31/10/06 (B 367) Communiqué du GED / Invitation du Président à une conférence nationale pour construire une vision commune et pour offrir au Peuple djiboutien une alternative démocratique à la dictature qui asservit le pays.

Invitation
pour participer à une conférence nationale,
en vue de jeter les bases d’un État de Droit à Djibouti.

Bruxelles
le 1er novembre 2006

Télécharger
l’invitation et le formulaire en .PDF (46 Ko)


Madame, Monsieur, Chers compatriotes,

Depuis de nombreuses
années, la situation catastrophique de notre pays, est le sujet
prioritaire pour tous les Responsables politiques de l’opposition
et pour tous les défenseurs des Droits de l’Homme.

Toutes les Djiboutiennes
et tous les Djiboutiens, qui aspirent à l’avènement
d’un État de droit, juste et respectueux des citoyens,
sont dans l’attente d’un changement démocratique.

Estimant, au sein
du Comité directeur du GED, que nous avons une responsabilité
et des devoirs envers nos concitoyens, nous avons décidé
de lancer une invitation à l’ensemble de l’opposition
Djiboutienne, de la Diaspora, des Défenseurs des Droits de l’Homme
et des Observateurs, pour qu’ils participent à une conférence
nationale.

Il nous a semblé
que la récente médiatisation des dérives de la
dictature à Djibouti (Affaire Borrel, en particulier, mais pas
uniquement …) constituait une opportunité pour faire connaître
à la communauté internationale, la vision que nous déciderons
de construire et de partager.

C’est la raison
pour laquelle nous vous proposons de participer à l’édification
d’un large mouvement de concertation de l’opposition démocratique
afin de présenter une alternative politique concrète et
réaliste à nos compatriotes opprimés.

Depuis l’arrivée
au pouvoir d’I.O.G, utilisant des méthodes non-démocratiques,
la société civile djiboutienne ne cesse d’enregistrer
des reculs sur tous les plans : justice, démocratie, éducation,
santé, économie, etc..

Tous ceux, qui sont
conscients que la notion ‘‘DEMOCRATIE à DJIBOUTI’’
ne peut pas rester au simple stade d’une notion philosophique,
doivent se réunir pour construire une vision commune et des objectifs
clairs.

Elle permettra de définir
les bases et les actions indispensables pour parvenir à cet objectif.

En démocratie,
la décision ultime appartient au peuple. Il nous appartiendra alors,
par la voie notamment de consultations électorales libres et justes,
de proposer à la population djiboutienne de partager cette vision et
les choix indispensables pour conduire une période de transition.

INVITATION
:

Nous
nous proposons d’organiser cette réunion de concertation
soit à Paris, soit à Bruxelles vers la fin du mois de
novembre et nous vous invitons à y participer.

Nous vous remercions
de nous confirmer votre accord de principe pour y participer et de nous
dire si l’ordre du jour que nous vous proposons vous convient
ou si vous souhaitez le modifier ou ajouter des points.

I. Se mettre d’accord
sur la mise en place d’un mouvement commun qui se définirait
comme une alternative commune au régime dictatoriale de Djibouti.

II. S’accorder
sur la définition et la nature exacte de cette alternative.

III. Déterminer
l’organisation, l’articulation ainsi que les voies et
moyens que ce mouvement sera appelé à utiliser dans
le futur.

IV. Mettre sur
pied une Commission chargée d’étudier et d’élaborer
les points, caractéristiques et spécifiques de l’alternance
démocratique que nous voulons instaurer à Djibouti.

Si vous en êtes
d’accord, merci de compléter le document ci-joint et de
le retourner soit par courrier, soit par e-mail, avant le 15 novembre
(dernier délai) à

Mohamed
Saleh Alhoumekani
81, rue de la limite – 1210 Bruxelles – Royaume de Belgique
Téléphone : +32-(0)47-58-32-443 courriel : alhoumekani@gouv-exil.org

Dans
l’attente de votre réponse que j’espère favorable,
je vous prie de recevoir, chers compatriotes, l’assurance de mes
salutations les plus cordiales.

Mahamoud
Idriss Ahmed
Président du GED

P.J.
Formulaire à compléter et à retourner avant le
15/11/06

_________________________________________________________________

FORMULAIRE
A RETOURNER AVANT LE 15 NOVEMBRE 2006
Courrier ou courriel

Mohamed
Saleh Alhoumekani
81, rue de la limite – 1210 Bruxelles – Royaume de Belgique
Téléphone : +32-(0)47-58-32-443 courriel : alhoumekani@gouv-exil.org


Prénom :

Nom :

Représentant
(Parti, association, etc..)

Adresse complète
de correspondance :


Code postal : Ville : Pays :

Téléphone
fixe : + Portable : +

E-mail :

Cochez le « X »
qui correspond à votre choix.

X 1 – accepte
de participer à la conférence nationale à l’initiative
du GED

X Préfère
la ville de Bruxelles
X Préfère la ville de Paris
1 ou 2 choix possibles

X Préfère
le week end des 25-26 novembre 2006
X Préfère le week end du 2-3 décembre 2006
X Préfère le week end du 9-10 décembre 2006
1 à 3 choix possibles

X sera accompagné
par

M ____________________________________

M ____________________________________

M ____________________________________

M ____________________________________


X 2 – soutient l’initiative, mais ne peut venir en raison
de l’éloignement géographique

X 3 – ne soutient
pas l’initiative et ne participera pas à la conférence.

01/11/06 (B 367) LDDH : après le Port, l’Aéroport, le Train, les recettes douanières, Guelleh s’apprète à vendre le Golfe de Tadjourah. Le pays vendu à la casse par appartement, que restera-t-il aux Djiboutiens ?



Le Président

 

NOTE
D’INFORMATION
DU 1er NOVEMBRE 2006

LE
GOLFE DE TADJOURAH SERA-T-IL MIS EN VENTE PAR SIMPLE DECRET PRESIDENTIEL
?


A la veille de
COMESA c’est comme çà, mais après ?

Le
texte ci-après met en relief la politique de bradage par des groupes
complices avec les impacts des crimes organisés.

Après le Port et
autres Etablissements Publics, la mise en concession et/ou vente des Biens
Sociaux et des Biens Immobiliers Publics fait rage ces derniers temps, mais
pire encore, le début de mise en concession du TERRITOIRE NATIONAL
annonce la couleur à la veille de COMESA.

A quand la mise en concession
d’occupation de toute la République de Djibouti et de son Peuple par
un simple Décret, pris par le Chef de l’Exécutif ?

Le nom de la Société
prête-nom est déjà mis en projet de Décret ?

A suivre .
! Le silence du peuple reste inquiétant !

La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les violations
de l’Etat de Droit et des Droits Economiques et Sociaux.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) considère que tous les simples Décrets
pris unilatéralement, ces dernières années, sans le cautionnement
de l’Assemblée Nationale (pourtant monocorde) et contraire aux Droits
à la préservation des Deniers et des Biens Publics, constituent
en soi des crimes organisés,

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________________


JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Décret n°2006-0225/PRE relatif à
la concession d’occupation des terrains
pour la réalisation d’un projet industriel et commercial

LE PRÉSIDENT
DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DU GOUVERNEMENT

VU La
constitution du 15 septembre 1992 ;
VU La loi n°66/AN/94/3è
du 7 décembre 1994 portant Code Minier ;
VU La loi n°58/AN/94/3è
du 16 octobre 1994 portant Code des Investissements;
VU La loi n°53/AN/04
portant code de zone franche ;
VU Le décret
n°2002-0226/PR/MERN du 22 octobre 2002 portant réglementation
spécifique de l’extraction, de traitement et de commercialisation du
Sel du
Lac Assal ;
VU Le décret
n°2005-0067/PR du 21 mai 2005 portant nomination du premier
ministre ;
VU Le décret
n°2005-0069/PR du 22 mai 2005 portant nomination des membres du
gouvernement.

DECRETE

Article 1er : Est approuvée la convention signée
entre l’Etat djiboutien et la société SALT INVESTMENT S.A le
17 juillet 2006 octroyant en concession exclusive l’occupation des terrains
d’une surface de 100km2 sur la banquise du Lac Assal et du Goubet pour une
durée de 50 ans pour la réalisation d’un projet de développement
et de mise en valeur des ressources marines comprenant notamment :
– l’extraction, le traitement, et la commercialisation du sel du Lac Assal
;
– la création de zone de stockage du sel ;
– l’installation d’une centrale électrique et d’une centrale de dessalement

d’eau de mer ;
– la création des institutions financières et d’assurances ainsi
que des logements, des infrastructures sanitaires, commerciales, sociales
et des loisirs pour le personnel de la société.

Article
2 :
L’ensemble des terrains sur lequel se déroule ce projet
à caractère industriel et commercial constitue une zone franche
et bénéficie à cet effet des avantages et exonérations
conformément à la loi relative au Code des Zones Franches pour
une durée de 50 ans.

Article
3 :
Le concédant accorde notamment au concessionnaire pour
la réalisation effective du projet :
– la mise à disposition à titre gratuit de l’ensemble des terrains
visés ci-dessus libres de tout droit d’occupation et de tout droit
de sûreté, hypothèque ou servitude octroyé au bénéfice
de tiers ;
– la jouissance d’un droit réel sur les immeubles réalisés
au cours de la mise en oeuvre du projet ;
– l’autorisation d’ouvrir des comptes en monnaie locale ou en devises étrangères
auprès des banques installées en République ou hors de
la République notamment ainsi que celle de vendre le surplus de courant
électrique produit et non utilisé dans le cadre du projet ;
– des exonérations en matières douanières et fiscales
prévus par les textes en vigueur ;
– la libre conversion et le libre transfert des fonds destinés au règlement
de toutes dettes en devises étrangères, de fonds et bénéfices
provenant de la liquidation des actifs du projet, des fonds nécessaires
afin d’une part de faire face à l’ensemble des coûts d’exploitation
et d’investissement et d’autre part de pouvoir effectuer les paiements nécessaires
vis-à-vis de ses sous traitants, fournisseurs ou concernant les biens
et services achetés à l’étranger ; la libre conversion
et le libre transfert des bénéfices distribués aux actionnaires
et de toutes sommes affectées au remboursement et au service des intérêts
des financement obtenus ;
– les autorisations administratives nécessaires à la construction
des logements et des infrastructures annexes ;
– le droit d’utiliser les infrastructures existantes ou à construire,
qui seraient nécessaires pour permettre le raccordement des infrastructures
du projet aux réseaux routier, ferroviaire, portuaire, électrique,
téléphonique et télécommunication, d’alimentation
en eau et d’évacuation des eaux usées, ou tout autre réseau
permettant la mise en oeuvre du projet ;
– la propriété des actifs réalisés ou acquis au
cours de la période de concession ;
– l’octroi des permis d’activité nécessaires aux termes du décret
2002-0226/PRIMERN du 22 octobre 2002 ;
– l’exclusivité de l’exploitation du projet par le concessionnaire
et le droit d’exporter toute quantité de sel et des ses produits ;
– des garanties administratives telles que des autorisations administratives,
de police et les formalités requises pour la bonne réalisation
du projet à temps raisonnable ainsi que la sécurité des
installations et du personnel ;
– des garanties juridiques comme le droit de posséder, gérer,
entretenir, utiliser, jouir et disposer de tous ses biens, titre et intérêts
;
– le droit d’hypothéquer, de nantir ou de constituer des sûretés
ou toute autre forme de garantie sur les terrains en concession et les actifs
du projet afin de garantir ses financements.

Article
4 :
Le concessionnaire a l’obligation :
– de créer et faire fonctionner un centre de formation théorique
et pratique nécessaire pour le personnel du projet ;
– de construire une centrale électrique pour les besoins du projet
;
– de verser au concédant les redevances prévues par la loi relative
au Code Minier.

Article
5 :
Tout différend sera réglé à l’amiable
ou au recours d’un expert ,ou enfin à l’arbitrage.

Article
6 :
le présent décret entrera en vigueur dès
sa signature et sera publié au Journal Officiel de la République
de Djibouti.

Fait à
Djibouti, le 14 Septembre 2006.
Le Président de la République,
chef du Gouvernement
ISMAÏL OMAR GUELLEH

28/10/06 (B367) Les défenseurs de Guelleh au niveau du Gouvernement ne lâchent pas prise. A preuve cet article paru dans Le Figaro Magazine qui tente de démontrer que la thèse du suicide est possible. Il reprend la majorité des arguments qui avaient été développés par Aref et Martinet dans une émission de la RTD. Qui l’a commandé (et financé ?) : le quai d’Orsay ou bien Me Spizner, l’avocat de Juppé, de Chirac, de Guelleh et de quelques autres dictateurs peu connus pour leur exceptionnelle moralité ? Mais les avocats ne sont pas responsables de leurs Clients ..

_____________________
Note de l’ARDHD

Détail
curieux : l’article aurait été actualisé selon le site,
le 28/10/06 à 19:18. Or nous en publions une copie disponible sur Internet
le 28/10/06 à 13:00 soit six heures avant la date anticipée
de son actualisation. Quand on veut trahir la vérité, il y a
souvent un détail oublié qui gache tout ..et qui jette le trouble

Le Figaro
qui avait été l’un des rares media, à l’origine de la
relance de l’affaire Borrel en publiant le témoignage d’Alhoumekani
ne ressortira pas grandi après la publication de ce document « sur
mesure » ou « sur ordre » … Mais il n’est pas à un retournement
près, pour faire plaisir au pouvoir en place …

__________________________________
Extrait du site du Figaro

Actualité
| LE FIGARO MAGAZINE

Juge Borrel : le mystère de
sa mort s’épaissit
PAR AZIZ ZEMOURI

Publié
le 27 octobre 2006 – Actualisé le 28 octobre 2006 : 19h18

Bernard
Borrel a-t-il été assassiné ? Son épouse en est
persuadée, mais des témoins s’interrogent et penchent pour la
thèse du suicide. Enquête sur des incohérences troublantes.

Suicide
? Assassinat ? En octobre 1995, le corps du juge Bernard Borrel est retrouvé
à 80 kilomètres de la ville de Djibouti, gisant en position
foetale dans le Ghoubet al-Kharab, le gouffre du démon. Un beau panorama
que les croyances anciennes disent hanté et qu’aujourd’hui encore les
habitants de cette région d’Afrique de l’Est préfèrent
éviter. A l’époque, pour les Français qui ont côtoyé
ce magistrat intègre, il s’agissait d’un suicide. Son épouse
Elisabeth Borrel déclarait même, en réponse à une
question de la gendarmerie de Djibouti qui enquête à la demande
du procureur de la République : «Franchement, je ne sais pas
du tout pour quelles raisons il s’est donné la mort. C’était
son choix.» Une déclaration qui fait écho à celle
de Bernard Borrel lui-même, s’adressant à son épouse peu
de temps avant sa mort : «Je ne suis plus digne de toi», lui avait-il
lancé, énigmatique.

Dix ans
plus tard, après plusieurs expertises et avoir usé quatre juges
d’instruction français, la thèse du suicide semble abandonnée
par le juge parisien Sophie Clément. Elle vient de lancer deux mandats
d’arrêts internationaux contre deux hommes Awalleh Guelleh et Hamouda
Hassan Adouani, considérés comme les principaux suspects. Selon
Elisabeth Borrel, veuve du magistrat et juge elle-même, ils auraient
pu agir sur ordre du président Ismael Omar Guelleh. C’est la thèse
principale de son ouvrage Un juge assassiné, paru chez Flammarion.

Awalleh
Guelleh est pourtant depuis plus de vingt ans un ennemi de Ismael Omar Guelleh
(IOG), ancien chef de cabinet du président Hassan Gouled Aptidon auquel
il a succédé en 1999. Les deux hommes ont une histoire commune
mais dans deux camps opposés. Ce qui rend perplexe tout observateur
de bonne foi qui imagine mal qu’on recrute un adversaire pour tuer un juge
français. C’est peu dire qu’Awalleh Guelleh et IOG ne s’apprécient
guère. Awalleh Guelleh rejette la présence française
par les armes tandis qu’IOG est considéré comme indépendantiste
mais favorable à la France.

A l’époque
où les deux hommes s’affrontent, Djibouti demeure le seul territoire
de la région à échapper à l’influence soviétique.
Awalleh Guelleh est l’homme de main de Aden Robleh, fondateur d’un groupe
armé – le front de libération de la côte des Somalis (FLCS)
– d’obédience marxiste-léniniste, qui se rend coupable d’actions
d’éclat contre la France : l’enlèvement du consul de France
ou le détournement d’un car scolaire d’enfants français. Devenu
ministre du Commerce, Robleh cesse, pour un temps, les hostilités.
Mais peu à peu, il juge la fonction indigne de son rang et fomente
un coup d’Etat avec son homme de main Awalleh Guelleh contre le président
Gouled Aptidon. Nous sommes en 1985.

Attentat
au café de Paris

Deux
ans plus tard un autre homme va faire parler de lui : le Tunisien Hamouda
Hassan Adouani, impliqué dans l’attentat de L’Historil, ce café
appartenant au Français Alain Romani, fréquenté par des
militaires de L’Hexagone. L’explosion tue quinze personnes, mais le propriétaire
échappe à la mort.

Les mobiles
de l’attentat sont complexes. Le Tunisien Adouani est en fait en service commandé
pour la Libye qui veut se venger de la politique française au Tchad.

Lors
du procès, après trois ans d’instruction, Adouani revendiquera
son acte. Il sera condamné à mort. Les avocats des parties civiles,
français ou allemands pour la plupart, sont hostiles à la peine
capitale. Le Président commue la sanction en vingt ans de réclusion.

«Pour
les Djiboutiens, il était une sorte de Carlos», se souvient Me
Alain Martinet, avocat des victimes de l’attentat et militant des droits de
l’homme qui a bataillé en son temps contre la Grèce des colonels.

Lorsque
l’attentat du Café de Paris survient en 1990, la rumeur en attribue
la responsabilité, comme à chaque fois qu’un accès de
violence touche le pays, au fameux IOG.

L’enquête
confiée à un magistrat djiboutien et au juge parisien Roger
Le Loire (des Français sont touchés) aboutit à la mise
en cause de Robleh, le dirigeant du FLCS, qui revendique, sur l’antenne de
la BBC, la responsabilité de l’opposition dans cet attentat. C’est
un avertissement adressé au président Gouled Aptidon, mais surtout
à la France afin qu’elle cesse de soutenir, selon lui, «un régime
pourri».

Awalleh
Guelleh, l’homme de main de Robleh, avait été reconnu par un
militaire français et un Ethiopien. Ce dernier, par peur des représailles,
s’était réfugié à l’ambassade de France en Ethiopie,
voisine d’une centaine de kilomètres de Djibouti. Le juge Le Loire
lance un mandat d’arrêt contre Awalleh Guelleh, mais l’Ethiopie préfère
remettre le témoin à Djibouti et non pas à la France.
Mis en cause, Awalleh Guelleh sera défendu par Me Arnaud Montebourg.

Françoise
Rudetzki, présidente de SOS Attentats, partie civile dans le dossier
du Café de Paris, rappelle la mise en cause de IOG : «A l’époque,
l’hypothèse de son implication n’a jamais été démontrée.»

Le père
d’une des victimes françaises, un ancien gendarme, fait sienne la vérité
judiciaire : «Pour moi, le commanditaire était bien Aden Robleh.»

Borrel
en mission technique

A ce
moment-là, le juge Borrel était coopérant auprès
du ministre de la Justice djiboutienne. Il avait pour mission de participer
à la rédaction du nouveau code pénal et souhaitait créer
un conseil supérieur de la magistrature. C’est une mission purement
technique dont le ministre de la Justice peut le relever à tout moment
sans justification particulière. André Minana, commissaire du
SCTIP (service de coopération technique internationale de police) aujourd’hui
à la retraite, se souvient : «Bernard Borrel n’a jamais eu accès
à aucune information sensible. Il n’était chargé d’aucune
mission particulière sur le Café de Paris. Le juge Le Loire
et moi travaillions ensemble et c’est moi qui transmettais à Borrel
les commissions rogatoires quand le juge parisien avait des difficultés
à joindre quelqu’un. Borrel était un homme droit et rigoureux.
Il respectait à la lettre sa mission. Au SCTIP, nous avions des réunions
fréquentes avec la DGSE, la DPSD, la CIA pour faire le point sur le
terrorisme. On surveillait le Soudan et la montée de l’islamisme dans
la région. Nous n’avons jamais entendu parler d’un quelconque trafic
d’uranium. Et si cela avait existé, Bernard Borrel aurait été
le dernier à être mis au courant.»

Lorsque
le juge Borrel meurt en octobre 1995, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani,
les deux hommes aujourd’hui suspectés par la justice française,
sont en prison. Ce n’est qu’en 1997, après quatre ans de détention,
que Awalleh Guelleh simule une maladie grave et s’évade. Le directeur,
tenu pour responsable, sera d’ailleurs condamné à un an de prison.

Pour mettre
en cause ces deux terroristes, le juge Sophie Clément s’appuie en fait
sur le témoignage d’un certain Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien lieutenant
de la garde présidentielle de Gouled Aptidon. Il les aurait vus dans
le jardin du palais présidentiel avec Alain Romani, pourtant propriétaire
du café L’Historil et ancienne victime de Adouani, en compagnie du
chef des services secrets de Djibouti et tous se seraient félicités
alors, selon Alhoumekani, de la «mort du juge fouineur». Réfugié
en Belgique depuis 1998, Alhoumekani attend plus d’un an avant de faire «ses
révélations», le temps que la Belgique examine sa demande
d’asile. Quand la Belgique refuse de lui délivrer son permis de séjour,
Alhoumekani se souvient subitement de cette conversation dans le jardin présidentiel
de Djibouti.

Un témoignage
à prendre avec d’autant plus de précautions que, dans une affaire
incidente, le juge d’instruction Baudoin Thouvenot, en février 2002,
a clairement mis en doute les propos d’Alhoumekani : «Les investigations
menées dans le cadre des commissions rogatoires révélaient
de nombreuses invraisemblances et inexactitudes dans les déclarations
de M. Alhoumekani, ce dernier apparaissant par ailleurs, au travers de nombreux
témoignages recueillis comme un individu peu fiable.»

Expertises
contradictoires

De plus,
la présence d’Alain Romani à cette fameuse conversation de jardin,
et dont le nom avait été suggéré à Alhoumekani
par Elisabeth Borrel elle-même – elle le confirme dans son dernier livre
– est d’autant moins établie qu’il se trouvait à cette époque
à Saint-Denis de la Réunion. La signature d’un document au guichet
d’une banque l’atteste. Difficile d’être à deux endroits à
la fois !

Pour
étayer la thèse de l’assassinat, Elisabeth Borrel et ses avocats
se réfèrent aux deux dernières expertises, l’une effectuée
à la demande du juge Jean-Baptiste Parlos, qui a repris le dossier
en juin 2000, et l’autre par le magistrat parisien Sophie Clément.

Que
révèlent ces analyses ?

Elisabeth
Borrel et ses avocats détiennent selon eux la preuve qu’un assassinat
a bien été commis. En réalité, les résultats
de deux expertises médicales et de deux expertises toxicologiques ne
sont pas aussi formels. Les experts estiment que le suicide est l’hypothèse
la plus probable mais que le meurtre n’est pas à exclure. Quant à
celle remise à Sophie Clément, l’un des experts affirme au Figaro
Magazine : «Notre expertise renforce la thèse de Mme Borrel,
mais nous ne concluons pas à un assassinat. Nous apportons des éléments
dans un débat contradictoire.»

Proche
de Bernard Borrel, avec qui il fréquentait le Rotary Club, Daniel Morin,
médecin-chef à l’hôpital militaire Bouffard de Djibouti
de 1994 à 1996, se souvient : «Je suis médecin et j’ai
agi en tant que tel. J’ai recueilli le corps de Bernard Borrel, quelques heures
après sa découverte, pour le mettre dans la morgue. Normalement,
il aurait dû aller dans une morgue civile, mais celle-ci était
délabrée. Mon chirurgien a établi un diagnostic qui ne
concluait à rien mais qui laissait penser que la thèse du suicide
était la plus probable. Nous avons fait des radios et des examens qui
nous poussaient à conclure qu’aucune autre cause de sa mort ne pouvait
être possible. Le corps était calciné, avec une intensité
différente selon les parties. J’ai fait faire quelques radios des membres
et de la cage thoracique, pour moi, c’était l’hypothèse la plus
probable.»

27/10/06 (B366) Elizabeth Borrel en appelle à Jacques Chirac / (L’Humanite 26/10/2006)

Élizabeth
Borrel fait cette fois appel au président de la République française
, pour que la vérité soit faite sur l’assassinat de son
mari.

Car depuis
qu’on a tenté de lui faire croire que le juge Borrel, dont le
corps a été retrouvé calciné en bas d’une
falaise à Djibouti en 1995, avait tenté de se suicider, elle
n’a cessé de se heurter à « une longue série
de mensonges, de rumeurs colportées parfois au plus haut niveau de
l’État, de dissimulations… ».

Dimanche
encore, moins de 48 heures après avoir donné à Mme Borel
des assurances sur la suite de l’enquête, le ministre des Affaires
étrangères, Philippe Douste Blazy, a de nouveau mis en balance
la thèse du suicide et celle du meurtre.

Une
« désagréable surprise » pour Mme Borrel qui rappelle
que, malgré les pressions, la justice française a abandonné
la thèse du suicide depuis 2004, les résultats de l’autopsie
étant sans appels. Aujourd’hui, elle demande à
Jacques Chirac, la fin de ces rumeurs en partie propagées, selon son
avocat, par « la cellule africaine de l’Élysée »
et l’accès aux documents classés confidentiels portant
sur la période 1994-1997.

L’indépendance
des juges a pourtant permis ces derniers temps au dossier d’avancer.

  • Passant
    outre l’avis du parquet, la juge en charge de l’enquête
    a délivré la semaine dernière des mandats d’arrêts
    contre deux Djiboutiens soupçonnés d’être les
    exécutants du meurtre
    et dont elle souhaiterait comparer
    l’ADN à celle trouvée sur le short du juge.
  • Au
    même moment, la cour d’appel de Paris a confirmé l’ouverture
    d’une information judiciaire visant l’ancien porte-parole du
    Quai d’Orsay, Hervé Ladsous, pour d’éventuelles
    pressions sur la justice.
  • Début
    octobre, la cour d’appel de Versailles avait déjà ordonné
    la diffusion de mandats d’arrêt contre le procureur de la République
    et le chef des services secrets de Djibouti pour « subornation de
    témoins »
    .
  • À
    ces victoires judiciaires, s’ajoute désormais le soutien de
    170 person-nalités. Élizabeth Borrel n’est plus seule
    à vouloir la justice malgré la raison d’État.
  • Un
    juge assassiné, Élisabeth Borrel, en collaboration avec le
    journaliste Bernard Nicolas. Éditions Flammarion, octobre 2006.

    Camille
    Bauer
    du 25 octobre 2006

    ©
    Copyright L’Humanite

26/10/06 (B366) Dans l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, le 19 octobre 1995 à Djibouti, l’État actuel a sa «raison» que la morale publique et la Justice française ignorent. (Justicia.)

La raison
d’État est une raison mystérieuse, inventée sous Richelieu,
par et pour la politique aux fins d’autoriser et de légaliser ce qui
se fait sans raison ni justification. Au fil des siècles, cette "Raison
d’État" s’est toujours octroyée de beaux privilèges,
sans réserve d’aucune sorte. De par la force de son pouvoir et de son
seul jugement, ce qui lui paraît utile lui devient forcément
permis, et tout ce qui est nécessaire est honnête, en fait de
politique.

Inavouables
et illégaux en démocratie bien des actes et des cautions apportées
à Ismaïl Omar Guelleh ont ainsi pu se produire dans cette indigne
affaire d’assassinat de la Justice française, grâce à
l’alibi par trop facile du «Secret Défense», du «Secret
d’État» et des hypothétiques "intérêts
des deux États concernés".

Dans une
telle situation, comment peut-on expliquer qu’un pays comme la France, patrie
des Droits de l’Homme, ose tergiverser voire bafouer impunément les
décisions judiciaires dans l’affaire de l’assassinat de
sa propre Justice, et sur ordre des plus hautes instances de l’État
?

Un
peu d’histoire aide à mieux comprendre mais ne saurait tout justifier.

C’est
aux XVIe et XVIIe siècles que l’État «moderne» s’affirme
par une concentration des pouvoirs et la mise en place d’un «appareil»
lisible. Des penseurs tels que Jean Bodin, Machiavel, Richelieu ou Bossuet
défendaient alors l’absolue nécessité d’un État
fort ; celle d’un État capable de résister au cycle infernal
de la décadence qui fut fatale et entraîna la chute de l’Empire
romain, quelques treize siècles plus tôt.

Pour Machiavel,
la seule finalité de l’État est donc de durer envers et contre
tout et dans ce but, «tous les moyens sont bons pour y parvenir ».

Au siècle
suivant, Richelieu va élaborer le fondement de la «raison d’État»,
qui place la survie, la bonne pérennité et les intérêts
de l’État lui-même au-delà de la morale publique.

«Incarné»
par le roi («l’État, c’est Moi»), l’État sera ainsi
doté d’une «raison» permettant de justifier des actes illégaux
couverts par l’alibi du « Secret d’État ».

Les décisions
se prennent dans l’intimité du Cabinet («le secret du Roi»).
Le pouvoir dit se vouloir toujours plus « parfait », et surtout
d’être en mesure d’exercer le contrôle du pays et de ses habitants
le plus absolu.

La
France, un cas d’école

Si la
prise de la prison de la Bastille (où la royauté tenait ses
ennemis «au secret») est le symbole de la Révolution française
et de l’émergence de la liberté, elle ne marquera pas
l’avènement de la transparence entre le citoyen et l’administration
qui va suivre.

L’État
républicain conservera le goût du secret qui se développera
encore sous Bonaparte qui avait compris que «Le Prince» ne saurait
gouverner qu’à l’abri du secret. Le Ministre Fouché inventera,
quant à lui et afin de « mieux servir » l’Empire,
la police moderne avec ses fiches et ses espions.

La défaite
de 1870/1871, la France la doit à une guerre totalement improvisée
contre le Reich, faute de renseignements ; ce qui amena la chute de l’empire
et la proclamation de la république. Suite à la débâcle,
le «2e Bureau militaire» sera créé et chargé
de l’information au sein de l’état-major, puis ce sera la naissance
d’un service de contre-espionnage.

Dans les
années qui vont suivre, on verra apparaître la première
« bavure d’État » officielle avec l’affaire Dreyfus, éclaboussant
l’«opinion publique» et impliquant des militaires de haut rang
agissant « sur ordres ».

L’alibi
du «Secret Défense»

Guerre
après guerre, en France comme ailleurs, les États ont diversifié
et gonflé leurs secrets, qui se sont étendus bientôt à
l’industrie, à l’économie et à la science. Lorsqu’un
individu partage ses secrets avec un autre, on parle de relation intime, de
confiance.

La France
de Vichy partagera majeure partie de ses secrets avec l’Allemagne nazie (exception
faite de l’endroit où fut entreposé l’uranium de Pierre et Marie
Curie…) et c’est là que les termes de «collaboration»
et « d’asservissement politique »prendront alors tout leur
sens.

Dès
1958, le général Charles de Gaulle saura tirer les conséquences
de cette vigoureuse fraternité de cinq ans. Se défiant de l’allié
américain, il développera dans la plus grande discrétion
la dissuasion nucléaire française, imposera une politique d’indépendance
vis-à-vis de celle des USA et de ses visées et fit du secret
un instrument politique majeur.

Un
mal nécessaire?

Le problème
du secret d’État pose celui du fonctionnement même des institutions
démocratiques et de la transparence. Il existe une contradiction apparente
entre les idéaux démocratiques d’une part inscrits dans la Constitution
et la nécessité pour l’État de mener à bien sa
politique, d’autre part. Il convient d’observer que dans les domaines de la
Défense ou des Affaires étrangères, la réussite
d’une négociation dépend parfois du secret.

Si toutes
les vérités ne seraient donc pas bonnes à dire, le citoyen
serait-il incapable de comprendre certaines choses? On note du moins que ce
que l’on tente d’imposer comme étant le secret d’État
est de moins en moins bien accepté dans des sociétés
dites modernes qui aspirent à toujours plus de transparence ; a fortiori
depuis la fin de la Guerre froide.

Plus
de transparence?

C’est
ainsi que de puissants mouvements associatifs se sont créés
et revendiquent aujourd’hui un droit. Le droit d’être informés,
celui de savoir dans les domaines aussi divers que le nucléaire, le
génie génétique, la pollution, la provenance des produits
de consommation et leur fabrication, les comptes de l’État, la santé
des dirigeants. Mais aussi sur les « suicides » inexpliqués
de hauts fonctionnaires, de ministre, voire de premier ministre, comme sur
les assassinats ou encore sur les «affaires» judiciaires impliquant
des « politiques » ou des élus de la nation.

Les investigations
des médias sur les uns, les unes et les autres, dont les excès
sont jugés dangereux voire criminels par les journalistes d’information
et « indépendants », sont autant « d’affaires
» qui défraient la chronique. D’autres s’agrippent carrément
à la barre du supposé « réalisme » par trop
facile selon lequel, «La sagesse populaire (…) n’ignore pas que les
valeurs sont contradictoires entre elles; que le respect scrupuleux des règles
imposées au simple citoyen ne s’accorde pas toujours avec le service
de l’intérêt général… » et qu’il
convient donc d’accepter cet état de fait et de détourner
la tête, pour ne pas voir…certaines vérités.

Extrême
complexité des relations entre Justice et politique

Par ailleurs,
si l’on n’était pas convaincu de l’extrême
complexité des relations qui existent entre Justice et politique, l’exemple
du déroulement pour le moins scabreux des suites de l’affaire
de l’assassinat du Juge Bernard Borrel suffirait à lever les
derniers doutes que nous puissions avoir dans ce domaine.

Nous observons
une étrange coexistence d’une politique qui se dit être
celle de l’accroissement des libertés judiciaires et du «
Respect de la Justice » (donc de son indépendance par rapport
au pouvoir en place) alors que parallèlement cette même politique
tente, bien maladroitement, d’exercer un contrôle, de poser d’artificieuses
barrières et d’imposer sa seule volonté ; donc le silence
à cette même Justice.

Ceci revient
à dire que, selon certaines considérations, la Justice républicaine
devrait être pleinement aux ordres du pouvoir en place et ne constituerait
de facto qu’une ressource, un creuset pour le politique ; un nécessaire
« outil » pour construire sa grandeur et dorer à l’or
fin ses ambitions comme à justifier a posteriori tous ses actes, souvent
bien éloignées de la « Raison d’État ». Raison
d’État étant, là encore, un alibi que l’on n’a
de cesse de nous opposer pour tenter de masquer, parfois et de manière
si maladroite, des intérêts d’ordre majoritairement privé.

Pour ce
qui ce qui la concerne, la Banque mondiale considère que l’existence
d’une « bonne Justice » dans un pays constitue un critère
déterminant le niveau démocratique du pays concerné.
Un État qui se veut démocratique et moderne est constitutionnel,
en ce sens que son fonctionnement est soumis à des règles explicites
; à une Constitution nationale et à des lois. Dans une telle
logique, les gouvernants ne devraient donc n’être que les «commis
du peuple» de qui ils ont reçu, directement ou indirectement,
pouvoir d’agir en son nom. Tel qu’il se proclame, l’État, dans
la mesure où il a été façonné par la tradition
contractualisée, devrait donc être soumis entièrement
au contrôle des citoyens ou de leurs représentations.

En fait,
cet État a un pouvoir de dernière instance, qu’on appelle communément
« la souveraineté » et qui s’exerce sur tous les citoyens
; y compris sur la Justice, a fortiori si elle ne veut pas être soumise
et aveugle.

Tout ceci
signifie que dans certains domaines, en cas d’urgence et de situation que
le pouvoir politique jugera comme étant d’exception, comme c’est
le cas dans l’affaire Borrel, aucune autorité ne peut être
opposée à la sienne et qu’ainsi l’État n’a de comptes
à rendre à personne, si ce n’est éventuellement à
ses propres instances étatiques de contrôle.

Or les
instances étatiques de contrôle tout comme la Justice française
ont les « mains liées » dès l’instant où
leur est opposé la « Raison d’État » et ses secrets.

Cette
raison d’État est ainsi devenue depuis Richelieu une forme de pouvoir
énorme et incontrôlable des instances gouvernementales.

Comme
le précise le dictionnaire du « petit Larousse », «
la raison d’État est un prétexte allégué pour
justifier une action illégale, une considération de l’intérêt
public justifiant une action injuste ».

Bousculant
les « mauvaises habitudes instaurées », un «appel
pour l’émergence de la vérité sur l’assassinat du Juge
Bernard Borrel» a été signé par plus de 170 personnalités
françaises et étrangères.

Dans cet
« appel pour l’émergence de la vérité »,
les personnalités signataires ont clairement demandé que les
obstacles rencontrés par l’instruction judiciaire en cours soient levés,
notamment en ce qui concerne la remise au juge d’instruction, Madame Sophie
Clément, des documents émanant des services de l’État
français pouvant avoir un lien avec cet assassinat et dont certains
sont toujours classés «Secret Défense».

Dans les
suites de l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, comme
dans bien d’autres, on peut parler d’une amorce de changement
à l’initiative d’une Justice, sans interférence
politique et consciente de sa charge. En effet, force est de constater que
ce qui relevait d’un traitement confidentiel et particulier de et par
la « sphère politique au pouvoir » (selon la formule consacrée
du « Circulez, y a rien à voir !… ») se déplacerait
de plus en plus fréquemment vers l’arène judiciaire.

Dans cette
affaire, la « petite juge» (qualificatif dont l’a affublé
IOG) est décidemment sans complaisance d’aucune sorte ce qui,
bien évidemment, a le don d’irriter au plus haut point le sacro-saint
pouvoir de l’Élysée préoccupé qu’il est, nous
dit-il, à maintenir les « bonnes relations » avec Ismaïl
Omar Guelleh.

Maintenir
les « bonnes relations » afin de préserver la présence
militaire et civile française à Djibouti ?

Certes
Djibouti a une grande importance géopolitique mais à l’Élysée
serait-on préoccupé, aussi, par la crainte que n’émerge,
à quelques 8 mois des élections présidentielles en France,
un dossier nauséabond car ayant transité en un temps dans les
« caves du Palais de l’Escale ». Dossier vraisemblablement de
première importance et que l’on recherchait désespérément,
y compris au domicile du défunt, dans les heures qui ont suivi la mort
du Juge Bernard Borrel.

Au
fait que pourrait-bien contenir de si important ce dossier au point que l’on
sera allé jusqu’à « suicider », un juge intègre
?

Chut
!!! C’est un « Secret d’État » et n’y revenez pas !!!!

26/10/06 (B366) ARD / Communiqué concernant le meeting UAD organisé à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Fitr, le 23 octobre.

Compte
rendu du meeting de l’opposition nationale à Djibouti, le lundi
23 octobre 2006
Les Djiboutiennes et les Djiboutiens se sont déplacés nombreux
au meeting de l’opposition le lundi 23 octobre 2006, jour béni
de l’Aïd el Fitr.

Le rassemblement
a réuni plusieurs centaines de militants et de sympathisants mobilisés
dès 9 heures ce matin sur l’étendue de l’avenue
Nasser, abritant à Djibouti ville le siège de l’Union
pour la démocratie et la justice (UDJ).

Le rassemblement
a été aussi le mot d’ordre de l’opposition qui comptait
sur les lieux plusieurs représentants des mouvements démocratiques
coalisés dans l’Union pour l’alternance démocratique
(UAD), à savoir l’Alliance républicaine pour le développement
(ARD), le Mouvement pour le renouveau de la démocratie et le développement
(MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

Également
présents en nombre, les militants du Parti démocratique djiboutien
(PDD) malgré l’absence de leur président Mohamed Daoud
Chehem en déplacement à Bruxelles.

Les discours
se sont centrés sur la situation générale qui prévaut
dans le pays sur tous les plans économique, social et des droits de
l’homme. Les participants ont ovationné leurs orateurs pour les
appels fervents à persévérer jusqu’à la
lie contre l’injustice et la tyrannie.

Le président
de l’ARD M. Ahmed Youssouf a discouru le premier appelant à redoubler
d’effort et de résistance, suivi par MM. Adan Mohamed Abdou et
Cassim Ahmed dans une présentation sans concession de la vie quotidienne
aujourd’hui à Djibouti.

Souleiman
Farah Lodon, 2e Vice-président du MRD, a harangué la foule à
son tour avant de céder la parole au secrétaire général
adjoint du parti M. Ahmed Guirreh.

Les dirigeants
de l’UAD ont dénoncé l’arrestation tôt ce
matin à son domicile du président de la Ligue djiboutienne des
droits de l’homme (LDDH), M. M. NOEL ABDI Jean-Paul, gardé au
commissariat toute la matinée sans raison avancée.

La réunion
publique a été aussi l’occasion de sonner l’heure
de la vérité s’agissant des limites incontestables de
l’action politique à Djibouti, où le mouvement démocratique
est proscrit. Car si en démocratie l’essence des formations politiques
est de concourir à des élections libres, une autocratie s’est
emparée de notre pays rendant impossible toute évolution sociale.

C’est
pourquoi l’opposition nationale prendra la liberté d’exprimer
les prochains jours, devant le peuple et devant la communauté internationale,
toutes les conséquences qu’elle entend tirer de cette réalité.

Le meeting
s’est clôturé vers 11 heures sur un discours programme
d’Ismaël Guedi Harer, président de l’UDJ et président
de la coalition de l’opposition, prenant date pour la semaine du sommet
du COMESA prévu mi-novembre à Djibouti.

La
rédaction de l’ARD

Djibouti,
le 23 octobre 2006

24/10/06 (B366) Le FIGARO : 170 personnalités soutiennent la veuve du juge Borrel / lefigaro.fr (avec AFP).

http://www.lefigaro.fr/france/20061023.WWW000000472
_appel_en_faveur_de_la_veuve_du_juge_borrel.html

Actualisé le 23
octobre 2006 : 19h52

Laurent Fabius, Pierre Mauroy et Lucie Aubrac ont, entre autre, signé
l’appel qui demande «la vérité sur l’assassinat»
de Bernard Borrel, survenu en 1995 à Djibouti.

Un «appel pour la vérité sur l’assassinat de Bernard Borrel»
a été signé par 170 personnalités. La veuve du
juge français assassiné il y a onze ans à Djibouti a
présenté cette liste lors d’une conférence de presse,
lundi. Elisabeth Borrel a également indiqué avoir écrit
le jour même à Jacques Chirac, pour lui demander de la recevoir
et de la soutenir.

«Les
personnalités signataires demandent que les obstacles rencontrés
par l’instruction en cours soient levés, notamment en ce qui concerne
la remise au juge d’instruction des documents émanant des services
de l’Etat pouvant avoir un lien avec cet assassinat», dont certains
sont toujours classés «secret défense».

L’appel
a notamment été signé par les anciens premiers ministres
socialistes Laurent Fabius, Pierre Mauroy et Michel Rocard. Lucie Aubrac,
figure de la Résistance et Rita Borsellino, parlementaire à
l’Assemblée régionale de Sicile et sœur du procureur Paolo
Borsellino, assassiné par Cosa Nostra en 1992, figurent, entre autre,
parmi les signataires. 90 parlementaires, dont 50 du PS, 20 de l’UDF
et deux de l’UMP ont également signé cette liste.

Thèse
du suicide abandonnée

Lors de sa conférence
de presse, Elisabeth Borrel a également fait part de sa «très
désagréable surprise» d’entendre les propos de Philippe
Douste-Blazy.

Alors que ce dernier l’avait
reçue et assurée de son soutien vendredi, il a ensuite évoqué
la thèse du suicide, officiellement abandonnée par la justice
française. Dimanche, en effet, le chef de la diplomatie a déclaré
: «Il y a deux solutions: s’il y a un suicide, auquel cas, voilà…
Ou il y a un assassinat et il faut aller au bout du bout de la justice».

Le corps
à demi-calciné du juge Bernard Borrel avait été
retrouvé le 19 octobre 1995 au pied d’une falaise à 80 km de
Djibouti.

©
Le Figaro

 

24/10/06 (B366) L’affaire Borrel et ses récents développements, inquiète au plus haut point les autorités djiboutiennes, qui font n’importe quoi … Dans la suite de notre article « Panique à Haramous », nous publions un témoignage du Président de la LDDH.

LDDH
/ NOTE D’INFORMATION DU 23 SEPTEMBRE 2006

Combien
d’Adjudants de la Police routière – FNP – sont sous les ordres directes
du Palais de la police politique ?

Le 23
octobre 2006, jour de fête de la fin du mois béni du Ramadan,
jour où les Partis de l’Opposition et ceux du Gouvernement ont l’habitude
de souhaiter à leurs partisans une bonne fête, la Police routière
est venue chez moi pour m’embarquer dans leur 4X4 en guise peut-être
de prévention, certainement pas pour me souhaiter bonne fête.

En effet,
à peine sorti de chez moi au environ de 9 heures, pour attendre des
amis qui devaient venir me chercher, je fus immédiatement arrêté
me privant par la même occasion d’observer et de constater avec mes
amis le bon déroulement des festivités tant au Palais Présidentiel
avec essentiellement la Mouvance présidentielle, qu’au siège
de l’UAD avec tous les Partis de l’Opposition.

Sans mandat
d’arrêt, avec pour seul motif que le Colonel (sans nom) désirait
me voir rapidement, je fus embarquer et transférer à toute allure
dans un véhicule de la FNP conduite par un Adjudant en tenue verte
de la Police routière. Il est temps d’afficher le nom ou le matricule
des responsables de la Police, ce qui éviterait les abus de police
et encouragerait les plaintes.

C’est
la deuxième fois en l’espace de moins d’un mois que la Police routière
s’amuse à m’arrêter abusivement, sans aucun motif sans aucune
enquête, uniquement pour des raisons de contrôle routier.

C’est
à se demander si le fait d’être sans véhicule, debout
en face de son domicile constitue une infraction routière ? Quand un
régime est en déperdition irréversible, alors il faut
s’attendre à tout !

Je fus
gardé à la Brigade Criminelle jusqu’à 10 heures 30 en
attendant l’Officier de la Police Judiciaire.

Ce dernier
m’a présenté toutes ses excuses en m’ouvrant avec courtoisie
la porte blindée de la Brigade et j’ai pu trouver facilement un taxi
pour me raccompagner à mon domicile.

Toutefois,
il est bon de se poser un certain nombre de questions suite à ces basses
tracasseries.

D’après
des renseignements anonymes il semblerait qu’un certain W. écarté
de la FNP, mais rapidement réintégré dans son Corps d’origine
de la Police Politique aurait déstabilisé son Colonel en disant
que j’allais prendre la parole au meeting de l’Opposition et que j’allais
faire un discours fulgurant contre le régime, mais surtout que j’allais
donner des informations foudroyantes sur l’affaire de la mort tragique de
Bernard Borrel.

La réalité
est toute autre, d’autant plus qu’en tant que Défenseur des Droits
de l’Homme, je n’ai jamais pris la parole lors d’un meeting politique.

Mais ce
qui est certain, c’est que en tant que citoyen Djiboutien je n’aurais jamais
hésité et pas une seconde, de dire la vérité si
j’avais la moindre information sur cette triste affaire. La vérité
est plus que nécessaire

Tout ce
que je peux dire c’est que Borrel, que Dieu garde son âme en Paix, avait
fait un travail fantastique et hautement appréciable pour le Code Pénal
et le Code de Procédure Pénale de la République de Djibouti.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

23/10/06 (B366) Madame Elisabeth Borrel n’est plus seule. Au cours d’une conférence de presse aujourd’hui dans le Cabinet de son conseil parisien, Me Morice, avec le soutien du Syndicat de la Magistrature et des associations SURVIE et ARDHD, elle a rendu publique la liste de plus de 170 personnalités qui ont signé l’appel pour la Vérité dans l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Les
signatures avaient été transmises dès ce matin à
Monsieur Jacques Chirac, Président de la République, au Président
de l’Assemblée nationale et à Monsieur Clément, Ministre
de la Justice.

Télécharger
le communiqué et la liste en PDF

(80 Ko)

___________________________________________

COMMUNIQUE

11 ans
après l’assassinat à Djibouti de son mari, le juge Bernard
Borrel,
Elisabeth Borrel n’est plus seule dans son combat pour la vérité
et la justice.

170
personnalités ont signé l’appel
pour la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel

Il
y a un an, en octobre 2005, le Syndicat de la Magistrature lançait
un appel à soutien, autour de 50 personnalités qui s’engageaient
pour demander la vérité sur cette affaire, et pour qu’aucune
entrave ne soit opposée à la justice et à la recherche
de la vérité sur l’assassinat du juge Borrel, retrouvé
mort et à demi calcine à 80 kms de Djibouti.

Appel
relayé ensuite par SURVIE et l’ARDHD.

Un
an après, des milliers de citoyens ont signé l’appel pour
la vérité sur l’assassinat du juge Borrel, sur les sites
web du Syndicat de la Magistrature, de Survie, de l’Association pour
le Respect des Droits de l’homme à Djibouti, d’assassinats-de-coopérants.com,
du comité de soutien de Lisieux, et de bien d’autres.

Au
23 octobre 2006 ce sont aussi plus de 170 personnalités qui ont signé
l’appel :
170 signataires, issus du monde politique, du monde judiciaire et juridique,
du monde économique, du monde des arts et lettres et de la recherche,
du monde associatif .

Avec,
en tête, un symbole, Lucie Aubrac, qui a souhaité être
présente dans ce combat en tant que Vice-Présidente de la Fondation
de la Résistance et de la Déportation

Se
sont ainsi exprimés trois anciens premiers ministres, cinq candidats
à la présidentielle, 30 anciens ministres, 90 parlementaires
et responsables politiques, représentant un large spectre politique
en France.
Egalement des magistrats, des avocats, de hauts fonctionnaires, des chefs
d’entreprise, des écrivains et universitaires.

Ce
combat n’est pas seulement hexagonal : des personnalités de Djibouti,
en exil, se sont jointes à cet appel, des députés du
parlement européen, des magistrats européens.

Ce
n’est pas toujours simple, lorsqu’on exerce des responsabilités
importantes, de s’engager ainsi lorsqu’ on connait la forte pression
exercée, venue des plus hautes autorités de façon continue
depuis 1995, pour étouffer le dossier, et intimider les défenseurs
de la vérité.

Pourtant,
170 personnalités se sont engagées : toute une représentation
de la société, au-delà des partis, pour le seul parti
de la justice, de la vérité, et de la démocratie, s’est
mobilisée autour d’Elisabeth Borrel.

23/10/06
Les noms des signataires et soutiens sont sur la liste qui suit.


www.syndicat-magistrature.org

Anne
Crenier-Vaudano

06 73 12 62 01
anne.crenier@wanadoo.fr
Olivier
Thimonier

01 44 61 03 25
olivier.thimonier@survie-france.org
Anne-Marie
de Vaivre

01 46 34 70 70
06 09 11 32 40
amdevaivre@ardhd.org

___________________________________
Liste

Personnalités
signataires
de « l’appel pour la vérité
sur l’assassinat du juge Bernard Borrel »

Le
Texte de l’appel :

Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné
le 19 octobre 1995 à Djibouti.

Tout
a été tenté pour maquiller ce crime en suicide ; depuis
11 ans, pressions et manipulations se sont multipliées pour faire obstacle
à la vérité ; seuls le courage et la détermination
d’ Elisabeth Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité
que le dossier ne soit définitivement enterré.

Les
personnalités signataires demandent que les obstacles rencontrés
par
l’instruction
en cours soient levés notamment en ce qui concerne la remise au juge
d’instruction des documents émanant des services de l’Etat pouvant
avoir un lien avec cet assassinat.

Se
sont déclarés signataires de l’appel :

Résistance
– Lucie Aubrac, Vice-Présidente de la Fondation de
la Résistance et de la Déportation

Monde
Politique

Anciens
premiers ministres

– Laurent Fabius, député (PS) de Seine Maritime
– Pierre Mauroy, sénateur (PS) du Nord, président
de Lille Communauté urbaine et président de la Fondation Jean-Jaurès
– Michel Rocard, député (PSE) au Parlement
Européen

Parlementaires,
anciens ministres et responsables politiques

– Jean-Pierre Abelin, député (UDF) de la Vienne
– Pierre Albertini, député, (UDF), maire de
Rouen
– Michèle André, sénatrice (PS)
– Eliane Assassi, sénatrice(PCF)
– Bertrand Auban, sénateur, vice président
du groupe PS au sénat,
– François Autain, ancien ministre, sénateur
(PCF)
– Henri Balmain (commission justice des verts) (V)
– Pervenche Bérès, députée (PS)
au parlement européen
– Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry
(PS)
– Jean-Marie Bockel, ancien ministre, sénateur (PS),
maire de Mulhouse
– Yannick Bodin, sénateur (PS)
– Guy Bono, député (PS) au Parlement européen
– Nicole Borvo, sénatrice (PCF)
– Alima Boumédienne-Thiery, sénatrice (V)
– Bernadette Bourzai, députée (PSE) au parlement
européen
– Jean-Pierre Brard député (PCF)
– Robert Bret, sénateur (PCF)
– Nicole Bricq, sénatrice (PS)
– Marie -Georges Buffet, ancienne ministre, députée
(PCF)
– Monique Cerisier Benguiga, sénatrice (PS) des français
établis hors de France
– Yves Cochet, ancien ministre, député (V)
– Daniel Cohn Bendit député au parlement européen
(V)
– Claire-Lise Campion, sénatrice (PS) Essonne
– Marie Arlette Carlotti, députée (PS) au parlement
européen
– Jean-Marie Cavada, député (UDF) au Parlement
Européen
– François Colcombet, ancien député,
maire, président de la C6R, (PS)
– Anne-Marie Comparini, députée, (UDF)
– François d’Aubert, ancien ministre, maire de Laval

– Charles de Courson, député (UDF) de la Marne
– Jean-Louis Cottigny, député (PSE) au Parlement
Européen
– Michel Delebarre, ancien ministre, député
(PS), maire de Dunkerque, président du Comité des Régions
– Harlem Désir, Député (PSE) au Parlement
européen
– Jean Dessessard, sénateur (PS)
– Christine de Veyrac, député (UDF) au parlement
européen
– Muguette Dini, sénatrice (UDF) du Rhône
– Anne d’Ornano, (UDF) présidente du conseil général
du Calvados, maire honoraire de Lisieux
– Michel Dreyfus-Schmidt, sénateur (PS)
– Frédéric Dutoit, sénateur (PCF)
– Henri Emmanuelli, ancien ministre, député
(PS)
– Anne Ferreira, députée (PSE) au parlement
européen
– Jean Glavany, ancien ministre, député (PS)
des Hautes Pyrénées
– Nathalie Griesbeck, députée (UDF) au parlement
européen
– Catherine Guy-Quint, députée (PSE) au parlement
européen
– Benoît Hamon, député (PSE) au Parlement
européen
– Adeline Hazan,
députée (PS) au parlement européen,
– Françoise Hostalier, ancienne ministre, ancienne
députée, conseillere régionale Nord Pas de Calais (UMP)
– Charles Josselin, ancien ministre, député
(PS) des côtes d’Armor
– Bernadette Laclais vice présidente de la région
Rhone Alpes, 1ère adjointe au maire de Chambéry (PS)
– Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de
CAP 21
– Louis Le Pensec, ancien ministre, sénateur (PS)
du Finistère
– Claude Leteurtre, sénateur (UDF)
– François Loncle, ancien ministre, député
(PS)
– Hélène Luc sénatrice (PCF)
– Henri Malberg, commission justice (PCF)
– Noel Mamère, député de Gironde
– Jean Luc Mélenchon, ancien ministre, sénateur
(PS) de l’Essonne,
– Louis Mermaz, ancien ministre, ancien président
de l’assemblée nationale, sénateur (PS)
– Hélène Mignon, députée PS,
Vice présidente de l’assemblée nationale
– Arnaud Montebourg, député (PS)
– Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UDF) de la
Charente Maritime
– Jean-Marc Nesme, député (UMP) de Saone et
Loire
– Philippe Nogrix, sénateur (UDF) d’Ile et Vilaine
– Béatrice Patrie, députée au Parlement
européen (PSE) Présidente de la délégation Mashrek
– Jean Claude Peyronnet, sénateur (PS)
– Jack Ralite, ancien ministre, sénateur (PCF)
– Ivan Renar, sénateur (PCF)
– Marie-Line Reynaud, députée (PS) au parlement
européen
– Ségolène Royal, ancienne ministre, députée
(PS), présidente du conseil régional de Poitou Charentes
– Yvette Roudy ancienne ministre, ancienne sénatrice,
ancienne maire de Lisieux
– Martine Roure, députée (PS) au Parlement
Européen
– Rudy Salles, député (UDF)
– André Santini, ancien ministre, député
(UDF), maire d’Issy les Moulineaux
– Marielle de Sarnez, députée (UDF) au Parlement
Européen
– François Sauvadet, député (UDF)
– Françoise Seligmann, résistante, ancienne
sénatrice (PS), journaliste et présidente d’honneur de
la Ligue des Droits de l’Homme
– Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, député
(PS)
Jean-Pierre Sueur, ancien ministre, sénateur (PS)
– Alain
Tourret,
ancien député (PRG), Vice président
du conseil régional Basse Normandie
– Catherine Tasca, ancienne ministre, sénatrice (
PS)
– Catherine Trautmann ancienne ministre, députée
(PSE) au Parlement européen,
– Manuel Valls, député (PS) maire d’Evry
– Catherine Vieu-Charier
commission justice PCF
– Gérard Vignoble, député (UDF) du Nord,
président du groupe d’amitié France Djbouti à l’assemblée
nationale
– Jean François Voguet, sénateur (PCF)
– Dominique Voynet, ancienne ministre, sénatrice (V)
– Henri Weber, député (PSE) au Parlement européen

– Richard Yung, sénateur (PS) des français
établis hors de France

Monde
associatif / ONG / Défense des droits de l’homme

– Odile Biyidi-Awala présidente de SURVIE
– Aida Chouk, présidente du SM (Syndicat de la Magistrature)
– Pierre Conil, président du Syndicat des avocats
de France
– Jean Pierre Dubois, président de la LDH
– Jean-Pierre Jodet, secrétaire général
de Police Judiciaire pour la Justice (PJPJ)
– Evelyne Sire Marin vice présidente de Copernic
– Attac France
– président de ACAT (association des chrétiens contre la torture):
– « Dès maintenant en Europe »
– Jean Loup Schaal & AM de Vaivre, président et
VP ARDHD, Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti

Droit
et Justice

Magistrats

– Jean-Yves Bertrand-Cadi, Premier Président Honoraire
de la cour d’appel de Rouen, ancien Premier Président de la Cour d’Appel
de Djibouti
– Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM
– Hubert Dujardin, magistrat
– Didier Gallot, magistrat
– Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier
– Jean de Maillard, magistrat
– Sabine Mariette, ancienne présidente du syndicat
de la magistrature et ancienne membre du Conseil supérieur de la magistrature

Anciens
magistrats

– Bernard Bacou premier président honoraire (de la
cour d’appel d’Aix en Provence)
– Antoine Brunet, président de chambre honoraire à
la Cour des comptes
– Jean Pierre Cochard président de chambre honoraire
à la cour de cassation
– Raymond Exertier, ancien directeur ENM ex Premier président
de la cour d’appel de Toulouse
– Louis Joinet, premier avocat général honoraire
à la cour de cassation

Magistrats
européens
– Gian-Carlo Caselli,
magistrat (Italie)
– Balthazar Garzon, magistrat (Espagne)
– Mario Vaudano, magistrat italien détaché
à l’OLAF (Office européen de Lutte Anti-Fraude)

Avocats
– Michel Benichou ancien bâtonnier de Grenoble,
– Me Paul Bouaziz
– Me Roger-Vincent Calatayud, ancien bâtonnier,
membre de la commission nationale consultative des droits de l’homme
– Me Christian Charrière-Bournazel
– Me Antoine Comte
– Me Bernard Edelman, avocat et philosophe
– Me Bruno Galy, membre du Conseil National des Barreaux
– Me Dominique Noguères
– Me Yves-Marie Ravet,
– Me Tubiana, président d’honneur de la
LDH
– Me Francine Wagner Edelman,
– Me Thierry Wickers, président de la conférence
des bâtonniers
– Me Alain Weber (LDH)

Conseil
d’Etat, Haute fonction publique

– Jean Michel Belorgey, ancien député (PS),
président de la section du rapport et des études du Conseil
d’Etat
– Bettina Laville, ancienne conseillère de François
Mitterrand et de Lionel Jospin, conseillère d’Etat,
– Anicet Le Pors, ancien ministre, conseiller d’état
honoraire

Monde
économique / entreprises

– Marie-Chantal Blandin, directeur d’un groupement
d’intérêt public
– Alain Bonnet, directeur général de sociétés,

– Jacques Bouvet, président de sociétés,
– Dominique Druon, directrice générale de sociétés
– JM / Régis Kaskosz, dirigeants de sociétés
– Jean-Louis Mullenbach, Commissaire aux comptes,
– Dominique Pin, dirigeant de société
– Edouard Salustro, Commissaire aux Comptes, président
de groupements professionnels internationaux
– Philip Squire, CEO, Londres
– Michiel van Walsem, CEO, Amsterdam
– Jean-Pierre Weiller, expert économique et financier

Arts,
médias, universités, recherche

– Jacques Amalric, journaliste (ancien directeur de la rédaction
de Libération)
– Michelle Aubert, conservatrice d’une institution
culturelle,
– Laurent Beccaria, éditeur (les arènes)
– André Bercoff, écrivain, polémiste,
président du Press Club
– Serge Bromberg, producteur, auteur, Directeur artistique
du Festival d’Annecy, administrateur de l’Association Française
de lutte contre la myopathie
– Luc Brisson, philosophe, directeur de recherches au CNRS
– Claude
Chabrol,
cinéaste
– Elisabeth Cibot, sculpteur
– Claude Gauteur, historien du cinéma
– Jacques Georgel professeur de droit constitutionnel, ancien
recteur d’Académie
– Giselle Harus Reividi psychanalyste et directrice de recherches
à l’Université de Paris 7
– Guy Konopnicki, journaliste
– Jean Kehayan, écrivain, journaliste
– Thierry Jonquet, romancier
– Denis de La Patellière, cinéaste
– Nicolas Lambert, comédien, auteur
– Marie-Agnés Leutenegger, maître de conférences
des universités, (Paris)
– Jean-Marie Peretti, professeur des Universités (université
de Corse)
– Gilles Perrault, romancier
– Jean Pierre Rives, rugbyman et sculpteur.
– Maurice Thévenet, professeur des universités
(Paris)
Pierre V Tournier directeur de recherches au CNRS

Religieux
Xavier Allegre de la Soujeole dominicain

Personnalités
de Djibouti

En exil
Ahmed Idriss Mahamoud, président du GED
Ali Coubba – Président d’Uguta-Toosa
Ahmed Kassim, membre du comité directeur de l’ADD
Sadik Mohamed Daoud, représentant du FRUD en Bretagne.
Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD pour l’Europe
Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD en
Belgique

Parlementaire
d’Italie

– Rita Borsellino, parlementaire de l’assemblée régionale
sicilienne

===========

En
précision : Texte du message de Laurent Fabius

—–
Original Message —–
From: Laurent Fabius
To: Anne-Marie de VAIVRE
Sent: Wednesday, October 18, 2006 11:57 AM
Subject: Re: appel cc vérité sur la disparition du juge Borrel

Chère
Madame,
Je suis tout-à-fait d’accord pour signer l’appel que vous m’avez soumis.

Pourriez-vous faire part à Elisabeth Borrel de ma solidarité
et de mon soutien pour le combat qui est le sien –

Je souhaite que la vérité soit connue sur les circonstances
exactes de la disparition de son mari.

A ce stade, mon intime conviction est que cette vérité n’est
absolument pas celle que certains voudraient accréditer.

Sur cette très triste affaire comme pour d’autres, aucune raison d’Etat
ne doit être plus forte que la vérité.

Je vous prie de croire, Chère Madame, à l’assurance de mes sincères
hommages.

Laurent FABIUS

=============

Ont souhaité manifester sous une
autre forme soutien et encouragement en faveur de l’action d’Elisabeth
Borrel

sans
signer la pétition


François Bayrou,
ancien ministre, député des
Pyrénées Orientales, président de l’UDF

Par
mail perso

—–
Original Message —–
From: François Bayrou
To: Anne-Marie de VAIVRE
Sent: Monday, October 16, 2006 9:28 AM
Subject: Re: appel cc vérité sur la disparition du juge Borrel

Chère
Madame de Vaivre, par principe, je ne signe jamais de pétition. Mais
je suis prêt à vous aider et à aider Elisabeth Borrel
sous toute autre forme, par exemple en posant une question d’actualité…
Cordialement. François Bayrou

NB
: François Bayrou a bien souligné que l’expression de
son soutien était publique.
————————————–


Hervé de Charrette
, ancien ministre, député
(UMP)

par
téléphone et par mail, confirmation que ce soutien est bien
public. —–

Original
Message —–
From: Hervé
de Charette
To: am.devaivre@titane.eu
Sent: Monday, October 23, 2006 12:07

PM Subject: RE: URGENT affaire BORREL 23/10

Chère
Madame,

Vos
messages concernant l’appel pour la vérité sur la disparition
du juge BORREL me sont bien parvenus.

Lorsque
j’ai été élu au Parlement, j’ai pris la décision
de ne pas signer de pétitions, manifeste ou autres réclamations,
car beaucoup sont sans objet ou intérêt.

Je
ne changerai donc pas de ligne, mais je tiens à vous témoigner
mon soutien et à vous adresser tous mes encouragements pour l’action
que vous menez, en vue que toute la vérité soit faite sur cette
tragique affaire.

Veuillez
agréer, Chère Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Hervé
de CHARETTE
========
liste au 23/10/06

22/10/06 (B366) Panique à Haramous ! Djama Souleiman, le Procureur (dit Grandes Oreilles), déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt international, est envoyé au front par Guelleh, qui a été bien incapable de lui donner la moindre munition crédible …

_____________________________
Note de l’ARDHD

Alors
Djama s’exprime dans La Nation (cf ci-dessous) et faute de mieux, il
affirme que la délivrance de mandats d’arrêt contre Adwani
et Awalleh Guelleh, serait « une terrible erreur judiciaire ».

Convoquer
des témoins. Entendre des personnes soupçonnées
de crimes. Tout cela n’a jamais constitué la moindre erreur judiciaire.
Comme il se trompe lourdement, nous nous permettons de lui rappeler
ce point capital :

Une
erreur judiciaire est la condamnation à tort d’une personne qui n’était
pas coupable. Tant qu’il n’y a pas eu de jugement, il ne peut y avoir d’erreur.

Mais comme
il est lui-même sous le coup d’un mandat d’arrêt international,
que pouvait-il dire d’autre ? Comme sa crédibilité personnelle
est dans un état proche du coma dépassé, il peut se permettre
de tout dire maintenant : tout et son contraire. Qui va encore lui accorder
la moindre attention, même à Djibouti ?

Et comme
il est à court d’argument, il parle d’atteinte à la dignité
de ces deux hommes : rappelons quand même qu’ils ont été
condamnés par sa justice à des peines très lourdes pour
des actes de terrorisme. L’un d’eux est en fuite, échappé de
Gabode (avec certainement l’accord secret de Guelleh) et l’autre, gracié
de façon inattendu, après l’assassinat du Juge Borrel. Sans
ne vouloir leur imputer le moindre crime (ce qui n’est pas notre rôle)
on ne peut pas vraiment parler de diginité en ce qui les concerne …!
D’autres média ont évoqué le terme de voyous, qui serait,
paraît-il, mieux approprié.

Alors
mensonges et langue de bois, toujours à votre menu, Monsieur Grandes
Oreilles ?

Reconnaissant
quand même qu’il ne doit pas être facile pour lui de savoir qu’il
sera le premier fusible à sauter. Guelleh le sacrifiera sans aucun
état d’âme, pour essayer de se dégager de ses responsabilités
personnelles.

___________________________________________
Extrait La Nation

Les
mandats d’arrêt contre Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani
sont « une terrible erreur judiciaire »
estime le procureur général de Djibouti

DJIBOUTI (ADI) – 21 Oct 2006- Le procureur général Djama
Souleiman Ali a déclaré samedi soir à l’ADI que
« les mandats d’arrêt internationaux délivrés jeudi
dernier à l’encontre d’Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan
Adouani sont une terrible erreur judiciaire ».

Selon Djama Souleiman
Ali, « ces mandats reflètent la manipulation orchestrée
par la partie civile et l’état d’esprit des juges en charge
de ce dossier qui ont choisi la facilité en décidant de s’en
prendre à deux hommes innocents parce que leur passé judicaire
est tout simplement défavorable sans qu’il y ait une preuve concrète
contre eux dans l’affaire Borrel ».

« Mais la vérité
cédera un jour devant le poids du mensonge, l’émotion
savamment entretenu par la veuve Borrel ainsi que les thèses délirantes
de Bernard Nicolas » a-t-il ajouté.

Pour le procureur général
de Djibouti, « Mme Sophie Clément a institutionnalisé
le mensonge, ce qui risque de porter atteinte à la dignité de
ces deux hommes ».

Djama Souleiman Ali a
enfin indiqué que « le procès relatif à ce dossier
poursuit son cours au tribunal international de la Haye », s’abstenant
de donner de plus amples précisions sur cette question.

En janvier 2006, Djibouti
avait saisi la Cour Internationale de Justice (CIJ), accusant la France de
manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire dans l’enquête sur
la mort du magistrat Borrel.