l’océan Indien, le chaos somalien est propice à tous les trafics et au développement d’un terrorisme islamiste local aux ramifications régionales, comme l’indique un récent rapport onusien . Dans une «étude de cas», les rapporteurs du Conseil de sécurité racontent, par exemple, la trajectoire suivie par un achat d’armes opérée par un «homme d’affaires en vue» de Mogadiscio, un certain Bashir Raage, grand praticien en la matière, et avec pignon sur rue, si l’on ose dire dans ce pays toujours sans Etat.

Selon le rapport du Conseil de sécurité, en septembre 2004, Bashir Raage a acheté trois containeurs d’explosifs expédiés du Royaume-Uni et chargés sur un bateau à Anvers (Belgique). Entre-temps, la cargaisons a été estampillée «produits chimiques agricoles» à destination de Bukavu, la cité lacustre du Sud-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo. Pour cette destination enclavée, l’une des voies possibles est Mombasa, un port kényan, où le bateau parti d’Anvers a effectivement déchargé sa cargaison. Là, toute une équipe de transitaires et de douaniers kényans complices ont fait le nécessaire pour que la précieuse cargaison soit chargée à bord de trois camions. Au lieu de prendre la route qui traverse la Tanzanie puis le Rwanda pour rejoindre Bukavu, les transporteurs sont allés dans un village côtier du Kenya, Watamu, où les attendait un autre bateau. Les explosifs ont ensuite rejoint Kisimayo, en Somalie où Bashir Raage les a revendu à différents clients basés en Somalie. Ce genre de trafic exige un réseau transnational comme le savent tous les marchands de produits licites ou frauduleux de la région, depuis l’aube du kiswahili, formidable instrument de communication forgé au contact des cultures arabo-persique et bantou.

17 camps d’entraînement en Somalie

Le rapport de l’Onu indique aussi que de nombreuses parties sont impliquées dans le trafic d’armes qui aboutit en Somalie. Outre les fournisseurs, en général basés dans le Golfe, quelle que soit leur origine occidentale, asiatique ou moyen-orientale, le rapport cite le Gouvernement fédéral de transition (GFT) du président Yusuf, qui vient de regagner péniblement (le 26 juillet dernier), la ville somalienne «excentrée» de Jowhar. Il cite aussi les «réseaux fondamentalistes» que l’intrusion du GFT dérange. Parmi eux, le groupe Al-Itihad. D’après l’Onu, l’un de ses dirigeants, le cheikh Hassan Dahir Aweys, supervise 17 camps d’entraînement militaire alimentés par «un recrutement ininterrompu des éléments de base d’une force militaire, qui constituent l’armée de facto d’Al-Ittihad». De leur côté, dans un rapport intitulé «Counter-terrorism in Somalia : losing hearts and minds», les chercheurs de l’International Crisis Group (ICG) rappellent pour leur part les liens de certains groupes somaliens avec Al-Qaïda et les effets contre-productifs, «dans les cœurs et les esprits» somaliens, de la lutte anti-terroriste américano-éthiopienne.

ICG rappelle que la Somalie a servi de base arrière aux militants d’Al-Qaïda responsables de l’attaque de l’ambassade américaine de Nairobi en 1998 et de celle de l’hôtel de tourisme de la côté kényane en 2002. Al-Qaïda se serait impliqué en Somalie au début des années quatre-vingt-dix, au moment de l’intervention américaine, estimant la cause gagnée avec leur départ en 1995. A cette époque la mouvance islamiste somalienne était dominée par des militants wahhabites du groupe Al-Ittihad Al-Islaami qui voulaient instaurer un émirat. ICG explique que ce groupe en a essaimé un deuxième, en relation avec Al-Qaïda. Toujours selon ICG, depuis 2003, un troisième groupe partisan du djihad a émergé à Mogadiscio, sous l’étiquette Al-Ittihad. Affilié à Al-Qaïda, il est dirigé par un certain Aden Hashié Ayro, lui-même passé par les camps d’entraînement afghan. C’est ce groupe qui préoccupe l’Onu. Sa notoriété et sa force de frappe laisse craindre en effet qu’une plaque tournante islamiste se développe dans ce pays où Al-Qaïda n’a pas à proprement parler de bases. Le terreau est propice à l’idéologie terroriste. La porosité des frontières et la situation des pays environnants laissent craindre la contagion.

 

Monique Mas
Article publié le 29/07/2005
Dernière mise à jour le 29/07/2005 à 18:06 (heure de Paris)

30/07/05 (B309) Radio-Trottoir : au pays des dictateurs Clowns, on voit fleurir et se multiplier les syndicats Clone, qui s’acharnent à faire du recrutement pour justifier d’un faux-semblant de légitimité (Lecteur)