28/02/06 (B339-A) Radio-Trottoir / D. de Villepin : courte escale à Djibouti. Est-ce pour remettre à Guelleh des Kits anti-casseroles infectées ? (Info lecteur)

___________________________ Note de l’ARDHD
Le Premier Ministre français s’est rendu à l’île de la Réunion dans le cadre de la lutte contre l’épidémie véhiculée par les moustiques. Il a fait distribuer des « Kits anti-moustiques » aux populations défavorisées.

Mais son escale « surprise » à Djibouti pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponse aux observateurs.



J’ai tenu à rencontrer personnellement le Président Guelleh au cours de mon déplacement à la Réunion, afin de le rassurer autant que je le peux et de lui remettre des kits de protection contre les casseroles judiciaires et le virus Hborrel_95.

Nous espérons que le virus ne mutera pas dans les deux prochains mois, car ces précautions deviendraient vite insuffisantes …

De toutes les façons, j’ai renouvelé à Guelleh toutes les amitiés et la grande confiance de Jacques Chirac, qui n’est pas offusqué personnellement :

– ni du meurtre du Juge Borrel,

– ni de la dénonciation unilatérale des accords judiciaires franco-djiboutiens,

– ni de la saisine de la CIJ contre la France

– ni du refus de certaines personnalités djiboutiennes (dont Guelleh) de se rendre aux convocations de la Justice française.

Jacques Chirac continuera à soutenir Guelleh contre vents et marées voire même, si cela était nécessaire, contre l’instance judiciaire française. (Humour)

Nous avons appris qu’il avait fait une courte escale à Djibouti pour rencontrer Guelleh. Notre équipe s’interroge sur les motivations de cet entretien. Il y a fort à parier qu’elles ont porté, au moins partiellement, sur l’affaire Borrel, sur ses développements et sur les risques de contamination à Djibouti.

La grave question qui est encore sans réponse à l’heure où nous écrivons cet article, est de savoir si D. de Villepin a remis des « Kits anti-casseroles infectées au virus Hborrel_95 » à Guelleh et à son entourage.

A-t-il remis des produits pour désinfecter les locaux (Haramous, Escale, SDS, …) et a-t-il évoqué avec IOG la possibilité d’un confinement des personnes à haut risque, au sein du Centre de Gabode (Hassan Saïd, Me Martinet, Djama grandes oreilles, Madhi Cheik Moussa, et les autres) ….

On évoque aussi dans certains milieux très spécialisés des procédés de lutte contre l’action des juges d’instruction français, mais de nombreux experts s’accordent pour dire qu’ils n’ont encore qu’une efficacité très limitée et qu’ils ne résisteraient probablement pas à une accélération brutale du processus, survenant à la suite de la découverte d’éléments nouveaux.

______________________________________________________ AFP

Visite de Dominique de Villepin à Djibouti

DJIBOUTI (AFP) – Lundi 27 février 2006 – Le Premier ministre français Dominique de Villepin a rencontré lundi le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh lors d’une courte visite à Djibouti, la première d’un chef de gouvernement français depuis plusieurs années, a-t-on appris de source officielle.

Le Premier ministre, qui a fait escale à Djibouti après sa visite dimanche dans l’île française de La Réunion, a rencontré lundi après-midi M. Guelleh pendant environ une heure.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de l’entretien, M. de Villepin a expliqué s’être entretenu avec M. Guelleh notamment de la situation à Djibouti et au Darfour

– région de l’ouest du Soudan en guerre civile
– du monde arabe et du dossier israélo-palestinien.

« J’ai transmis au président Guelleh toutes les amitiés de Jacques Chirac (président français) et je souhaite que très rapidement le chef de l’Etat djiboutien puisse venir à Paris, parce que cette relation a constamment besoin de se développer », a notamment déclaré M. de Villepin. Il s’est égal ent félicité des relations franco-djiboutiennes sur les plans économiques et politiques.

M. Villepin n’a pas fait mention dans sa déclaration de l’enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel, un dossier qui empoisonne les relations entre la France et Djibouti, une de ses anciennes colonies.

Il a ensuite quitté Djibouti vers 15H00 locales (12H00 GMT) à destination de la France.

Djibouti, petit pays de la Corne de l’Afrique stratégiquement situé, abrite la principale base militaire française à l’étranger.

En janvier, les autorités djiboutiennes avaient annoncé avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre la France qu’elle accuse de manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire dans l’enquête sur la mort de M. Borrel.

Le corps à moitié calciné de M. Borrel avait été retrouvé à Djibouti en 1995. Une enquête djiboutienne avait conclu à un suicide, celle menée en France privilégie l’assassinat.

En octobre dernier, la justice française a délivré des mandats d’arrêt internationaux contre deux hautes personnalités de Djibouti. Les autorités djiboutiennes ont ensuite suspendu l’entraide judiciaire entre les deux pays.

28/02/06 (B339-A) Message d’un lecteur à propos de la Conférence sur les langues Afar et Somali.

Je vous envoie les recommandations degagées à partir de la conférence sur les langues Afar et Somali au palais du peuple, langues qui font partie des 3000 langues en voie de disparitions comme le système lui-même.Sauvegardons au moins ce qui restera certainement sui on y travaille serieusement!Tzel es le message que je lance aux lecteurs.

Un lecteur

_____________________________ Texte des recommandations

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LANGUE MATERNELLE
AFAR / SOMALI
21 – 27 FÉVRIER 2006 PALAIS DU PEUPLE

Les recommandations degagées
par les participants des ateliers du symposium
en langues AFAR et SOMALI

Dans le cadre de la semaine nationale de promotion des langues maternelles organisée au palais du peuple , une exposition des livres en Afar et en Somali ainsi qu’un symposium sur ces deux langues nationales ont été organisées .

Les thèmes retenus pour le symposium sont :

I. Lire et écrire en Afar et Somali.
II. Enseigner en Afar et Somali .
III. L’édition des livres dans les deux langues.

Après discussions approfondies des problématiques, les participants du symposium ont dégagé les principales recommandations détaillées ci-après :

Thème I
Lire et écrire : Expérience , difficultés et perspectives ;

constatant la nécessité d’affermir, de clarifier les règles et les pratiques d’orthographe et d’harmoniser le lexique de la syntaxe et la morphologie de l’Afar et du Somali , les participants recommandent :

1. La création par le Ministère de la Culture et de la Communication d’un comité qui organise , coordonne et supervise les langues maternelles , chargé de l’élaboration et de l’exécution des décisions issues des assises du symposium sur les langues maternelles de février 2006.

2. Vulgariser l’apprentissage de la lecture et de l’écriture des langues maternelles dans les programmes d’enseignement à distance par le biais des médias ( Internet, TV, radio et caravane ).

3. Les institutions concernées par l’étude des langues maternelles et nationales doivent mener davantage de travaux de recherches dans l’amélioration des structures de la langue.

4. Lancer un programme national d’alphabétisation en langue somali et Afar pour adulte surtout les femmes berceaux de la langue maternelle.

5. Répertorier , archiver et publier dans un rapport final les recommandations du colloque ou symposiums sur les langues maternelles .

6. Pour pouvoir répondre à de nouvelles réalités sociales, techniques et scientifiques, l’afar et le somali doientt se lancer dans la stratégie d’expansion lexicale. Pour cela , les symposiums doivent avoir lieux au moins tous les deux ans en ciblant des thèmes (grammaire, les mots scientifiques , etc.…) .

7. Mettre en place un comité doté de moyen , chargé de recueillir et de transcrire la tradition et la littérature orales auprès des vieux sages encore en vie mais éparpillés dans toute la corne de l’Afrique.

8. Les manifestations culturelles , telles que les concours de la poésie de nouvelle, de contes et des légendes, de théâtre , de bandes dessinées, pouvant mettre en valeur les langues nationales doivent être réalisées régulièrement et récompensées.

9. Solliciter l’appui financier des organismes locaux et internationaux tels que l’IGAD , l’UNESCO et autres pour la réalisation de ces recommandations.

10. Recruter des experts et des consultants dans le domaine de la langue maternelle tels que Hadrawi , Saleh et autres , afin de concrétiser et mettre en œuvre le contenu de ces recommandations.

Thème II
Enseigner le Somali et l’Afar : expérience , difficultés et perspectives ;

Les participants se sont penchés sur la question relative à l’enseignement des langues maternelles., après discussions et réflexions les participants recommandent les mesures suivantes :

1. Favoriser la création des espaces de rencontres et d’échanges entre des écrivains, journalistes , enseignants, éditeurs, traducteurs etc… et ONG nationales et internationales pour un meilleur partage d’idées, d’expériences et de productions .
2. Créer des instituts ou des centres de recherches scientifiques sur les langues nationales, chargés de former les enseignants des langues maternelles

3. Accélérer l’introduction de l’enseignement des langues maternelles comme langues vivantes dans le système éducatif djiboutien

4. Le curriculum de l’enseignement doit tenir compte de l’environnement et de la culture axée sur l’identité de l’enfant ( savoir , savoir –vivre…) afin de mieux capter son attention .

5. Renforcer les capacités des enseignants en matière de l’apprentissage de la langue maternelle en leur dispensant des formations adéquates et instaurant un suivi et une évaluation continue.

6. Inciter l’université de Djibouti et les autres universités de la région de mettre en place un département des langues locales où seront développés les méthodes d’enseignements de ces dernières .

7. Soutenir financièrement et techniquement les associations culturelles afin qu’elles s’engagent dans l’alphabétisation de masse et sensibilisent en faveur de l’utilisation de la langue maternelle.

8. Suivre la méthode de l’UNESCO , c’est-à-dire l’alphabétisation fonctionnelle des adultes , pour enseigner l’Afar et le Somali dans les différents milieux et zones .

Thème III
Edition de Livres en langues maternelles ;

Après avoir débattu profondément sur la base des exposés présentés par les intervenants, les participants recommandent :

1. Encourager et développer l’effort considérable mené par les individus, les associations et les organismes pour la promotion des langues maternelles.

2. Renforcer et soutenir la parution des quotidiens et magasines tels que Hal-Abuur, Aybad ( Magazine littéraire et culture en langue somali et Afar ) par la mise d’une coopération entre le Ministère de la Culture , les Club PEN de Djibouti ( Afar et Somali ), l’imprimerie nationale et avec tout autres associations de publication .

3. Proposer et multiplier les formations artistiques, littéraires et culturelles adaptées à la réalité des pays et dispensées en langues locales et organisées sous forme de stages pratiques pour jeunes dans les domaines suivants : (peinture, sculpture, musique, folklore , écriture , théâtre ) .

4. Organiser régulièrement l’exposition ou la foire du livre de Djibouti en augmentant progressivement le nombre d’ouvrage exposés .

5. Mettre en place dans la plupart des villes de notre région des bibliothèques et des musées où est préservé l’ensemble de notre patrimoine culturel, historique et archéologique ( langues, ouvrages, monuments objets et outils, etc.)

6. Valorisation de la recherche et la production des livres en langue Afar et Somali et tout particulièrement accélérer l’élaboration du dictionnaire afar/afar ( délai 2008 ) .

7. Production des livres axés sur les contes , les légendes , les proverbes, romans, cultures et un événement comme la foire du livre .

8. Utilisation des technologies nouvelles ( Internet, site web, email ) afin de disponibiliser et de promouvoir toutes les productions en afar et en somali tout en développant des émissions radiophoniques et télévisuelles pour la promotion des livres et d’autres forme de production.

9. Réédition des fondamentaux de base en grammaire , lexique et langage pour renforcer l’appropriation de la langue par les usagers .

10. Promotion des œuvres variées favorisant la place des auteurs et artistes régionaux et chercher l’engagement et le leadership de l’Etat en vue de promouvoir de manière soutenue la production , la distribution , le marketing etc..( Fonds du livre , politique de détaxation des livres ).

11. Afin de remédier efficacement au problème du sous nombre de lecteurs en afar , il est important de développer des stratégies d’alphabétisation de masse et d’intégration de la langue maternelle dans l’enseignement public et privé .

12. Création dans l’immédiat de l’AFAR SPEAKING PEN affilié au PEN International qui aura pour mission essentielle de rassembler les auteurs des diverses œuvres littéraires, de collecter les ouvrages inédits et faciliter leur publication, coordonner et promouvoir leurs activités littéraires.

13. Création d’un réseau de distribution et de commercialisation des livres afar et somali dans le pays et dans la sous région et son élargissement à l’étranger.

14. Sponsorisation et parrainage des oeuvres littéraires et culturelles par l’Etat, la société civile et le secteur privé tout en travaillant continuellement pour la collecte et la sauvegarde de la tradition orale en perdition ( attribution des prix, médailles , bourses d’études, récompenses de tout genre , etc..)

28/02/06 (B339-A) Le coin de l’humour. Lancement dans la quasi indifférence générale de la campagne électorale à Djibouti pour les régionales. Nos humouristes se donnent à fond pour vous offrir le meilleur !!! Et ils dédient ces affiches aux partis de l’opposition ….

(Dessins Roger Picon)

28/02/06 (B339-A) JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LANGUE MATERNELLE AFAR / SOMALI 21 – 27 FÉVRIER 2006 PALAIS DU PEUPLE

Je vous envoie les recommandations degagées à partir de la conférence sur les langues Afar et Somali au palais du peuple, langues qui font partie des 3000 langues en voie de disparitions comme le système lui-même.Sauvegardons au moins ce qui restera certainement sui on y travaille serieusement!Tzel es le message que je lance aux lecteurs.

Un lecteur

_____________________________ Texte des recommandations

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LANGUE MATERNELLE
AFAR / SOMALI
21 – 27 FÉVRIER 2006 PALAIS DU PEUPLE

Les recommandations degagées
par les participants des ateliers du symposium
en langues AFAR et SOMALI

Dans le cadre de la semaine nationale de promotion des langues maternelles organisée au palais du peuple , une exposition des livres en Afar et en Somali ainsi qu’un symposium sur ces deux langues nationales ont été organisées .

Les thèmes retenus pour le symposium sont :

I. Lire et écrire en Afar et Somali.
II. Enseigner en Afar et Somali .
III. L’édition des livres dans les deux langues.

Après discussions approfondies des problématiques, les participants du symposium ont dégagé les principales recommandations détaillées ci-après :

Thème I
Lire et écrire : Expérience , difficultés et perspectives ;

constatant la nécessité d’affermir, de clarifier les règles et les pratiques d’orthographe et d’harmoniser le lexique de la syntaxe et la morphologie de l’Afar et du Somali , les participants recommandent :

1. La création par le Ministère de la Culture et de la Communication d’un comité qui organise , coordonne et supervise les langues maternelles , chargé de l’élaboration et de l’exécution des décisions issues des assises du symposium sur les langues maternelles de février 2006.

2. Vulgariser l’apprentissage de la lecture et de l’écriture des langues maternelles dans les programmes d’enseignement à distance par le biais des médias ( Internet, TV, radio et caravane ).

3. Les institutions concernées par l’étude des langues maternelles et nationales doivent mener davantage de travaux de recherches dans l’amélioration des structures de la langue.

4. Lancer un programme national d’alphabétisation en langue somali et Afar pour adulte surtout les femmes berceaux de la langue maternelle.

5. Répertorier , archiver et publier dans un rapport final les recommandations du colloque ou symposiums sur les langues maternelles .

6. Pour pouvoir répondre à de nouvelles réalités sociales, techniques et scientifiques, l’afar et le somali doientt se lancer dans la stratégie d’expansion lexicale. Pour cela , les symposiums doivent avoir lieux au moins tous les deux ans en ciblant des thèmes (grammaire, les mots scientifiques , etc.…) .

7. Mettre en place un comité doté de moyen , chargé de recueillir et de transcrire la tradition et la littérature orales auprès des vieux sages encore en vie mais éparpillés dans toute la corne de l’Afrique.

8. Les manifestations culturelles , telles que les concours de la poésie de nouvelle, de contes et des légendes, de théâtre , de bandes dessinées, pouvant mettre en valeur les langues nationales doivent être réalisées régulièrement et récompensées.

9. Solliciter l’appui financier des organismes locaux et internationaux tels que l’IGAD , l’UNESCO et autres pour la réalisation de ces recommandations.

10. Recruter des experts et des consultants dans le domaine de la langue maternelle tels que Hadrawi , Saleh et autres , afin de concrétiser et mettre en œuvre le contenu de ces recommandations.

Thème II
Enseigner le Somali et l’Afar : expérience , difficultés et perspectives ;

Les participants se sont penchés sur la question relative à l’enseignement des langues maternelles., après discussions et réflexions les participants recommandent les mesures suivantes :

1. Favoriser la création des espaces de rencontres et d’échanges entre des écrivains, journalistes , enseignants, éditeurs, traducteurs etc… et ONG nationales et internationales pour un meilleur partage d’idées, d’expériences et de productions .
2. Créer des instituts ou des centres de recherches scientifiques sur les langues nationales, chargés de former les enseignants des langues maternelles

3. Accélérer l’introduction de l’enseignement des langues maternelles comme langues vivantes dans le système éducatif djiboutien

4. Le curriculum de l’enseignement doit tenir compte de l’environnement et de la culture axée sur l’identité de l’enfant ( savoir , savoir –vivre…) afin de mieux capter son attention .

5. Renforcer les capacités des enseignants en matière de l’apprentissage de la langue maternelle en leur dispensant des formations adéquates et instaurant un suivi et une évaluation continue.

6. Inciter l’université de Djibouti et les autres universités de la région de mettre en place un département des langues locales où seront développés les méthodes d’enseignements de ces dernières .

7. Soutenir financièrement et techniquement les associations culturelles afin qu’elles s’engagent dans l’alphabétisation de masse et sensibilisent en faveur de l’utilisation de la langue maternelle.

8. Suivre la méthode de l’UNESCO , c’est-à-dire l’alphabétisation fonctionnelle des adultes , pour enseigner l’Afar et le Somali dans les différents milieux et zones .

Thème III
Edition de Livres en langues maternelles ;

Après avoir débattu profondément sur la base des exposés présentés par les intervenants, les participants recommandent :

1. Encourager et développer l’effort considérable mené par les individus, les associations et les organismes pour la promotion des langues maternelles.

2. Renforcer et soutenir la parution des quotidiens et magasines tels que Hal-Abuur, Aybad ( Magazine littéraire et culture en langue somali et Afar ) par la mise d’une coopération entre le Ministère de la Culture , les Club PEN de Djibouti ( Afar et Somali ), l’imprimerie nationale et avec tout autres associations de publication .

3. Proposer et multiplier les formations artistiques, littéraires et culturelles adaptées à la réalité des pays et dispensées en langues locales et organisées sous forme de stages pratiques pour jeunes dans les domaines suivants : (peinture, sculpture, musique, folklore , écriture , théâtre ) .

4. Organiser régulièrement l’exposition ou la foire du livre de Djibouti en augmentant progressivement le nombre d’ouvrage exposés .

5. Mettre en place dans la plupart des villes de notre région des bibliothèques et des musées où est préservé l’ensemble de notre patrimoine culturel, historique et archéologique ( langues, ouvrages, monuments objets et outils, etc.)

6. Valorisation de la recherche et la production des livres en langue Afar et Somali et tout particulièrement accélérer l’élaboration du dictionnaire afar/afar ( délai 2008 ) .

7. Production des livres axés sur les contes , les légendes , les proverbes, romans, cultures et un événement comme la foire du livre .

8. Utilisation des technologies nouvelles ( Internet, site web, email ) afin de disponibiliser et de promouvoir toutes les productions en afar et en somali tout en développant des émissions radiophoniques et télévisuelles pour la promotion des livres et d’autres forme de production.

9. Réédition des fondamentaux de base en grammaire , lexique et langage pour renforcer l’appropriation de la langue par les usagers .

10. Promotion des œuvres variées favorisant la place des auteurs et artistes régionaux et chercher l’engagement et le leadership de l’Etat en vue de promouvoir de manière soutenue la production , la distribution , le marketing etc..( Fonds du livre , politique de détaxation des livres ).

11. Afin de remédier efficacement au problème du sous nombre de lecteurs en afar , il est important de développer des stratégies d’alphabétisation de masse et d’intégration de la langue maternelle dans l’enseignement public et privé .

12. Création dans l’immédiat de l’AFAR SPEAKING PEN affilié au PEN International qui aura pour mission essentielle de rassembler les auteurs des diverses œuvres littéraires, de collecter les ouvrages inédits et faciliter leur publication, coordonner et promouvoir leurs activités littéraires.

13. Création d’un réseau de distribution et de commercialisation des livres afar et somali dans le pays et dans la sous région et son élargissement à l’étranger.

14. Sponsorisation et parrainage des oeuvres littéraires et culturelles par l’Etat, la société civile et le secteur privé tout en travaillant continuellement pour la collecte et la sauvegarde de la tradition orale en perdition ( attribution des prix, médailles , bourses d’études, récompenses de tout genre , etc..)

28/02/06 (B339-A) En dictateur efficace, fidèle à ses amitiés, convaincu et sérieux, Guelleh adresse toutes ses félicitations à l’un des pires tyrans de notre époque dans lequel, il reconnaît le Secrétaire général du parti des travailleurs (sic) ! (C’est clair !) (Source ADI)

_______________________________ Note de l’ARDHD
C’est avec le plus grand accablement que nous avons pris connaissance du message de félicitations que Guelleh a adressé au Tyran nord-coréen : Kim Jong Il.

Quand on connaît le traitement social des réclamations légitimes des travailleurs djiboutiens et de leurs représentants par Guelleh / Borreh, on ne peut qu’être affreusement consterné par la reconnaissance par IOG de l’un des pires « lamineurs » des libertés et des droits des travailleurs et des populations.

Les syndicats djiboutiens, qui doivent supporter un harcèlement judiciaire et policier permanent, des arrestations illégitimes et des interrogatoires « musclés » vont certainement apprécier ce nouvel amalgamme.

Nous ignorons ce qu’en penseront de leur côté, les forces américaines implantées à Djibouti, pour lesquelles Kim Jong II n’est pas, pour le moins, un modèle de sérénité ni de bonne gouvernance….

Il y a bien un proverbe français qui dit « Qui se ressemble, s’assemble .. » Nous laisserons aux experts la parole …. sur ce sujet.

Et si Guelleh et Kim Jong II avaient passé un accord de coopération dans le domaine du traitement des crises syndicales et d’une importation de main d’oeuvre pour le port (Humour …)

Guelleh :
Sans l’aide ni le soutien de mon grand ami, Kim Jong II, jamais je n’aurais eu les ressources nécessaires pour anéantir la résistance des travailleurs djiboutiens.

Je sais que la main d’oeuvre que nous enverra Kim Jong II à Djibouti, sera obéissante, corvéable et résignée

Kim_Jong II :
je me réjouis d’apprendre que les conseils que j’ai donnés à Guelleh, lui ont permis de maîtriser, avec volonté et force, la résistance des syndicalistes et des travailleurs de son pays.

__________________________________ ADI

DJIBOUTI (ADI) – 27 Février 2006- Le Président de la république M Ismail Omar Guelleh a adressé un message de vœux au Président nord coréen Kim Jong Il qui est par ailleurs le secrétaire général du parti des travailleurs.

Dans son message, le Président Guelleh a exprimé en son nom personnel et en celui du peuple djiboutien ses chaleureuses félicitations au Chef de l’Etat nord coréen, souhaitant à la nation nord coréenne davantage de progrès et de prospérité.

Le chef de l’état djiboutien n’a pas manqué son souhait de voir se raffermir davantage les relations d’amitié et de coopération existant entre les deux pays.

27/02/06 (B339-A) Remise des récompenses du GGC Economic Awards aux créateurs de la nouvelle économie dans la région. 22 février 2006 à Dubaï. (Texte original en Anglais)

GCC Economic Awards presented to the creators of the new economy, wealth and opportunities in the region

The winners of the GCC Economic Awards were honored at a special ceremony on 22nd February at the Al Falak Ballroom, Burj Al Arab Hotel, Dubai UAE. Organized by the Middle East Excellence Awards Institute, the awards were presented to GCC Economic Leaders or Organizations whose contributions have made a significant impact on the development and enhancement of the GCC economy

__________________________________ Note de l’ARDHD
C’est avec un grand intérêt que nous avons noté en particulier la nomination de Dubai International Port en la personne de M Gamal Majed Bin Thenaya que nous félicitons vivement

Pouvons-nous espérer que cette distinction ne récompense pas la gestion sociale que son entreprise (sauf erreur ou confusion de notre part sur l’entreprise) applique à Djibouti avec le plein soutien de Guelleh et de Borreh ?

Les syndicalistes de Djibouti apprécieront certainement si c’est le cas !!!

27/02/06 (B339-A) CISL : nouveau rapport extrêmement critique face à la gestion sociale des crises et au harcèlement systèmatique des syndicalistes dans le royaume de Guelleh / Borreh … (info lecteur)

27/02/2006)Bruxelles, le 27 février 2006 (CISL En Ligne):

Un nouveau rapport de la CISL sur le respect des normes fondamentales du travail à Djibouti paru aujourd’hui dénonce les graves violations dont sont victimes les syndicats de ce pays depuis plus de quinze ans. Le gouvernement Djiboutien limite la liberté d’association, le droit de grève et le droit à la négociation collective tant sur le plan législatif que dans la pratique. De plus, le Gouvernement fait la sourde oreille aux propositions réitérées de dialogue et de conciliation, et manque constamment à ces promesses de mettre en œuvre les recommandations de l’OIT sur la liberté syndicale. Ce rapport de la CISL coïncide avec l’examen de la politique commerciale de Djibouti à l’OMC cette semaine.

« Le triste record de Djibouti en matière de respect des normes fondamentales du travail est extrêmement préoccupant », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CISL. « Ce n’est pas en bafouant les droits fondamentaux de ses citoyens que ce pays s’affranchira de l’extrême pauvreté dans laquelle il se trouve.

Les licenciements abusifs, les arrestations arbitraires et le harcèlement permanent des dirigeants syndicaux sont autant de méthodes auxquelles le gouvernement doit immédiatement mettre fin », a ajouté Ryder.

Selon le rapport la persistance des coutumes condamne les femmes à occuper un rang inférieur dans la société et elles n’ont pas les mêmes chances que les hommes ni à l’école ni sur le marché du travail. Le rapport relève également que l’abolition de la loi sur le salaire minimum a rendu encore plus difficile la mise en œuvre des conventions de l’OIT sur l’égalité des rémunérations entre les hommes et les femmes.

Le rapport affirme que le Gouvernement Djiboutien n’investit pas assez dans le bien être et le respect des droits des enfants et déplore le manque de donnés fiables concernant l’étendu du travail des enfants dans le pays.

Enfin le rapport met en exergue la non-conformité de la législation Djiboutienne avec les Conventions de l’OIT sur le travail forcé.

La CISL représente 155 millions de travailleurs dans 236 organisations affiliées dans 154 pays et territoires http://www.icftu.org . La CISL est également membre des Global Unions : http://www.global-unions.org

Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CISL au +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018.

25/02/06 (B339-A) RTD : Une ligne téléphonique anti-corruption (Info lecteur)

En entrant dans l’enceinte du Port International Autonome de Djibouti, on découvre ces derniers temps, des panneaux appelant à la lutte contre la corruption. Ces panneaux sont installés aux grands portails d’entrée. Ils avisent les usagers du port de composer un numéro téléphonique s’ils sont victimes d’une tentative de corruption.

Une initiative de la direction du port de Djibouti qui a mis en place récemment, une ligne téléphonique anti-corruption, un numéro vert assurant une permanence pour tout appel à ce sujet.

Le service commercial du port est chargé de la réception des plaintes en ce sens et procède à la poursuite qui consiste à sanctionner les auteurs des dél its frauduleux.

Un fléau qui, faut-il le rappeler, accable l’économie nationale.

____________________________ Précision de notre lecteur :

AMBIGUOUS LEGACY OF IOG

Qui est le père de la corruption ?

Qui a mis en place les « voleurs autorisés » dans l’enceinte du port ?
Pour qui travaillent-ils ? Qui est le directeur commercial du port * ?

Tous les Djiboutiens savent que le port du Djibouti appartient à IOG, à sa famille et à Boreh qui le gére en son nom, parce que le Président de la République ne peut pas être au Port tout le temps, ni apparaître officiellement.

Jusqu’à quand va-t-on continuer à nous servir cette comédie ridicule et si peu crédible ?

* Réponse Abdoukarim Moussa est le directeur commercial du port et il ne travaille que pour IOG. !