30/06/06 (B357-A) ARDHD / Communiqué de presse pour dénoncer les pressions militaires scandaleuses qui sont exercées à titre de représailles par le régime de Guelleh, contre les parents âgés d’Ali Iftin, en plein territoire somalilandais.

Paris, le 30 juin 2006 / 17h30

 

Assassinat du juge Bernard Borrel
et montée des soupçons autour du pouvoir de Djibouti :

pressions lourdes et menaces d’enlèvement sur les familles des témoins ce 30 juin

Nouvelle tentative de subornation de témoins ?

Avec les toutes récentes expertises du Docteur Pascal qui a identifié trois traces différentes d’ADN sur le short de Bernard Borrel, le magistrat français trouvé mort à demi-carbonisé, il y a 10 ans à Djibouti et avec l’émission de Bernard Nicolas « Droit de suite – 90 minutes » sur Canal + sur ce sujet le 28/06/06, les présomptions se resserrent autour des dirigeants du régime actuel de DJIBOUTI.

Les réactions ne se sont pas fait attendre : pressions et intimidations sur les témoins, et tout particulièrement contre l’un d’entre eux, Ali IFTIN, ancien Chef de la garde présidentielle réfugié lui-même en Belgique depuis septembre 2002.

Dès son arrivée sur le sol belge et après avoir mis ses parents à l’abri au Somaliland, Ali IFTIN a témoigné des exactions du pouvoir et des pressions qui avaient été exercées sur sa famille pour l’empêcher de dire ce qu’il savait sur l’affaire Borrel.

Nous apprenons, ce vendredi 30 juin, que le père d’Ali Iftin, 80 ans, Abdillahi IFTIN, lui-même ancien officier de gendarmerie à Djibouti voit sa maison à Borama (Somaliland) cernée par des militaires djiboutiens en armes arrivés en camion. Un avion attendrait à l’aéroport pour le ramener lui et sa famille à Djibouti.

Tout laisse penser que des pressions s’exercent, via menaces sur sa famille, pour suborner l’un des témoins capitaux pour l’affaire Borrel et sans doute l’inciter à rétracter son témoignage.

Un témoignage crucial pour l’évolution de l’élucidation de cette affaire

A noter : le procureur de Djibouti, après les avancées du dossier de ces derniers jours, a annoncé que la république de Djibouti refusait de coopérer avec la France pour l’élucidation de l’assassinat du juge Bernard Borrel.

30/06/06 (B357_A) Quelle chance !Quel bonheur ! Quel don pour ceux ou celles qui ont la « plume dans la main » !! Lettre ouverte au journaliste qui a écrit « Lettre à ma Grand-mère dans le numéro de La Nation du 29 juin (Lecteur)

Oh vous, écrivains, romanciers, qui décrivaient la réalité ou qui savaient comment la déformer pour la rendre plus belle ; vous, qui nous invitaient à rêver, à « planer ».

Quel don ! Ah si j’avais cette chance, ce don, ,j’aurais écris le Best-seller du siécle sur le plus grand corrupteur de l’ Afrique.

Je m’adresse particulièrement à l’auteur de l’article intitulé « Lettre à ma grande -mère » qui a été publié par La Nation. Il semble pouvoir figurer parmi ces personnes les chanceuses de la planète .

Je ne suis pas ni un amateur du « journal de la RTD » ni de  » La Nation », mais cet article est rare. Humoristiquement parlant je dirai même qu’il est intéressant et j’ai pris du plaisir à le lire et à le (re)lire .

Par contre et c’est là où je veux en venir, j’ai compris entre les lignes, que son auteur n’était qu’un « agent au service de la dynastie Guellienne », qui prône comme Guelleh la primauté de « Issa Weineh ».

En effet, il commence son article par mo’oyo (Grand-mère en Somalien) et il aboie au second plan pour distiller subtilement le fait que les Afar seraient minoritaires à Djibouti.

En tant que citoyen Djiboutien qui a la fois dans mon pays, j’ai dépassé depuis longtemps les clivages ethnico-tribaux (Afar-o-issa). L’indépendance de Djibouti doit être celèbrer par tous et par toutes car Djibouti est une et indivisible. Si par hasard, vous aviez le loisir de lire « Lettre à ma grand-mère » du Jeudi 29 juin, vous constaterez que l’auteur commence son article par (je le cite) « Cawa wa wa habeenki / Cawa wa wa habeenki / Wa cida » et continu par « mo’oyo » et par son jeu ou par obligation « aboya ».

« Notre » auteur, dans son article en faveur de l’indépendance de notre pays reconnait une indépendance pour une partie de la population et pour certaines personnes qui seraient les Héros du pays.

Le manque de » neutralité axiologique » de son texte, lorsqu’il écrit ( je le cite toujours) « le Tout -puissant a voulu que cette date symbolique nous relie plus que quiconque ».

La phrase qui suit a plus d’importance encore que la précedente « Et cette volonté divine, tout Djibouti,  » du grand Guelleh au petit Bouh de Badiya, de Fouad Jack installé en Floride à Frah Fouleh du PK12″

A le lire, on n’imagine pas qu’il soit un citoyen Djiboutien ayant dépassé les à priori et les préjugés traditionnels. Oublier que l’indépendance de Djibouti est la même pour Bouh ou Houmed, mais mentionner Guelleh dans cet article, précédé de l’adjectif « grand » n’est pas digne !!

Alors que chacun sait Guelleh ne fait qu’organiser l’enlisement régulier de Djibouti dans la Précarité et Pauvrété.

Je vous écris M. l’auteur de ce très bon article, pour vous demander en revanche de cesser de cautionner les exactions commises par ce régime policier, où la population au Nord subit et endure un blocus alimentaire, éducatif et sanitaire sans faiblesse..

30/06/06 (B357_A) LIBERATION : commentaires sur la réaction de Djama Souleiman, le Procureur et le refus de coopérer avec la France sur le plan judiciaire.

Assassinat du juge Borrel :
Djibouti refuse la coopération judiciaire

Par Brigitte VITAL-DURAND
vendredi 30 juin 2006

La découverte d’empreintes génétiques masculines inconnues sur le short du juge français Bernard Borrel, assassiné en 1995 à Djibouti (Libération d’hier), a fait réagir le procureur général de Djibouti, Djama Souleiman : «Cette prétendue découverte d’empreintes génétiques n’implique ni de loin ni de près la république de Djibouti», a-t-il déclaré hier, qualifiant cette expertise de «non-événement».

Pour les autorités de Djibouti, le juge Borrel «s’est donné la mort». Le magistrat a ajouté «qu’il n’est plus question que la république de Djibouti accueille une commission rogatoire de la justice française», rappelant que «la coopération judiciaire entre Djibouti et la France n’a plus lieu d’être depuis le refus de la justice française de transmettre aux autorités djiboutiennes certaines pièces liées à cette affaire».

Avec la découverte d’empreintes ADN, la justice français avance dans la recherche des assassins du juge.

Au moment de sa mort, il enquêtait, selon sa veuve, sur des trafics dans lesquels l’actuel président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, aurait été impliqué.

_________________________________ Note de l’ARDHD
Guelleh a toujours eu une interprétation du mot « coopération » qui lui est personnelle. La coopération pour lui, c’est :


Roger Picon

– « je reçois tout, »
– « mais je ne donne rien ».

« Je coopére avec la France quand elle me finance et qu’elle ne demande aucun compte sur l’utilisation de son argent.

Si l’une de ces deux conditions n’est pas remplie, j’encaisse toujours mais je ne coopère plus. Imaginez que je rende des comptes à des occidentaux sur l’usage que je fais de l’argent qu’il donne au pays. Y a des limites quand même au manque d’éducation !!! »

« Je ne coopére plus non plus avec la France quand elle refuse de me donner quelque chose (ex dossier Borrel). »

De toutes les façons, un refus de coopérer de la part de Djibouti ne change donc pas grand chose, puisqu’il s’agit exclusivement d’une coopération à sens unique : de Paris vers les poches de Guelleh et jamais l’inverse bien sur …

30/06/06 (B357_A) La politique spectacle. IOG a-t-il épuisé sa créativité ? (Mohamed Qayaad)

IOG, qui manque de sagesse mais qui est habile au jeu politique, a épuisé sa créativité. Entouré par un groupe de scélérats également incompétents, de quoi pouvaient- ils bien accoucher ? Ce fut le discours du Lundi 08 Mai 2006 prononcé lors d’une cérémonie et publié dans son intégralité par ses organes de propagande (1).

A quoi bon cela peut-il servir encore quand le simple fait de s’exprimer ou d’écrire relève du lèse majesté !

Comment comprendre ce message ? Il faudrait donc déjà connaître pour comprendre, avoir donc déjà un peu compris pour regarder ce qu’on interprète d’une façon qui permette de le comprendre.Les quelques rares qui auraient déjà compris n’auraient plus besoin de lire son discours sur la politique générale de son gouvernement .Que faut-il en conclure ?

Au sens strict, ce discours ne semble pas contenir d’idées nouvelles.Tout ça n’est encore que de la pure spéculation.Ce n’était, pour lui, que des simulacres de consultation sur des « détails », détournant l’attention des vrais enjeux.
Comment peut-on l’entendre aujourd’hui sans se faire insulter par notre abjecte réalité.

Aucune prospection, aucune anticipation politique ou économique ne s’est avérée exacte dans son analyse.

En définitive, c’est le contenu moral, économique et social d’un effort national corrélé avec un cadre démocratique qui justifie la justesse des choix à condition que ce contenu soit investi au profit du plus grand nombre.

À nous de demander; est-il possible qu’un responsable des services secrets djiboutiens puisse changer ses réflexes et devenir lui maître ès en leçons de démocratie, et, ce, – du jour au lendemain ? Nous ne le pensons point, à moins d’être peut-être, un naïf de tout bord.

Pourquoi y a-t-il du caché ? parce que la parole la plus courante est déjà obscure : équivoques, non-dits, allusions, ironies, jeux de mots, etc. … : toutes ces obscurités nous poussent à retrouver un sens littéral derrière les sens dérivés et détournés. Mais y a-t-il toujours un sens littéral là où il y a du sens ?

Pour illustrer mes propos, fixons les idées avant de continuer. Qu’est-ce à dire un discours de proximité ? Dans le sens de ce texte, c’est un discours démagogique. Discours destiné surtout à amuser et à tromper la galerie.

Dans ce discours, M. IOG révèle la décentralisation –  » C’est pour cela, dit-il, que nous avions insisté à ce que les élus locaux soient originaires du district qu’ils représentent et qu’ils y résident « -, d’une part et, d’autre part son déficit d’audience populaire, il en parle de la façon dont il estime résoudre la crise politique qui est celle de Djibouti aujourd’hui, et pourtant qui trouve ses racines profondes dans la période où Gouled et les IOG régnaient en maîtres et princes de Djibouti.

Déjà, la teneur du discours du 08 Mai 2006, « Le temps passe vite, surtout lorsqu’on est dans l’action. », est révélatrice de l’esprit de son second mandat souhaité.

Quoiqu’on en dise, le temps, une fois de plus y va de son couplet.C’est à se demander si on pourra jamais s’en passer.Et pourtant, il y en aurait des choses à dire ! Mais pas envie.Cette manie qu’on a de toujours vouloir savoir ce qu’on redoute de connaître !

Par un mélange de fortes espérances et de profondes impuissances il fait de Djibouti un peuple traumatisé et aliéné. Attaché à ses oppresseurs par cet indéfectible lien de soumission et d’assujettissement qui fait de lui ce qu’il est et trace son irrémédiable destin d’opprimé condamné au banc de spectateur à perpétuité au point que sa vie n’est plus qu’un spectacle dont il ne fait pas partie.
Loin de véhiculer une réalité objective, le discours devient un espace d’exorcisme de fantasmes et d’obsessions intimes.

Malheureusement avec le temps, les choses n’ont pas évolué et depuis 29 ans les djiboutiens regardent IOG et son conglomérats d’aventuriers avec les yeu de Chimène (2).

Personne ne peut ignorer les provocations , les humiliations,les disparitions et les exécutions extra-judiciaires de ce régime , il faut aussi tenir compte du poids colossal de problèmes, ne pas oublier le grand nombre de victimes du régime génocidaire. Des choses tombent en ruines. Le pouvoir liberticide exerce une pression permanente sur la société djiboutienne afin de le faire plus obéissante et facile à gouverner. Qui est devenu la honte et l’épouvante de tout(e) djiboutien(ne) ! ô combien réelle .

Parce qu’il est devenu un antre de tortures, où sont enfermées des centaines de personnes, séquestrées un peu partout à Djibouti.Qui de nous, qui de vous, qui de nos compatriotes admettrait tout bonnement qu’un citoyen puisse être torturé ?

L’oubli, la négation, la réécriture de l’histoire constituent les élément-clés du fonctionnement d’une dictature. Ce qu’illustre bien le 1984 d’Orwell où le personnage central du roman est chargé de réécrire en permanence l’histoire. L’une de ses tâches principales est justement d’effacer les traces dans les journaux et documents officiels des personnes éliminées par le système (3).

Il est tout à fait scandaleux que l’Etat djiboutien refuse de s’excuser officiellement et de demander le pardon et d’exprimer sa repentance auprès des hommes et des femmes qui n’en demandent pas plus.

Seuls ceux qui ont été torturés peuvent pardonner à leurs tortionnaires !

La vague de répression – des travailleurs du port qui sont traités comme des bandes de malfrats pourchassés par la police de la dictature et ses milices -, faisait apparaître en pleine lumière la réalité du système djiboutien.

Bâillonner, censurer leur droit inné à s’exprimer librement n’a jamais empêché personne de penser.

Certains ont été arrêtés, torturés, et écroués à l’issue d’une procédure n’ayant pas respecté les standards des procès équitables.

Le djiboutien ne connaît pas ses droits, puisqu’on ne lui en parle jamais ; il voit l’injustice de ses propres yeux, et il n’a pas le droit de la dénoncer, sinon c’est un traître.

Qu’est-ce que l’on fait lorsque l’institution judiciaire refuse même les dépôts de plainte à l’égard des actes de tortures et des agressions en tout genre ? Quelle réaction adopter face à des magistrats qui deviennent l’outil légaliste d’une machine politico-judiciaire qui broie nos concitoyens ? Qu’est-ce que l’on fait lorsque des canaux d’expression tant sur support papier qu’électronique sont censurés de la manière la plus arbitraire, y compris ceux des partis politiques légaux ?N’est-il pas temps d’agir et de démasquer la propagande officielle et infirmer ses allégations mensongéres de toute crédibilité. Pourtant depuis 29 ans ce régime sévissait et sans se cacher enfermait, torturait, exécutait sans relâche.

Les Massacres d’Arhiba le 18/12/1991 et le 30/11/2005 ont renversé la légitimité morale du système.

Quiconque, membre du système ou non, qui a encore un peu de conscience et une capacité d’analyse élémentaire, a réalisé sa nature cruelle .

Notre big brother national vit dans la psychose de se voir malmener par des juges européens et notamment dans des pays comme l’Espagne, la Belgique ou encore la Suisse dont les tribunaux se sont déclarés compétants pour poursuivre en justice des responsables convaincus de pratique de la torture et d’exactions.

L’imagination est intarissable lorsqu’il s’agit de réduire au silence les défenseurs des droits humains. Elle induit des méthodes de plus en plus insidieuses. Toutes les formes de l’oppression: violences et arrestations gratuites, culte abrutissant de l’idéologie et de la personnalité.

Le peuple vit dans l’arbitraire et la crainte, le silence et la délation.

Pourquoi l’opposition n’arrive pas à se faire entendre ? Est-on condamné à vivre avec ces multiples compétitions décoratives ?

Ainsi, la pratique du régime djiboutien en place dont la communication est basée sur le prêche du faux, du mensonge, de la falsification des réalités sociales, de l’état des libertés individuelles et du camouflage de la pratique systématique de la torture, un comportement qui prouve une volonté, réfléchie et planifiée, d’affirmer deux objectifs.
Projeter une belle image de la République De Djibouti auprès de l’opinion internationale, le contrôle de la situation policièrement et maintenir une politique basée sur la peur, la terreur du peuple. Face à cette politique, on aurait pu s’attendre à voir une opposition virulente, forte et surtout proche du peuple. Il n’en est rien et c’est là où se situe le paradoxe de la République De Djibouti.

Que faisons-nous lorsque les droits liés à la citoyenneté sont violés ?

Pour l’instant, la seule réponse que j’observe est celle-ci : Peu importe ces violations… nous continuons à collaborer avec la dictature en participant à des élections truquées et continuons à être terriblement impuissants face à l’injustice qui frappe nos concitoyens.

Et je dis nous, parce que d’une part j’éprouve une part de responsabilité, et d’autre part je ne suis pas en position de rupture vis-à-vis de l’opposition démocratique, mais en position d’un soutien non moins critique.

Je ne m’arrête pas à méditer sur ce vers d’un fameux poète arabe qui dit : « Si vous êtes condamné à vivre us un tyran soyez injuste et si vous vous trouvez avec des ignorants soyez aussi ignorant».

Jamais un dictateur qui a ruiné son pays, mis en esclavage son peuple, exporté la guerre, trafiqué de la drogue à si grande échelle, trompé les investisseurs, menti, torturé, exécuté, ostracisé et éliminé jusqu’à ses amis les plus proches n’aura été aussi encensé. Malgré la réalité si terrible cet homme est apparu pendant longtemps aux yeux des autorités françaises- promptes à dénoncer sélectivement les exactions de certains régimes mais gardant un silence total sur la situation djiboutienne -, comme un bienfaiteur. Leur silence permettant à la dictature de tirer sa révérence pour se prévaloir de sa légitimité de fait.

Faudra-t-il parler de complicité active? Qui blâmer alors ? Le peuple djiboutien? L’opposition djiboutienne? La France? La vie injuste ? La mort ? Le destin ? Je n’en sais rien ! Peut-être personne, c’est ainsi que va la vie ! Mais qu’importe !

La plupart des États européens font de même ; et si d’aventure l’un d’eux rompt l’assourdissant silence, c’est pour dire, comme pour s’excuser de tant d’audace, qu’il ne peut que condamner de si inhumaines pratiques.

Ils se montrent peu diserts pour dénoncer les dérives d’un pays qui fonde sa citoyenneté sur des critères tribaux, érigeant ainsi le tribalisme en système, légalise la torture et l’assassinat d’opposants politiques .

Beaucoup de personnes se demandent comment le régime tient. Toute l’explication repose sur deux mots, deux seuls mots : la peur et la terreur que ces vautours charognards suscitent autour de et dans l’ensemble de tous leurs « sujets ».

Et malgré les faits il y a toujours de nombreux idiots utiles qui sont prêts à encenser celui qui pourrait en quelques instants devenir leur bourreau. En disant cela je pense à Me Aref , Me Martinet – des morts vivants qui ne font que pleurnicher les faces cachées sur leur sort en réduisant tous leurs malheurs au système, au pouvoir ; à la politique et ses ténors, et hommes d’affaires somaliens qui après avoir encensé IOG ont été insultés, discrédités, ont vu leurs propriétés confisquées et se sont vu interdire de retourner à Djibouti.

Cependant, force est de constater qu’il y a le discours d’IOG et la réalité de ses actes. On observe un grand écart permanent entre les deux. L’origine de cette gymnastique tient davantage du développement de relations « mafieuses » qu’il entretient avec ses sbires.

Un discours qui ne s’attaque pas aux principes fondateurs du clientélisme , du népotisme qui règne dans le pays et les injustices de tout genre, de la corruption institutionnalisée et, qui ne fournit aucun effort de démocratisation du système politique.

Comme il est illusoire de mettre en avant des acquis sociaux formels pour plaider la fausse modernité d’une dictature qui ne reconnaît encore à son peuple aucun respect à l’intégrité physique ni de la vie privée.

Car c’est un leurre que de chercher la relance économique sans réaliser avant tout le consensus national, la sécurité pour tous.

Son discours est une croyance fausse et trompeuse. Serait illusoire ce qui ne correspond pas à la réalité d’un contexte ou d’une situation donnée. Il faut en effet envisager l’illusion à l’aune du critère de réalité plus que de vérité. Il est le contraire de la vérité – à savoir le mensonge , lequel peut être corrigé dès lors qu’on en a pris conscience. Le mensonge, il, persiste, puisqu’il masque ce qui est conçu, préalablement à travers un système de croyances ou de valeurs, comme réel. Si nous définissons temporairement le contexte comme l’ensemble de paramètres qui rendent possible une action, nous pouvons aussi le caractériser par l’indiscernabilité entre le réel et l’illusoire, le faisable et l’utopique, l’objectif et le subjectif, le mythe et la réalité, l’adoration et l’exécration.

Le  » démon-crate  » IOG ne s’efforce pas dans le même temps d’en réveler les effets néfastes, qu’il en passe par le discours pour en montrer les limites et les dangers.

Une grande partie de ses discours politiques est en conséquence perçue comme sans portée réelle, comme irresponsable. La politique n’est plus seulement une politique spectacle qui met en scène les joutes politiques et présente les orientations comme des marchandises, elle devient une politique des simulacres, simulacres d’orientations, simulacres d’engagements, simulacres de spectacle.

Contrairement à ce qu’il veuille faire croire, la dictature n’a jamais eu – et ne peut jamais – avoir le moindre crédit populaire.

Les choix économiques ont été et restent un désastre de corruption, de misère, de maladies et de calamités les plus diverses.

Les choix dans les formations ont fini par donner les résultats non moins désastreux.

Tout le système est corrompu dans tous ses interstices.

Quant aux choix extérieurs, la dictature a fait aussi les choix, qui complémentent son mépris total aux sensibilités populaires. Particulièrement en se moquant éperdument des fondements identitaires de notre peuple. Et en parlant des fondements identitaires il ne parle de questions d’esthétique, mais de bases sans lesquelles la société ne fonctionnera jamais.

Assimilé au jeu, au simulacre, ou au mirage, il ferait donc office de pendant  » négatif  » non seulement du  » réel  » mais aussi de la  » vérité « .

Mais, il suffit de voir comment est traitée la question de « la décentralisation » pour mesurer le décalage entre le discours médiatique et la réalité du phénomène. On est dans la démesure en permanence.

Pire encore : l’autisme est érigé en système de pensée.

L’idéologie (au sens moderne) – ou le dogmatisme (selon l’expression des écrivains anarchistes) -, n’est pas un simple système d’idées, ni une déformation du réel par la pensée, c’est l’idée qui se substitue au réel et lui impose sa logique, son système incontestable. En ce sens, tout idéologie porte en germe le totalitarisme. Comme le dit Hannah Arendt :« Il existe trois éléments spécifiquement totalitaires qui sont propres à toute idéologie : la prétention à tout expliquer, l’émancipation de la réalité, la cohérence qui n’existe nulle part dans le domaine de la réalité » (4).Le discours d’IOG en est la parfaite illustration.

Afficher des dogmes n’est pas condamnable mais asservir la réalité à leur service est une faute historique dont il faut assumer les conséquences.

Comment réparer cette « faillite » politique, où tant de jeunes sont poussés à vivre irrémédiablement à la marge de la société ? Comment resocialiser des Djiboutiens ayant vécu dans la ségrégation permanente ?

Tant de questions brûlantes ne trouvent toujours pas une traduction concrète sur le terrain.

L’observateur sera encore une fois déçu, déçu par cette médiocrité et par cette incapacité de mener un vrai débat sur le fond des problèmes de la société djiboutienne.Pis, ce discours sera incapable de proposer une alternative politique et citoyenne pour le pays.

Le décalage avec les attentes de la population est de plus en plus sensible, particulièrement dans le Nord, j’imagine…

Le gouvernement dirigé par Dileita Mohamed a fait preuve de beaucoup d’immobilisme dans la gestion de l’Etat, il a été caractérisé par les dérives politiciennes fondées sur l’absence d’une classe politique (la rupture ou la continuité d’une classe politique bricolée, la rupture avec les aspirations du peuple). La République De Djibouti a besoin d’une classe politique qui assume les aspirations du peuple et dont la conviction et l’ascèse pourraient s tenir un projet de société.

Mohamed Qayaad

1 La Nation du Mercredi 10 Mai 2006

2 L’amante de Rodrigue est un jeune noble castillan, fils de Don Diègue et héros principal de la pièce de Corneille : le Cid.

3 Décidément Big Brother a encore de beaux jours devant lui :  » Le plus effrayant dans le totalitarisme n’est pas qu’il commette des  » atrocités  » mais qu’il détruise la notion même de réalité objective ; il prétend contrôler le passé aussi bien que l’avenir.  » (Orwell,  » Tribune « , 4 février 1944).

4 Hannah Arendt , Le Système totalitaire, 1972, III, p. 219.

30/06/06 (B357_A) A lire sur le site des Nouvelles d’Addis, une information concernant des trafics d’armes à destination de la Somalie qui passeraient par Djibouti. (article mis à jour le 1/07/06)

Lien : http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/12_depeche06/12277_armes-somalie.html

Le site des Nouvelles d’Addis fait état de sources d’information sérieuses, qui auraient confirmé que des Armes auraient transité récemment entre l’Erythrée et la Somalie « à la barbe » des forces françaises et américaines ….

De même des combattants appartenant aux forces islamistes extrêmistes seraient soignés à Djibouti.

____________________________ Note de l’ARDHD
Cette information corrobore ce que nous ne cessons de dénoncer depuis plusieurs années : Guelleh et son régime sont impliqués « à fond » dans des trafics d’armes illégaux vers la Somalie et ils ont enfreint l’embargo qui avait été décrété au niveau international.

On comprend mieux l’empressement des autorités djiboutiennes à publier un plaidoyer pour demander la levée de l’embargo. Nous avions donné notre avis sur ce point, en estimant que les déclarations de Guelleh n’avait pour objectif que de tenter de faire régulariser sa situation … envers la communauté internationale.

Guelleh joue sur les deux tableaux : sourire par devant aux Américains et passage d’armes par derrière pour alimenter leurs ennemis.

Belle mentalité ! Mais on le savait !

30/06/06 (B357_A) 19:00 CET. ALERTE ROUGE Rediffusion. Guelleh s’attaque directement aux parents d’Ali Iftin, des personnes âgées qui vivaient une retraite paisible à Borama (Somaliland) et qui ne sont pas concernés par les affaires pénales de Guelleh.

Tandis que Djama Souleiman, le procureur « félon », annonçait dans un communiqué publié par l’ADI que Djibouti n’était mélé en aucune façon au meurtre du Juge Borrel et qu’il refusait toute coopération judiciaire avec la France, nous venons d’apprendre que Guelleh avait envoyé des troupes armées au Somaliland pour cerner la maison des parents d’Ali Iftin.


Roger Picon
Il est même annoncé qu’un avion serait prêt à décoller pour les ramener à Djibouti. Ce n’est certainement pas pour leur offrir des glaces au chocolat, mais on peut craindre qu’ils ne soient torturés dès leur arrivée à Djibouti.

Rappelons que M Abdillahi Iftin, le père d’Ali Iftin est un ancien officier de la Gendarmerie djiboutienne. Agé de 80 ans, il vivait une retraite paisible à Borama au Somaliland en compagnie de son épouse âgée de 70 ans. Ils ne sont pas impliqués dans l’affaire Borrel, ni dans les témoignages de leur fils.

Il est évident que Guelleh veut faire pression sur Ali Iftin pour qu’il revienne sur son témoignage. Il devient directement coupable d’une nouvelle tentative de subornation de témoin. Mais en plus, chose extrêmement plus grave, il s’attaque sans vergogne à des vieux, sans défense : la lâcheté de Guelleh n’a d’égale que sa cupidité. Jamais il ne s’attaquerait à plus fort que lui. Mais seulement aux plus faibles….

Ce projet d’enlèvement en territoire étranger est proprement scandaleux. En plus c’est une grande bêtise, car Guelleh va se mettre à dos toutes les tribus qui refusent que l’on s’attaque aux ancêtres et il va susciter d’inévitables tensions entre les populations des deux pays voisins. Mettre le feu aux poudres est-il l’un de ses amusements préférés ?

En tout cas, cette information confirme, en dépit des déclarations arrogantes et mensongères de Djama Grandes oreilles, que Guelleh est pris de panique par les derniers développements de l’affaire Borrel et qu’ils tentent, de la façon la plus maladroite possible d’éteindre les incendies.

Dernière minute : nous apprenons que la Juge Clément, en charge du dossier, a été averti de cette tentative d’enlèvement et de subornation de témoin. Cela mettra une nouvelle pièce au dossier à charge contre le régime dictatorial et meurtrier.

30/06/06 (B357_A) 16:30 CET. ALERTE ROUGE. Guelleh s’attaque directement aux parents d’Ali Iftin, des personnes âgées qui vivaient une retraite paisible à Borama (Somaliland) et qui ne sont pas concernés par les affaires pénales de Guelleh.

Tandis que Djama Souleiman, le procureur « félon », annonçait dans un communiqué publié par l’ADI que Djibouti n’était mélé en aucune façon au meurtre du Juge Borrel et qu’il refusait toute coopération judiciaire avec la France, nous venons d’apprendre que Guelleh avait envoyé des troupes armées au Somaliland pour cerner la maison des parents d’Ali Iftin.


Roger Picon
Il est même annoncé qu’un avion serait prêt à décoller pour les ramener à Djibouti. Ce n’est certainement pas pour leur offrir des glaces au chocolat, mais on peut craindre qu’ils ne soient torturés dès leur arrivée à Djibouti.

Rappelons que M Abdillahi Iftin, le père d’Ali Iftin est un ancien officier de la Gendarmerie djiboutienne. Agé de 80 ans, il vivait une retraite paisible à Borama au Somaliland en compagnie de son épouse âgée de 70 ans. Ils ne sont pas impliqués dans l’affaire Borrel, ni dans les témoignages de leur fils.

Il est évident que Guelleh veut faire pression sur Ali Iftin pour qu’il revienne sur son témoignage. Il devient directement coupable d’une nouvelle tentative de subornation de témoin. Mais en plus, chose extrêmement plus grave, il s’attaque sans vergogne à des vieux, sans défense : la lâcheté de Guelleh n’a d’égale que sa cupidité. Jamais il ne s’attaquerait à plus fort que lui. Mais seulement aux plus faibles….

Ce projet d’enlèvement en territoire étranger est proprement scandaleux. En plus c’est une grande bêtise, car Guelleh va se mettre à dos toutes les tribus qui refusent que l’on s’attaque aux ancêtres et il va susciter d’inévitables tensions entre les populations des deux pays voisins. Mettre le feu aux poudres est-il l’un de ses amusements préférés ?

En tout cas, cette information confirme, en dépit des déclarations arrogantes et mensongères de Djama Grandes oreilles, que Guelleh est pris de panique par les derniers développements de l’affaire Borrel et qu’ils tentent, de la façon la plus maladroite possible d’éteindre les incendies.

Dernière minute : nous apprenons que la Juge Clément, en charge du dossier, a été averti de cette tentative d’enlèvement et de subornation de témoin. Cela mettra une nouvelle pièce au dossier à charge contre le régime dictatorial et meurtrier.

30/06/06 (B356_B) L’ARDHD a remarqué l’Editorial du Journal La Nation publié le 29 juin. Rien qu’en lisant le titre, nous avons proposé la convocation d’un comité extraordinaire de l’Ordre des brosses à reluire : « Un 29ème anniversaire sous l’emblème de la satisfaction générale ». Il fallait oser cet article et surtout parler de la loghorrée, lorsque l’on s’exprime d’une façon aussi peu compréhensible …

Convoqués en session extraordinaire, les membres du Comité de l’Ordre des Brosses à Reluire, se sont réunis sous la Présidence de Dileita. On a remarqué l’absence de S.E. Jean-Paul Angelier, probablement retenu à son bureau …

Yacin Elmi Bouh, en sa qualité de Vice-Président a remercié les membres présents et a exposé l’ordre du jour. Il a posé sur la table, le dernier numéro de La Nation et il a lu l’article de l’éditorialiste de service, dont nous reprenons quelques extraits parmi les plus significatifs :

 » Cette situation qui a longtemps prévalu a  enfin, depuis 1999, laissé place à une nouvelle éthique où, l’artisan de « cette révolution mentale  » entend dorénavant que nous puissions déduire de nos propres aptitudes les moyens et conditions de notre existence ; sans quoi, les termes de notre indépendance se résument en une simple logorrhée verbale, démagogique et donc sans intérêt réel pour personne. « 

Note de l’ARDHD : non seulement c’est du charabia incompréhensible, mais que c’est beau, que c’est flagorneur !

 » Aujourd’hui, quelques 7 années après la mise en route de cette nouvelle politique, les résultats engendrés sont pour le moins encourageants puisque, l’ensemble des reformes adoptées ont contribué graduellement à la résorption du chômage, à l’insertion et au repérage des plus démunis d’entre nous en faveur desquels, des structures de soutiens et d’émulation ont été mis en place dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. « 

Pour terminer par l’apothèose, le remarquable bouquet final :


« Par ailleurs, en politique, le fait d’œuvrer en faveur d’un cadre de vie individuel et collectif où nos citoyens puissent se réaliser pleinement et prendre note de l’étendue de leur liberté arrachée, dans le cadre de la lutte pour l’indépendance, au péril de leurs vies, se poursuit inlassablement depuis de plus 7 années maintenant : en témoigne, entre autres, l’introduction du multipartisme total dans notre sphère politique, la récente reforme sur la décentralisation et ses retombées significatives en matière de participation populaire pour les décisions relevant du cadre de vie immédiat (l’école, la santé, l’hygiène…). Quant à la revitalisation de l’Inspection Générale de l’Etat et à l’innovation d’une Cour de Compte et de Discipline Budgétaire, elles constituent des modes efficaces de contrôle des deniers publics ; assignant les cadres à une culture de transparence. Leur création témoigne d’un sentiment de protection au profit du peuple de Djibouti. »


Aussitôt lecture faite du long article à la Gloire de Guelleh et son régime, les membres du Comité se sont levés pour ovationner l’auteur, éditorialiste de leur journal préféré.


A main levée et à l’unanimité, sur proposition de Yacin Elmi Bouh, les membres du comité ont voté en faveur de la cooptation immédiate du brillant candidat

Le nouvel impétrant a été reçu au grade Chevalier avec le titre prestigieux de « Ciseleur de la formule creuse et absconse ».

L’équipe de l’ARDHD au grand complet a aussitôt tenu à adresser ses plus chaudes félicitations au nouveau membre de l’Ordre des Brosses à Reluire qui a reçu immédiatement les insignes de son grade.

Yacin Elmi Bouh a ajouté en signe de conclusion : « Ce petit a un talent remarquable et il ira loin s’il persévère dans ce style magique et incompréhensible pour le commun des mortels. Il faudra qu’il signe désormais ses articles, car Guelleh ne pourra pas rester indifférent face à un tel hommage. L’anonymat, c’est fini pour lui. C’est un Grand ! « 


Editorialiste de La Nation
nous vous recevons dans
l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire
au grade de Chevalier et avec le titre
« Ciseleur de la formule creuse et absconse »
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