10/02/06 (B336-B) Son Excellence, la Première Dame ? Arrêtez le cirage de pompes institutionnel et le truquage électoral. (Lecteur)

Un natif d’Ali Sabieh et sympathisant du RPP nous écrit, furieux d’entendre la RTD qualifier Paulette de : « son Excellence, la Première Dame et Présidente de l’UNFD ».

Il réagit également à la cooptation du futur maire de la capitale. Deux personnages qu’il ne semble guère apprécier. Pourquoi ? (ARDHD)

I) – Les Donateurs oubliés.
Où sont passés les dons des écoliers ?

Les dons aux sinistrés de la sécheresse affluent auprès de l’UNFD depuis quelques semaines, mais les distributions aux nécessiteux se font attendre.

Les écoliers Djiboutiens sont parmi les premiers donateurs à avoir collecté des milliers de colis de vivres en faveur des sinistrés.

Ce que semble oublier l’UNFD, qui n’a pas cru bon de les citer dans la liste des donateurs publié dans le journal « Le Progrès) daté du 9 février 2006 ; car dans un article intitulé : « des actions concrètes de solidarité » ce journal écrit en page 3 : « que ces dons ont été réceptionnés par les responsables de l’UNFD », on citant nominativement sept donateurs, mais pas les écoliers Djiboutiens qui ont pourtant collecté des centaines de tonnes de vivres au détriment de leur propre famille.

Mais où sont donc passés ces dons ?

Il faudrait assurer d’urgence ces écoliers Madame la Présidente de l’UNFD, avant de vous affubler d’un titre ronflant. Vous paraissez vraiment… ! Pressé… !

II) -La décentralisation de Guelleh est-elle mal engagée ?
Certains sont déjà élus et d’autres indésirables…

Le nouveau futur maire de Djibouti, que IOG semble avoir choisi, n’est pas un inconnu : Ali Ismaël Yabeh haut fonctionnaire à la retraite n’est autre que l’ex président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) nommé par deux fois par IOG en 2003 et 2005. Rappelons tout simplement que l’heureux élu promu par IOG fut en 1976, le second du Commandant de cercle d’Ali Sabieh.

Ce non indépendantiste de niveau Bac moins 4 s’était illustré à l’époque par ses sabotages des meeting indépendantistes à Ali Sabieh en faisant couper l’électricité à chaque fois.

Est-ce pour qu’il intensifie les délestages électriques, donc pour accentuer les ténèbres, que ce monsieur reprend aujourd’hui du service ?

A mon avis, c’est tout simplement pour son efficacité à la tête de la CENI en 2003 et 2005 qu’il mérite de diriger la capitale.

Gros plan sur un veinard élu avant même les élections : portrait piqué dans le journal « Le Progrès » (organe du RPP) N°146 du jeudi 9 février 2006

A savourer, car cette édition du Journal « Le Progrès » est introuvable à Djibouti puisque retiré de la circulation quelques instants après sa mise en vente ? Pourquoi ? IOG seul sait.

Mais pour l’heure découvrons en exclusivité les lignes consacrées au Super-maire pour lequel IOG a déjà voté.

Commune de Boulaos : Tête de liste : M. Ali Ismaël Yabeh.

M. Ali Ismaël Yabeh est né en 1947 à Djibouti. Après des brillantes études primaires et secondaires,, il obtient son CAP (section commerciale) avec mention très bien.

Ce succès scolaire lui permet d’entamer une carrière professionnelle élogieuse dans l’administration publique. A 18 ans, il est recruté comme secrétaire administration au cercle d’Ali Sabieh.

Il a assumé successivement des postes de responsabilité.

– Adjoint au commandant du cercle d’Ali Sabieh.
– Adjoint au commissaire de la République, chef du district de Djibouti.
– Chef du 1er arrondissement en 19979
– Directeur des collectivités locales au Ministère de l’Intérieur.
– Commissaire de la République, Chef du district de Dikhil.
– Commissaire de la République d’Obock.
– Secrétaire général au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et enfin ancien président de la CENI avec à son actif la supervision de deux élections : élections législatives de janvier 2003, élections présidentielles d’avril 2005.
– M. Ali Ismaël Yabeh s’est révélé tout au long de sa carrière un haut serviteur de l’Etat doué d’un sens élevé de responsabilités. Estimé de tous pour ses méthodes de gestion de la chose publique et de sa qualité humaine chaleureuse.

Si certains sont déjà élus par la volonté Présidentielle, d’autres recalés n’ont même pas pu se faire enregistrer comme candidats :

Parmi les malheureux qui grincent les dents ? on retrouve la liste du FRUD refusée à Ali Sabieh et une liste « indépendante » indésirable à Tadjourah.

Les malheureux proscrits ont déposé plainte au Tribunal. On attend la suite…