13/08/06 (B362) GED : communiqué sur la situation politique et les différentes actions qui sont menées. (Communiqué publié sur le site du GED)

Communiqué du Gouvernement
en Exil de Djibouti.

Le 22 juillet 2006, le Gouvernement en Exil de Djibouti a été surpris d’apprendre dans un communiqué publié par les Nouvelles d’Addis que l’opposition Djiboutienne s’était réunie à Paris.

Nous avons d’abord été très étonnés de la tenue de cette réunion pour laquelle aucun mouvement ou parti d’opposition crédible n’avait été reçu ni d’invitation ni d’information ; par contre les informations qui nous sont parvenues ultérieurement ne nous ont pas surpris.

Une réunion « inutile » sans ordre du jour et sans résultat

Cette fameuse réunion n’a eu aucun ordre du jour, et rien d’important n’a été dit à part à de dénigrer, les partis d’oppositions tels que le GED, l’UAD, UGUTA, en lançant des propos grotesques et enfantins indignes de personnes adultes et responsables. L ’ensemble de nos compatriotes a jugés les décisions et l’attitudes de lâcheté, en faisant surtout allusion au procès de l’ARDHD / ZAKARIA.

Nous tenons à rappeler que le GED, depuis sa création en février 2002, a gardé une politique objective et précise, sans en changer le cap : « la démocratie, la liberté et la justice dans notre pays ».

Des envoyés très spéciaux mandatés par le régime, pour tenter d’allumer des contre-feux,

IOG, se sentant en danger et en difficulté a dépêché ses guignols sur le sol Européen, M.Mohamed Daoud Chehem et M. Mohamed Moussa Tourtour, de façon à tenter de créer une opposition taillée à la manière iogienne.

En ce qui concerne M.Mohamed Daoud Chehem; il s’est expliqué dans son droit de réponse publié par l’ARDHD suite à un article qui le concernait.

Nous pouvons dire aujourd’hui qu’il a été fabriqué politiquement par le régime en place de façon à ce qu’il y ait quand même un candidat opposant lors de la présidentielle de 2005.

Bien parti, au départ, à la suite à sa libération « bienvenue » de la prison civile de gabode, il a viré de 180° en 2005. Les Djiboutiennes et Djiboutiens sont très éveillés, et le connaissent parfaitement, puisqu’aujourd’hui il devient l’ôte privilégié de l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles.

Photo de la rencontre entre Mohamed Moussa Chehem et Al Moutaani Khaled.

Lors de cette rencontre Moussa Chehem a proposé, au nom d’IOG que MM. Iftin et Alhoumekani fassent un faux témoignage afin de donner un alibi visant à soustraire IOG des soupçons qui pésent sur lui, dans le cadre de l’enquête judiciaire française sur l’assassinat du Juge Borrel.

En ce qui concerne M.Mohamed Moussa Tourtour, le « clochard de service » comme on le nomme aux palais d’Haramous et de l’Escale, il n’a jamais cessé d’effectuer des aller et retour entre Djibouti et l’Europe, particulièrement Paris et Bruxelles.

La première capitale pour couvrir les biens illégaux « maisons » de son beau-frère Mahamoud alias « Ben Bidraleh » ex-commissaire du district d’Obock puis d’Ali-Sabieh et directeur de l’ONARS.

Apres avoir usurpé les fonds qui lui ont été accordés pour la gestion de ces régions, il détourna l’argent destiné à la population afin d’acquérir personnelement des maisons en Europe. La seconde capitale, Bruxelles est très importante car le « clochard de service » a été mandaté par le Génie de la corne pour réaliser deux missions :
– 1) Judiciaire
– 2) Politique

Pressions sur les témoins : menaces et promesses de récompense

Le premier point est que IOG a toujours fait pression sur Ali Abdillahi Iftin dans le cadre de son témoignage dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti. IOG, à maintes reprises, a tenté de faire changer la version donnée par M.Iftin à la Justice française. Récemment, ses parents vivant paisiblement en Somalie (ref : article sur l’ARDHD du 30 juin 2006) ont été menacés par une bande armée aux ordres du régime. Durant le mois de juillet 2006, le « clochard de service » a fait un saut à VERVIERS (Ville de la Belgique) où vit sa sœur qui est l’épouse d’Ali Abdillahi Iftin pour demander, une nouvelle fois, au témoin gênant de modifier son témoignage. N’a-t-il pas précisé qu’il était personnellement mandaté par le Président Djiboutien, et que s’il (Iftin) acceptait le marché, il serait récompensé à hauteur du service rendu et des risques que courent IOG ?

S’il refusait dans le cas contraire, il s’est permis d’affirmer que Mme Iftin, sa sœur, quitterait M Iftin pour rentrerà Djibouti avec leurs enfants : il s’agit en fait d’une menace d’enlèvement purement et simplement.

Malheureusement pour IOG la tentative a encore une échoué, puisque Ali Iftin est resté serein, déterminé et clair. Immédiatement une plainte a été déposée par lui, pour tentative d’enlèvement d’enfants hors du territoire Européen ; théoriquement, cette dame ne peut pas revenir à Djibouti puisqu’elle a été reconnue comme réfugiée politique par la Belgique, puis naturalisée par la suite.

Nous lui rappelons quand même l’histoire de Mme Ayan Hersi qui s’est vu déchue de sa nationalité Hollandaise pour avoir fait des fausses déclarations lors de sa procédure d’asile.

Cependant le fait de faire pression sur les opposants ou témoins est une vieille pratique du régime Djiboutien, notamment nous pourrons citer des noms : Alhoumekani, Deberkalleh, Feu Cheiko, etc.…

Le deuxième point qui est politique, M.Ali Abdillahi Iftin qui est chargé de la défense du GED est aussi Président du Mouvement de Libération Nationale. A ce titre, il dérange énormément les visées d’IOG, car effectivement, ce mouvement est très populaire au sein de nos compatriotes et le régime a bien mesuré son importance et son influence.

Aujourd’hui le GED n’est pas étonné par la réaction de Chehem et de Tourtour.

Nous sommes particulièrement déçus, en revanche, par la position des mouvements qui se prétendent opposants et qui ont organisé cette réunion que certains qualifient de mascarade ou de pièce de théâtre : combien de communiqués sont émis de part et d’autre par des formations politiques, pour justifier l’absence de leurs représentants (voir cet article dans le site du MRD de la part de son Président)

C’est dans cet esprit que s’inscrit la réunion précitée du 22 juillet à Paris. Et le MRD souscrit à l’appel à une large union nationale qu’il avait lancé pour sortir de la crise.

Des démentis en cascade

Aussi sommes-nous étonnés du démenti (daté du 25 juillet 2006) qu’un porte-parole auto-proclamé de l’UAD, Monsieur Ali Mahamadé Houmed, membre de l’Alliance républicaine pour le Développement (ARD), a adressé au journal Les Nouvelles d’Addis.

L’UAD est un simple lieu de concertation pour ses trois membres (MRD, ARD, UDJ) et ceux-ci ne se sont jamais concertés pour désigner Ali Mahamadé Houmed comme leur porte-parole. De plus, la question de la participation à la réunion de Paris s’est traitée au niveau de chaque parti. En formation sérieuse et responsable, à l’origine de l’initiative, le MRD a honoré son rang et sa parole.

Le démenti de Ali Mahamadé Houmed n’engage donc ni le MRD, ni l’UAD en tant que somme de ses trois membres.

Le fossé entre discours et actions concrètes

Contrairement aux membres du GED et du Président de l’UGUTA qui ont eu le courage de venir témoigner dans l’affaire qui a opposé le général Zakaria à l’ARDHD, affaire dont le MRD a été à l’origine, alors que son Président comme d’habitude, s’est caché en Belgique en créant la haine et le tribalisme entre les Djiboutiens (il ne devrait pas oublier qu’il est venu adolescent dans ce pays en provenance de la Somalie).

Ces opposants d’opérette, nous les avons vus dans toutes les manifestations scandant des slogans pour dénoncer le massacre d’Arhiba, le viol des femmes, les tortures ou les abus comme l’a dit M.Daher Ahmed Farah, mais quand ils ont eu l’occasion d’ouvrir un dossier judiciaire ou de venir témoigner ou s’exprimer, ils étaient toujours absents. Les Djiboutiens se sont rendus compte de leurs jeux depuis longtemps.

Pour finir le GED au complet soutient sans limite et sans faille M.Ali Abdillahi Iftin et envoie par la même occasion un message au peuple Djiboutien, pour l’assurer que le vent de l’espoir et du changement est proche.

Quand au « coursier de service », déçu des résultats de sa mission, il est reparti en Ethiopie puis en Somalie.