31/07/06 (B361) Reuters : Three explosions in Dire Dawa, a railway town in eastern Ethiopia, on Monday caused minor damage but no injuries, a police official said.

Police had arrested one person suspected of involvement and an investigation was continuing.

« The explosions at the outer fence of a ticket office, a post office and underneath a bridge spanning the town caused minor damage to property and there were no casualties, » police inspector Benyam Fikru told Reuters by telephone.

« Police suspect that these explosions were the work of terrorists aimed at destroying public utilities and attempting to disrupt the peace of the country, » he added.

Dire Dawa lies 525km east of Addis Ababa on the main railroad nnecting the capital with the port of Djibouti.

While such explosions are relatively rare in Ethiopia, Addis Ababa this year has been hit by several mysterious blasts.

Ethiopia has blamed neighbouring Eritrea and various rebel groups for attacks in the past. — Reuters

31/07/06 (B361) REUTERS : Rixe au Parlement somalien, après le rejet de la motion de censure qui aurait provoqué, si elle avait été votée, la démission du Cabinet du Premier Ministre.

Rixe au parlement somalien après le maintien du Premier ministre

BAIDOA, Somalie (Reuters) – Des députés somaliens ont fait le coup de poing au sein du parlement siégeant à Baïdoa après la confirmation au poste de Premier ministre d’Ali Mohamed Gedi.

Des policiers ont dû pénétrer dans l’enceinte parlementaire -un entrepôt à céréales- pour mettre un terme à la rixe et évacuer Gedi.

En début de séance, ce dernier avait recueilli 88 votes, contre 126 pour ses adversaires. Un quorum de deux-tiers des voix minimum est nécessaire pour obtenir le départ du chef du gouvernement provisoire.

La non-confirmation de Gedi à son poste aurait entraîné la dissolution de l’actuel gouvernement de transition, qui siège à Baïdoa, à 200 km environ à l’ouest de la capitale.

L’autorité du gouvernement de Gedi est déjà largement contestée par les islamistes qui se sont emparés de Mogadiscio et d’autres localités du Sud depuis juin.

« Ce fut un bon exercice de démocratie. Je suis certain que le gouvernement va très vite se remettre en ordre », a déclaré à Reuters Ismail Mahamoud Hourreh, vice-Premier ministre.

« Le plus probable, c’est qu’il y ait un remaniement. »

L’opposition parlementaire souhaite le départ de Gedi, en poste depuis 2004, pour faire une place aux islamistes au sein du gouvernement. On ignore toutefois si les islamistes souhaitent prendre part au gouvernement de transition.

Gedi, tout comme le président Abdullahi Youssouf, est accusé de « vendre » le pays à l’Ethiopie, pays voisin et ennemi traditionnel de la Somalie, où prévaut la tradition chrétienne et qui redoute l’avènement d’un Etat musulman à ses frontières.

Une nouvelle série de négociations entre les islamistes et le gouvernement de transition est annoncée à Khartoum la semaine prochaine.

Mais les islamistes ont répété ce dimanche qu’ils ne comptaient pas participer tant que des troupes éthiopiennes restaient stationnées sur le sol somalien, au sud du pays.

« Peu importe qu’il s’agisse d’un seul soldat ou d’un bataillon tout entier (…). Tant qu’ils seront sur notre sol, nous ne participerons pas », a assuré à Reuters le chef des islamistes, le cheikh Hassan Dahir Aweys.

31/07/06 (B361) Reuters : à Kinshasa, les USA par la voix de leur Secrétaire d’Etat aux affaires africaines, mettent en garde à la fois l’Ethiopie et l’Erythrée contre leur interventionisme en Somalie et leur demandent de rester en dehors de la crise. (Info lecteur – en anglais)

Somalia’s Neighbors Are Warned by U.S.

KINSHASA, Congo, July 29 — The United States warned Eritrea and Ethiopia on Saturday to stay out of the escalating crisis in Somalia, where they are believed to be backing rival sides.

« There are many foreign elements in Somalia right now, » said Jendayi Frazer, assistant secretary of state for African affairs, citing reports that Ethiopia had sent troops to back the interim government and that Eritrea has given weapons to an Islamic militia that controls the capital.

Neither the interim government nor the Islamic militia « can take the high ground by saying the other is violating Somali sovereignty, » she said. « They’ve all invited in foreigners, all been backed by foreign forces. »

On a visit to Congo, where she will monitor elections, Frazer said other countries must remain focused on supporting Somalia’s interim government.

If the government is undermined, she said, « it will set the Somali people back many, many years and probably ensure a future of chaos. »

Diplomats say that Ethiopia and Eritrea, which fought a 1998-2000 war and continue to argue over their border, are using the situation in Somalia as a proxy for their feud.

Witnesses say Ethiopia has sent several thousand troops to back the interim government, which is based in Baidoa, 150 miles northwest of Mogadishu.

Eritrea has armed the Islamic militia in the past, according to the United Nations, and many analysts say the country continues to provide them weapons.

Somalia has been without an effective central government since warlords toppled dictator Mohamed Siad Barre in 1991 and then turned on one another, carving much of the country into armed camps. The interim government was set up in 2004 as part of a peace deal but has failed to assert control over the country.

Last month, the Islamic militia seized control of Mogadishu and much of southern Somalia from an alliance of secular warlords backed by the U.S. government.

31/07/06 (B361) Radio-trottoir : Djama Grandes oreilles prépare-t-il sa reconversion dans le commerce des épices particulières ?


Roger Picon

Sur la base d’indiscrétions qui circulent au sein de la Police nationale, nous avons pu obtenir les informations suivantes.

La Police nationale aurait arrêté un gentil garçon, dont nous espérons bientôt vous fournir l’identité exacte. Cet homme pratiquait un commerce d’èpices très recherchées, que l’on désigne souvent par le nom scientifique : « Ectasy ».

Après interrogatoire, l’homme aurait été conduit au Palais de Justice où Djama aurait pris son dossier en main.

Rien de plus normal.

Le suspect est remis en liberté le jour même sur ordre de Djama !

Mais voilà que le soir même, les Policiers retrouvent le gentil garçon qui se promène librement dans les rues de la Capitale, ne manifestant aucune crainte à leur approche redoutable. En réponse aux braves agents, qui lui demandaient pourquoi il était libre, en dépit des charges relevées contre lui et dûment prouvées par des pièces à conviction, ils furent surpris d’entendre quelque chose du genre : « Oh, vous ne pouvez rien contre moi, car je suis en affaire personnelle avec le Procureur Djama ».

C’est tout ce que nous savons à l’heure actuelle. Mais chacun se demande si Djama, qui est en fin de carrière, pratiquement bras cassé et sous le coup d’une convocation de la Justice française, n’a pas l’idée de se reconvertir dans le commerce des épices orientales ou de faciliter leur importation et leur distribution moyennant honnête rétribution. Et comme Djama est un homme qui voit loin, il a peut-être des idées de développement de ces produits hautement sensibles et fort recherchés, à l’exportation.

Les mauvaises langues ajoutent même, que lorsque l’on a perdu le pouvoir de tuer sans jugement ou sous la torture, on cherche d’autres armes pour détruire ses concitoyens et il semble que cette épice soit extrêmement redoutable à moyen terme, pour la vie de ceux qui la consomment. Qu’importe pour Djama, du moment que ça paye ….

Affaire à suivre.

Un militant anti-drogue

31/07/06 (B361) Quand un Ministre djiboutien fait une tournée en pays Assajog et qu’il visite des sites « dit industriels et opérationnels », on peut être assuré que Guelleh a besoin soit de faire parler de lui, soit d’argent frais. Car ces sites « fantômes » n’ont jamais rien produit et qu’ils ne produiront probablement jamais rien de rentable … tant les détournements sont importants (Extrait La Nation – Info lecteur)

_______________________________ Extrait La Nation

Industrialisation en pays Assajog: La preuve par trois
(La Nation (Djib) 24/07/2006)

La cimenterie d’Ali-Sabieh devrait voir le jour d’ici un an au plus tard. L’usine de fabrication de marbre et de pierres de synthèse devrait entamer très prochainement la commercialisation de ses produits sur le marché national. Et l’usine  » Il-Jano », quant à elle, attend l’installation de sa nouvelle chaîne qui devrait arriver normalement dans le pays d’ici un mois et demi, pour redémarrer.

Diverses leçons sont à tirer de la tournée effectuée le week-end dernier en pays assajog par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Rifki Abdoulkader Bamakhrama : son passage sur les sites des trois unités de production industrielle de la région montre l’importance qu’accorde le gouvernement au décollage économique de cette région enclavée. Le ministre a réservé sa première visite à la cimenterie en construction sur un site à la sortie de la ville d’Ali-Sabieh, où il s’est rendu compte de l’évolution des travaux. Et ce sous la conduite de l’ingénieur en chef chargé de mener ce projet à terme.

Le ministre n’a manqué non plus de faire un détour par l’usine d’eau minérale d’Il Jano avant d’achever sa tournée en se rendant à l’usine de fabrication de marbre et de pierres de synthèse, cette dernière devrait entamer prochainement la commercialisation de ses produits sur le marché national dans une première étape.

Dans une déclaration faite à la presse, il a indiqué que cette visite avait pour objectif de faire le point sur la situation prévalant dans les trois unités de production industrielle. C’est-à-dire : constater de visu la bonne marche des travaux d’une part, et procéder à l’installation du nouv u directeur de l’usine de marbre et de pierres de synthèse. A ce propos, la S.I.E.M.A.S attend le renouvellement de l’ensemble de la chaîne de production d’eau minérale et l’installation d’une nouvelle chaîne dont l’arrivée est prévue normalement dans le pays d’ici un mois et demi et le montage fixé au courant des mois de septembre – octobre 2006.

Quant au troisième site industriel qu’est la cimenterie, il y a lieu de souligner que le chantier est en place et que les différents périmètres de construction ont été délimités.

Sur ce site se dresseront bientôt 21 blocs de bâtiments.

Le ministre a ajouté que la ville d’Ali-Sabieh peut s’enorgueillir d’abriter non seulement ces nouveaux bâtiments mais aussi la fabrication de ciment. D’autant plus que le ciment est, a-t-il précisé, devenu une matière rare dans le monde entier de nos jours.

Bref, le démarrage des activités de cette dernière unité industrielle dopera la croissance économique de la région Assajog en particulier et de la République de Djibouti par voie de conséquence.

________________________________ Note d’un lecteur.

POUDRE AUX YEUX

Des promesses, des promesses, mais toujours aucune production à l’horizon ! Le Ministre a visité des sites fantômes, ce que savent tous les Djiboutiens. On n’arrête pas de parler de la prochaine production, de nouvelles chaînes pour redémarrer (ce qui sous-entend bien sur que les anciennes chaînes n’ont jamais produit …) etc…

Bref, tout cela, comme l’a souligné le site du GED, à plusieurs reprises, n’est que de la poudre aux yeux, car je vous parie mon salaire mensuel, que l’année prochaine, la situation sera identique.

Comment voulez-vous que cela marche ?

– l’encadrement est insuffisant et mal formé,
– les détournements de fonds affectent directement la qualité des équipements et surtout leur maintenance,
– il n’y a aucune volonté de mener ces projets à bien,
– pire encore, ces projets sont souvent en compétition avec des importateurs qui ne les encouragent pas ; au contraire, ils usent de leur influence, dans certains cas, pour les saboter,

Alors Monsieur le Ministre, cesse de te moquer de nous. Va raconter tes salades ailleurs, mais pas en pays Assajog, parce que nous connaissons la vérité et l’état d’avancement de vos projets bidon. L’année prochaine, tout sera beau, tout marchera et on aura des sites rentables : tu rigoles ou quoi ?

Mais Guelleh va te féliciter pour cela et il te donnera certainement ta part, prélevée sur les montants qu’il a détournés à partir des subventions prévues (au départ) pour financer des projets viables, mais qui ne le seront jamais….

C’est pitoyable et consternant et désobligeant pour nous, qui serions directement concernés par la réussite de ces projets industriels. Mais heureusement, nous avons cessé d’être naïfs …. et nous ne contribuerons pas à la réussite … de la communication odieuse de Guelleh.

31/07/06 (B361) Le message du poète d’Ottawa.

la misere n’est pas spectacle,
l’assassinat n’est pas simple fable qui ne laisse pas de traces,
l’injustice est un chose horrible à entendre et à observer,
l’injustice cause la faim perpétuelle
l’injustice engendre l’instabilité sociale et le désespoir
l’injustice génére toutes les maladies possibles
l’injustice est un signe tribal et la vanité une ignorance
l’injustice tue la fraternité entre les hommes
l’injustice suscite la honte de se voir vivant encore
l’injustice est une injurie irréparable alors que la réconciliation est acceptable,
l’injustice effraie le monde entier
l’injustice me fait voir ma faiblesse
l,injustice me fait oublier que j’étais un homme
l’injustice fait plaisir aux faibles qui la manie
l’injustice me fait perdre ma culture traditionnelle
l’injustice me fait changer ma personnalité naturelle
l’injustice est un maladie chronique
l’injustice est un méchanceté absolue

salut camarades
du Combat contre l’injustice et l’obscurantisme
Ottawa

31/07/06 (B361) GED : communiqué du Porte-Parole du Gouvernement en Exil, Monsieur Mohamed Alhoumekani

MESSAGE
de soutien et de fraternité
aux habitants de Dire Dawa, victimes de trois explosions.

C’est avec la plus grande tristesse que les membres du Gouvernement en Exil ont appris que trois attentats avaient frappé sauvagement la ville de Dire Dawa. Fort heureusement, à l’heure actuelle, on ne dénonce aucune victime civile.

Selon les informations que nous avons reçues dans la soirée, de nombreux témoins dénonceraient une action des services secrets djiboutiens. La venue d’Ali Guelleh, dans cette ville, à plusieurs reprises, avant les attentats, pourrait donner un certain crédit à ces accusations précises.

Nous avons évoqué, au cours d’une réunion tenue en urgence, les différentes possibilités et il nous semble que la piste la plus probable, soit la piste djiboutienne. Dans un contexte sinon explosif, au moins très troublé dans la Corne de l’Afrique, personne ne peut écarter l’action des services secrets djiboutiens, au service de la politique la plus désastreuse pour la région.

Le double jeu d’Ismaël Omar Guelleh le conduit à :

  • soutenir efficacement d’un côté les islamistes en favorisant le transfert d’armes en provenance de l’Erythrée,
  • se rallier (officiellement seulement) de l’autre, aux thèses et aux objectifs américains,

C’est un signe évident de la confusion qui règne à Djibouti et plus particulièrement au Palais de l’Escale.

Les attentats d’aujourd’hui, de Dire Dawa, présentent des similitudes troublantes avec ceux qui se sont produits à Djibouti depuis l’attentat du Café de Paris, en passant par la Gare de Djibouti, la Poste ou l’avenue 13. A l’heure actuelle, nous sommes encore incapables de dénoncer avec certitude les auteurs, ni de porter des accusations graves, mais nous ne pouvons pas exclure la main de la SDS …

Depuis des mois, nous dénonçons les actes de déstabilisation qui sont le résultat de la politique étrangère du Gouvernement djiboutien et dont l’un des objectifs prioritaires semble être l’affaiblissement de l’Ethiopie. En s’alliant avec l’Erythrée, en soutenant les intégristes et en provoquant des tensions à la frontière somalilo-ethiopienne, le régime controversé de Djibouti ne fait que poursuivre une politique catastrophique et sans issue.

Au nom du Peuple Djiboutien et du Mouvement national de Libération, nous adressons à nos frères éthiopiens de Dire Dawa l’assurance de notre soutien le plus sincère et de notre profonde solidarité dans ces circonstances douloureuses.

Mohamed Saleh Alhoumekani
Porte-Parole du GED

31/07/06 (B361) Djibouti – Lorsqu’il ne reste plus rien que la fuite en avant pour un Etat tyrannique et falsificateur, on appelle alors les Forces de Police et de répression aveugle pour tenter de maintenir le « Désordre public » imposé par Ismaïl Omar Guelleh …et par Kadra. (Africanman)


Roger Picon
Ces dernières années se sont exprimées avec une certaine force dans les rues de la capitale – comme dans tout le pays – des aspirations portant sur l’émancipation de la population face à l’asservissement tyrannique.

Elles se sont exprimées, sans réserves, de manière nouvelle et forte par une large partie de la population, active ou non.

Qui pourrait contester à cette population le fait qu’elle est en droit d’attendre des institutions et de la classe politique la satisfaction des demandes exprimées selon les règles de la démocratie en vigueur dans une République ?.

Une démocratie du suffrage universel permet au peuple souverain de renouveler le personnel politique à qui il confie ses destinées ainsi que l’organisation et la planification des éléments de programmes dits « de progrès » – économique, social et politique – appelés à assurer le bonheur des citoyens, leur sécurité, leur bien-être, leur unité et les conditions d’un épanouissement légitime, juste et partagé entre tous.

A l’inverse de cela, à Djibouti toutes les élections sont falsifiées et ont donné naissance à un Etat qui est aujourd’hui en pleine déliquescence ; et qui d’Etat n’a plus que le nom afin de tenter de sauver la face sur le plan international.

A haut niveau, chacun et chacune a son « jardin des privilèges » et fait largement usage de prérogatives qu’il/elle s’est indûment octroyé (e).

Par la force des choses, la rue est devenue le seul lieu d’expression pour les Djiboutiens/Djiboutiennes …sous les bastonnades et les tirs à balles réelles !

Lorsque les sans-travail, les sans-revenu, les sans-éducation, les sans-santé, les sans-secours, les sans-abris, les sans-avenir, les sans-illusion, les sans-espoir, les sans-syndicat, les sans-parti en ont assez d’être bercés de promesses sans fondement et sans lendemain, ils se retrouvent dans la rue ; cette rue qui devient un peu plus chaque jour l’un des rares lieux d’expression et de revendications.

Lorsqu’il ne reste plus rien que la fuite en avant pour un Etat tyrannique et falsificateur, on appelle alors les Forces de Police et de répression aveugle pour tenter de maintenir le « Désordre public » imposé par Ismaïl Omar Guelleh.

La force d’inertie, les promesses sans lendemain, les propos dilatoires d’un gouvernement – qui a conduit le pays au fond du gouffre – tiennent lieu de réponses. Trop souvent même, le mépris, l’insulte, les bastonnades et l’emploi des armes avec tirs à balles réelles. On peut parler d’absence de démocratie aux conséquences graves et qui risquent de l’être encore plus demain.