23/10/06 (B366) Madame Elisabeth Borrel n’est plus seule. Au cours d’une conférence de presse aujourd’hui dans le Cabinet de son conseil parisien, Me Morice, avec le soutien du Syndicat de la Magistrature et des associations SURVIE et ARDHD, elle a rendu publique la liste de plus de 170 personnalités qui ont signé l’appel pour la Vérité dans l’assassinat du Juge Bernard Borrel.

Les
signatures avaient été transmises dès ce matin à
Monsieur Jacques Chirac, Président de la République, au Président
de l’Assemblée nationale et à Monsieur Clément, Ministre
de la Justice.

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le communiqué et la liste en PDF

(80 Ko)

___________________________________________

COMMUNIQUE

11 ans
après l’assassinat à Djibouti de son mari, le juge Bernard
Borrel,
Elisabeth Borrel n’est plus seule dans son combat pour la vérité
et la justice.

170
personnalités ont signé l’appel
pour la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel

Il
y a un an, en octobre 2005, le Syndicat de la Magistrature lançait
un appel à soutien, autour de 50 personnalités qui s’engageaient
pour demander la vérité sur cette affaire, et pour qu’aucune
entrave ne soit opposée à la justice et à la recherche
de la vérité sur l’assassinat du juge Borrel, retrouvé
mort et à demi calcine à 80 kms de Djibouti.

Appel
relayé ensuite par SURVIE et l’ARDHD.

Un
an après, des milliers de citoyens ont signé l’appel pour
la vérité sur l’assassinat du juge Borrel, sur les sites
web du Syndicat de la Magistrature, de Survie, de l’Association pour
le Respect des Droits de l’homme à Djibouti, d’assassinats-de-coopérants.com,
du comité de soutien de Lisieux, et de bien d’autres.

Au
23 octobre 2006 ce sont aussi plus de 170 personnalités qui ont signé
l’appel :
170 signataires, issus du monde politique, du monde judiciaire et juridique,
du monde économique, du monde des arts et lettres et de la recherche,
du monde associatif .

Avec,
en tête, un symbole, Lucie Aubrac, qui a souhaité être
présente dans ce combat en tant que Vice-Présidente de la Fondation
de la Résistance et de la Déportation

Se
sont ainsi exprimés trois anciens premiers ministres, cinq candidats
à la présidentielle, 30 anciens ministres, 90 parlementaires
et responsables politiques, représentant un large spectre politique
en France.
Egalement des magistrats, des avocats, de hauts fonctionnaires, des chefs
d’entreprise, des écrivains et universitaires.

Ce
combat n’est pas seulement hexagonal : des personnalités de Djibouti,
en exil, se sont jointes à cet appel, des députés du
parlement européen, des magistrats européens.

Ce
n’est pas toujours simple, lorsqu’on exerce des responsabilités
importantes, de s’engager ainsi lorsqu’ on connait la forte pression
exercée, venue des plus hautes autorités de façon continue
depuis 1995, pour étouffer le dossier, et intimider les défenseurs
de la vérité.

Pourtant,
170 personnalités se sont engagées : toute une représentation
de la société, au-delà des partis, pour le seul parti
de la justice, de la vérité, et de la démocratie, s’est
mobilisée autour d’Elisabeth Borrel.

23/10/06
Les noms des signataires et soutiens sont sur la liste qui suit.


www.syndicat-magistrature.org

Anne
Crenier-Vaudano

06 73 12 62 01
anne.crenier@wanadoo.fr
Olivier
Thimonier

01 44 61 03 25
olivier.thimonier@survie-france.org
Anne-Marie
de Vaivre

01 46 34 70 70
06 09 11 32 40
amdevaivre@ardhd.org

___________________________________
Liste

Personnalités
signataires
de « l’appel pour la vérité
sur l’assassinat du juge Bernard Borrel »

Le
Texte de l’appel :

Bernard Borrel, magistrat français, a été assassiné
le 19 octobre 1995 à Djibouti.

Tout
a été tenté pour maquiller ce crime en suicide ; depuis
11 ans, pressions et manipulations se sont multipliées pour faire obstacle
à la vérité ; seuls le courage et la détermination
d’ Elisabeth Borrel ainsi que les soutiens reçus ont évité
que le dossier ne soit définitivement enterré.

Les
personnalités signataires demandent que les obstacles rencontrés
par
l’instruction
en cours soient levés notamment en ce qui concerne la remise au juge
d’instruction des documents émanant des services de l’Etat pouvant
avoir un lien avec cet assassinat.

Se
sont déclarés signataires de l’appel :

Résistance
– Lucie Aubrac, Vice-Présidente de la Fondation de
la Résistance et de la Déportation

Monde
Politique

Anciens
premiers ministres

– Laurent Fabius, député (PS) de Seine Maritime
– Pierre Mauroy, sénateur (PS) du Nord, président
de Lille Communauté urbaine et président de la Fondation Jean-Jaurès
– Michel Rocard, député (PSE) au Parlement
Européen

Parlementaires,
anciens ministres et responsables politiques

– Jean-Pierre Abelin, député (UDF) de la Vienne
– Pierre Albertini, député, (UDF), maire de
Rouen
– Michèle André, sénatrice (PS)
– Eliane Assassi, sénatrice(PCF)
– Bertrand Auban, sénateur, vice président
du groupe PS au sénat,
– François Autain, ancien ministre, sénateur
(PCF)
– Henri Balmain (commission justice des verts) (V)
– Pervenche Bérès, députée (PS)
au parlement européen
– Louis Besson, ancien ministre, maire de Chambéry
(PS)
– Jean-Marie Bockel, ancien ministre, sénateur (PS),
maire de Mulhouse
– Yannick Bodin, sénateur (PS)
– Guy Bono, député (PS) au Parlement européen
– Nicole Borvo, sénatrice (PCF)
– Alima Boumédienne-Thiery, sénatrice (V)
– Bernadette Bourzai, députée (PSE) au parlement
européen
– Jean-Pierre Brard député (PCF)
– Robert Bret, sénateur (PCF)
– Nicole Bricq, sénatrice (PS)
– Marie -Georges Buffet, ancienne ministre, députée
(PCF)
– Monique Cerisier Benguiga, sénatrice (PS) des français
établis hors de France
– Yves Cochet, ancien ministre, député (V)
– Daniel Cohn Bendit député au parlement européen
(V)
– Claire-Lise Campion, sénatrice (PS) Essonne
– Marie Arlette Carlotti, députée (PS) au parlement
européen
– Jean-Marie Cavada, député (UDF) au Parlement
Européen
– François Colcombet, ancien député,
maire, président de la C6R, (PS)
– Anne-Marie Comparini, députée, (UDF)
– François d’Aubert, ancien ministre, maire de Laval

– Charles de Courson, député (UDF) de la Marne
– Jean-Louis Cottigny, député (PSE) au Parlement
Européen
– Michel Delebarre, ancien ministre, député
(PS), maire de Dunkerque, président du Comité des Régions
– Harlem Désir, Député (PSE) au Parlement
européen
– Jean Dessessard, sénateur (PS)
– Christine de Veyrac, député (UDF) au parlement
européen
– Muguette Dini, sénatrice (UDF) du Rhône
– Anne d’Ornano, (UDF) présidente du conseil général
du Calvados, maire honoraire de Lisieux
– Michel Dreyfus-Schmidt, sénateur (PS)
– Frédéric Dutoit, sénateur (PCF)
– Henri Emmanuelli, ancien ministre, député
(PS)
– Anne Ferreira, députée (PSE) au parlement
européen
– Jean Glavany, ancien ministre, député (PS)
des Hautes Pyrénées
– Nathalie Griesbeck, députée (UDF) au parlement
européen
– Catherine Guy-Quint, députée (PSE) au parlement
européen
– Benoît Hamon, député (PSE) au Parlement
européen
– Adeline Hazan,
députée (PS) au parlement européen,
– Françoise Hostalier, ancienne ministre, ancienne
députée, conseillere régionale Nord Pas de Calais (UMP)
– Charles Josselin, ancien ministre, député
(PS) des côtes d’Armor
– Bernadette Laclais vice présidente de la région
Rhone Alpes, 1ère adjointe au maire de Chambéry (PS)
– Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de
CAP 21
– Louis Le Pensec, ancien ministre, sénateur (PS)
du Finistère
– Claude Leteurtre, sénateur (UDF)
– François Loncle, ancien ministre, député
(PS)
– Hélène Luc sénatrice (PCF)
– Henri Malberg, commission justice (PCF)
– Noel Mamère, député de Gironde
– Jean Luc Mélenchon, ancien ministre, sénateur
(PS) de l’Essonne,
– Louis Mermaz, ancien ministre, ancien président
de l’assemblée nationale, sénateur (PS)
– Hélène Mignon, députée PS,
Vice présidente de l’assemblée nationale
– Arnaud Montebourg, député (PS)
– Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UDF) de la
Charente Maritime
– Jean-Marc Nesme, député (UMP) de Saone et
Loire
– Philippe Nogrix, sénateur (UDF) d’Ile et Vilaine
– Béatrice Patrie, députée au Parlement
européen (PSE) Présidente de la délégation Mashrek
– Jean Claude Peyronnet, sénateur (PS)
– Jack Ralite, ancien ministre, sénateur (PCF)
– Ivan Renar, sénateur (PCF)
– Marie-Line Reynaud, députée (PS) au parlement
européen
– Ségolène Royal, ancienne ministre, députée
(PS), présidente du conseil régional de Poitou Charentes
– Yvette Roudy ancienne ministre, ancienne sénatrice,
ancienne maire de Lisieux
– Martine Roure, députée (PS) au Parlement
Européen
– Rudy Salles, député (UDF)
– André Santini, ancien ministre, député
(UDF), maire d’Issy les Moulineaux
– Marielle de Sarnez, députée (UDF) au Parlement
Européen
– François Sauvadet, député (UDF)
– Françoise Seligmann, résistante, ancienne
sénatrice (PS), journaliste et présidente d’honneur de
la Ligue des Droits de l’Homme
– Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre, député
(PS)
Jean-Pierre Sueur, ancien ministre, sénateur (PS)
– Alain
Tourret,
ancien député (PRG), Vice président
du conseil régional Basse Normandie
– Catherine Tasca, ancienne ministre, sénatrice (
PS)
– Catherine Trautmann ancienne ministre, députée
(PSE) au Parlement européen,
– Manuel Valls, député (PS) maire d’Evry
– Catherine Vieu-Charier
commission justice PCF
– Gérard Vignoble, député (UDF) du Nord,
président du groupe d’amitié France Djbouti à l’assemblée
nationale
– Jean François Voguet, sénateur (PCF)
– Dominique Voynet, ancienne ministre, sénatrice (V)
– Henri Weber, député (PSE) au Parlement européen

– Richard Yung, sénateur (PS) des français
établis hors de France

Monde
associatif / ONG / Défense des droits de l’homme

– Odile Biyidi-Awala présidente de SURVIE
– Aida Chouk, présidente du SM (Syndicat de la Magistrature)
– Pierre Conil, président du Syndicat des avocats
de France
– Jean Pierre Dubois, président de la LDH
– Jean-Pierre Jodet, secrétaire général
de Police Judiciaire pour la Justice (PJPJ)
– Evelyne Sire Marin vice présidente de Copernic
– Attac France
– président de ACAT (association des chrétiens contre la torture):
– « Dès maintenant en Europe »
– Jean Loup Schaal & AM de Vaivre, président et
VP ARDHD, Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti

Droit
et Justice

Magistrats

– Jean-Yves Bertrand-Cadi, Premier Président Honoraire
de la cour d’appel de Rouen, ancien Premier Président de la Cour d’Appel
de Djibouti
– Jean-Pierre Boucher, ancien président du SM
– Hubert Dujardin, magistrat
– Didier Gallot, magistrat
– Eric Halphen, magistrat en disponibilité, romancier
– Jean de Maillard, magistrat
– Sabine Mariette, ancienne présidente du syndicat
de la magistrature et ancienne membre du Conseil supérieur de la magistrature

Anciens
magistrats

– Bernard Bacou premier président honoraire (de la
cour d’appel d’Aix en Provence)
– Antoine Brunet, président de chambre honoraire à
la Cour des comptes
– Jean Pierre Cochard président de chambre honoraire
à la cour de cassation
– Raymond Exertier, ancien directeur ENM ex Premier président
de la cour d’appel de Toulouse
– Louis Joinet, premier avocat général honoraire
à la cour de cassation

Magistrats
européens
– Gian-Carlo Caselli,
magistrat (Italie)
– Balthazar Garzon, magistrat (Espagne)
– Mario Vaudano, magistrat italien détaché
à l’OLAF (Office européen de Lutte Anti-Fraude)

Avocats
– Michel Benichou ancien bâtonnier de Grenoble,
– Me Paul Bouaziz
– Me Roger-Vincent Calatayud, ancien bâtonnier,
membre de la commission nationale consultative des droits de l’homme
– Me Christian Charrière-Bournazel
– Me Antoine Comte
– Me Bernard Edelman, avocat et philosophe
– Me Bruno Galy, membre du Conseil National des Barreaux
– Me Dominique Noguères
– Me Yves-Marie Ravet,
– Me Tubiana, président d’honneur de la
LDH
– Me Francine Wagner Edelman,
– Me Thierry Wickers, président de la conférence
des bâtonniers
– Me Alain Weber (LDH)

Conseil
d’Etat, Haute fonction publique

– Jean Michel Belorgey, ancien député (PS),
président de la section du rapport et des études du Conseil
d’Etat
– Bettina Laville, ancienne conseillère de François
Mitterrand et de Lionel Jospin, conseillère d’Etat,
– Anicet Le Pors, ancien ministre, conseiller d’état
honoraire

Monde
économique / entreprises

– Marie-Chantal Blandin, directeur d’un groupement
d’intérêt public
– Alain Bonnet, directeur général de sociétés,

– Jacques Bouvet, président de sociétés,
– Dominique Druon, directrice générale de sociétés
– JM / Régis Kaskosz, dirigeants de sociétés
– Jean-Louis Mullenbach, Commissaire aux comptes,
– Dominique Pin, dirigeant de société
– Edouard Salustro, Commissaire aux Comptes, président
de groupements professionnels internationaux
– Philip Squire, CEO, Londres
– Michiel van Walsem, CEO, Amsterdam
– Jean-Pierre Weiller, expert économique et financier

Arts,
médias, universités, recherche

– Jacques Amalric, journaliste (ancien directeur de la rédaction
de Libération)
– Michelle Aubert, conservatrice d’une institution
culturelle,
– Laurent Beccaria, éditeur (les arènes)
– André Bercoff, écrivain, polémiste,
président du Press Club
– Serge Bromberg, producteur, auteur, Directeur artistique
du Festival d’Annecy, administrateur de l’Association Française
de lutte contre la myopathie
– Luc Brisson, philosophe, directeur de recherches au CNRS
– Claude
Chabrol,
cinéaste
– Elisabeth Cibot, sculpteur
– Claude Gauteur, historien du cinéma
– Jacques Georgel professeur de droit constitutionnel, ancien
recteur d’Académie
– Giselle Harus Reividi psychanalyste et directrice de recherches
à l’Université de Paris 7
– Guy Konopnicki, journaliste
– Jean Kehayan, écrivain, journaliste
– Thierry Jonquet, romancier
– Denis de La Patellière, cinéaste
– Nicolas Lambert, comédien, auteur
– Marie-Agnés Leutenegger, maître de conférences
des universités, (Paris)
– Jean-Marie Peretti, professeur des Universités (université
de Corse)
– Gilles Perrault, romancier
– Jean Pierre Rives, rugbyman et sculpteur.
– Maurice Thévenet, professeur des universités
(Paris)
Pierre V Tournier directeur de recherches au CNRS

Religieux
Xavier Allegre de la Soujeole dominicain

Personnalités
de Djibouti

En exil
Ahmed Idriss Mahamoud, président du GED
Ali Coubba – Président d’Uguta-Toosa
Ahmed Kassim, membre du comité directeur de l’ADD
Sadik Mohamed Daoud, représentant du FRUD en Bretagne.
Maki Houmedgaba, représentant de l’ARD pour l’Europe
Mohamed Abdallah Houmado, représentant du FRUD en
Belgique

Parlementaire
d’Italie

– Rita Borsellino, parlementaire de l’assemblée régionale
sicilienne

===========

En
précision : Texte du message de Laurent Fabius

—–
Original Message —–
From: Laurent Fabius
To: Anne-Marie de VAIVRE
Sent: Wednesday, October 18, 2006 11:57 AM
Subject: Re: appel cc vérité sur la disparition du juge Borrel

Chère
Madame,
Je suis tout-à-fait d’accord pour signer l’appel que vous m’avez soumis.

Pourriez-vous faire part à Elisabeth Borrel de ma solidarité
et de mon soutien pour le combat qui est le sien –

Je souhaite que la vérité soit connue sur les circonstances
exactes de la disparition de son mari.

A ce stade, mon intime conviction est que cette vérité n’est
absolument pas celle que certains voudraient accréditer.

Sur cette très triste affaire comme pour d’autres, aucune raison d’Etat
ne doit être plus forte que la vérité.

Je vous prie de croire, Chère Madame, à l’assurance de mes sincères
hommages.

Laurent FABIUS

=============

Ont souhaité manifester sous une
autre forme soutien et encouragement en faveur de l’action d’Elisabeth
Borrel

sans
signer la pétition


François Bayrou,
ancien ministre, député des
Pyrénées Orientales, président de l’UDF

Par
mail perso

—–
Original Message —–
From: François Bayrou
To: Anne-Marie de VAIVRE
Sent: Monday, October 16, 2006 9:28 AM
Subject: Re: appel cc vérité sur la disparition du juge Borrel

Chère
Madame de Vaivre, par principe, je ne signe jamais de pétition. Mais
je suis prêt à vous aider et à aider Elisabeth Borrel
sous toute autre forme, par exemple en posant une question d’actualité…
Cordialement. François Bayrou

NB
: François Bayrou a bien souligné que l’expression de
son soutien était publique.
————————————–


Hervé de Charrette
, ancien ministre, député
(UMP)

par
téléphone et par mail, confirmation que ce soutien est bien
public. —–

Original
Message —–
From: Hervé
de Charette
To: am.devaivre@titane.eu
Sent: Monday, October 23, 2006 12:07

PM Subject: RE: URGENT affaire BORREL 23/10

Chère
Madame,

Vos
messages concernant l’appel pour la vérité sur la disparition
du juge BORREL me sont bien parvenus.

Lorsque
j’ai été élu au Parlement, j’ai pris la décision
de ne pas signer de pétitions, manifeste ou autres réclamations,
car beaucoup sont sans objet ou intérêt.

Je
ne changerai donc pas de ligne, mais je tiens à vous témoigner
mon soutien et à vous adresser tous mes encouragements pour l’action
que vous menez, en vue que toute la vérité soit faite sur cette
tragique affaire.

Veuillez
agréer, Chère Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Hervé
de CHARETTE
========
liste au 23/10/06

22/10/06 (B366) Panique à Haramous ! Djama Souleiman, le Procureur (dit Grandes Oreilles), déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt international, est envoyé au front par Guelleh, qui a été bien incapable de lui donner la moindre munition crédible …

_____________________________
Note de l’ARDHD

Alors
Djama s’exprime dans La Nation (cf ci-dessous) et faute de mieux, il
affirme que la délivrance de mandats d’arrêt contre Adwani
et Awalleh Guelleh, serait « une terrible erreur judiciaire ».

Convoquer
des témoins. Entendre des personnes soupçonnées
de crimes. Tout cela n’a jamais constitué la moindre erreur judiciaire.
Comme il se trompe lourdement, nous nous permettons de lui rappeler
ce point capital :

Une
erreur judiciaire est la condamnation à tort d’une personne qui n’était
pas coupable. Tant qu’il n’y a pas eu de jugement, il ne peut y avoir d’erreur.

Mais comme
il est lui-même sous le coup d’un mandat d’arrêt international,
que pouvait-il dire d’autre ? Comme sa crédibilité personnelle
est dans un état proche du coma dépassé, il peut se permettre
de tout dire maintenant : tout et son contraire. Qui va encore lui accorder
la moindre attention, même à Djibouti ?

Et comme
il est à court d’argument, il parle d’atteinte à la dignité
de ces deux hommes : rappelons quand même qu’ils ont été
condamnés par sa justice à des peines très lourdes pour
des actes de terrorisme. L’un d’eux est en fuite, échappé de
Gabode (avec certainement l’accord secret de Guelleh) et l’autre, gracié
de façon inattendu, après l’assassinat du Juge Borrel. Sans
ne vouloir leur imputer le moindre crime (ce qui n’est pas notre rôle)
on ne peut pas vraiment parler de diginité en ce qui les concerne …!
D’autres média ont évoqué le terme de voyous, qui serait,
paraît-il, mieux approprié.

Alors
mensonges et langue de bois, toujours à votre menu, Monsieur Grandes
Oreilles ?

Reconnaissant
quand même qu’il ne doit pas être facile pour lui de savoir qu’il
sera le premier fusible à sauter. Guelleh le sacrifiera sans aucun
état d’âme, pour essayer de se dégager de ses responsabilités
personnelles.

___________________________________________
Extrait La Nation

Les
mandats d’arrêt contre Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani
sont « une terrible erreur judiciaire »
estime le procureur général de Djibouti

DJIBOUTI (ADI) – 21 Oct 2006- Le procureur général Djama
Souleiman Ali a déclaré samedi soir à l’ADI que
« les mandats d’arrêt internationaux délivrés jeudi
dernier à l’encontre d’Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan
Adouani sont une terrible erreur judiciaire ».

Selon Djama Souleiman
Ali, « ces mandats reflètent la manipulation orchestrée
par la partie civile et l’état d’esprit des juges en charge
de ce dossier qui ont choisi la facilité en décidant de s’en
prendre à deux hommes innocents parce que leur passé judicaire
est tout simplement défavorable sans qu’il y ait une preuve concrète
contre eux dans l’affaire Borrel ».

« Mais la vérité
cédera un jour devant le poids du mensonge, l’émotion
savamment entretenu par la veuve Borrel ainsi que les thèses délirantes
de Bernard Nicolas » a-t-il ajouté.

Pour le procureur général
de Djibouti, « Mme Sophie Clément a institutionnalisé
le mensonge, ce qui risque de porter atteinte à la dignité de
ces deux hommes ».

Djama Souleiman Ali a
enfin indiqué que « le procès relatif à ce dossier
poursuit son cours au tribunal international de la Haye », s’abstenant
de donner de plus amples précisions sur cette question.

En janvier 2006, Djibouti
avait saisi la Cour Internationale de Justice (CIJ), accusant la France de
manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire dans l’enquête sur
la mort du magistrat Borrel.

22/10/06 (B366) Dans un communiqué publié après l’entretien qu’il a eu avec Mme Borrel, vendredi 20 octobre à Toulouse, le Ministre français des A.E. déclare que le Gouvernement français ne mettra (plus ?) pas d’obstacle à l’instruction judiciaire pour le meurtre du magistrat Bernard Borrel. Une grande avancée ?

Communiqué
du ministère des Affaires étrangères suite à l’entretien
entre M. Philippe Douste-Blazy et Mme Borrel (Toulouse, 20 octobre 2006)

Le ministre
des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, a reçu
Mme Borrel à Toulouse pour un entretien.

Il a précisé
à Mme Borrel ainsi qu’à ses avocats qu’il souhaitait
que toute la lumière soit faite sur cette affaire et qu’il n’entendait
pas s’immiscer dans les procédures judiciaires en cours.

S’agissant
plus particulièrement du recours devant la Cour Internationale de Justice,
le ministre a rappelé que la question soulevée portait sur l’interprétation
donnée par chacune des parties à la mise en œuvre de la
Convention d’entraide judiciaire entre la France et Djibouti. Il a souligné
la nécessité, là encore, de laisser la Cour mener la
procédure jusqu’à son terme et d’éviter tout
commentaire à ce propos.

20/10/06 (B366) L’Express : à écouter un commentaire Vidéo de grande qualité de Christian Barbier (a écouter absolument)

LIEN :
http://www.lexpress.fr/idees/debats/dossier/editobarbier/dossier.asp?ida=453491

20/10/06 (B366) Aïd el Fitr : l’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les musulmans et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens à l’occasion de la fête de l’Aïd. (ARDHD)

L’équipe
de l’ARDHD adresse tous ses voeux à tous les musulmans et en particulier
aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens pour que la fête de l’Aïd
el Fitr, soient une véritable fête.

L’affaire
Borrel se développe. Bien entendu, elle ne doit pas influencer la politique
souveraine de Djibouti ni les choix de son Peuple. Mais comme elle ne peut
que contribuer à la déstabilisation du régime, il serait
suicidaire de ne pas saisir l’opportunité.

Nous souhaitons
que toute l’opposition se réunisse rapidement, toutes tendances confondues,
toutes ethnies confondues pour définir une vision commune de l’après
Guelleh et pour étouffer "dans l’oeuf" des vélléités
potentielles de reprise en main de la nébuleuse par des seconds couteaux,
issus du monde mafia-politico-affairiste.

20/10/06 (B366) Affaire Borrel : Rediffusion d’un article publié le sous la signature anonyme d’un lecteur. Avait-il raison ? Les faits semblent ne pas le contredire aujourd’hui

Rediffusion
24/02/03 (B186) Ma version sur les dernières heures du Juge Bernard
Borrel (Lecteur)

Dans
cette contribution à votre site, j’aimerais partager avec les lecteur
mes suppositions relatives à la mort de M. Borrel. C’est un avis personnel
!

Acte 1 :
Le juge trouve des indices (des preuves ?) qui compromettent M. ISMAIL OMAR.
La SDS en a connaissance et elle suit toutes les activités du juge
grâce à l’équipe des ‘maquereaux" français
installés à Djibouti. Elle informe le Palais et une réunion
a lieur entre Ismail Omar et Hassan Madobe pour monter un plan d’élimination
du juge Borrel.

Acte 2 :
Le juge sent le danger et il a conscience de la pression qui l’entoure. Il
se sent menacé pour ses découvertes. Pourtant, il ne peut pas
les dévoiler à sa femme, ne serait-ce que pour des motifs de
secrets professionnels. Il décide alors de sortir son argent de la
Banque et de le remettre à sa femme au cas où il lui arriverait
quelque chose. Les recommandations qu’il aurait faites à sa femme confirme
cela.

Acte 3 :
Un certain Alain Romani appelle le juge et il lui raconte que sa voiture est
tombée en panne d’essence au Goubet. Il lui demande de venir le dépanner
avec un bidon d’essence. Le juge accepte pour lui rendre service. Il retrouve
le juge et ils partent dans sa voiture. Ils s’arrêtent à la Station
Mobil où ils remplissent le jerrican. Le pompiste confirme qu’il a
bien vu deux occupants ‘européens’. Le jerrican plein, les voilà
partis tous les deux sur la route d Arta.

Acte 4 :
La voiture du juge avec Alain Romani à son bord, quitte la ville suivi
de loin par un autre véhicule dans lequel Hassan Madobe, le Colonel
Mahdi, et les deux (soi-disant) prisonniers. Après deux heures de route
ils parviennent au Goubet, mais le juge ne sait toujours pas qu’ils sont suivis.

Le juge est surpris de
ne pas voir la voiture de Romani. Il prend peur et il donne un violent coup
de frein. Aussitôt il est jeté hors de la voiture par les assassins.
Il reçoit un coup sur la tête et il essaye de prendre la fuite.
Mais il tombe par terre car il est mort.

Acte 4 :
Un sac est retiré de la voiture : un 4×4. On enroule le juge à
l’intérieur et on le transporte jusqu’au bas du ravin et là,
avec l’essence du jerrican, on l’enflamme. Le lendemain, les hommes de main
qui ont participé à ce meurtre, se présentent au Palais
pour rendre compte au commanditaire du déroulement de l’opération.

Acte 5 :
A l’avance, il avait été convenu que Romani prendrait l’avion,
le soir même, afin de brouiller les pistes et de faire croire qu’il
n’était pas présent à Djibouti. Pour Awaleh Guelleh,
c’est un autre marché : on lui permet de faire semblant de s’évader
en remerciement du service rendu. On n’apprendra que beaucoup plus tard que
Me Aref est son défenseur, ce qui est une chose rarissime au regard
des Lois internationales.

Voilà une version
tout à fait plausible des dernières heures du juge Borrel. Maintenant,
c’est aux lecteurs de se faire une opinion.

20/10/06 (B366) Affaire Borrel : le grand tournant ? Nous en parlions ce matin. Les déclarations du MAE français le laissent penser ce soir. Peut-on dire que la volte-face des autorités françaises est amorcée ? (Dépêche Reuters)

Douste-Blazy
souhaite toute la lumière sur l’affaire Borrel

PARIS (Reuters)
– Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy,
a reçu la veuve du juge Bernard Borrel, tué il y a onze ans
à Djibouti, et souhaité que "toute la lumière soit
faite" sur cette affaire.

Elisabeth
Borrel, qui a eu un entretien avec le ministre à la mairie de Toulouse,
voulait parler avec lui de la saisine dans ce dossier de la Cour internationale
de justice (CIJ).

Philippe
Douste-Blazy a précisé à Elisabeth Borrel ainsi qu’à
ses avocats "qu’il souhaitait que toute la lumière soit faite
sur cette affaire et qu’il n’entendait pas s’immiscer dans les procédures
judiciaires en cours", a précisé le Quai d’Orsay.

La France
a accepté en août dernier la compétence de la CIJ, saisie
par Djibouti qui accuse Paris de manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire
dans l’enquête sur la mort du magistrat.

Mais Elisabeth
Borrel estime qu’il s’agit d’une "mascarade de justice", les Djiboutiens
cherchant par ce biais à connaître les détails du dossier
d’assassinat.

La juge
française, Sophie Clément, a refusé de transmettre son
dossier à la justice djiboutienne en invoquant l’attitude dans ce dossier
du procureur de Djibouti.

Sur le
recours devant la CIJ, Philippe Douste-Blazy a "rappelé que la
question soulevée portait sur l’interprétation donnée
par chacune des parties à la mise en oeuvre de la Convention d’entraide
judiciaire entre la France et Djibouti", a dit le ministère des
Affaires étrangères dans un communiqué.

"Il
a souligné la nécessité, là encore, de laisser
la Cour mener la procédure jusqu’à son terme et d’éviter
tout commentaire à ce propos".

"SIGNAL
FORT"

Cette
nouvelle démarche d’Elisabeth Borrel, qui se bat depuis des années
pour démontrer que son mari à été assassiné
à Djibouti, intervient au lendemain de la délivrance de mandats
d’arrêt contre deux assassins présumés du juge Bernard
Borrel, en dépit des réquisitions du parquet.

Ces mandats
d’arrêt visent deux repris de justice en fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda
Hassan Adouani, soupçonnés d’être des exécutants
du meurtre.

"C’est
un signal très fort de la volonté d’un juge indépendant
de mettre en cause les assassins de Bernard Borrel et c’est un désaveu
cinglant pour le parquet de Paris", souligne vendredi dans le quotidien
Libération Me Olivier Morice, avocat d’Elisabeth Borrel.

Le Syndicat
de la magistrature (SM) avait critiqué la semaine dernière l’avis
défavorable du parquet de Paris concernant ces mandats d’arrêt,
accusant les autorités françaises de faire "obstacle à
la manifestation de la vérité dans cette affaire".

Selon
ce syndicat, partie civile au dossier d’enquête judiciaire, Paris cherche
à bloquer l’enquête pour protéger ses intérêts
diplomatiques et militaires à Djibouti, qui abrite la plus grande base
française d’Afrique.

Le corps
de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique
auprès du ministère de la Justice djiboutien, a été
retrouvé carbonisé en octobre 1995.

L’hypothèse
du suicide avait été initialement retenue. Après plusieurs
changements de magistrats et des expertises, notamment médico-légales,
la piste criminelle est désormais suivie.


© Reuters Limited.

20/10/06 (B365) RFI (David Servenay) Affaire Borrel : les trois lectures de l’histoire

Dans
un livre paru la semaine dernière, Elisabeth Borrel raconte son combat.
L’occasion de découvrir comment une femme courageuse, et décidée
à obtenir la vérité sur la mort de son mari, magistrat
français retrouvé à moitié calciné en 1995
à Djibouti, a mené une lutte sans merci. Contre ses collègues
magistrats, contre l’opinion et contre deux Etats qui masquent depuis
onze ans une vérité apparemment gênante.

Elle n’en
veut à personne, mais elle ne pardonnera pas. Et la liste est longue
de ceux qui ont soigneusement gardé, depuis onze ans, une parcelle
du secret qui pèse sur l’affaire Borrel. Entre cette armée
de fantômes -pas toujours démasqués- de la «raison
d’Etat» et cette femme souvent seule face à l’ombre
de son mari, on comprend mieux les mécanismes qui font de cette histoire
une affaire d’Etat exemplaire.

«Au
bout de la vérité»

Tout ceux
qui ont eu ou auront un jour l’occasion de croiser Elisabeth Borrel
ont été ou seront surpris par cette volonté farouche
d’aller «au bout de la vérité». Cette façon
d’attaquer les phrases haut perchées, comme un procureur. Ce
rire tranchant qui déstabilise l’interlocuteur. Cette pointe
d’ironie effilée comme un rasoir. Au scalpel -avec l’aide
d’un chirurgien de la plume, le journaliste Bernard Nicolas- elle tire
les mille et un fils de son histoire.

Ce n’est
pas la moindre qualité de ce livre de faire plonger le lecteur dans
une histoire complexe, sans en perdre le sens. Une fois terminée la
page 369, l’impression est très nette: le récit donne
à voir trois lectures de l’histoire.

La première
est un cri solitaire, celui d’une âme blessée. Deux enfants
de cinq et huit ans sur les bras et deux cancers du sein, dont le second fut
publiquement révélé, contre la volonté de la malade,
par un grand quotidien du soir. Livrée sans fausse pudeur, cette confession
éclaire d’un jour singulier le personnage, en martelant que «non
madame Borrel n’est pas folle».

En réalité,
Elisabeth Borrel est une catholique convaincue, une femme généreuse
et une mère comme les autres, avec ses doutes et ses certitudes. On
le savait. D’autres le découvriront. Autant le préciser
: Elisabeth Borrel redoutait le contact des journalistes. «La presse?
Elle me fait peur et depuis longtemps déjà». Puis, à
suivre les pérégrinations de l’affaire, la partie civile
qu’elle est devenue a compris que sans la presse, rien n’avancerait
dans son dossier. Doit-on s’en réjouir? Pas sûr.

S’ouvre
alors aux néophytes la seconde lecture. Page après page, la
liste des dysfonctionnements de l’institution judiciaire, des errements
de la brigade criminelle et des chausse-trappes du ministère des Affaires
étrangères ne cessent de s’allonger. Jusqu’à
l’écœurement. Entre des experts de médecine légale
qui rendent des expertises bâclées, les juges d’instructions
dessaisis parce qu’ils ont effectué une reconstitution sans la
partie civile et des policiers qui cherchent absolument à vérifier
que son mari était un pédophile, la nausée n’est
plus très loin.

Comment
de telles erreurs peuvent-elles se produire? Quels sont les filtres de contrôle
de ces autorités dont le pouvoir est immense? Sont-ils sanctionnés
en cas d’abus? Les amateurs du fonctionnement de l’Etat et de
ses dérives seront servis. Mais, pour ceux qui connaissent les épisodes
précédents (voir les nombreux articles publié ici même,
sur ce site), cette litanie n’offre pas de réelles nouveautés.

«Un
juge assassiné»

La troisième
et dernière lecture d’Un juge assassiné fournit les plus
riches pistes de réflexion. Car si les auteurs de cet assassinat ne
sont encore pas identifiés, ses commanditaires sont omniprésents.
C’est d’ailleurs tout le sens du «J’accuse»
emphatique que l’auteur lance en guise d’épilogue. «Parce
que je suis citoyenne, mère, magistrate, veuve d’un homme que
j’aime, j’exige la vérité. Je ne me détournerai
pas de cette mission, je ne négocierai rien. Que Français et
Djiboutiens qui l’espèrent peut-être le sachent. Je veux
savoir pourquoi, par qui, Bernard Borrel a été assassiné
dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995.» Suit en annexe la liste des
personnalités ayant signé «l’appel pour la vérité
sur l’assassinat du juge Borrel» où l’on découvre
que, chez les politiques, pas un responsable de l’UMP ne figure parmi
les signataires. C’est le seul parti à n’être pas
représenté.

En fait,
cette troisième lecture, encore floue, s’alimente de l’omniprésence
des réseaux corses et de l’ex-RPR à Djibouti; de la gêne
des représentants des services secrets français; ou encore de
l’existence d’une franc-maçonnerie locale influente. Ces
réseaux, très présents dans le monde judiciaire, ont-ils
joué leur partition. Comment? Par qui? Pourquoi? Autant de questions
que l’ouvrage laisse ouvertes… mais qu’Elisabeth Borrel
ne renonce pas à éclaircir.

par
David Servenay