31/03/07 (B389) RSF / Somalie : RSF se félicite de la remise en liberté de trois journalistes qui avaient été condamnés au Somaliland.

Remise
en liberté des trois journalistes du quotidien Haatuf, après
trois mois de détention

Reporters sans frontières se félicite de la libération,
le 29 mars en début d’après-midi, des trois journalistes du
quotidien privé du Somaliland Haatuf. Yusuf Abdi Gabobe, directeur
de publication, Ali Abdi Dini, rédacteur en chef et Mohamed Omar Sheikh
Ibrahim, journaliste, incarcérés depuis le mois de janvier pour
la publication d’un article révélant des cas de corruption dans
l’entourage du Président.

31/03/07 (B389) REUTERS Combats intenses à Mogadiscio, un hélicoptère abattu

MOGADISCIO
(Reuters) – Des insurgés ont abattu un hélicoptère de
combat éthiopien vendredi à Mogadiscio, où les affrontements
se sont intensifiés au deuxième jour d’une offensive des forces
somaliennes et éthiopiennes contre des islamistes et des miliciens
affiliés aux clans locaux.

Face aux obus qui pleuvaient sur la capitale et aux tirs assourdissants de
chars d’assaut qui ébranlaient les habitations, des centaines d’insurgés
ripostaient en faisant usage de mortiers, de roquettes et de grenades.

Tandis que des habitants terrifiés se terraient chez eux, des journalistes
ont vu deux hélicoptères éthiopiens ouvrir le feu sur
un bastion des insurgés avant que l’un d’eux soit touché par
une roquette ou une grenade.

« De la fumée est sortie en tourbillonnant de la cabine et il s’est
tourné vers l’océan », a dit le journaliste suisse Eugen
Sorg, posté à proximité sur un toit. « Il s’est écrasé
à l’extrémité sud de la piste d’aéroport. »

Des témoins ont signalé une fumée noire et plusieurs
explosions en provenance du lieu où l’appareil était tombé.


Trente personnes au moins, et sans doute beaucoup
plus, ont été tuées dans les combats, les plus violents
engagés depuis le nouvel an à Mogadiscio. L’offensive somalo-éthiopienne
a aussi fait plus de 200 blessés depuis jeudi.

Un porte-parole de Ban Ki-moon a fait savoir que le secrétaire
général de l’Onu était « profondément préoccupé »
par l’intensité des affrontements. « Il s’inquiète en particulier
du recours aux raids aériens et de l’introduction de chars et de pièces
d’artillerie lourde dans des parties de la ville à forte densité
de population », a ajouté le porte-parole.

« Un obus de mortier vient de tomber dans la maison voisine de la mienne »,
a déclaré à Reuters Faisal Jamah, un habitant du sud
de la capitale. « Nous avons à peine dormi cette nuit. Le ciel
était illuminé par les explosions. Il y a un grand nombre de
blessés, mais il n’y a aucun moyen de les évacuer vers des hôpitaux
en raison des combats de rue. »

INQUIETUDE A L’ONU

Jeudi, des cadavres de soldats éthiopiens ont été traînés
dans les rues et des miliciens aux allures bravaches ont posé à
côté des corps. Scènes qui rappellent la destruction de
deux hélicoptères américains Black Hawk en 1993 à
Mogadiscio au cours d’une opération avortée contre les chefs
de guerre locaux.

Certains miliciens de clan qui faisaient naguère la loi dans la ville
combattent avec les islamistes. Les affrontements ont torpillé une
trêve précaire entre l’armée éthiopienne et le
principal clan de Mogadiscio, les Hawiye.

Selon des analystes, Addis-Abeba semble résolu à livrer
une guerre tous azimuts aux insurgés, qui ont pu se sentir encouragés
par des épisodes récents comme la destruction d’un avion au
service d’une mission de maintien de la paix africaine, ou des embuscades
dans lesquelles sont tombés des soldats.

L’Ethiopie espère écraser les rebelles, mais l’offensive pourrait
mécontenter la population et attirer des djihadistes musulmans étrangers,
notent des spécialistes de la région.

La Maison blanche a présenté jeudi au Congrès américain
un rapport soulignant que des activistes étrangers continuent à
trouver refuge en Somalie.

L’ambassadeur de Somalie en Ethiopie, Abdikarin Farah, a déclaré
que les attaques étaient limitées à un bastion des insurgés
et visaient à déloger des « terroristes internationaux ».

« Cela vise un petit secteur de la ville où les terroristes sont
retranchés », a-t-il dit aux journalistes à Addis-Abeba.
« Beaucoup de terroristes et d’islamistes ont été capturés,
beaucoup ont été tués », a-t-il dit sans avancer
de chiffres.

Certains des combats les plus violents de vendredi avaient lieu autour du
principal stade de football, où des médias locaux signalent
des tranchées creusées par des soldats éthiopiens et
des insurgés à quelques mètres les unes des autres.

Selon les Nations unies, 12.000 habitants ont fui Mogadiscio depuis
une semaine.

Malgré ce chaos, le Premier ministre
Ali Mohamed Gedi a estimé qu’une conférence sur la réconciliation
prévue à la mi-avril serait maintenue. Des islamistes modérés
y seront invités, a-t-il dit.

« Ceux qui renoncent à la violence et reconnaissent
la charte fédérale de transition peuvent y participer »,
a-t-il dit à la BBC à Ryad en faisant allusion à la charte
en vertu de laquelle son gouvernement a été mis sur pied au
Kenya en 2004.

Niant que la situation échappe à
tout contrôle, Gedi a ajouté: « C’est ce que répandent
les mass médias, mais la réalité est différente. »

31/03/07 (B389) Communiqué en Anglais de la communauté AFAR – AFAR FORUM / The kidnapped foreigners are freed and the Afars continue to struggle to regain their kidnapped rights

The recent
kidnapping in remote Afar region has attracted enormous media attention, and
many things have been said about the Afars as result. Some News Agencies like
Reuters depicted our people as barbaric and we only deplore this kind of misinformation.

The Afars to the contrary are people very known among their neighbours for
their hospitability and for even dying to defend their guests. It is now becoming
clear that the kidnapping was not motivated by ransom or robbery as have been
speculated by some observers, but a politically motivated act aimed at sending
a signal to the Tigrean ruling parties who are in control of state power both
in Ethiopian and Eritrea that marginalize the Afar people and use their natural
resources for their private gain.

The freeing of the five Europeans kidnapped at the beginning of this month
is a relief and good news. The Afar community in Diaspora was suffering with
both kidnapped ones and their relatives during their hard times. It’s
why some Afar organizations in Europe appealed for the immediate release of
the hostages. We are now very concerned about the eight Ethiopians who still
remain hostage, and call upon ARDUF to release them without delay.

We would like also to express our appreciation for the Afar elders who successfully
negotiated the release of the kidnapped Europeans, and request them to continue
their engagement until all remaining hostages are released. We would also
like to use this opportunity to call upon Ethiopian and Eritrean governments
to release all prisoners of conscience (hostages) without any preconditions.

Root causes of the problems in Afar areas that cause popular wrath

•
The marginalization of the Afar people in terms of basic development and services,
while their resources are exploited by Tigrean elites in both Ethiopia and
Eritrea

•
Repeatedly broken promises by successive Ethiopian rulers, the latest of which
is denial of the self-government granted by the constitution of the Federal
Republic of Ethiopia

•
The forced upon partition of Afars between Ethiopia and Eritrea which also
resulted in dismantling of Assab Autonomous Region

•
High-handedness and micro management by the ruling party through appointed
puppets by conducting fake elections hailed at times as progress of democracy
by some Western countries.The current puppet regional government that was
hand picked by TPLF officials has been imposed upon the Afars for more than
a decade (13 years)

•
Confiscation of thousands of hectors of fertile land along the Awash River
which have tremendous consequence on their livelihood. The Sugar Plantation
and Sugar Factory on 200 000 hectares in the lower Awash Valley, and grabbing
of Afar land in Upper Awash Valley for similar purpose are some examples

•
Continuous appropriation of fertile Afar land for the benefit of high ranking
TPLF officials and merchants of Tigray origin

•
Monopolization of the Afar salts concessions in places like As’ale and
Afdera mainly by Tigray merchants

•
The sustained military campaign by Somali-Issas against the Afars to which
the ruling party turns a blind eye or encourage at times

•
Confiscations of Afar land along the Red Sea coast by Shabia officials and
control of the fishing business by the government officials and their relatives

•
Arbitrary detention of hundreds of Afar politicians, intellectuals, and merchants
in Eritrea who have now been detained for more than a decade

The Afar Forum which is mad up by Afar Diaspora calls upon all the
human right organizations, the international community, all the peace loving
people and specially upon the countries of origin of the hostages that were
freed by Afar rebel group to put pressure both on Ethiopian and Eritrean governments
to respect the basic human rights of the Afar people in both countries and
stop immediately atrocities against the Afar people.

2007-03-25
Stuttgart, Germany

31/03/07 (B389) CAMEROON TRIBUNE / Mogadiscio sous les bombes

Cameroon
Tribune (Yaoundé)

By Raphaël Mvogo

Appuyée par ses alliés éthiopiens,
l’armée nationale a accentué la traque contre les rebelles.

Mogadiscio, la capitale somalienne, était hier le théâtre
d’intenses combats armés. Dans le cadre d’une offensive d’envergure
contre les miliciens islamistes qui n’arrêtent pas de semer la terreur
dans la ville, malgré leur défaite en janvier, les forces gouvernementales
somaliennes et leurs alliés éthiopiens n’ont pas fait dans le
détail. En déclenchant, c’est le cas de le dire, des frappes
chirurgicales contre les insurgés et en pilonnant systématiquement
leurs positions. A celle des bataillons terrestres, notamment à bord
de chars, s’associait l’action des troupes aéroportées, transportées
par les puissants hélicoptères de combat MI-24, de fabrication
russe, tirant au missile.

Les affrontements se concentraient principalement dans le quartier de Ramadan,
bastion de l’insurrection dans le nord de la capitale, et autour du principal
stade de football. Des sources concordantes faisaient état de plus
de 15 morts, en majorité des civils, et de nombreux blessés,
au moment où nous mettions sous presse. D’après les observateurs,
ces combats sont les plus violents depuis l’éviction de l’Union des
tribunaux islamiques (UTI) de Mogadiscio, qui a permis l’installation dans
la capitale du président Abdullahi Yusuf Ahmed le 13 mars et celle
du gouvernement de transition sept jours plus tard. Depuis 2004, les autorités
étaient repliées à Baïdoa, à quelque 250
km au sud de Mogadiscio.

Le 12 mars, le gouvernement s’était fixé un délai de
30 jours pour nettoyer la capitale des combattants islamistes et ramener l’ordre.
Depuis samedi, il régnait une certaine accalmie, suite à un
accord de cessez-le-feu conclu la veille entre un des principaux clans des
tribunaux islamiques et l’armée éthiopienne. La rupture de la
trêve se justifie par le fait que l’armée somalienne estime que
des miliciens tentent de s’infiltrer dans le centre-ville. Comme lors de l’opération
du 21 au 23 mars, au cours de laquelle de 24 personnes avaient trouvé
la mort, l’offensive d’hier rencontrait une résistance.

C’est le 28 décembre 2006 que, à l’issue d’une offensive éclair,
les forces gouvernementales somaliennes et l’armée éthiopienne
ont repris Mogadiscio et plusieurs régions contrôlées
par les islamistes depuis mi-2006. Ces derniers avaient été
chassés de leur derniers bastion, Kismayo, le 1er janvier 2007. Le
19 janvier, l’Union africaine (UA) avait décidé le déploiement
pour six mois d’une force de paix africaine d’environ 7.600 soldats (l’Amisom),
pour prendre le relais de l’armée éthiopienne. Le déploiement
de cette force a débuté il y a deux semaines et actuellement,
quelque 1.300 éléments sont à l’oeuvre à Mogadiscio.
Ils sont la cible des attaques rebelles.


31/03/07 (B389) Anniversaire de la naissance du prophète. (ARDHD)

Toute l’équipe
de l’ARDHD adresse à toutes celles et à tous ceux qui se reconnaissent
dans la religion musulmane, tous ses voeux à l’occasion de la fête
pour l’anniversaire de la naissance du prohète Mohamed.

Elle a une pensée
particulière pour le peuple djiboutien et espère que l’avenir
lui apportera une amélioration de ses conditions de vie, de la reconnaissance
de ses droits inaliénables, de la Justice, des Libertés et de
la Démocratie.

30/03/07 (B389) REUTERS Des combats font à nouveau rage à Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO
(Reuters) – Des combats font rage pour la deuxième journée consécutive
dans Mogadiscio entre les insurgés et les forces gouvernementales et
éthiopiennes, et un obus de mortier s’est abattu sur un quartier du
sud de la ville, rapportent des habitants.

« Un obus de mortier vient de tomber dans la maison voisine de la mienne.
Nous entendons crier et voyons de la fumée », a déclaré
à Reuters un habitant du sud de la capitale somalienne. « Nous
avons à peine dormi cette nuit. Le ciel était zébré
de lueurs d’explosions d’obus ».

Des dizaines de personnes ont été tuées jeudi dans l’offensive
lancée à l’aide de chars et d’hélicoptères par
les troupes éthiopiennes qui soutiennent le gouvernement contre les
insurgés qui tiennent certaines parties de la capitale.

Rompant un cessez-le-feu précaire qui était en place depuis
le week-end, les Ethiopiens ont lancé des attaques aériennes
contre les islamistes et contre les milices qui ont fait pendant des années
la loi dans la capitale.

30/03/07 (B389) AP : Les combats font rage à Mogadiscio. Blindés et moyens aériens éthiopiens sont engagés depuis l’aube, contre des centaines de Somaliens armés…

Un
hélicoptère abattu à Mogadiscio, théâtre
de violents combats, selon des témoins

Un hélicoptère bombardant des positions de l’insurrection à
Mogadiscio a été abattu vendredi alors que des combats de rue
opposaient les forces gouvernementales et éthiopiennes à des
centaines d’hommes armés, selon des témoins.

Les soldats somaliens et les militaires éthiopiens, venues apporter
leur soutien au gouvernement, étaient la cible d’attaques au deuxième
jour d’une opération visant à mater l’insurrection de militants
islamistes radicaux.

Selon un journaliste de l’Associated Press, un hélicoptère a
été touché par un missile anti-aérien.

« L’hélicoptère a ressemblé à une boule de
fumée et de feu avant de s’écraser », a déclaré
Rouqiya Chafi Mouhyadine, qui a vu l’aéronef tomber dans un secteur
près de l’aéroport.

Mohamoud Osman Achir, qui vit à proximité, a précisé
que l’hélicoptère était encore en flammes après
le crash.

Le nombre des victimes n’était pas connu dans l’immédiat.

Plus de 30 personnes ont été tuées depuis les forces
gouvernementales ont lancé une grande offensive jeudi contre l’insurrection,
selon des sources hospitalières et des témoins.

Dahir Mohamed, une infirmière, a souligné que 92 blessés,
dont trois enfants, avaient été transportés à
l’hôpital Medina.

Abdi Hussein Aboke, un habitant de Mogadiscio, a déclaré avoir
vu dix corps vendredi dans les rues. Les victimes étaient apparemment
toutes des civils.

« Les soldats éthiopiens, qui utilisent
des chars, sont engagés » dans d’intenses « combats face à
des centaines de Somaliens armés depuis l’aube », a confié
vendredi Khalif Mohamed Moumine
, qui a abandonné sa
maison dans la matinée pour aller se réfugier dans un endroit
sûr. « Les habitants fuient dans toutes les directions pour échapper
aux bombardements ».

AP

30/03/07 (B389) AFP / Somalie : un hélicoptère éthiopien abattu à Mogadiscio, aucun survivant

Un
hélicoptère de l’armée éthiopienne, touché
vendredi par un missile à Mogadiscio, s’est écrasé et
il n’y a pas de survivant, a affirmé un responsable de la sécurité
somalienne à l’aéroport international de Mogadiscio.

« L’hélicoptère s’est écrasé et personne ne
s’en est sorti », a-t-il déclaré, sous couvert d’anonymat.

Le nombre de personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil n’était
pas connu immédiatement.

« Un de nos hélicoptères est hors-service, nous publierons
un rapport une fois l’enquête terminée », a déclaré
un responsable éthiopien, dont le pays soutient le gouvernement somalien.

L’appareil, un MI-24, a perdu de l’altitude après avoir été
touché par un missile.

Il s’est écrasé près de l’aéroport international
de Mogadiscio.

Plus tôt dans la matinée, des hélicoptères éthiopiens
avaient tiré dans le sud de Mogadiscio, où des insurgés
tiennent de nombreuses positions, selon la même source.

Cinq personnes, dont une mère et sa fille, ont été tuées
dans la nuit de jeudi à vendredi à Mogadiscio dans une maison
touchée par un obus de mortier, ont indiqué des habitants de
la capitale somalienne.

« Un obus de mortier est tombé sur une maison proche de la mienne.
On s’est précipité pour voir ce qui se passait. Quelques minutes
plus tard, un second obus est tombé. Il a tué cinq personnes,
dont certaines venues voir » les dégâts de la première
explosion, a raconté Mohamed Abdullah, ajoutant, que parmi « les
morts il y a une femme et sa fille ». Six personnes ont également
été blessées, selon lui.

Asha Mumin, parente de la femme tuée, a expliqué qu’elle avait
refusé de fuir Mogadiscio: « le reste de sa famille a déjà
fui la ville mais elle avait refusé de s’en aller et voilà ce
qui est arrivé ».

Des détonations sporadiques d’armes lourdes étaient entendues
vendredi matin à Mogadiscio, au lendemain du lancement par l’armée
éthiopienne d’une offensive contre les insurgés installés
dans la capitale.

Les premiers tirs ont commencé vers 07h00 (04h00 GMT) et les explosions
sporadiques continuaient dans la matinée. Aucun bilan d’éventuelles
victimes de ces tirs n’était disponible dans l’immédiat.

Les forces éthiopiennes, qui s’étaient déployées
massivement jeudi avec des chars dans certains quartiers de la ville, n’étaient
pas visibles vendredi matin.

Jeudi matin, l’armée éthiopienne a lancé à Mogadiscio
une offensive terrestre et aérienne contre les insurgés qui
mènent des attaques dans la capitale somalienne depuis la chute des
tribunaux islamiques il y a trois mois. Au moins 22 personnes, dont sept soldats
éthiopiens, ont été tuées jeudi dans ces combats.