24/01/07 (B379) REUTERS : Tirs d’obus sur l’aéroport de Mogadiscio, un mort (Info lectrice)

MOGADISCIO
(Reuters) – Des obus de mortier se sont abattus mercredi sur l’aéroport
de Mogadiscio, tuant une personne et en blessant une autre, quelques minutes
seulement après l’arrivée d’une délégation de
l’Onu dans la capitale somalienne, apprend-on de source gouvernementale somalienne.

"Une
délégation de l’Onu venait juste d’arriver et, dès sa
descente de l’avion, deux obus de mortier ont touché l’aéroport",
a-t-on déclaré.

"Ils
se sont précipités vers le hall d’attente et nous les avons
immédiatement extirpés de l’aéroport (…) Une personne
a été tuée et une autre a été blessée",
a-t-on poursuivi de même source, en soulignant qu’aucune victime ne
faisait partie de la délégation de l’Onu.

23/01/07 (B379) REUTERS Les forces éthiopiennes à Mogadiscio vont entamer leur retrait (Info lectrice)

par
Sahal Abdulle

MOGADISCIO
(Reuters) – Les forces éthiopiennes qui ont aidé les soldats
du gouvernement de transition somalien à chasser les islamistes de
la majeure partie de la Somalie ont commencé à se retirer mardi
de Mogadiscio, a annoncé un général éthiopien.

"A
compter d’aujourd’hui, nous allons retirer nos forces de Mogadiscio",
a déclaré le général Suem Hagoss au cours d’une
cérémonie pendant laquelle d’anciens chefs de guerre et autres
chefs de factions ont remis leurs armes aux nouvelles autorités.

Suem s’exprimait
devant plusieurs dizaines de camions militaires éthiopiens transportant
des troupes. Certains remorquaient des pièces d’artillerie.

S’adressant
aux journalistes à l’issue de la cérémonie, le ministre
somalien de l’Intérieur, Hussein Mohamed Farah Aïdid, a déclaré
que les soldats éthiopiens protégeant les édifices gouvernementaux
à Mogadiscio seraient remplacés "en l’espace d’une semaine"
par des soldats de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) venus d’Ouganda,
du Malawi et du Nigeria.

L’Afrique
du Sud, la Libye, la Tanzanie, l’Angola et la République du Congo ont
également accepté d’envoyer des soldats, a-t-il ajouté,
sans préciser quand cela se concrétiserait.

Le président
somalien, Abdoullahi Youssouf, est arrivé de son côté
à Kigali, la capitale du Rwanda, pour une visite de deux jours.

Le président
rwandais Paul Kagamé a déclaré que le Rwanda pourrait
participer à des missions de formation de la police et de l’armée
somaliennes mais il souhaite d’abord s’assurer que l’armée rwandaise,
déjà engagée dans la force de l’Union africaine au Darfour,
a les moyens suffisants pour mener de front deux missions.

L’UNION
EUROPÉENNE IRRITE LE GOUVERMENT SOMALIEN

L’UA a
approuvé le principe du déploiement d’une force de près
de 8.000 hommes en Somalie, mais les experts doutent de sa capacité
à la mettre en place rapidement. Quant à sa faculté de
maintenir le calme dans un pays privé de pouvoir central depuis le
renversement du dictateur Mohamed Siad Barré en 1991, elle est encore
plus sujette à caution.

Plusieurs
dizaines de millions de dollars ont été promis par les bailleurs
de fonds internationaux pour aider à reconstruire le pays de la Corne
de l’Afrique.

Mais l’Union
européenne a irrité le gouvernement fédéral de
transition (GFT) en liant le déblocage de 15 millions d’euros à
des conditions politiques, dont la levée ou l’allègement de
la loi martiale décrétée pour trois mois et le rétablissement
dans ses fonctions du président du parlement intérimaire, Charif
Hassan Cheikh Adan.

"L’UE
n’a aucun droit de nous imposer ou de nous dicter (les éléments)
qui seront inclus (dans le processus de réconciliation). Les déclarations
en provenance de l’UE sont injustes et incitent les islamistes à continuer
leur lutte", a déclaré le porte-parole du gouvernement,
Abdirahman Dinari.

23/01/07 (B379) LIBERATION / Somalie : le numéro 2 des Tribunaux se rend (Info lectrice)

Traqué
depuis fin décembre, le cheikh Chérif Ahmed s’est livré
aux autorités kényanes.

Par Christophe AYAD

Sa dernière apparition publique remontait à la toute fin décembre,
juste avant la chute de Kismayo. Depuis la chute du grand port du sud de la
Somalie, personne n’avait revu le cheikh Chérif Ahmed, le numéro
2 des Tribunaux islamiques, fuyant les troupes éthiopiennes et somaliennes
lancées à ses trousses. La traque s’était poursuivie
jusqu’à la frontière somalo-kényane, où l’aviation
de guerre américaine a même bombardé les combattants islamistes,
les accusant d’abriter des membres d’Al-Qaeda, impliqués dans les attentats
de Nairobi et Dar es-Salaam en 1998 et de Mombasa en 2002.

Cheikh
Chérif Ahmed est réapparu hier à Nairobi, où il
s’est rendu aux autorités kenyanes. Selon des diplomates, il est en
garde à vue, sous la protection des forces de sécurité
dans un hôtel de Nairobi. Il a été arrêté,
avec trois autres Somaliens, au poste frontière de Hulugho.

Céder.

Le cheikh
Chérif Ahmed, qui occupait le poste de chef du conseil exécutif
de l’Union des tribunaux islamiques, est un ancien professeur de géographie,
modéré et issu du soufisme. Jusqu’à la prise de Mogadiscio
en juin dernier, il a été la principale figure publique du mouvement,
avant de céder la place à Hassan Dahir Aweys, vieux routier
de l’islamisme somalien, nettement plus politisé et radical. Mais,
lorsqu’il s’agissait d’appeler au jihad contre «l’envahisseur éthiopien»
, kalachnikov à la main, le cheikh Chérif n’était pas
en reste.

Sa reddition
va relancer les pressions en faveur d’un dialogue national en Somalie, dont
le gouvernement fédéral de transition semble ne pas vouloir.
Jusqu’à présent, c’est plutôt une attitude revancharde
qui l’a emporté, avec notamment la destitution expéditive du
président du Parlement, Chérif Hassan Adan, qui avait eu la
mauvaise idée de rejoindre les islamistes à Mogadiscio, au plus
fort de la confrontation avec le gouvernement basé à Baidoa.

Pourtant,
le lendemain de la prise de Mogadiscio, les clans et la société
civile de la capitale avaient insisté auprès du président
Abdallah Yusuf pour qu’il n’y ait pas de chasse aux sorcières contre
les islamistes, du moins les modérés. Les habitants de Mogadiscio
savent gré aux islamistes d’avoir rétabli la sécurité
et un embryon d’Etat, pendant les sept mois de leur règne. Leur relative
sympathie envers les Tribunaux islamiques s’explique aussi par les affiliations
claniques : les dirigeants islamistes comptaient nombre de membres du puissant
sous-clan Habr Gedir Aer, particulièrement mal représenté
au sein du gouvernement fédéral de transition, considéré
par une partie des habitants de Mogadiscio, surtout ceux du sud de la ville,
comme «étranger».

Embuscades.

Ces réticences
s’expriment de plus en plus, notamment par la multiplication d’embuscades
contre les troupes éthiopiennes. Hier, au moins quatre civils ont été
tués lors d’échanges de tirs entre soldats somaliens éthiopiens
et assaillants non identifiés, après une opération de
ratissage visant à trouver des armes.

©
Libération

23/01/07 (B379) Le khat, ami du pouvoir ou ennemi des opposants ? (Lectrice)

Mastiqué
à longueur d’après-midi par une majorité de Djiboutiens,
le khat est-il devenu l’opium de notre peuple ? Peut-on sérieusement
se plaindre de salaires mal versés, de retraites amputées de
ses jambes, et d’autres joies semblables auxquelles est confrontée
la population djiboutienne, quand on sait que, peu ou prou, le salaire moyen
s’il est versé sera précipité dans le khat ?

Voilà
un gaspillage honteux dans un pays qui ne roule pas sur l’or ! Quel péché
avons-nous commis pour nous plier en masse à cette drogue, douce dit-on,
mais drogue sociale pure et dure, pour dire les mots justes ?

Entre
1981 et 1990, les dépenses consacrées au khat auraient représenté
l’équivalent d’un tiers des importations en alimentation (3 Milliards
contre 10 milliards de francs Djibouti). Autant dire que pour de nombreux
concitoyens, cette plante est quasiment aussi vitale que la nourriture, ce
qui est une constatation affligeante !

Rappelons
par exemple que l’année 1983, à en croire les rares statistiques
officielles, le comble a été atteint : alors que le budget de
l’éducation nationale était de 1,43 milliards de FDJ, les importations
de khat s’élevaient à 3,55 milliards de FDJ. D’où
cette morale de l’histoire : il valait mieux être "brouteur"
que professeur, vendre du rêve plutôt que du savoir!

Les adversaires
du régime se sont peut-être insuffisamment éclaircis sur
les méfaits de cette plante, qui détruit son homme, et qui détruit
sa femme de plus en plus, mais qui démolit aussi leur vie ainsi que
leur pays tout entier par extension.

Cette
situation porte des coups sévères aux motivations des citoyens
désireux de s’engager, assommant lourdement leur volonté
et leur efficacité dans la lutte contre ce système. Le khat
est le symbole par excellence de ce pouvoir, décidé bille en
tête à favoriser sa consommation à des fins manifestes
: engourdir les revendications, sinon les annihiler.

A-t-on
le droit de se coucher sous le poids de ce mal absolu et dire ne rien ressentir
dans sa chair ? De grâce, ouvrez les yeux, Djiboutiens, le khat est
l’ennemi de votre salubrité, le khat est l’ennemi de vos aspirations.
Le faux plaisir qu’il procure ne sera jamais votre compagnon dans la
lutte. En desservant votre pays, il altère un souffle à portée
de votre jeunesse pour un monde que vous pourriez changer.

Mariam

23/01/07 (B379) Flash-info Régional : Du rififi diplomatique en perspective jeudi prochain (lecteur)

Un Sommet
de l’Union Africaine doit se tenir cette semaine à Addis Abéba
pour entre autres décider de l’envoi d’une force de maintien de la
Paix à
l’Ethiopienne.

Selon
nos informations, un des ex farouches opposants à ce déploiement,
en
l’occurrence le chef de l’Etat Djiboutien y sera présent et parlera
sans
doute en Arabe et non en Amarique comme juste après son intronisation
à
Addis Abéba en 1999.

Les observateurs
à Djibouti se demandent si le Président Guelleh, autrefois
soupçonné d’accointances avec les Tribunaux Islamiques aujourd’hui
défaits,
osera dire à la face de Meles Zenawi qu’il campe sur ses positions
initiales.

Situation
délicate, d’autant plus que le Ministre des Affaires Etrangères
Ethiopiennes est parti le 22 janvier 2007 à Mogadiscio (actuellement
occupée
par des Forces éthiopiennes aux méthodes dignes de la gestapo)
pour
récupérer le seigneur de guerre Abbdillahi Youssouf Ahmed ennemi
juré d’IOG
et le parrainer au Sommet de l’UA du 22 au 30 janvier 2007.

Du rififi
diplomatique en perspective jeudi prochain, au moment où l’actuel
Président de la Comesa foulera tête haute le sol Ethiopien.

23/01/07 (B379) AP : Un des chefs du mouvement islamiste somalien s’est rendu (Info lectrice)

Un
des principaux chefs de l’Union des tribunaux islamistes en Somalie s’est
rendu aux autorités kenyanes et a été placé sous
protection à Nairobi, a-t-on appris lundi de sources officielles.

Cheikh
Sharif Cheikh Ahmed, qui est décrit par un diplomate américain
comme un modéré qui pourrait jouer un rôle dans la réconciliation
des factions somaliennes, a franchi la frontière kenyane et a été
immédiatement transféré à Nairobi, selon un rapport
de police que l’Associated Press a pu consulter.

Il a été
placé sous protection dans un hôtel de la capitale, a précisé
un responsable somalien, sous couvert d’anonymat également. Les Etats-Unis
ont démenti toute implication dans la protection d’Ahmed. "Le
gouvernement ne détient pas ou n’interroge pas Cheikh Sharif Cheikh
Ahmed et n’a pas été impliqué dans sa capture ou sa reddition",
a affirmé un responsable de l’ambassade, lisant un communiqué.

Ahmed
craignait apparemment pour sa vie après sa décision de quitter
la Somalie, où les membres de l’Union des tribunaux islamistes sont
recherchés par les troupes éthiopiennes et somaliennes. On ignorait
quand il s’est rendu.

L’ambassadeur
des Etats-Unis au Kenya, Michael Ranneberger, a déjà dit à
plusieurs reprises qu’Ahmed était un dirigeant modéré
qui pourrait participer au processus de réconciliation.

Il présidait
le Conseil exécutif de l’Union et partageait la direction du mouvement
avec le Cheikh Hassan Dahir Aweys. Ce dernier est sur la liste américaine
des personnes soupçonnées de liens avec le réseau terroriste
Al-Qaïda, même s’il dément l’accusation.

AP

23/01/07 (B379) AFP / Somalie : l’Ethiopie a entamé son retrait mais garde des troupes dans le pays (Info lectrice)

Par
Ali MUSA ABDI

MOGADISCIO
(AFP) – Les troupes éthiopiennes ont commencé mardi à
se retirer de Mogadiscio, moins de quatre semaines après leur entrée
dans la capitale aux côtés des forces gouvernementales somaliennes,
mais des soldats éthiopiens devraient rester en Somalie jusqu’à
l’arrivée d’une force de paix.

Une brève
cérémonie officielle, organisée dans l’ancien quartier
général de l’Armée de l’air somalienne, dans le sud de
Mogadiscio, a marqué le départ d’un contingent d’environ 200
soldats éthiopiens.

De son côté,
le Premier ministre somalien, Ali Mohamed Gedi, a précisé lors
d’un point de presse à Nairobi qu’une partie des soldats éthiopiens
resteront dans le pays jusqu’à l’arrivée des troupes de la force
de paix africaine.

"Les (dernières)
troupes éthiopiennes partiront après l’arrivée des soldats
de maintien de la paix en Somalie", a déclaré M. Gedi,
ajoutant cependant: "Si besoin, l’Ethiopie restera (en Somalie), c’est
une décision (prise) par les deux gouvernements".

L’Union africaine
(UA) veut déployer prochainement un contingent de 7.600 soldats de
maintien de la paix en Somalie dans le cadre de l’Amisom (Mission africaine
en Somalie).

Plus de 8.000 soldats
éthiopiens seraient déployés en Somalie, selon les autorités
de Mogadiscio. De son côté, Addis Abeba fait état d’un
contingent de 3.000 à 4.000 hommes présents en Somalie.

En marge de la
cérémonie à Mogadiscio, le vice-Premier ministre somalien,
Hussein Mohammed Aïdid, a jugé que "le retrait des troupes
éthiopiennes montre que ces troupes n’avaient aucun projet politique,
mais s’étaient seulement engagées dans la stabilisation"
de la Somalie, en guerre civile depuis 1991.

Le début
du retrait éthiopien a été confirmé à l’AFP
par le porte-parole du ministère éthiopien de l’Information,
Zemedkum Tekle.

"Nous avons
déjà commencé à retirer nos troupes de Somalie.
Le premier groupe a déjà commencé le processus de départ
de la Somalie", a-t-il indiqué, se refusant à donner des
chiffres ou à préciser d’où partaient les soldats.

"Nous avons
toujours dit que les troupes éthiopiennes quitteraient la Somalie dès
que les forces somaliennes seraient capables de prendre en charge leur sécurité.
Et le moment est venu étant donné que les forces somaliennes
prennent en charge efficacement la sécurité de leur pays",
avait déclaré mardi matin sous couvert d’anonymat lors de la
cérémonie à Mogadiscio un officier supérieur éthiopien.

La police somalienne
devait démarrer mardi des patrouilles régulières dans
Mogadiscio pour la première fois depuis des années, mais aucun
dispositif particulier n’était visible dans la ville.

Après la
débâcle des islamistes qui contrôlaient Mogadiscio depuis
juin-juillet 2006, les troupes éthiopiennes étaient entrées
le 28 décembre dans la capitale aux côtés des forces somaliennes.

Pour la première
fois depuis son élection, à Nairobi le 10 octobre 2004, le président
somalien Abdullahi Yusuf Ahmed était entré le 8 janvier à
Mogadiscio tenue par l’armée éthiopienne.

Auparavant, le
gouvernement de transition était cantonné à Baïdoa
(250 km au nord-ouest de la capitale), initialement en raison de l’hostilité
des chefs de guerre, puis à la suite de la prise de pouvoir des tribunaux
islamiques.

Depuis le 28 décembre,
troupes éthiopiennes et somaliennes ont mené des opérations
de ratissage à la recherche d’armes et d’islamistes, qui seraient encore
3.000 dans la capitale selon le gouvernement.

Elles
ont été régulièrement la cible d’attaques de convoi
ou de tirs par des assaillants non-identifiés.

Après
une "visite de travail" lundi et mardi à Addis Abeba avec
les autorités éthiopiennes, M. Yusuf a entamé mardi une
visite officielle de quatre jours au Rwanda, qui fait partie des pays sollicités
pour contribuer à la force de paix africaine.

Par
ailleurs, le Yémen est devenu mardi le premier pays à ouvrir
une ambassade à Mogadiscio depuis la déroute des islamistes.

23/01/07 (B378) AP : Les soldats éthiopiens commencent à quitter la Somalie (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AP) – Les soldats éthiopiens, dont la puissance militaire a été
cruciale pour aider le gouvernement somalien à chasser la milice islamique,
ont commencé à se retirer du pays mardi.

Le porte-parole
du gouvernement somalien, Abdirahman Dinari, a rappelé la contribution
de l’Ethiopie au départ des miliciens de Mogadiscio et de la majeure
partie du sud du pays. Mais il a souligné qu’il était temps
pour les soldats d’Addis Abeba de partir.

"Depuis
aujourd’hui, les troupes éthiopiennes ont commencé à
se retirer de la Somalie. Nous sommes reconnaissants du rôle important
qu’ils ont joué dans le rétablissement de l’ordre dans le pays",
a explique Abdirahman Dinari. Le porte-parole du gouvernement éthiopien,
Zemedkun Tekle, a confirmé le retrait, sans autres précisions.

L’intervention
de l’Ethiopie le mois dernier a permis une avancée militaire importante.
Sans les chars et avions de combat d’Addis Abeba, le gouvernement somalien
contrôlait une seule ville et ne pouvait pas entrer dans la capitale,
aux mains de l’Union des tribunaux islamiques.

Reste
que la situation est loin d’être sous contrôle dans ce pays de
la Corne de l’Afrique, où subsistent les rivalités ethniques,
le ressentiment à l’égard du voisin éthiopien et la menace
que représentent toujours les miliciens.

Ce retrait
souligne la nécessité de déployer une force de maintien
de la paix dans le pays. Le conseil paix et sécurité de l’Union
africaine a approuvé l’envoi d’environ 8.000 soldats pour une mission
de six mois qui pourrait ensuite céder la place aux casques bleus.

AP