31/10/05 (B322) Radio-Trottoir : l’ancien Président du Conseil constitutionnel dépossédé de son véhicule de fonction, qu’il avait indûment conservé !

Comme quoi tous les joggers ne sont pas des sportifs.

Le régime djiboutien est vraiment ingrat envers ses anciens serviteurs. Ainsi, ce soir dimanche 30octobre 2005 aux environs de 19 heures, l’ancien président du Conseil constitutionnel, M. Omar Chirdon Abbas se promenait tranquillement sur une artère de la capitale après une dure journée de jeûne.

A un moment donné, des policiers ont arrêté son véhicule de fonction, qu’il avait gardé bien qu’ayant quitté la présidence du Conseil constitutionnel. Ordre lui a été intimé d’abandonner son véhicule de fonction (fonction qu’il n’occupe plus depuis qu’il a été remplacé au sein de cette instance) et de rentrer chez lui par ses propres moyens. Humilié et obligé de taper à pied en abandonnant un signe extérieur d’importance auquel il tenait tant, l’ancien président du Conseil constitutionnel a donc quitté son véhicule pour rentrer chez lui à pied.

Persuadée que les médias gouvernementaux ne rendront pas l’hommage dû à son inestimable trajectoire, il est de mon devoir de rappeler les contributions importantes de cet ethnarque à l’instauration d’une dictature tribale :

  • avant et peu après l’Indépendance, M. Omar Chirdon Abbas était un présentateur du journal télévisé de la télévision locale ;
  • dès 1977, un poste a été tout spécialement créé à son intention : celui de directeur de la nouvelle gendarmerie nationale, histoire de saper l’autorité de son chef de corps, un afar qui allait être mis à l’écart quelques mois plus tard ;
  • ce forfait commis, un poste allait être invité pour lui : celui de secrétaire général du ministère de la Défense, poste qui allait disparaître après son passage ;
  • quelques années plus tard, on retrouve M. Omar Chirdon Abbas en qualité de ministre de l’Education Nationale, titre qu’il allait garder longtemps ;
  • après une insupportable traversée du désert, on le retrouve à la tête du Conseil constitutionnel, jusqu’à cette fatidique soirée du dimanche 30 octobre 2005.

La question que tout djiboutien se pose est la suivante : certes l’ancien président du Conseil constitutionnel roulait indûment au volant d’un véhicule de fonction auquel il n’avait plus droit depuis qu’il ne siégeait plus à la présidence de cette honorable instance, mais pourquoi diable le régime l’a-t-il humilié de façon aussi publique ?

Il lui suffisait juste de récupérer ce véhicule de fonction tôt le matin au domicile de l’ex-impétrant. Pourquoi diable l’humilier en pleine rue en l’obligeant à descendre de son rutilant 4×4 de fonction et à parquer son véhicule confisqué devant le commissariat central de la Police ? ?

Une seule explication se présente à l’esprit du citoyen djiboutien : ayant commencé sa carrière très bas, l’actuel locataire du palais présidentiel n’a personnellement aucune raison de ménager ceux qui lui ont fait tant de courbettes, au prix de quelque compromissions et de nombreuses malversations.

Car les vrais djiboutiens se souviennent qu’un certain Ismaël Omar, à l’époque inspecteur de la police coloniale, s’est vu publiquement confisquer sa Renault 4L de fonction ainsi que son pistolet, devant le « Bar de la Lune » un samedi soir fin 1976.

Ainsi s’expliqueraient l’humiliation qu’Ismaël Omar impose à ses serviteurs, mais aussi les reptations dont ses victimes sont capables pour rester dans son giron protecteur : l’un se tire une balle dans le bras pour être reconduit en qualité de député, quand tel autre menace de se suicider et de divulguer les motifs de son suicide pour rester dans le gouvernement.

Mais, en humiliant aussi publiquement l’ancien président du Conseil constitutionnel, au sujet d’un véhicule de fonction qui aurait pu lui être discrètement retiré, le régime a tout simplement montré dans quel respect il tient les représentants des institutions créées à son entière dévotion.

Et leurs représentants, passés ou à venir.

A bon entendeur salut !
Kadra « Grand Bara »

31/10/05 (B322) Depuis deux semaines, nous cherchions en vain une réponse de la France à la dénonciation des accords de coopération judiciaire. Est-ce enfin la réponse ? (RTD / info lecteur)

________________________________ Note de l’ARDHD
Si cela n’est pas (comme l’on dit très familièrement) « baisser son pantalon », cela y ressemble
fortement.

Comme d’habitude, la France soutient Guelleh, même contre son honneur et ses propres intérêts. On a du chercher longtemps dans les bureaux du Quai d’Orsay, les mesures pour « calmer le jeu » (langage diplomatique) et pour montrer à Guelleh qu’on continuait à le soutenir, quoi qu’il fasse !

Nos braves diplomates, sur une injonction probable de l’Elysée ont du se poser la question : « Comment se faire pardonner de la campagne dans les médias concernant l’affaire Borrel et la possible implication de hauts personnages du régime dans le meurtre du Juge. Comment conserver la base à Djibouti ? »

Auraient-ils trouvé la réponse en décernant la légion d’honneur à trois militaires de haut rang et c’est l’Ambassadeur de France en personne qui les a décoré. Au fait à quel titre ? Etranger ou français ?

Ajoutons, comble de la flagornerie française, que l’Ambassadeur a présidé cette cérémonie, en présence d’Hassan Saïd, par ailleurs invité officiel de la Justice française, pour un témoignage … Jusqu’à ce jour, il a refusé de se rendre chez la juge de Versailles, comme son patron d’ailleurs, qui a choisi de quitter de toute urgence, l’Elysée et Jacques Chirac … en mai 2005 !

Espère-t-on calmer ainsi la colère de Guelleh ? Temporairement, c’est possible ! Mais Guelleh n’est pas complètement idiot et il mesurera ainsi et une nouvelle fois, l’étendue de son pouvoir : la prochaine fois, à ne pas en douter, il tapera un peu plus fort contre la France et ses intérêts.

De plus cette remise de décoration intervient alors qu’un délibéré est en cours. Aurions-nous des raisons de craindre que cela puisse avoir une interférence sur la décision ?

Certainement pas, car nous avons confiance dans l’indépendance des magistrats français et du Président de la 17ème chambre qui a dirigé les débats avec sagesse, écoutant avec la plus grande neutralité, les avis des parties et les témoignages.

Et puis, les développements de l’affaire Borrel ont prouvé que la Justice française ne se laisse pas impressionner par les gesticulations diplomatiques du Quai d’Orsay !

Mais la ficelle est grosse !!! Le peuple djiboutien ne l’avalera pas aussi facilement !

____________________________________________ Extrait site RTD

Des officiers djiboutiens décorés par la France

Dimanche 30 Octobre – Trois officiers de haut rang des forces armées djiboutiennes ont été décorés ce matin par l’ambassadeur de France à Djibouti Jean Paul Angelier.

Ainsi le général Zakaria Cheick Ibrahim chef d’état major de la défense a reçu les insignes de commandeur de l’ordre de la légion d’honneur des mains de l’ambassadeur de France à Djibouti en signe de l’amitié franco djiboutienne et surtout des liens d’étroite coopération militaire existant entre les deux pays amis.

Deux autres officiers de l’armée djiboutienne le colonel Youssouf Kayad Guelleh et le colonel Hassan Ali Kamil ont été décorés des médailles de l’ordre de la légion d’honneur au grade de chevalier par l’ambassadeur de France à Djibouti.

La cérémonie de décoration de ces trois officiers de l’armée djiboutienne s’est déroulée à la résidence de l’ambassadeur de France à Djibouti Jean Paul Angelier en présence notamment du ministre de la défense Ougoureh Kifleh Ahmed, du chef d’état major général des armées, le général Fathi Ahmed Houssein, du commandant en chef des Forces Françaises Stationnées à Djibouti (FFDJ), le général Arrault, du chef de la sécurité nationale Hassan Said Kaireh et les chefs d’état major des différends corps constitués de la gendarmerie nationale, de la garde républicaine et de la police nationale ainsi que des nombreux officiers djiboutiens et français.

Dans un discours prononcé à cette occasion l’ambassadeur de France à Djibouti a rendu un vibrant hommage notamment au général Zakaria Cheick Ibrahim qui a-t-il souligné illustre parfaitement les liens d’amitié franco djiboutiens.

31/10/05 (B322) ARD : Copie du Droit de réponse adressé à La Nation, suite à l’article paru le mercredi 26 octobre 2005 « L’opposition à reculons dans la démocratie »

http://www.lanation.dj/news/2005/ln114/national5.htm

Permettez-moi de constater que vous ne réagissez qu’à la presse internationale, alors que l’UAD à Djibouti vous interpelle en vain sur la marche impossible de la démocratie à Djibouti.

Vous semblez subitement vous étonner du désastre provoqué par votre inconséquence à assumer vos responsabilités dans le partenariat manqué avec l’opposition, notamment votre partenariat avec le Frud-armé puis avec l’ARD.

Pour revenir à votre sujet préféré, je vous rappelle que le district d’Arta n’a jamais existé en dehors du projet de décentralisation défini dans le cadre de l’accord de réforme et de concorde civile du 12 mai 2001 aujourd’hui caduc.

De surcroît, cet accord était un tout, la partie gouvernementale ne peut pas faire son marché entre des extraits passés en force et l’essentiel démocratique lamentablement délaissé.

Si vous semblez vous inquiéter du boycott des élections régionales par l’opposition politique, inquiétez-vous aussi des dizaines d’hommes en armes photographiés publiquement au congrès du Frud des 12, 13 et 14 septembre 2005 dans le nouveau maquis djiboutien.

Structures politiques démocratiques ou structures militaires, il vous appartient de choisir à quelle opposition vous voulez avoir affaire.

Fait à Paris le samedi 29 octobre 2005
par Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en France

_______________________________ Note de l’ARDHD
Il ne nous appartiendrait en aucune façon de commenter ce texte, émanant d’une structure de l’opposition au régime et qui est clair.

Notre seule question concerne le fait de savoir si La Nation, comme c’est son obligation, le publiera. Nous on parie que non !

31/10/05 (B322) ALERTE ROUGE / LDDH : nouvelles arrestations de syndicalistes de l’UTP par la Garde républicaine.


Le Président

Le 30 octobre 2005 :
NOUVELLES
ARRESTATIONS
DE PLUSIEURS SYNDICALISTES DE L’UTP PAR LA GARDE REPUBLICAINE

Aujourd’hui le 30 octobre 2005 la Garde Républicaine aurait arrêté des Syndicalistes de l’UTP. Depuis midi nous n’avons plus de nouvelles de M. Kulmiye H. Ahmed et Kadir Osman Hassan.

Il semble qu’ils auraient été incarcérés par la Garde Républicaine et mis en détention arbitraire à Gabode ;

Si cette détention perdure illégalement, on ne pourra qu’envisager l’engagement d’autres voies légales pour condamner des Autorités Djiboutiennes.

M. NOEL ABDI Jean_Paul

P.S. Je vais vous faire parvenir rapidement, pour publication et pour diffusion, le document que je termine actuellement :

RAPPORT SUR LE HARCELEMENT CONTINU
DES SYNDICALISTES
DE L’UNION DES TRAVAILLEURS DU PORT (UTP)
AOUT-SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005

30/10/05 (B322) LDDH / FIDH : L’antiterrorisme à l’épreuve des droits de l’Homme : les clés de la compatibilité.


Le Président


DIFFUSION D’INFORMATION
DU 28 OCTOBRE 2005

DU COMMUNIQUE DE LA FIDH
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme

 » L’antiterrorisme à l’épreuve des droits de l’Homme : les clés
de la compatibilité « 


Publication d’un rapport d’analyse, disponible :
http://www.fidh.org/IMG/pdf/onu429f.pdf

Paris, 24 octobre 2005 –

A l’occasion de l’audition du Président du Comité contre le terrorisme (CCT) devant l’Assemblée générale des Nations unies, la FIDH publie un rapport d’analyse intitulé
«L’antiterrorisme à l’épreuve des droits de l’Homme : les clefs de l’incompatibilité».
Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 sur le territoire américain ont marqué un tournant décisif dans l’histoire du terrorisme et des mesures et pratiques antiterroristes.

La communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité des Nations unies, a réagi à ces attaques en adoptant la Résolution 1373 (en 2001), créant le CCT. Celle-ci a également imposé des obligations aux Etats membres dans le but d’améliorer leur capacité à combattre sur le plan national le terrorisme sous toutes ses formes. A la suite de l’adoption de cette résolution, d’une manière incomparable à ce qui avait été fait antérieurement, les Etats ont introduit des mesures spécifiques antiterroristes dans leur législation interne.

Ces nouvelles législations témoignent clairement d’une tendance croissante des Etats à sacrifier les droits humains et civils les plus fondamentaux au nom de la lutte contre le terrorisme, et parfois même au nom de la « guerre globale contre la terreur », sans vraiment penser aux conséquences juridiques qu’implique l’utilisation de ce terme.

Même si les défenseurs des droits de l’Homme sont parmi les premiers à condamner les attaques terroristes, ils sont convaincus que les solutions les plus efficaces pour lutter contre phénomène résident dans le respect de l’Etat de droit et des traités internationaux en matière de droits de l’Homme – lesquels prévoient, dans des conditions strictes, des possibilités de dérogations et de limitations aux droits qu’ils énoncent; ces dérogations et limitations visent précisément à répondre à ces situations d’urgence. Ceci a déjà été plusieurs fois rappelé par le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, ainsi que par le Comité des droits de l’Homme des Nations unies, par d’autres organes conventionnels, par les procédures spéciales de la Commission des droits de l’Homme et les organes régionaux de protection des droits de l’Homme.

Le contenu du présent rapport s’appuie notamment sur des documents publiés par ces divers organes au cours des dernières années.

L’objectif du présent rapport est double. D’une part, il vise à dénoncer les violations du droit international des droits de l’Homme par les mesures antiterroristes, précisant quelles obligations sont directement bafouées par ces dernières. Les transgressions les plus graves comprennent les détentions arbitraires, la torture, les violations du droit à la vie, du droit à un procès équitable, impartial et indépendant, les violations du droit à la liberté d’expression, à une vie privée et du droit de propriété, ou le refoulement des demandeurs d’asile et l’expulsion des immigrés suspectés de prendre part à des activités terroristes vers des pays où ils sont susceptibles de subir la torture ou des traitements cruels, inhumains et dégradants.

29/10/05 (B322) Pour notre rubrique, les interviews éphémères et (presque) imaginaires, Me Aref a accepté de répondre aux questions de l’équipe de l’ARDHD et il explique de façon exclusive sa vision de la situation et de son avenir politique : Délire ou réalisme politique ?

Bonjour Me AREF et d’abord un grand merci de recevoir l’équipe de l’ARDHD.

Bien entendu, nous rappelons en préambule que notre Président n’est pas présent, afin de ne pas interférer dans la procédure que vous avez instruite et plaidée contre lui.

Me AREF :
En effet, il y a des règles et je tiens à ce qu’elles soient respectées. Toute ma vie personnelle et professionnelle a été influencée par un profond respect de l’éthique et de la morale et par un respect absolu de mes devoirs et de mes engagements. La Loi doit être respectée et quiconque s’y oppose, doit être jugé avec la plus grande fermeté. J’y reviendrai plus tard et je vous prouverai que les rumeurs qui sont colportées sont dénuées de tout fondement, à la base même. En tout cas, il est interdit à un avocat de recevoir la partie adverse.

ARDHD :
Maître, pourriez-nous expliquer les raisons pour lesquelles de nombreux observateurs pensent que vous avez effectué un « retournement à 180° » ?

Vous avec été le défenseur des syndicats, en particulier des enseignants, membre reconnu d’Amnesty International, puis arrêté sous Gouled en 91/92, relaxé par le tribunal, puis arrêté de nouveau par Guelleh en 99, pour escroquerie et condamné lourdement à ce motif. Aujourd’hui, on dit que vous êtes l’avocat de la Présidence et en tout cas, celui du Général Zakaria que vous avez défendu à deux reprises : contre DAF à Djibouti et contre l’ARDHD à Paris.

AREF :
Votre question est intéressante, mais elle est mal formulée, car elle présente les faits de façon tendancieuse, surtout quand vous parlez de « retournement ». Je m’inscris en faux contre cette expression et je vais vous expliquer pourquoi.

ARDHD :
Nous sommes attentifs …

Me AREF :
Issu d’une grande famille, je compte parmi mes ancêtres le Bey qui a signé les accords, autrefois avec la France. Plus proche de nous, j’ai des liens de parenté avec le Sultan de Tadjourah. Mon oncle Ali a été Président du Conseil, au temps de la Colonisation française. Un autre oncle, par alliance est Premier des Ministres. J’ai fait mes études dans les écoles militaires de la République française. Bien que ce ne soit pas conforme avec la Constitution(mais qui s’en soucie ?), je bénéficie de la double nationalité française et djiboutienne. Je n’en dirai pas plus, car cela suffit à vous montrer combien notre famille est à la fois proche des Français, mais aussi extrêmement puissante dans la région, bien qu’elle ait passagèrement perdu un peu de pouvoir. Le retour n’en sera que plus marquant.

A l’indépendance qui a marqué un retrait politique notoire de la France dans le Pays, nous avons perdu tout notre pouvoir, mais pas notre influence. C’est le point clef qui explique toute la suite.

Pour récupérer le pouvoir qui avait été accaparé par les Mamassan, nous n’avions d’autre choix que mobiliser les Afar dans une lutte fratricide. En sous-main, nous avons participé au développement du FRUD, dont j’étais membre sans l’être, afin de conserver ma liberté de pencher vers un camp ou vers l’autre, au gré de nos intérêts.

Guelleh que j’admire beaucoup, en dépit du fait qu’il occupe aujourd’hui le poste qui me revenait de droit, avait déjoué, à l’époque, notre fine stratégie à double détente. Il nous a fait incarcérer, mon Oncle, des amis et moi. En réalité, ce n’était qu’une façade, car nous étions pas si mal traités que cela à Ali Adde (mon épouse l’avait confirmé), même si de temps à autre, nous devions faire semblant d’être des victimes sous la menace d’une exécution à brève échéance, afin de remobiliser l’opinion publique, autour de mon image.

L’ARDHD et son Président n’ont rien compris, non pas à la stratégie des Afar en général car il ne faut jamais généraliser, mais à celle de notre clan. Bien involontairement, je dois dire, ils sont tombés dans le piège que nous avions tendu et ils nous ont soutenus avec la force et l’efficacité que le monde entier leur reconnaît. Mais au fond, ils dérangeaient notre stratégie, tout en l’aidant …

Ils la dérangeaient, car nous n’étions pas des vraies victimes en réalité … mais simplement des hommes dont l’espace de liberté avait été provisoirement réduit, en quelle que sorte. Mis à l’écart le temps de se refaire une nouvelle image de marque : celle de victimes, indispensable pour l’application du compromis, dont je vais vous parler.

Ils nous aidaient, car ils contribuaient à véhiculer cette image de martyr, montée de toutes pièces.

ARDHD :
Ce n’est pas simple à comprendre. Quels étaient les objectifs de cette mise en scène ?

AREF :
Vous les Européens, vous êtes incapables de comprendre les subtilités de la diplomatie des Africains. Nous ne sommes pas cartésiens, mais nous sommes habiles et je suis passé maître dans l’art de jouer sur deux tableaux à la fois ….

ARDHD :
Mais les objectifs ?

AREF :
Soyons clairs ! Conserver notre force d’influence mais retrouver le pouvoir. Après le début des combats, nous avons négocié un compromis avec Gouled et avec Guelleh. Il avait été convenu que Guelleh ferait deux mandats et qu’il me repasserait directement les commandes ensuite afin d’assurer une alternance familiale. Je ne suis pas tribaliste, mais il faut accepter les réalités du terrain et le tribalisme est le seul lien qui unit des hommes issus de la même origine … il participe activement au soutien des familles dirigeantes.

Donc, il fallait jouer finement pendant les deux mandats qui étaient réservés à Guelleh. D’abord apparaissant comme la victime d’un harcèlement judiciaire, durant le premier mandat, je devais évoluer vers un rôle majeur de défenseur, afin de reprendre progressivement ma place sur la scène politique.

Encore une fois, Schaal n’a rien compris à ma stratégie et il n’a jamais accepté, non pas que je retourne ma veste, mais que j’applique les accords passés et préparés de longues dates. Les grandes lignes de cette stratégie avaient été élaborés dès 1991 par les sages de nos familles respectives : Ali Aref d’un côté et Gouled de l’autre. L’arrivée de Dileita comme PM, était prévue : elle fait partie de l’application de cette stratégie et elle confirme ce que je vous disais : nous avons toujours notre capacité d’influence mais sans aucun pouvoir effectif.

Croyant bien faire et j’en suis convaincu, l’ARDHD, qui n’a pas compris le sens caché des messages que je lui ai fait passer, s’est mise en travers de mon chemin. Il fallait donc l’éliminer, d’autant plus que sa notoriété progressait fortement, comme média de l’opposition.

Pour rester honnête, comme je l’ai toujours été, je dois dire que l’ARDHD est l’une des rares forces véritables de l’opposition : son site est le plus lu. Vous savez pourquoi ? Parce qu’elle ne cherche pas à prendre le pouvoir !

Ce n’est pas le cas des nombreuses organisations qui sont dirigées par des Djiboutiens : beaucoup ont bien compris leur intérêt et les subtilités de la partie, puisqu’elles négocient périodiquement avec les représentants de Guelleh.

A quelques exceptions près (Ils étaient parmi ceux qui ont eu la cohérence d’assister au procès le 18 octobre), on ne peut généralement pas parler d’opposants purs et durs au régime, mais d’un système au sein duquel chacun échafaude des stratégies pour se positionner au mieux et ne pas perdre les avantages qu’il pourrait obtenir, du fait de l’importance relative de son audience parmi la communauté.

ARDHD :
Intéressant. Pourriez-vous nous donner des noms de partis politiques qui sont dans un cas ou dans l’autre ?

AREF :
Absolument pas, c’est plus qu’un Secret Défense et on ne le déclassera pas ! Mais interrogez donc les Djiboutiens : beaucoup pourraient vous les donner …. !

ARDHD :
Passons, tout cela nous semble bien compliqué et un peu alambiqué.

AREF :
Pour que je prenne le pouvoir, sans combat, à la fin du mandat de Guelleh, il est indispensable que j’abatte l’ARDHD, qui me fait de l’ombre maintenant et surtout qui médiatise ce qu’elle appelle « mon retournement », qui n’en est pas du tout un, car c’est l’application d’un plan conçu il y a plus 15 ans.

L’ARDHD brouille les cartes et contribue à dégrader dramatiquement mon image sur le plan international, ce qui est inacceptable. Par exemple, elle a agi pour que je sois destitué de mon poste de Vice-président de l’UIDH et bien d’autres encore. Alors que j’avais besoin de ces « couvertures » pour continuer mon double jeu, qui est l’un de mes domaines de prédilection.

Donc l’ARDHD dérange mes plans. Peu importe s’ils m’ont défendu avec honnêteté et engagement, moi je n’ai aucun état d’âme, vous le savez bien. En parfait accord avec Guelleh, nous avons pris le prétexte du Général Zakaria (c’aurait pu être un autre, mais j’ai remarqué que l’ARDHD avait dépassé les limites dans ce cas et donc que les rigueurs de la Loi devaient s’appliquer aussi à cette Association) pour déposer une plainte contre l’ARDHD. Pour moi, c’est sans risque : si l’ARDHD est condamnée, tout le mérite me reviendra et je pourrais le valoriser devant Guelleh, si c’est le contraire, c’est le Général seul qui aura perdu … et il s’en expliquera avec Guelleh, qui sera furieux !

ARDHD :
Ce n’est pas élégant …

AREF :
Pas du tout, mais le résultat seul compte. Alors que j’ai toujours des soutiens personnels au sein de la diplomatie non seulement française mais aussi américaine (nouée lors d’un voyage « de formation » qui m’a été offert aux USA, par le Gouvernement fédéral), je ne vais pas prendre des gants avec des gens qui n’ont rien compris à notre stratégie et qui, par pure naïveté, prennent les choses au premier degré. Tant qu’ils pouvaient m’être utiles, je leur envoyais des lettres de chaleureux remerciements. Maintenant le contexte est différent et c’est devant un tribunal français que je les attaque. C’est cela, la politique-réalité. Aujourd’hui, mon tremplin politique, c’est Guelleh, alors je m’appuie sur lui. Demain, eh bien on verra !

ARDHD :
Merci Me AREF pour ces réponses franches qui permettent de mieux clarifier votre action. Peut-on écrire : AREF sera le futur Président après Guelleh ?

AREF :
Surtout pas, car je vous attaquerai de nouveau au pénal pour diffusion de fausses informations destinées à me nuire auprès d’IOG ! Et cette fois, vous n’aurez aucun élément pour le prouver ni aucun témoin pour vous soutenir.

ARDHD :
Mais si vous le faisiez, pourriez-vous plaider pour vous ?

AREF :
Certainement pas et vous le savez très bien ! Je demanderai à mes excellents amis, Me Martinet ou Me Wabat Daoud de le faire et cela m’étonnerait qu’ils me refusent un tel service, sachant mon avenir politique.

ARDHD :
Comment voyez-vous la suite ?

AREF :
Mon retour dans la majorité au pouvoir se fait progressivement. D’abord, sans étiquette, avec mon Oncle Ali Aref, nous avons soutenu officiellement la campagne présidentielle de Guelleh.

Ensuite je vais me rapprocher officiellement de nos amis, qui ont rejoint les bancs de la majorité avant nous, comme Gabayo, Aden Robleh ou Moumin Bahdon, pour ne citer qu’eux. Seule la majorité a les compétences et l’infrastructure pour gérer efficacement ce pays et pour poursuivre efficacement les actions et les sytèmes « particuliers » mis en place. Je vous défie de me dire qui, au sein de l’opposition, pourrait le faire : il manquerait d’éléments !

ARDHD :
Toujours le réalisme politique, façon AREF ?

AREF :
Entre nous et « Off record » l’avenir vous le confirmera. Faites enfin, un effort pour comprendre les subtilités africaines et la stratégie de ma famille. Reconquérir le pouvoir perdu, mais sans ne jamais le dire. Dans quelque temps, je retrouverai le fauteuil qui me revient de droit, non pas seulement pour mes compétences, mais surtout pour mes origines familiales. L’alternance n’est pas un vain mot, mais l’alternance familiale uniquement.

En quittant le bureau de Me AREF, nous nous souvenions qu’il avait été condamné à Djibouti pour escroquerie et rayé du barreau en 1999. Difficile de se prononcer sur la réalité des charges d’escroquerie financière, mais pouvait-on retenir aujourd’hui et après l’interview : celles d’escroquerie intellectuelle ? Il faudra que les lecteurs soient bien tolérants pour comprendre et pour accepter cette présentation pour le moins, byzantine, des faits ? Ce n’était pas encore gagné !

29/10/05 (B322) Me Aref : chantre de la dictature ou couard vieillissant ? (Mohamed Qayaad)

Zakaria a-t-il demandé à Me Aref de le venger contre l’ARDHD. Exactement comme le phèdre de Racine met en oeuvre un amour, qualifié d’impossible. Me Aref a-t-il eu la charge d’éliminer un affreux monstre affreux, qui avait eu l’audace de dévoiler sa duplicité, sa fourberie et j’en passe ?

Arrivera-t-il à faire taire l’ARDHD ? Un message paru sur son site peut-il justifier, à lui seul, un tel déploiement judiciaire ? Rien n’est moins sûr.

Ce déferlement de la médiocrité aura-t-il pour résultat final d’encourager la résistance à l’oppression et au régime ? .

Résistance à l’apologie de l’avilissement et de la marchandisation de l’être humain.

Me Aref n’a pas lésiné sur ses moyens d’intimidations. Il est le soutien d’un tyran, et rien ne dit qu’il l’aime. Il interroge, dans sa plaidoirie, l’ARDHD qu’il considère non pas comme un objet déterminé mais comme un mystère qui est devenu une charge inutile à ses yeux.

Dans sa plaidoirie, dont le contenu a effectivement peut-être été jugé trop inconsistant pour être convaincant, où tout était mis en scène, où l’allégresse enjouée des rencontres et de la vie conduisent à la prédétermination de Zakaria pour créer l’événement, le drame, comme dans l’infernal huis clos sartrien ( » l’enfer, c’est les autres  » ! ) ; dans cette évidence aréfienne du déshonneur, c’est l’illusion de son humanité qui semble s’effondrer. Sa piètre prestation à convaincre de la culpabilité de l’ARDHD a tranché avec sa promesse « de se battre » au procès.

Mais sa plaidoirie ne serait-elle pas de la lâcheté déguisée en sainteté ?

Mais qui veut de cette vérité-là ? Qui peut décemment l’accepter ?

Ce n’est pas une nécessité vitale qui le (Me Aref ) pousse, mais il est possible l’appât du gain ou plutôt le besoin de reconnaissance.

La gloire : être reconnu par le plus grand nombre, Aujourd’hui la réussite se mesure à la capacité de faire parler de soi.

Quoi que l’on en dise, il me semble que c’est une infinie détresse qui le pousse dans l’œil de la société spectacle, dans le fol espoir d’enfin exister. Faute de pouvoir être, le paraître fait bien l’affaire !

Les totalitarismes ont pu bâtir des cohésions fortes autour d’idéologies et de sentiments nationaux ; les intégrismes ont obtenu le même résultat sur la base de l’intolérance religieuse et du sentiment intransigeant de posséder la vérité. Eh bien, Me Aref fait la même chose avec un peu de zèle, un peu de gens crédules, et pas mal de stupidité.

Il est frappant de constater de quelle manière son mensonge sert de support au régime liberticide djiboutien : tout d’abord, en abolissant le passé de telle sorte qu’occulté, déformé, travesti, il n’éveille pas la conscience des individus et ne permette ni nostalgie, ni révolte. Le contrôle du présent doit venir compléter la maîtrise du passé dans la logique des régimes totalitaires. Ainsi, Me Aref , au service du système, n’hésite pas à tromper ses semblables afin de garantir la stabilité politique et sociale nécessaire à une domination totale.

Je le cite “Depuis les accords de Mai 2001 , Djibouti est sur la voie de la légalité et de la réconciliation nationale ””Il pourrait donner des leçons à beaucoup d’autres pays. . . ”Est-ce un coup de propagande de bas niveau pour déformer la réalité ? Avait-il l’intime conviction de ce qu’il disait ? Etait-il persuadé sans être pour cela convaincu. ? Voulait-il donner un corps à sa cause et non des mots à son discours ? Etait-il possédé par le démon ? Etait-il hanté par une haine qui l’a rendu fou ? Je ne le sais pas. Autant de questions auxquelles il faudra répondre.

Ratifier des accords est une chose, les appliquer en est une autre.

Nous nous trouvons en somme devant un double cas de cécité hystérique, analogue à celle dont est frappée Hélène ( du roman de Flournoy ) dans la transe, et qui fait disparaître les assistants à sa vue, chacun des deux partenaires méconnaissant.

Mensonge ! Mensonge ! Mensonge qui ne sera donc qu’un outil de sa fuite en avant. . Son mensonge apparaît donc comme une solution, comme un moyen de conserver son intégrité et son identité.

Ne devient-il pas créateur de fausses vérités qui tendent au néant, à l’endroit où le langage ne permet même plus de dénoncer les excès du pouvoir.

Je l’ai trouvé à la fois terrifiant et pitoyable, à l’instar du Himmler décrit par Malaparte dans Kaputt !

Le mystère qui tourne autour de Me Aref ne cesse d’intriguer. Coquetterie outrancière, escroc stratège , génie de la mystification ou génie tout court ?

Il ne se vend pas seulement, il se réfute ! Ce fut dit, répété… négligé. On savait, on en riait à l’occasion, ou montrant les autres du doigt, les ignobles ! On s’en offusquait bruyamment. Le mépriser ? Non bien sûr. Jamais !

Que pouvons-nous espérer quand la liberté que l’on nous propose sonne le glas de notre espérance, sinon qu’enfin nous comprenions, comme l’a si bien dit Montaigne en un temps où la vanité des hommes s’affirmait dans le refus de leurs différences, que la vraie liberté est de pouvoir toute chose sur soi-même.

Le comble de la vanité est de se mépriser soi-même. .

L’histoire de l’humanité est l’histoire de la force et de la loi du plus fort.

L’allégeance à la puissance a toujours été le maître mot de tous ceux qui veulent réussir.

L’intérêt que porte Me Aref pour défendre Zakaria est certes indiscutable. Il faudra que l’on se souvienne, dans les mois à venir, comment la misère humaine conduisit à sa perte totale de toute dignité et de tout sentiment humain. Comment l’absence de toute valeur que l’homme attachait à sa propre existence entraîna une identification de celle-ci avec les attributs officiels de la citoyenneté économique. Comment l’ignorance du moindre contenu transcendant de son être poussa Me Aref – à se projeter totalement dans une dimension vide de l’existence, où il n’apparaissait plus que dans un rôle adapté à la pérennisation de la vacuité culturelle et spirituelle.

Me Aref mobilise deux dispositifs : la transparence totalitaire et la servitude volontaire.

La «transparence totalitaire» a été génialement préfigurée dans le roman de Georges Orwell «1984 » avant que d’être érigée en système de contrôle social absolu des actes et des pensées de tous et de chacun, par les grands totalitarisme du XXe siècle: elle consiste non seulement en une surveillance permanente des faits et gestes de chacun, mais en procédures de pénétration dans l’intimité même de la conscience – afin de débusquer et de prévenir tout germe de dissidence ou de critique, et au fond la liberté d’éprouver et de penser par soi-même. « La double pensée est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires et de les accepter toutes deux. » (p. 303) ; « elle est un vaste système de duperie mentale. » (p. 305).

Enfin, cet ingrédient serait sans force sans l’intervention, cette fois personnelle, de la «servitude volontaire» décrite dès le XVIe siècle par l’ami de Montaigne, Étienne- De La Boétie. Il désigne par cette expression le consentement apparemment «libre» au pouvoir en lace, et qui aboutit à lui confier corps et âme, l’entière disposition de soi-même moyennant quelques compensations flatteuses. Cet accord de soumission est au service d’une obéissance durable et sans failles, faute de quoi elle ne serait que contrainte haïssable ou calculatrice et provisoire, et le pouvoir réduit à la condition de «tigre en papier».

Le régime dictatorial djiboutien se sert donc bien de Me Aref comme personnage falsificateur, afin de démasquer les citoyens insoumis et séditieux : à ce titre, il devient un personnage fantomatique et négatif, simple jouet du gouvernement.

Me Aref est une belle illustration des errances vers lesquelles peut conduire la recherche débridée du profit. Quand la course à l’argent est la référence qui détermine les choix et les actions, que reste-t-il de l’homme ? .

Mohamed Qayaad

29/10/05 (B322) A lire une voix sur l’immigration : Un troupeau sans berger. (Info correspondant)

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Notre Voie
(Abidjan)

OPINION

28 Octobre 2005

Publié sur le web le 28 Octobre 2005



By Dan Opeli

L’immigration clandestine pose un problème central : la grande misère qui frappe les populations des pays sous-développés.

Pour y échapper, plusieurs citoyens du Sud rêvent d’aller dans les pays du Nord, l’Eldorado, à leurs yeux. Mais les conditions légales d’accès à cet « Eden » sont si difficiles à satisfaire que des milliers optent pour la voie irrégulière. Et, que ce soit aux portes des Etats-unis pour les populations de l’Amérique du Sud, du centre et des caraïbes ou de l’Europe pour les Africains, c’est une aventure périlleuse. Les candidats à l’immigration n’en ont cure. pour beaucoup d’entre eux « périr » en Afrique, lieu aride, ou périr à l’entrée des pays où ils espèrent trouver des « prairies vertes », c’est blanc bonnet, bonnet blanc.


Péril pourtant inévitable.


Pour le plus gros lot du troupeau, non seulement l’accès à la « prairie verte » est impossible, mais aussi, dans les pâturages de transit, les bergers n’entendent pas se laisser envahir par des brebis qui ne sont pas les leurs. Le bâton, l’abandon dans le désert marocain avant de les faire retourner dans les pâturages asséchés du Sénégal, du Mali, du Cameroun. Ici encore aucun berger ne vient accueillir le troupeau.


Aucun maître ne donne de la voix pour tancer les violences. Aucun maître ne montrera d’autres enclos. Aucune réaction officielle des pays d’origine. Un troupeau sans maître, sans berger. C’est ça l’Afrique des contradictions. Des compatriotes sont jetés dans le désert sans eau et sans nourriture, certains sont morts tués par balle.


Et c’est le mutisme.


Pourtant, qui mieux que Abdoulaye Wade est prolixe quand on détruit des baraques, habitées par des Africains autour d’un camp militaire d’Abidjan pour des raisons de sécurité. Tout juste parce que les maîtres de l’Elysée veulent faire de la Côte d’Ivoire ce pays d’accueil des émigrants dont ils ne veulent pas. Ce n’est pas demain l’aurore pour ces Africains clandestins. Tant que d’autres pays africains comme le Gabon ou Djibouti rapatrieront aussi d’autres africains, quand des pays comme le Mali et le Burkina Faso éprouveront le plus grand plaisir à voir leurs ressortissant partir pour rapatrier des sommes d’argent pour le budget national.