04/09/05 (B314) LA VOIX AU CHAPITRE, par AÏNACHÉ. Le coma profond et le classement de Djibouti en dernière position des Nations (au même niveau que la Somalie et la Corée du dernier Stalinien Kim_Jong-Il) par le magazine GEO.

 

COMA PROFOND

Suite à un malheureux concours de circonstances ou à un stupide accident corporel l’être humain s’il a, par chance, évité la mort subite, peut tomber dans le coma.

Cet état caractérisé par la perte des fonctions de la parole et de la mobilité peut durer selon le cas plusieurs jours, des semaines, des mois ou même plus. Les proches et les amis gardent souvent l’espoir d’une sortie prochaine de cet état de l’être aimé. Lorsque cela dure au-delà d’un certain temps il s’ouvre un débat plus au moins difficile, entre le corps médical et la famille sur la décision la plus raisonnable à prendre.

Le Gouffre profond du 8 avril 2005 où nous sommes tous tombés (les Djiboutiens) quelques soient nos responsabilités respectives se caractérise comme un coma dépassé ou la survie n’est possible que par les moyens de la réanimation intensive et du personnel dévoué et compétent. Des hommes et des femmes capables d’une abnégation sans faille pour le service de leur pays et de leur peuple.

L’énorme raté de ce ‘’maudit’’ 8 avril a anesthésié l’espoir des Djiboutiens, d’où l’état comateux de la vie publique limité à une conservation végétative.
Ce plongeon involontaire en apnée ne profite qu’au tenant du pouvoir qui se garde bien de rechercher le secours de sauveteurs, mais bien au contraire s’ingénie à l’enfoncer.

L’étonnante augmentation des tonnages du Qat importé quotidiennement, remarquée ces derniers temps, souligne cette volonté manifeste du pouvoir de maintenir la population dans cet état végétatif plutôt que de chercher le moyen de l’en sortir.

Cette drogue (il faut appeler la chose par son nom) dont les conséquences sont nombreuses et démontrées depuis bien longtemps est le remède de gouvernance du tenant du pouvoir. Il l’utilise et en abuse sans se soucier des ravages occasionnés sur les personnes et leurs familles, encore moins sur les finances publiques, à travers la dépense de la santé.

Tout est bon pour avoir la paix et diriger le pays à sa convenance.

Cette méthode de gouvernance est montrée du doigt cruellement par le magazine GEO.

Il publie le palmarès des 150 États membres de l’Onu, en fonction de leur contribution à la paix.

Il a été établi avec le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, sur la base de vingt et un critères (mines, enfants soldats, armes nucléaires, droits de l’homme, etc.).

Ce classement situe la république de Djibouti à la 150ème position juste avant la République de Somalie, (qui hélas n’existe plus depuis bientôt 15 ans) et la République de Corée du Nord, dirigée par le psychopathe Kim Jong-il.

Avouez que cela n’est pas très flatteur d’être assimilé ou comparé au dernier stalinien !

Reconnaître, une réelle difficulté de communiquer pour un homme politique ‘’digne de ce nom’’ est souvent un exercice délicat. Beaucoup cherchent les moyens d’y remédier. Certains hommes politiques de tout continent se sont mis à suivre assidûment des cours pour palier à cette lacune et s’entourent de professionnels de la communication. Ainsi ils acquièrent certaines techniques pour mieux expliquer la politique qu’ils mettent en œuvre.

Communiquer ne veut pas dire mentir, mais expliquer clairement ses actions pour permettre aux citoyens de mieux s’approprier la politique faite en leurs noms.
A condition qu’il y ait une politique, avec un programme lisible à défendre !

Le peuple Djiboutien crie au secours et il ne voit rien venir à l’horizon. Les Djiboutiens sont-ils aphones ou leurs Leaders sourds ?

Quoi qu’il en soit, les Djiboutiens ne pourront éternellement.se contenter d’une communication qui tourne à une propagande éhontée

Le simple fait de monopoliser les moyens de communication ne met pas à l’abri de la mauvaise gouvernance mais bien au contraire attise le mécontentement des nationaux et la méfiance des observateurs étrangers.

Dans notre époque où la moindre information est aussitôt répertoriée d’une manière instantanée à travers le monde, nos dirigeants continuent à vouloir cacher leur méthode de gouvernance.
La suppression de l’émetteur de RFI d’une manière arbitraire n’est pas le moindre des paradoxes.

Je ne suis pas sûr qu’il y est des Djiboutiens abonnés au magasine GEO.

Par contre, je ne doute pas un seul instant que beaucoup de Djiboutiens chercheront à se procurer le dernier numéro.

Bonne lecture donc !

AÏNACHÉ