11/02/06 (B337-A) Enquête sur la nébuleuse GHA(*): une organisation de modèle mafieux remarquablement structurée et qui est présente dans pratiquement tous les domaines : du crime à l’industrie, en passant par les drogues, le jeu et le commerce licite ou non. (ARDHD) (Article complété et illustré le 14/02)

____________________________________ Note de l’ARDHD
Sur la base de nos archives et des informations disponibles dans la presse internationale et sur de nombreux sites internet, nous avons essayé de dresser le premier portrait de la nébuleuse GHA. C’est un sujet vaste et complexe, car il faut arriver à suivre les nombreuses ramifications et il faudrait plusieurs mois pour proposer aux lecteurs une approche plus exhaustive.
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La nébuleuse GHA(*) est une organisation sur le modèle « mafieux » classique. Elle intervient pratiquement dans tous les domaines : crime, argent sale, recyclage et blanchiment, affaires industrielles et commerciales, ramifications internationales, mais elle ajoute la violation systématique des Droits de l’Homme à ses domaines d’expertise et de compétence.

A – L’organigramme :

A.1. Niveau N

En haut de la pyramide, le parrain semble tout puissant. Ce n’est qu’un leurre, car son épouse règne en maître absolu et incontesté sur les affaires spéciales. Avec une poigne de fer, elle exerce une influence considérable sur les orientations stratégiques de l’ensemble et elle a ses domaines réservés : trafic d’enfants, compagnies aériennes (selon le GED). Elle donne des ordres aux collaborateurs les plus proches.

A.2. Niveau N-1,


Comité de pilotage : le parrain dicte
ses ordres à ses Vice-Présidents.

Le comité central de pilotage qui regroupe les « senior Vice-President » . C’est le cercle restreint des proches (happy few). Parmi eux : Y.E.B. (aux affaires intérieures), D.A.G. (à l’énergie), D.M.H. et AFA – Dauphin héritier d’Y.E.B. – (à la Banque centrale et aux Finances), Abdourahman Borreh (à l’industrie et au commerce) et A.A.F. (aux affaires extérieures). Ils sont presque tous membres de l’Ordre des Brosses à Reluire.

A.3. Niveau N -2,
Les directeurs opérationnels. Citons, entre autres, Djama Souleiman et Me Martinet (Justice), Ibrahim Zakaria (Armées), Hassan Saïd (SDS), Idriss Arnaoud Ali (Législatif),


Zakaria Ibrahim
décoré de la légion d’honneur
par l’Ambassadeur de France,
avec les félicitations de J Chirac


Hassan Saïd avec
Me Martinet. Il aurait
accrédité le témoignage
d’Alhoumekani dans
l’affaire Borrel, devant
la caméra de Canal +.
Il ne s’est jamais rendu à la convocation de la Justice française.


Me Martinet a été
entendu par la Justice
française dans le cadre d’une affaire de subornation de témoins en marge de l’affaire Borrel.

Djama Souleiman : Procureur de la République : convoqué par la Justice française, il a refusé d’être entendu ..

A.4. Niveau N -3.

Les responsables opérationnels de secteur. Citons, entre autres, Mohamed Moussa Chehem (réseau Europe), Robleh Ollayeh, (réseau Nord-Américain). Ils se réunissent à Djibouti à intervalles irréguliers, pour recevoir les ordres du Parrain et pour s’accorder sur la stratégie de développement de la nébuleuse.


Réunion des responsables de la nébuleuse
en charge
du déploiement à l’international

A.5. Niveaux inférieurs :
Les cadres supérieurs djiboutiens, détachés pour exécuter des missions précises. Citons par exemple, Aref Mohamed Aref pour le juridique (affaire Borrel, Affaire Zakaria), Mohamed Moussa Ali Kahin dit TOUR-TOUR, pour le convoyage des messages entre Djibouti et l’Europe,
Les agents en charge de la promotion des thèses de la nébuleuse, mais qui agissent sous de fausses apparences, allant parfois jusqu’à faire semblant d’appartenir à des structures d’opposition.

A.6.Appuis extérieurs :



Gestes symboliques qui ne manqueront pas de rappeler
les marques d’amitié
« siciliennes »

Pour se développer dans le cadre de la mondialisation, la nébuleuse doit être capable d’intervenir sur tous les marchés extérieurs, sans exclusive, ni politique, ni démocratique.

Pour cela, elle fait appel à des personnalités de premier plan qui assurent son soutien et sa promotion.

Peut-on croire ceux qui affirment que Jacques Chirac, Mme Alliot-Marie ou GW Bush pourraient figurer volontairement ou non dans le groupe des agents extérieurs qui participent au développement de la nébuleuse ?


Confraternité avec les USA

Mais en même temps …
le Parrain s’assure du soutien de l’Iran


J-M Angelier
La nébuleuse s’assure aussi le concours de personnalités subalternes pour ses opérations de lobbying, par exemple :
– l’Ambassadeur de France actuel, Monsieur Angelier, qui a soutenu l’un des directeurs de l’organisation, contre notre site,
– Alain Romani et Charles Nucera, Corses d’origine, ayant un C.V. judiciaire intéressant, qui vont reprendre du service localement dans les filiales touristiques de la nébuleuse (les activités autour des jeux devraient retourner sous leur contrôle) etc.
– Les juges Moracchini et Le Loire, qui ont tenté, avec la complicité de la responsable des examens médico-léglaes, l’impossible pour faire croire au suicide du Juge Borrel,
– etc, …

Alain Romani

NB : La forme de remerciements éventuels et/ou le montant des rémunérations conjoncturelles pour services rendus n’ont jamais été évoquée publiquement et nous ne disposons d’aucun élément sur ce sujet.

B – Le financement amont :
A la base, le financement de l’ensemble est assuré par :
– les prélèvements sur le Trésor djiboutien,
– le détournement des aides internationales,
– les opérations de racket sur le commerce local (avec des prises de participation imposées, lorsque l’affaire est rentable).
– La corruption passive sur toutes les commandes publiques,

Pour faciliter la compréhension, nous qualifierons ces ressources d’argent sale.

Ensuite, les domaines d’intervention pour le recyclage sont nombreux :

B.1. Les affaires commerciales
Majoritairement en association avec Dubaï : Port de Djibouti, Port de Doraleh, Aéroport de Djibouti, recouvrement des taxes d’importation, compagnie aérienne,

B.2. Les affaires industrielles
Fabrication et exportation d’armes (Afrique du Sud), traitement de drogues dures (réception, transformation et conditionnement au Port de Djibouti – selon le GED),

B.3. L’immobilier, avec trois activités principales :
– Achat pour les principaux dirigeants, en pleine propriété, de biens immobiliers financés par le Trésor : Djibouti (Haramous est le navire amiral des biens immobiliers de la capitale, mais il n’est pas le seul), Afrique du Sud, Paris, Dubaï (île des milliardaires), Ethiopie,

Administration et mise en location de longue durée de terrains publics (Base américaine, base française, éventuellement une antenne israélienne),

– Location à la journée ou à la semaine de vastes zones réputées officiellement comme étant désertiques, pour des essais de matériels militaires et d’armes conventionnelles, chimiques ou même nucléaires, (Opération souvent appelée « Bac à sable » par les militaires)

Exemple d’opérations « Bac à sable »

Entraînement et essais de nouveaux matériels militaires par les forces US à Djibouti.

B.4. Le négoce et les trafics en tout genre :
– Importation et distribution de Khat
(Sogik), armes, cigarettes et alcools,

trafics d’enfants somaliens à destination de l’Europe et en particulier de l’Angleterre, plateforme de – transit pour des matières dangereuses et interdites (pour le compte de la France et de l’Iraq, de la Corée ? Cf articles publiés dans la presse lors du 10ème anniversaire du meurtre du Juge Borrel),

– fausse monnaie (US$) bien que cette activité semble avoir été réduite sinon abandonnée depuis quelques années.

– les armes à destination des pays voisins (parfois câchées dans des containers officiellement destinés aux hôpitaux)

B.5. Les services et le tourisme :

– Compagnie aérienne (Daallo),

– Casino, jeux et hôtels,

B.6. La communication :
La nébuleuse s’est assurée (sans verser le moindre centime) le monopole de tous les moyens internes de communication : La Nation, l’ADI, la RTD et elle lutte farouchement contre toute vélléité de concurrence. Interdiction de diffusion des media concurrents, interdiction d’accès aux sites Internet qui ne lui sont pas favorables, censure des émissions télévisées internationales qui démontent son organisation, …

La nébuleuse contrôle et enregistre aussi toutes les communications « privées » et « professionnelles » entrant et sortant et elle perçoit des royalties sur toutes les facturations de télécommunication.

B.7. Le crime :

Ces quatre fonctionnaires zélés sont au service de la nébuleuse.
Ils effectuent les opérations « spéciales » de nettoyage.

Assassinat de personnalités dérangeantes et de témoins dangereux. Il est rare que la nébuleuse élimine des non-djiboutiens, mais cela peut arriver dans certains cas extrêmes, comme le malheureux Juge Borrel, La liste des ressortissants djiboutiens disparus mystérieusement est longue. Une première liste non exhaustive établie par la LDDH est consultable sur le site.

B.8. Le terrorisme :
L’activité principale semble encore limitée au territoire de la République de Djibouti.

Elle s’exerce contre les populations locales. Il arrive (mais rarement) que des étrangers, résidant sur place, soient visés, mais cela n’est jamais exclu.

Tous ceux qui contestent l’autorité de la nébuleuse sont harcelés par la Justice, torturés, emprisonnés injustement. Le viol des femmes fait partie des moyens d’action utilisés par les militaires pour asseoir leur autorité sur les populations et pour tenter d’obtenir des aveux lors d’interrogatoires spécifiques …

– Des opérations de nettoyage de grande envergure sont lancées de temps à autre contre des villages, les quartiers d’Arhiba (plus de 40 morts en 91 et 10 en 2005), contre des ethnies (Gadabourcis après l’attentat du Café de Paris (plus de 300 torturés)

– Des attentats à l’explosif (Café de Paris), Chemin de fer il y a deux/trois ans,

– Des opérations à l’étranger peuvent être organisées mais plus rarement : subornation de témoins et tentatives d’assassinat en Belgique (cf l’arrestation du Maire de Djibouti à la Gare du Midi à Bruxelles),

Certaines sources parlent aussi du financement d’autres nébuleuses internationales, sous couvert d’un soutien à des organisations de charité, mais cela demanderait des confirmations, que les services secrets français, américains et/ou israéliens doivent posséder. (Al Quaïda, Soudan, … ?)

B.9. Prostitution :
Nous n’avons aucune information ni sur une implication dans ce domaine ni sur des bénéfices issus de la prostitution. Sur ce point, il semble que la nébuleuse GHA se distingue clairement des organisations mafieuses classiques, puisqu’elle n’est jamais citée pour des participations dans des affaires de prostitution.

C – Gestion des ressources humaines et relations sociales :


Abdourhaman Borreh,
grand adepte de la pêche.
Il est considéré comme
l’artisan du projet industriel
et commercial de la
nébuleuse. Il gère les RH (port)
d’une main de fer, harcelant
les syndicalistes et les employés.

La nébuleuse impose son autorité, y compris par la force, à ses salariés : cas du chauffeur de l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles, pénalisation des actions syndicales et condamnation des syndicalistes (Port, Poste, Télécom) pour supprimer toute résistance aux directives du Parrain,

La nébuleuse recrute de plus en plus de travailleurs étrangers (enseignants étrangers par exemple ou salariés asiatiques pour le nouveau port de Doraleh) qui sont considéres comme plus dociles parce qu’ils acceptent des salaires plus bas et des horaires de travail plus importants. Cela au détriment des travailleurs locaux, jugés trop exigeants sur ces points et condamnés à pointer au chômage.


Chehem Daoud, en charge du développement sur l’Europe, est considéré comme un précurseur dans le domaine des relations sociales avec les employés qu’il n’hésite pas à frapper « sauvagement ».


D – Actions racistes :

Des comités de pilotage spécifiques ont été constitués pour éliminer physiquement et économiquement certaines tribus et même certaines ethnies. Nous avons parlé des Gadabourcis, mais il faut parler aussi des Afars qui sont les principales victimes de ces comités : élimination des ressortissants de l’Ethnie de tous les postes administratifs de décision, destruction de leurs villages, détournement de toutes les aides qui leur étaient spécifiquement accordées, massacres à grande échelle de leurs populations (Par exemple : Yoboki, frontière somalilando-djiboutienne et toujours Arhiba)

E – Fraude :
La fraude est essentiellement électorale. Elle vise à conserver :

– la maîtrise des ressources financières « en amont » : détournement d’argent public et d’aides internationales, recettes immobilières, corruption passive,

– la maîtrise des moyens d’intervention et de terreur à l’encontre des récalcitrants : population, ethnies opposantes, syndicalistes, libres-penseurs.

F – Interdiction et/ou main mise sur la concurrence :

Pour se développer et pour multiplier ses profits, la nébuleuse, comme nous l’avons vu, accapare progressivement toutes les ressources et toutes les activités : économiques, politiques, policières, judiciaires, financières, commerciales, industrielles.

Elle ne supporte pas la moindre concurrence et elle élimine systématiquement toutes les organisations qui pourraient lui porter ombrage ou la contester (partis politiques d’opposition, média alternatifs, …).

Elle tolère une concurrence commerciale dans certains domaines à la condition essentielle d’être associée (sans investir en capital) à ses revenus : racket des commerçants et des entreprises implantées sur place (nationales et internationales : pétroliers par exemple), taxes crées sur mesure à leur encontre, redressements fiscaux injustifiés, ….

G – Rémunération d’expertise d’appoint pour le lobbying :
Outre les directeurs centraux, la nébuleuse emploie des dizaines d’intervenants, qui sont largement rémunérés :

– souvent sur la base de leurs résultats ou de leur influence morale (notables, chef de parti (Aden Robleh Awalleh, Moumin Bahdon, pour ne citer qu’eux).

– sous forme de rentes de situation ou d’avances en liquide ou en nature (terrains domaniaux vides (ou à exproprier brutalement –Arhiba-) pour construire des villas et des immeubles de rapport qui sont cédés par le Trésor public aux « nominés » moyennant le prix d’une bouchée de pain – nombreux exemples récents),

– sous forme de droits à prévarication : ce sont des droits émis par le Parrain en personne et qui permettent au titulaire de bénéficier directement des fruits de la corruption. Généralement, ils sont assortis d’une obligation de rétrocession d’un pourcentage significatif à verser auprès de la caisse centrale de la nébuleuse.

Conclusion :
La nébuleuse GHA est une structure sur le modèle mafieux, remarquablement organisée, qui, hormis la prostitution, intervient dans tous les domaines habituels (ajoutant mêmes des compétences et une expertise spécifique), allant du crime à l’industrie, en passant par les trafics illicites, le jeu et même le commerce légal mais hautement protégé de la concurrence.

Ses directeurs centraux et ses cadres supérieurs sont très attachés :

– à la fois en fonction des niveaux de rémunération qui sont très supérieurs à ceux offerts par les entreprises licites

– mais aussi par des secrets qu’ils partagent avec le Parrain et son premier cercle de dirigeants …

La nébuleuse est-elle une sorte de pieuvre qui se développerait chaque jour ? Faudra-t-il penser à lui couper rapidement les tentacules, au risque de constater un jour que son importance et son pouvoir de lobbying sont devenus incontournables. L ’Union européenne pourrait-elle avoir à le regretter dans les prochaines années ?

(*) GHA nom de code de Guelleh-Haïd et Associés, pour les intimes.