14/10/06 (B365) Avec la sortie du livre d’Elisabeth Borrel, écrit avec Bernard Nicolas, ceux qui pensaient que MM. Mohamed Alhoumekani et Ali Iftin, pourraient se rétracter et revenir sur leurs témoignages de première importance, en sont pour leurs frais. (ARDHD)

Nous tenons,
comme l’a fait Mme Borrel, à féliciter ces deux témoins
exemplaires, qui ont fait progresser considérablement l’instruction
sur la mort du Juge Borrel, en aidant les juges et les observateurs à
comprendre que ce n’était pas un suicide, mais un assassinat commis
par des personnes dont ils ont cité les noms.

Certains
avaient pensé pouvoir les faire changer d’avis et revenir sur les témoignages
qu’ils ont fait à la Justice française ? Certains ont tenté
de les suborner … certains ont tenté de les menacer.

Rien n’y
a fait et il faut rendre hommage à leur constance et à leur
sens de la vérité et de la Justice. C’est un exemple pour tous
et en particulier ceux qui continuent à mentir ou à se taire
dans cette affaire.

Avec la
sortie de ce livre, dont ils ont certainement eu connaissance avant sa publication,
puisqu’ils sont cité à de nombreuses reprises, on comprend que
leur témoignage est authentifié et que personne ne pourra revenir
en arrière.

Cela ne
doit pas être du goût du Palais d’Haramous qui avait toujours
espéré les faire se rétracter en échange de promesses,
de tas d’or et d’une réhabilitation par le régime à des
postes honorifiques …. Un mauvais coup de plus pour Guelleh, qui sent se
rapprocher l’instruction, puisque de nombreux média et observateurs
n’hésitent plus à le désigner comme le commanditaire
du crime.

14/10/06 (B364) Sortie du livre d’Elisabeth Borrel, écrit avec Bernard Nicolas. A lire absolument pour mieux comprendre les faits et le complot visant à faire croire qu’il s’agit d’un assassinat pour protéger Guelleh.

On trouve
le livre sur plusieurs sites, en particulier :
1 – chez Amazon
http://www.amazon.fr/Un-juge-assassin%E9-Elisabeth-Borrel/dp/2080689762

2 – A
la Fnac
Lien

____________________________________

Un juge assassiné
À l’aube du 19 octobre 1995, le cadavre d’un homme est découvert
dans des rochers, à 80 km de Djibouti. Le corps en partie carbonisé
est celui d’un magistrat français de 39 ans, coopérant depuis
un an au ministère de la Justice djiboutien. Son nom : Bernard
Borrel. Alors que le corps du juge est toujours à l’endroit où
on l’a retrouvé, un télégramme part de l’ambassade
de France à Djibouti vers le Quai d’Orsay à Paris : «
Bernard Borrel s’est donné la mort ».

Sa
femme, Élisabeth, est informée du suicide de son mari.

On lui
promet une autopsie à Djibouti ; elle n’aura jamais lieu. Quand elle
demande des documents médicaux, comme les radiographies du corps de
Bernard, on lui annonce qu’ils ont disparu. Des amis, des parents tentent
de la convaincre que le suicide ne tient pas. Élisabeth, elle-même
magistrate, a du mal à admettre qu’on lui cache les vraies raisons
de la disparition de son mari. Peu à peu pourtant, elle se rend à
l’évidence : elle a été manipulée.

Elle dépose
finalement plainte pour assassinat en 1997, à Toulouse. Et là,
tout commence. Ce livre est l’histoire engagée et passionnante, documents
et révélations à l’appui, du long combat d’une femme
contre une version fabriquée à la hâte, contre la raison
d’État et avec un seul objectif : la vérité.

Edité
chez Flammarion
ISBN : 978-2-08-068976-4
EAN : 9782080689764

13/10/06 (B364) L’affaire Borrel prend une importante dimension médiatique .. qui met en évidence l’influence du Gouvernement français au détriment de la recherche de la vérité dans l’assassinat du Juge Borrel. Et tout cela pour sauver un dictateur sanguinaire et criminel, à bout de souffle.

____________________
Note de l’ARDHD

Les derniers
développements, à savoir l’avis défavorable du Parquet
pour la délivrance de mandats d’arrêt internationaux contre Adouani
et Awalleh Guelleh ont finalement provoqué l’inverse de ce qui était
recherché par le Gouvernement français.

"La
ficelle est trop grosse" : la mainmise du pouvoir présidentiel
sur la Justice française est devenue visible et mesurable. Avant cela,
les observateurs pouvaient l’évoquer, seulement. Aujourd’hui, ils ont
des preuves concrètes à produire.

C’est
une démarche ridicule. Qu’un Procureur de la République puisse
recommander de ne pas comparer les traces d’ADN identifiées sur les
vêtements de la victime avec celles des auteurs possibles d’un attentat
et d’un meurtre, est contraire à la Justice et à l’action des
Juges d’instruction. Notons en plus que la Juge Clément n’est pas obligée
de suivre les recommandations du Parquet et qu’elle peut poursuivre les deux
personnes citées ..

La presse
française, (sauf Jeune Afrique l’Intelligent, bien entendu), dans sa
grande majorité, se fait l’écho de l’indignation générale
qui pourrait avoir des conséquences jusqu’à l’Elysée,
en passant par le Garde des Sceaux.

Demain,
samedi 14 octobre, avec Survie, Madame Borrel et son co-auteur Bernard Nicolas,
vont présenter le livre qu’ils viennent de publier. Ce sera l’occasion
aussi de publier la liste des soutiens pour la vérité sur l’assassinat
de son mari.

Outre
des milliers de signature, la liste aurait receuilli plus de 100 signatures
de personnalités. On parle de sept anciens Ministres, de députés,
de sénateurs, d’acteurs du monde judiciaire (français et étrnager),
économique, universitaire et culturel.

Bref la
comédie que joue la France pour sauver contre vents et marées,
une dictature sanguinaire, risque de se retourner contre ceux qui refusent
la vérité au profit d’un dictateur corrompu, criminel et en
fin de carrière.

____________________
LIbération : indignation après le refus du Parquet

Affaire
Borrel : indignation après un refus du parquet

Par Brigitte VIDAL DURAND

QUOTIDIEN : Jeudi 12 octobre 2006 – 06:00

La décision du parquet de Paris de refuser de délivrer
des mandats d’arrêt à l’encontre des deux principaux suspects
de l’assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti a provoqué
hier des réactions indignées.

«Dans
ce dossier, j’ai connu un parquet qui était contre moi pendant très
longtemps, un parquet d’une bienveillante neutralité avec Yves Bot
[ancien procureur général, ndlr], et je constate aujourd’hui
que la reprise en main est faite», a déclaré hier Elisabeth
Borrel, la veuve du juge. Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a dénoncé
ce «nouvel obstacle à la manifestation de la vérité».

Olivier
Morice, avocat d’Elisabeth Borrel, attend lui, «sereinement» la
décision de la juge d’instruction Sophie Clément, qui est libre
de suivre, ou non, l’avis du parquet.

©
Libération

________
Mais heureusement pour Guelleh, il y a tojours Jeune Afrique !!!

Jeune
Afrique l’Intelligent, toujours prêt à voler au secours de ses
financiers, présente les faits sous une version différente.
Combien JA reçoit-il de Djibouti chaque année, au titre d’abonnements
que certains auteurs considèrent comme "fictifs" ? Nous n’avons
pas le montant exact ….
____________________________________

Le
fantôme du juge Borrel

DJIBOUTI
– 8 octobre 2006 –

Les
mandats d’arrêt lancés le 27 septembre par la cour d’appel
de Versailles contre le procureur de la République et le chef des services
secrets de Djibouti, ainsi que la parution imminente du livre d’Élisabeth
Borrel, la veuve du juge Bernard Borrel retrouvé mort en octobre 1995
à 80 kilomètres de Djibouti-Ville, ont donné lieu à
un long aparté entre des membres de la délégation française
et le Premier ministre djiboutien Dileita Mohamed Dileita, en marge du Sommet
de la Francophonie à Bucarest (28-29 septembre).

Après
avoir informé leur interlocuteur du fait qu’une contre-enquête,
rédigée par un journaliste proche du dossier et accréditant
la thèse du suicide du juge, était en cours d’élaboration
(et devrait bientôt être éditée), les
Français ont assuré qu’ils n’avaient rien contre
une transmission de ce contentieux judiciaire auprès de la Cour internationale
de justice de La Haye, ainsi que le réclame Djibouti.

Il faut
dire que, sans l’exprimer officiellement de crainte de se voir taxés
d’ingérence dans cette affaire, ni l’Élysée
ni le Quai d’Orsay, ni la police ne croient dans la thèse de
l’assassinat du juge sur ordre des autorités djiboutiennes, défendue
par Mme Borrel et ses avocats.

Paris
s’en tient en effet à la lettre du rapport de la brigade criminelle
de la police judiciaire, laquelle concluait en septembre 1999, après
enquête sur le terrain : « Aucun des témoins n’a
été en mesure de fournir le moindre élément tangible
et vérifiable ou un seul mobile sérieux de nature à accréditer
la thèse de l’homicide.

Sauf à
envisager l’existence d’un vaste complot politico-judiciaire […],
l’hypothèse de l’assassinat ne peut, à ce jour,
être retenue. » Reste que ce « vaste complot » est
justement ce que croit pouvoir dénoncer ?Élisabeth Borrel…
En attendant, les autorités françaises en sont réduites
à espérer que le président Omar Guelleh et ses collaborateurs
comprendront qu’elles ne peuvent guère faire pression sur la
justice : « On se passerait volontiers d’une énième
crise avec Djibouti », soupire un diplomate.

______________________________
Reuters

Affaire
Borrel: les magistrats critiquent le parquet de Paris Reuters

Le Syndicat
de la magistrature (SM) a critiqué mercredi l’avis défavorable
du parquet de Paris concernant l’éventuelle émission de mandats
d’arrêts contre deux citoyens de Djibouti dans l’enquête sur la
mort du magistrat Bernard Borrel.

"Le
Syndicat de la magistrature dénonce ce nouvel obstacle mis par les
autorités françaises à la manifestation de la vérité
dans cette affaire", déclare le SM dans un communiqué.

Selon
ce syndicat, partie civile au dossier d’enquête judiciaire, Paris cherche
à bloquer l’enquête pour protéger ses intérêts
diplomatiques et militaires à Djibouti, qui abrite la plus grande base
française d’Afrique.

Elisabeth
Borrel, veuve du magistrat, a aussi protesté contre cet avis du parquet.
Son avocat Olivier Morice juge "honteuse" la position du procureur.

La juge
d’instruction Sophie Clément a demandé l’avis du parquet sur
d’éventuels mandats d’arrêt contre Awalleh Guelleh Assoweh et
Hamouda Hassan Adouani, mis en cause par un témoin du dossier.

Le procureur
de Paris a estimé que cette démarche serait prématurée,
explique-t-on au bureau du procureur. La juge Clément peut passer outre
et délivrer quand même les mandats d’arrêts qui seront
diffusés par Interpol.

Le corps
de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique
auprès du ministère de la Justice djiboutien, a été
retrouvé carbonisé en octobre 1995.

L’hypothèse
du suicide avait été initialement retenue mais après
plusieurs changements de magistrats et des expertises, notamment médico-légales,
c’est la piste criminelle.

11/10/06 (B364) Comme nous l’avions souligné dès hier matin, la décision du Parquet de Paris, qui « coupe » les ailes de la Juge Clément, en la privant d’audition de témoins importants, est dénoncée par de nombreux protagonistes et observateurs, dont le syndicat de la magistrature. Décision politique d’un Procureur aux ordres du Gouvernement français, qui se met en quatre pour se faire « pardonner » par Guelleh ? (Revue de Presse)

________________
Nouvel Obs : Panique au plus haut niveau

NOUVELOBS.COM
| 11.10.06 | 15:22

AFFAIRE BORREL

"Une forme de panique au plus haut niveau"
Interview de Bernard Nicolas,
journaliste,
co-auteur d’"Un juge assassiné" avec Elisabeth Borrel (Flammarion)

Comment
expliquez-vous que le parquet ait refusé de délivrer des mandats
d’arrêt contre les personnes suspectées dans l’affaire Borrel
?

Je
crois qu’on est face à une forme de panique au plus haut niveau,
alors qu’un coup d’accélérateur judiciaire a été
donné par le tribunal de Versailles, qui la semaine dernière
a délivré des mandats contre un procureur djiboutien dans
l’affaire des subordinations de témoins. Là, la juge d’instruction
voulait effectuer des comparaisons entre l’ADN des suspects et celui trouvé
sur le short du juge Borrel. Et l’argument du Parquet est de dire que c’est
"prématuré" ! Après 11 ans !

On ressent
une gêne dans ce dossier, et c’est un euphémisme. Les piliers
de notre démocratie semblent avoir été ébranlés,
peut-être pour préserver nos rapports avec Djibouti. De toutes
les façons, la juge d’instruction a demandé l’avis du Parquet
parce qu’elle devait le faire, mais elle n’est pas liée par sa décision.

Il ne
faut pas oublier les liens qui existent entre la France et Djibouti. Nous
avons 3.000 soldats basés là-bas. Nous avons aussi, ce qui
n’est pas assez souligné, beaucoup investi dans un centre d’écoute
basé à Arta: des "grandes oreilles" à la
française, à quelques encablures des foyers islamistes. Sachant
que les Etats-Unis prennent du poids dans le pays (le nombre de soldats
américains en poste à Djibouti a doublé en 4 ans),
la France essaie de conserver son leadership. Les relations entre les deux
Etats se tendent quelque peu: le loyer que paye l’armée française
sur le territoire djiboutien a par exemple été augmenté
à 36 millions d’euros, sur décision du président Ismaïl
Omar Guelleh.

Il y
a clairement une tradition franco-djiboutienne depuis l’indépendance
en 1977. Et en marge de ces relations officielles, il y a ce qu’on appelle
les réseaux françafrique, ces coopérants influents
qui tiennent à conserver une mainmise sur les flux financiers dans
nos anciennes colonies.

L’affaire
Borrel revient sur le devant de la scène médiatique. Pensiez-vous
que c’était le seul moyen de faire avancer les choses ?

Ce
retour sous les projecteurs n’est pas de notre fait. Nous écrivions,
Elisabeth Borrel et moi, ce livre depuis plusieurs mois. Le fait que la
justice s’intéresse à nouveau à l’affaire ne trouve
pas son origine dans la parution du livre. Les échéances du
tribunal de Versailles dans le dossier de la subordination de témoins
sont tombées d’un côté, la juge Clément continuait
son instruction de l’autre. Il s’agit d’une simple concomitance. La justice
et l’édition ont chacun leurs propres rythmes.

Les
choses ne sont par ailleurs pas finies. On a voulu enterrer cette affaire,
mais ce n’est aujourd’hui plus possible. L’Etat français validait
l’hypothèse du suicide, ce qu’il ne peut plus faire aujourd’hui.
C’est la justice qui a fait évoluer le dossier. J’entends parfois
dire qu’il s’agit d’une affaire complexe. Mais ce n’est pas le cas: c’est
un assassinat déguisé en suicide couvert par la France et
par Djibouti.

Dans
votre livre, "Un juge assassiné", paru le 10 octobre, quelle
est la thèse que vous défendez quant à la vérité
sur la mort du juge Borrel ?

On sait
déjà que c’est un assassinat, et non un suicide. La question
qui se pose est celle du mobile de cet assassinat. Pour Elisabeth Borrel,
il est très difficile de privilégier une thèse. C’est
ce qui a été fait quand tout le monde s’est contenté
de conclure à un suicide. Elle ne veut pas répéter
cette erreur.

Le problème
est la multiplicité des hypothèses, des raisons qui auraient
pu conduire au meurtre de Bernard Borrel. Tout ce que l’on peut dire avec
certitude est qu’Ismaïl Omar Guelleh est impliqué à un
niveau ou à un autre.

Cela
m’a été confirmé par l’ancien chef de la garde présidentielle,
Ali Iftin, qui est d’autant plus crédible qu’il est le cousin du
président et ne peut en conséquence pas être soupçonné
de lui être un opposant farouche. L’image qu’il a employée
est à mon sens très juste: "Guelleh est au centre de
tous les trafics. Il est l’araignée au centre de la toile. Touche
un fil, et l’araignée s’inquiète."

Alors
on ne sait pas quelle piste privilégier. L’enquête sur l’attentat
au Café de Paris en 1990 ? L’enquête sur le trafic d’armes
(on sait que quelqu’un a tenté de soudoyer le juge Borrel en lui
proposant de l’uranium !) ? Quoiqu’il en soit il devenait gênant.
Ses enquêtes étaient compromettantes pour le pouvoir.

Peut-être
connaîtra-t-on un jour le véritable dossier qui a mené
à cet assassinat.

Le plus
évident est celui du Café de Paris, mais ce n’est pas le seul.

Le dénominateur
commun de toutes ces affaires est donc le président Guelleh.

Or,
pour pouvoir profiter de ces trafics en toute impunité, il avait
besoin de l’aval, voire de la complicité de la France. On peut à
mon sens parler de trafics franco-djiboutiens. On le sent tout de suite
en allant sur place. En privé, les gens vous disent que Ismaïl
Omar Guelleh est derrière l’assassinat du juge Borrel. La justice
française ne peut évidemment pas se contenter de micro-trottoirs.
Mais tout ce qu’on avance dans le livre, au-delà du combat et du
ressenti d’Elisabeth Borrel, est étayé par des documents.

Propos
recueillis par David Caviglioli
(le mercredi 11 octobre 2006)

_____________________
Reuters : les magistrats critiquent le Parque

Affaire
Borrel : les magistrats critiquent le parquet de Paris

PARIS
(Reuters) – Le Syndicat de la magistrature (SM) a critiqué mercredi
l’avis défavorable du parquet de Paris concernant l’éventuelle
émission de mandats d’arrêts contre deux citoyens de Djibouti
dans l’enquête sur la mort du magistrat Bernard Borrel.

"Le
Syndicat de la magistrature dénonce ce nouvel obstacle mis par les
autorités françaises à la manifestation de la vérité
dans cette affaire", déclare le SM dans un communiqué.

Selon
ce syndicat, partie civile au dossier d’enquête judiciaire, Paris cherche
à bloquer l’enquête pour protéger ses intérêts
diplomatiques et militaires à Djibouti, qui abrite la plus grande base
française d’Afrique.

Elisabeth
Borrel, veuve du magistrat, a aussi protesté contre cet avis du parquet.
Son avocat Olivier Morice juge "honteuse" la position du procureur.

La juge
d’instruction Sophie Clément a demandé l’avis du parquet sur
d’éventuels mandats d’arrêt contre Awalleh Guelleh Assoweh et
Hamouda Hassan Adouani, mis en cause par un témoin du dossier.

Le procureur
de Paris a estimé que cette démarche serait prématurée,
explique-t-on au bureau du procureur. La juge Clément peut passer outre
et délivrer quand même les mandats d’arrêts qui seront
diffusés par Interpol.

Le corps
de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique
auprès du ministère de la Justice djiboutien, a été
retrouvé carbonisé en octobre 1995.
L’hypothèse du suicide avait été initialement retenue
mais après plusieurs changements de magistrats et des expertises, notamment
médico-légales, c’est la piste criminelle qui est désormais
suivie.

___________
AP : Le SM dénonce les obstacles mis en place par la France

Affaire
Borrel : le SM dénonce les obstacles mis par la France

PARIS (AP) – Le Syndicat de la magistrature a dénoncé mercredi
les réquisitions négatives du parquet de Paris qui a jugé
"prématuré en l’état" de délivrer des
mandats d’arrêt contre deux citoyens djiboutiens soupçonnés
d’être impliqués dans l’assassinat du juge français Bernard
Borrel en 1995.

Ces réquisitions
du parquet, sollicitées la semaine dernière par la juge d’instruction
Sophie Clément, ne lient pas la magistrate. Elle peut donc décider
de lancer les mandats d’arrêt sans tenir compte de l’avis du parquet.

"Alors
que cette affaire est en cours depuis près de 11 années, le
parquet considère la délivrance de ces mandats d’arrêt
comme prématurée", a ironisé le SM, partie civile
aux côtés de la veuve de Bernard Borrel, dans un communiqué.
Le syndicat "dénonce ce nouvel obstacle mis par les autorités
françaises à la manifestation de la vérité dans
cette affaire".

Le parquet
de Paris a émis la semaine dernière des réquisitions
négatives sur la délivrance de mandats d’arrêt à
l’encontre d’Awalleh Guelleh Assoweh, dit "Mireh", et Hamouda Hassan
Adouani, deux repris de justice djiboutiens, actuellement en fuite.

La juge
d’instruction souhaite notamment recueillir les ADN des deux hommes pour les
comparer aux traces découvertes récemment sur le short que portait
Bernard Borrel le jour de sa mort.

Le parquet
a notamment estimé qu’il fallait d’aborder entendre des militaires
français qui s’étaient manifestés auprès de la
justice indiquant qu’ils avaient manipulé le short et pouvaient donc
être les auteurs des ADN.

Des recherches
en ce sens ont été lancés par la juge d’instruction,
mais les résultats ne sont pas encore connus. En attendant le parquet
a jugé prématuré de lancer des mandats d’arrêts
contre d’autres personnes, a-t-on indiqué de sources judiciaires.

Bernard
Borrel, magistrat français détaché à Djibouti,
a été retrouvé mort et brûlé le 19 octobre
1995 à 80km de la capitale djiboutienne. Ce dossier empoisonne les
relations entre Paris et Djibouti qui accueille une importante base militaire
française.

Sa veuve,
Elisabeth Borrel, soutient que son mari a été assassiné
et accuse le président Ismaël Omar Guelleh d’être le commanditaire
du crime. Une version contestée par Djibouti.

AP

_____________________AFP
: Le Parquet ne sort pas grandi !

PARIS
(AFP) – Affaire Borrel : "Le parquet ne sort pas grandi de ce dossier",
selon Mme Borrel

La
veuve du juge Bernard Borrel, assassiné en 1995 à Djibouti,
a estimé mercredi que "les magistrats du parquet" ne sortaient
"pas vraiment grandis de ce dossier" n’hésitant pas à
parler d’une "reprise en main".

Le parquet
de Paris a requis qu’il n’y avait pas lieu, en l’état du dossier, de
délivrer des mandats d’arrêt à l’encontre des deux principaux
suspects de l’assassinat du juge Bernard Borrel.

"Dans
ce dossier, j’ai connu un parquet qui était contre moi pendant très
longtemps, un parquet d’une bienveillante neutralité avec Yves Bot
(ancien procureur général, ndlr) et je constate aujourd’hui
que la reprise en main est faite", a réagi .

Pour sa
part, le Syndicat de la Magistrature (SM, gauche) a "dénoncé"
mercredi la décision du parquet de Paris de ne pas délivrer
de mandats d’arrêt contre les deux principaux suspects de l’assassinat
du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti.

Dans un
communiqué, le SM "dénonce ce nouvel obstacle mis par les
autorités françaises à la manifestation de la vérité
dans cette affaire".
"Alors que cette affaire est en cours depuis près de 11 années,
le parquet considère la délivrance de ces mandats d’arrêt
comme prématurée", ironise le syndicat.

La juge
d’instruction parisienne Sophie Clément avait transmis jeudi dernier
au procureur de la République une demande de réquisition concernant
la délivrance de deux mandats d’arrêt visant Awalleh Guelleh
et Hamouda Hassan Adouani, deux repris de justice suspectés d’être
impliqués dans l’assassinat du juge.

La magistrate
souhaite notamment pouvoir comparer les empreintes génétiques
des deux suspects à celles, jusqu’alors inconnues, retrouvées
sur le short du magistrat assassiné. Mais les deux hommes sont actuellement
en fuite.
Mais pour le parquet de Paris, la délivrance des deux mandats d’arrêt
serait prématurée.

_____________________
Libération : Une promo Juge Bernard Borrel

http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/206980.FR.php

Une histoire : une promo «Bernard-Borrel»
chez les élèves magistrats

QUOTIDIEN : Mercredi 27 septembre 2006 – 06:00

Les nouvelles recrues de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM)
de Bordeaux ont choisi de baptiser leur promotion Bernard-Borrel, en hommage
à ce magistrat en poste à Djibouti et dont le cadavre a été
découvert, en partie carbonisé dans un ravin, en 1995. Longtemps,
c’est la thèse du suicide ­ défendue par les autorités
locales et confortée par la France ­ qui a prévalu.

Mais la
juge parisienne Sophie Clément a récemment prouvé qu’il
s’agit d’un assassinat, et son enquête se resserre autour des tueurs
et de leurs commanditaires. Aux derniers tours du scrutin lancé à
l’ENM, Bernard Borrel était en concurrence avec Raymond Depardon (pour
ses films sur la justice) et Pierre Desproges (avocat général
du Tribunal des flagrants délires). Les dernières promotions
s’appelaient Shirin Ebadi (avocate iranienne, prix Nobel de la paix) et Alfred
Dreyfus.

©
Libération

______________________
Libération : Le Parquet opposé aux mandats

NOUVELOBS.COM
| 11.10.06 | 09:13

DJIBOUTI

Borrel : le parquet opposé aux mandats

Le parquet de Paris estime qu’il est prématuré de délivrer
des mandats d’arrêt contre les suspects de l’assassinat du juge.

Le parquet
de Paris estime qu’il n’y a pas lieu, en l’état du dossier, de délivrer
des mandats d’arrêt à l’encontre des deux principaux suspects
de l’assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti, a annoncé
mardi 10 octobre le parquet de Paris.

La juge
d’instruction parisienne Sophie Clément, avait transmis jeudi 5 octobre
au procureur de la République une demande de réquisition concernant
la délivrance de deux mandats d’arrêt visant Awalleh Guelleh
et Hamouda Hassan Adouani, deux repris de justice suspectés d’être
impliqués dans l’assassinat du juge.

Le parquet
a pris ses réquisitions le 4 octobre et les a aussitôt transmises
à la magistrate qui est libre de les suivre ou non.

Me Olivier
Morice, avocat de la famille du juge Bernard Borrel a dénoncé
mardi "une obstruction systématique du parquet dans la recherche
de la vérité".

"Charges
accablantes"

"Le
parquet général de Versailles s’était déjà
opposé à la délivrance de mandats d’arrêt à
l’encontre du procureur et du chef des services secrets de Djibouti. Pourtant,
la cour d’appel a délivré ses mandats d’arrêt (pour une
éventuelle "subornation de témoins, ndlr)", rappelle
l’avocat.

"Il
y a dans ce dossier des charges accablantes contre les deux personnes mises
en cause par le juge d’instruction (deux repris de justice: Awalleh Guelleh
et Hamouda Hassan Adouani, ndlr) et Mme Borrel est confiante sur la décision
que prendra la juge Sophie Clément, magistrate indépendante
qui n’est pas tenue par les réquisitions du parquet", a-t-il conclu.

Pour l’heure,
la juge Clément n’a pas encore fait connaître sa décision
au parquet, a précisé une source judiciaire.

La magistrate
souhaite notamment pouvoir comparer les empreintes génétiques
des deux suspects à celles, jusqu’alors inconnues, retrouvées
sur le short du magistrat assassiné. Mais les deux hommes sont actuellement
en fuite.

Décision
prématurée

Pour le
parquet de Paris, la délivrance des deux mandats d’arrêt serait
prématurée.

Dans ses
réquisitions, il note que la juge Clément a mandaté en
juillet la gendarmerie pour effectuer des recherches afin d’obtenir l’ADN
des deux suspects.

Or, ces
investigations sont toujours en cours, note le parquet, pour qui il apparaît
souhaitable d’attendre le résultat des recherches et la confirmation
que l’ADN retrouvé sur le short du juge est bien celui des suspects,
avant de délivrer des mandats d’arrêt à leur encontre.

Le parquet
de Paris fait également valoir que des enquêteurs et militaires,
qui étaient en 1995 en poste à Djibouti et ont participé
aux premières constatations sur le lieux du crime et à la mise
en bière du corps, se sont récemment manifestés pour
dire que les empreintes génétiques retrouvées sur le
short du juge pourraient être les leurs.

Il apparaît
donc nécessaire de vérifier cela avant de délivrer des
mandats d’arrêt, explique le parquet de Paris qui a pris pour cela des
réquisitions supplétives pour permettre à la juge Clément
d’effectuer ces vérifications.



11/10/06 (B364) Le Gouvernement français, toujours au secours du régime de Guelleh, en dépit du naufrage annoncé qui se profile dans l’affaire Borrel ? Le parquet refuse à la Juge Clément la délivrance de mandats contre Awalleh Guelleh et Adouani, alors que la comparaison des ADN pourrait apporter des éclaircissements. (AFP)

Le parquet
de Paris estime qu’il n’y a pas lieu, en l’état du dossier, de délivrer
des mandats d’arrêt à l’encontre des deux principaux suspects
de l’assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti, a annoncé
mardi le parquet de Paris.

La juge
d’instruction parisienne Sophie Clément avait transmis jeudi au procureur
de la République une demande de réquisition concernant la délivrance
de deux mandats d’arrêt visant Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani,
deux repris de justice suspectés d’être impliqués dans
l’assassinat du juge.

Le parquet
a pris ses réquisitions le 4 octobre et les a aussitôt transmises
à la magistrate qui est libre de les suivre ou non.

Pour l’heure,
la juge Clément n’a pas encore fait connaître sa décision
au parquet, a précisé une source judiciaire.

La magistrate
souhaite notamment pouvoir comparer les empreintes génétiques
des deux suspects à celles, jusqu’alors inconnues, retrouvées
sur le short du magistrat assassiné. Mais les deux hommes sont actuellement
en fuite.

Pour le
parquet de Paris, la délivrance des deux mandats d’arrêt serait
prématurée.
Dans ses réquisitions, il note que la juge Clément a mandaté
en juillet la gendarmerie pour effectuer des recherches afin d’obtenir l’ADN
des deux suspects.

Or ces
investigations sont toujours en cours, note le parquet, pour qui il apparaît
souhaitable d’attendre le résultat des recherches et la confirmation
que l’ADN retrouvé sur le short du juge est bien celui des suspects,
avant de délivrer des mandats d’arrêt à leur encontre.

Le parquet
de Paris fait également valoir que des enquêteurs et militaires,
qui étaient en 1995 en poste à Djibouti et ont participé
aux premières constatations sur le lieux du crime et à la mise
en bière du corps, se sont récemment manifestés pour
dire que les empreintes génétiques retrouvées sur le
short du juge pourraient être les leurs.

Il apparaît
donc nécessaire de vérifier cela avant de délivrer des
mandats d’arrêt, explique le parquet de Paris qui a pris pour cela des
réquisitions supplétives pour permettre à la juge Clément
d’effectuer ces vérifications.

11/10/06 (B364) LDDH : inquiétudes dans les Universités dont la rentrée est encore retardée et dont l’accès est refusé aux familles pauvres.



Le Président


NOTE D’INFORMATION DU 8 OCTOBRE 2006 LA RENTREE UNIVERSITAIRE 2006
EST MAL PARTIE.

Tell all the Truth
but tell it slant
Success in Circuit lies
Too bright for our infirm Delight
The Truth’s superb surprise
As Lightning to the Children eased
With explanation kind
The Truth must dazzle gradually
Or every man be blind.

Emily Dickinson.

Retards
pour la rentrée universitaire 2006-2007.

Les
cours seront-ils bâclés pour permettre la réalisation
des examens blancs prévus avant les vacances de Noël ?

Tout laisse
à croire que la rentrée universitaire 2006 est mal partie, d’autant
plus que malgré les aides de la Coopération Française,
Américaine, et autres Institutions Internationales, tous ces supports
financiers n’arrivent pas, apparemment, à satisfaire des responsables
politiques en particulier les spécialistes quémandeurs.

C’est
à se demander quand dans le temps la marche, contre la corruption et
les détournements des Deniers Publics et des Biens Sociaux, sera-t-elle
un combat de tous les jours, pour nous tous ?

Topo d’une
vue d’ensemble de l’Université.

L’Université
de Djibouti comprend actuellement trois Facultés :

 

– Faculté
des lettres, langues et sciences humaines ;

– Faculté
de droit, économie, gestion et filières technologies tertiaires
;

– Facultés
des sciences et filières technologies industrielles.

C’est
par un simple Décret (et non par une Loi conformément à
l’article 57 de la Constitution), que l’Université de Djibouti a été
créée tout en succédant au Pôle Universitaire,
qui fonctionnait depuis cinq ans et qui aurait « mis en place les premiers
éléments d’un enseignement supérieur » gratuit
permettant, ainsi, aux plus démunis de poursuivre leurs Etudes Supérieures,
malgré l’inflation galopante pour les denrées de premières
nécessités, comme le pétrole lampant et d’autres marchandises
alimentaires. Cette gratuité vient d’être éliminée
par un simple Décret présidentiel, du 23 août 06, juste
quelques mois après la création de l’Université de Djibouti,
avec un nouveau Recteur, renforcée d’une nouvelle division plus adéquate
semble-t-il.

Aujourd’hui
et certainement avec la mauvaise gestion de certains hauts responsables du
Port, on a l’impression de revenir à la vente de fagots de bois pour
pouvoir cuisiner, car encore (depuis quelques jours) le prix du carburant
lampant a augmenté et pour les familles aisées les bombonnes
de butagaz font défaut depuis plusieurs semaines (paraît-il à
cause du manque de transparence dans des appels d’offres).

C’est
donc, dans ce contexte de crises sociales à tous les niveaux, dans
un contexte où le chômage frise plus de 80% des jeunes de moins
de trente cinq ans, c’est dans ce contexte alarmant que la lutte contre la
Pauvreté en République de Djibouti reste si souvent et seulement
prononcée dans des réunions ou colloques financés, parrainés
par des Fonds extrabudgétaires, cette lutte contre la Pauvreté
est régulièrement médiatisée avec en première
ligne les Autorités Djiboutiennes ;

C’est
dans ce contexte imposé, que la grande majorité des programmes
d’assistances, par des fonds financiers importants, restent jusqu’à
présent sans aucune transparence dans la distribution effective de
ces « mannes internationales » ;

C’est
dans ces différents contextes d’obscurités sociales :

– Que
par un simple Décret présidentielle (du Cabinet de la Présidence),
sans distinction pour tous les étudiants(es) (riches ou pauvres de
la capitale) des frais non planifiés et rapidement exécutoires
sont exigés pour entamer et continuer ses études universitaires
;

– Que
depuis pratiquement un mois, la rentrée universitaire et encore bloquée
et les Forces de Police continuent d’assiéger les deux ailes de l’Université
de Djibouti ;

– Que
la rentrée universitaire a été officieusement reportée
d’abord au 7 octobre 2006 puis au 14 octobre, peut-être . pour le 7
janvier 2007, date anniversaire de la parution du Décret créant
l’Université de Djibouti.

Témoignage
Le message, ci-après publié, d’une jeune étudiante
est significatif.

Afin d’éviter
la répression contre cette jeune étudiante certains détails
ne seront pas donnés. Il était de notre devoir de censurer quelques
termes estimés un peu trop violents, vu son état de stress.
Message d’une jeune universitaire qui galope encore pour trouver de l’argent.

Je
m’appelle . étudiante en 3ème année de la Faculté
de .. à l’université de Djibouti.

De
famille très pauvre, ma mère, avec une pension retraite de vingt
deux mille francs Djibouti par mois, juste à peine de quoi payer le
loyer et la nourriture pour neuf (9) enfants, est obligée en plus des
travaux ménagers de se retrouver tous les jours devant le lycée
de Bal Bala pour vendre sous une chaleur torride des petits amuse-gueules
aux lycéens pendant les récréations.

Nous
sommes déjà deux à l’université et les autres
sont au lycée, au collège et au primaire. Les charges sont lourdes
pour notre pauvre maman, avec les livres scolaires à payer, avec le
prix du bus pour deux (je me rappelle que l’année dernière,
ma sour et moi-même étions parfois obligées de rester
assises le ventre creux sous les escaliers de l’Université – le Pôle
pour l’année dernière – lorsque nous n’avions pas d’argent pour
retourner par bus le midi à la maison et revenir l’après-midi
pour suivre les cours).

C’est
face à ces contraintes de la pauvreté extrême dont souffre
ma famille, que brusquement et sans aucun avertissement préalable,
un décret signé par le Directeur de Cabinet de la présidence
de la République fut lancé. Le Chef de l’Exécutif sachant
l’impopularité de ce Décret n’a pas osé le signer et
a donc chargé son Directeur, car il veut conserver son titre de bienfaiteur,
mais maintenant on commence à le connaître comme un « missleader
» ou plus exactement « un leader raté à cause des
mensonges ».

Dés
début septembre ma sour et moi-même avons décidé
de trouver du travail à mi-temps si possible en donnant des cours en
particulier aux enfants de Bal Bala où d’Ambouli, dont les parents
seraient disposés à payer un prix modique, qui permettrait à
ma sour et moi de payer nos frais d’études. J’avais trouvé un
certain nombre d’enfants mais malheureusement les pannes anarchiques de l’EDD
et surtout les rafles intempestives de la Police ont paralysé notre
volonté de gagner de l’argent pour pouvoir poursuivre nos études.

Un
responsable de notre administration m’a suggérée de faire les
trottoirs.

Quelles
humiliations avec cette insulte inadmissible pour une fille vierge qui n’aspire
qu’à réussir ses études.

Quant
à la solidarité tribale elle fonctionne qu’avec ceux qui se
prostituent physiquement et politiquement.

Je
ne sais plus quoi faire et je n’ai pas le courage de servir de bombe humaine,
encore moins m’immoler.

Souhaits
de la LDDH.

Après
avoir effectué discrètement des recherches sur les causes profondes
de ces mesures prises apparemment à la hâte avec des promesses
de projets de Campus, certainement pas gratuits, qui certes permettront aux
plus riches d’être indépendants de leurs parents, il est primordial
de décrire, d’abord, certains des malaises qui bloquent la compréhension,
puis ensuite d’émettre quelques souhaits qui pourront peut-être
soulager les plus démunis.

a)
Défaillances propres aux fonctionnements.

La
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) pose un certain nombre de questions
qui permettront de connaître certaines défaillances inhérentes
à la machine administrative de l’Université.

  1. Peut-on savoir le
    nombre de Professeurs professionnels capables d’enseigner dans n’importe
    quelle autre université ?
  2. Est-ce que la Bibliothèque
    est en passe d’assurer une certaine autonomie d’utilisation des livres
    afin de combler le déficit de livres accessibles financièrement
    parlant aux étudiants(es) ?
  3. Comme vous pouvez
    le constater les étudiants(es) de l’université de Djibouti
    à Djibouti sont sans bourses pour les plus pauvres, et le montant
    exigé pour les Djiboutiens (certains parents riches des régions
    de l’Intérieur sont exonérés de ces frais universitaires.

    Pour les pauvres on comprendrait à condition que se soit une mesure
    générale), s’élèvent à 20.000 FD x
    2 x 2000 = 80.000.000 FD (quatre vingt millions de Francs Djibouti) soit
    environ 10% des 800.000.000 FD (huit cent millions de Francs Djibouti)

    Ce montant des dépenses de l’université n’est pas à
    notre connaissance budgétisé par loi. Quant aux dons et
    legs, sont-ils bien conservés loin de l’opinion publique et des
    mass média : probablement ?


b) Souhaits.

La
Ligue Djiboutienne des Droits humains (LDDH) est très préoccupée
par les récents dérapages consécutifs suite à
des mesures provocatrices sur le plan social en général ;

  • La Ligue Djiboutienne
    des Droits Humains (LDDH) dénonce toutes les mises en application
    des Décrets anticonstitutionnels qui continuent encore d’être
    pris à la hâte, sans aucune plainte des membres de l’Assemblée
    Nationale de la République de Djibouti auprès du Conseil
    Constitutionnel et/ou de la Cour Suprême du Tribunal de Djibouti,
    en conformité au respect des dispositions de la Constitution dans
    son ensemble, en particulier en son article 57 La LDDH considère
    que le Décret du 23 août 2006 est non seulement discriminatoire
    et anticonstitutionnel, mais en violation aux Conventions Internationales
    relatives aux Droits Economiques et Sociaux. Sur le plan pratique, et
    dans l’esprit des dispositions de l’Arrêté présidentielle,
    pris par le Directeur de Cabinet, du 20 août 2006 (ci-joint en annexe)
    fixant le montant des contributions des établissements publics
    à la bourse d’excellence :
  • la LDDH encourage
    le Recteur de l’université de Djibouti en parfait accord avec le
    Ministre de l’Education de lancer et de saisir le Chef du Gouvernement
    pour inciter la Société privée chargée des
    recouvrements issus des Hydrocarbures (ancien Etablissement Public des
    hydrocarbures – EPH- actuellement société privatisée
    au nom de certains fonctionnaires – privatisation originale dans son genre
    – mais dont la mainmise est normalement assurée) de prendre en
    charge les 80 000 000FD en guise des contributions prioritaires aux étudiants
    de l’Université de Djibouti.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

10/10/06 (B364) Affaire Borrel. Ecoutez un extrait de France Inter (7:00 – 9:30 de Nicolas Demorand) l’analyse de la situation avec les interviews des personnalités …. en particulier la déclaration d’Ali Iftin.

1
– Télécharger :

Version
WMA 3,6 Mo

Version
RM (370 Ko)

2
– Ecouter

Un
peu de patience, pour obtenir le son !!