21/02/06 (B338-B) UDT : communiqué sur les nouveaux harcèlements contre les syndicalistes et l’agravation de la répression. Deux syndicalistes seraient accusés d’intelligence avec l’ennemi, parce qu’ils ont accepté une invitation d’un syndicat israéliens, alors que Guelleh a envoyé de nombreux cadres de la Police et de la Sécurité pour suivre des formations en Israël.

Djibouti, le 20/02/2006

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans la matinée de ce lundi 20 février 2006, la police criminelle a procédé à l’interpellation de nos camarades MOHAMED AHMED MOHAMED, secrétaire aux affaires juridique de l’UTP et DJIBRIL ISMAEL IGUEH, secrétaire général du syndicat du personnel de la MTS, tous deux membres du bureau exécutif de l’UDT.

Nos deux camarades sont toujours en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle.

La brigade criminelle n’a pas voulu justifier jusqu’à présent les raisons qui ont motivé l’interpellation comme la détention de ces deux responsables de l’UDT dont l’un (MOHAMED) a été arrêté chez lui et l’autre (DJIBRIL) dans le lieu du travail, mais nous pensons toutefois que cette action d’une section spécialisée soit forcement en rapport avec la présence tout récemment de nos deux camarades en Israël pour une formation syndicale organisée par la centrale syndicale Israélienne d’Histadrout à l’intention des organisations syndicales francophones de l’Afrique.

Rappelons qu’au moment de leur départ en Israël, le secrétaire aux relations internationales de l’UDT avait été convoqué et fait l’objet d’une enquête dans les locaux des renseignements généraux pour les mêmes motifs et de plus les responsables de ce service n’avaient pas hésités à menacer notre camarade, accusant l’UDT d « ’ intelligence avec l’ennemie ».

L’UDT dénonce et condamne ces arrestations répétées des responsables syndicaux et relève avec insistance le fait que la liberté de déplacement devient désormais un sujet de préoccupation du régime qui cherche à confisquer les moindres marges des libertés et des droits syndicaux qui restent au mouvement syndical libre et indépendant incarné par l’UDT.

En conséquence l’UDT exige la libération immédiate et sans condition des syndicalistes arrêtés et détenus arbitrairement.