18/01/06 (B333-B) Djibouti//Elections régionales. Des « Pays de la Loire » au Pays « Ablek-Haissamaleh ». L’histoire d’Aden ( par Houmed Daoud, Membre du bureau d’Uguta, en charge de la communication)

Les élections qui se préparent à Djibouti sont les premières dans le genre dans notre pays. Elles intéressent selon les informations concordantes une très large majorité de nos concitoyens. Cet engouement populaire s’expliquerait d’une part par le fait que chaque Djiboutien se sent éligible plus facilement comme conseiller régional dans son  » coin « , que député à l’Assemblée Nationale, et d’autre part la mauvaise interprétation par les candidats à la candidature du rôle même de conseiller régional explique également l’importance accordée par les Djiboutiens à cette consultation électorale.

Parmi les nombreux candidats qui se présentent à Tadjourah, un attire l’attention de notre rédaction non pas par son appartenance au R.P.P., loin s’en faut, mais par sa personnalité, son profil et son parcours pour le moins atypique.

Aden Adlao Ali, alias  » Qaxmaqo « , est né le 09 Janvier 1969 à Silalmi’a, à quelques kilomètres d’’Assa Gueyla (District de Tadjourah), marié à une vendéenne (Française) et père de 3 enfants.

A la fin des années 80 (1989/1990), Aden arrive en France pour poursuivre ses études. Il est jeune et fréquente le Lycée des Jardins des Plantes à Poitiers (Vienne). L’année suivante, il intègre le Lycée professionnel du Grand Pont… Quelques temps après, Aden a flirté avec la formation musicale à Bordeaux et le droit à Poitiers.

Toutes ces expériences (riches) méritent d’être mises au service des siens. Eh bien Aden a décidé de relever le défi en acceptant de répondre favorablement à la sollicitation des populations de la région d’’Assa-Gueyla. Voici son histoire.

Hassan II, défunt roi marocain et père de l’actuel souverain du même royaume (Chérifien), ne manquait pas une seule occasion, paraît-il, pour mettre en exergue son appartenance à la lignée directe du Prophète Mohamed (A.S.S). Dans le même état d’esprit et avec toute la modestie qui doit être de rigueur, Aden dit à qui voudrait l’entendre qu’il est le descendant directe du très célèbre ‘Ali ‘Ablis. Cet état de fait ne peut que l’obliger à représenter là où il le faut, quand il le faut et qui il le faut.

Un soir de l’automne 2005, une soirée somme toute comme une autre, la sonnerie du téléphone de la maison familiale nantaise (Loire Atlantique 44) retentit. Sans se presser Aden décroche. Au bout du fil, depuis le pays, il reconnaît la voix d’un proche. Les échanges entre les deux hommes sont privés nous n’en saurons pas plus…mais Aden a décidé de rentrer au pays !

C’est seulement à son arrivée à Djibouti et, même bien après, que nous avons appris la candidature au conseil régional du Vendéen d’adoption sous les couleurs du R.P.P. Reconnaissons au passage qu’il a misé sur un cheval qui gagne systématiquement, quel qu’en soit le cas de figure. En décidant de faire partie de la liste présentée par le R.P.P, c’est le  » Chaplou  » politique qu’il monte pour gagner la course.

Pour mémoire, rappelons pour celles et ceux qui ne connaissent pas que « Chaplou  » fut le cheval le plus célèbre de France. Plusieurs fois champion du monde dans les années 80 et médaillé olympique, ce cheval chéri par tous les parieurs et mêmes tous les Français, connu une fin tragique car violemment foudroyé par une crise cardiaque, un jour de décembre 1991.

Au même titre que ce malheureux cheval, le R.P.P n’a jamais perdu une élection depuis sa naissance le 4 Mars 1979 à Dikhil.

En tous les cas, l’ami Aden n’aime pas trop perdre et ne perdra pas car la formation qu’il vient d’intégrer est déjà classée en tête au tableau d’arrivée avant même le départ de la course.

Une inconnue demeure cependant dans cette histoire : le R.P.P connaîtra-t-il le triste sort comme « Chaplou » en se faisant littéralement terrassé par la crise politique du genre « Révolution Orange » à l’ukrainienne ?

Dans cette hypothèse Aden n’aura pas de chance de prospérer politiquement comme il le souhaite actuellement, car sa formation fétiche aura disparue et avec ses clones (FRUD, PSD et PND).

Bonne chance quand même à l’ami Aden, car Assa-Gueyla et le « Pays Ablek-Hayssamaleh » tout entier ont besoin d’un « SAUVEUR » et c’est peut-être vous Aden Adlao Ali. En n’oubliant surtout pas que les électeurs auront des comptes à demander…

Houmed DAOUD.