Zakaria, général de son état et Adjoint du Chef de l’Etat Major djiboutien des Armées est à l’honneur sur le site du GED (A lire sans modération)

Copier
le lien dans votre explorateur, car il n’est pas activé sur notre site
:
http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courF733_01_ar.htm

Pour consulter cet article élogieux sur les hauts faits d’armes « , entre autres :
« pénétration en milieu hostile et formation d’intégristes liés à Al Qaïda »,
accomplis par celui qui, défendu par Aref Mohamed Aref, l’avocat repenti, aurait voulu « avoir notre peau » devant la
Justice française.

Il n’avait obtenu, à l’époque, qu’un Euro de notre part, mais il avait été lourdement
condamné, de son côté, à régler tous les
dépens, c’est à dire une somme importante !!!

Peu lui importait
d’ailleurs, car c’était avec l’argent des Djiboutiens qu’il aurait payé (ou pas payé ?)
ses dettes à la Justice française.

Les mauvaises langues ajoutent que s’il ne les avait pas payées, il aurait conservé l’argent, réalisant un profit supplémentaire …

Aref va-t-il
lui conseiller, cette fois, d’attaquer le GED en diffamation pour avoir vanté
les mérites du grand chef, officier de la Légion d’Honneur,
version chocolat pour étranger ?

A suivre avec angoisse et un grand bravo au GED !

30/04/07 (B393) REUTERS / Deux anciens chefs de guerre somaliens nommés à des postes-clés (Info lectrice)

MOGADISCIO
(Reuters) – Le gouvernement somalien a nommé deux anciens chefs de
guerre réputés pour leur fermeté, Abdi Hassan Awale,
surnommé Qaybdiid, et Mohamed Dheere, à la tête respectivement
de la police nationale et des autorités municipales de Mogadiscio,
ont annoncé des responsables.

Le gouvernement fédéral de transition (TFG) s’est installé
en janvier à Mogadiscio, avec l’aide de l’armée éthiopienne,
après en avoir chassé les islamistes. Ces derniers, alliés
à des milices claniques et des combattants étrangers, poursuivent
toutefois une insurrection dans la capitale somalienne, théâtre
depuis février de combats qui ont fait au moins 1.300 morts.

Plus d’un tiers des habitants de Mogadiscio ont en outre fui la ville.

« Nous voulions procéder à des réajustements en raison
du contexte sur le terrain », a déclaré un porte-parole
du président Abdoullahi Youssouf, sans autres précisions. « Nous
espérons qu’ils assumeront tous deux leurs fonctions de la meilleure
manière et agiront pour le bien public. »

Qaybdiid fut l’un des derniers chefs de guerre, alors soutenus
par les Etats-Unis, à se rendre aux islamistes lorsque ces derniers
ont pris le contrôle de Mogadiscio en juin 2006.

Dheere était pour sa part le gouverneur local autoproclamé.
Ses forces avaient permis en 2005 au gouvernement de transition de s’installer
provisoirement à Jowhar, à une centaine de kilomètres
au nord de Mogadiscio.

30/04/07 (B393) LE TEMPS (CH) INTERNATIONAL : Les prisons secrètes de la CIA continueraient de fonctionner.

ETATS-UNIS.
Le Pentagone vient d’annoncer l’arrestation cet automne de celui qu’il présente
comme un membre important d’Al-Qaida. Pendant cinq mois, on a tout ignoré
de sa détention.

Pour la CIA, c’est une «victoire significative». A tel point que
le directeur de l’agence, Michael Hayden, a envoyé un message vendredi
à tous les employés pour s’en féliciter. La CIA, disait-il,
a joué un rôle-clé pour localiser Abd al-Hadi al-Iraqi.
Présenté comme un proche d’Oussama ben Laden, cet Irakien né
à Mossoul aurait passé une quinzaine d’années en Afghanistan.
Selon le Pentagone, qui lui aussi se réjouissait de la capture, il
serait «l’un des plus hauts responsables d’Al-Qaida et l’un de ses plus
anciens membres».

Selon les responsables américains, Al-Iraqi aurait déjà
fourni une quantité d’informations importantes sur la hiérarchie
et les opérations d’Al-Qaida. Il est soupçonné d’être
l’un des maillons forts liant l’organisation terroriste dans son ensemble
à ses meurtrières excroissances irakiennes.

Cette arrestation, pourtant, laisse un goût particulièrement
amer aux organisations de défense des droits de l’homme. Aussi bien
le Pentagone que la CIA sont restés muets sur le lieu de la capture:
tout au plus ont-ils nié que cela se soit passé au Pakistan
ou en Iran. En revanche, cette arrestation, ont-ils reconnu, remonte à
l’automne dernier. En clair: cela ferait au moins cinq mois que l’homme était
détenu dans des conditions secrètes, hors de toute juridiction
internationale.

Il n’en a pas fallu davantage pour que les défenseurs des droits de
l’homme soient placés devant l’évidence: le système des
«prisons secrètes de la CIA», qui avaient soulevé
il y a quelques mois un torrent international d’indignation, continuerait
de fonctionner sous une forme ou une autre.

C’est en septembre dernier que George Bush avait admis publiquement l’existence
de ces prisons dont, parmi d’autres, le Suisse Dick Marty avait fait le constat
accablant pour le Conseil de l’Europe. A l’époque, peu avant les élections
législatives du midterm, le président Bush avait annoncé
que 14 détenus, que l’on soupçonnait d’être arrêtés
– et torturés – depuis plusieurs années, avaient intégré
le centre de Guantanamo. Parmi eux figurait Khaled Cheikh Mohammed, qui a
reconnu récemment être l’inspirateur des attentats du 11 septembre
2001.

George Bush avait alors affirmé que ces prisons secrètes étaient
vides. Mais, comme le notaient déjà les ONG et le Comité
international de la Croix-Rouge (CICR), il avait pris bien garde de ne pas
annoncer la fermeture définitive de ce réseau de détention
secret. «Il est possible que cette déclaration du président
n’était vraie que dans un sens purement technique, explique-t-on aujourd’hui
à l’organisation Human Rights Watch (HRW), très active sur la
question. En fait, des personnes continuent d’être détenues dans
d’autres pays pour le compte des Etats-Unis.»

Directrice des affaires de terrorisme et de contre-terrorisme au sein de HRW,
Joanne Mariner va plus loin: «La détention secrète de
Abd al-Hadi al-Iraqi est une violation flagrante du droit international. Son
transfert (à Guantanamo) montre que le Congrès va devoir agir
pour mettre un terme au programme illégal de détention de la
CIA.»

L’automne dernier, George Bush avait affirmé que les interrogatoires
menés dans le cadre de ce programme avaient constitué «l’un
des efforts les plus couronnés de succès de toute l’histoire
des services d’intelligence des Etats-Unis». Cependant, selon les déclarations
des responsables américains, Abd al-Hadi al-Iraqi n’aurait pas été
soumis aux méthodes d’interrogatoire de la CIA, mais à celles
du Pentagone, davantage soumises au contrôle du Congrès.

Human Rights Watch a présenté il y a peu au président
Bush une liste de 38 personnes dont elle est convaincue qu’elles se trouvent
toujours placées dans des lieux de détention secrets. Mais la
Maison-Blanche n’a fait aucune déclaration à propos de la liste
qui contenait le nom, le lieu et la date de chaque arrestation.

Au demeurant, même si ces personnes finissent par réapparaître,
comme dans le cas de Al-Iraqi ou, avant lui, de Khaled Cheikh Mohammed, c’est
pour être incorporées dans le système de Guantanamo qui,
au mieux, ne représente encore qu’une «zone grise» du point
de vue du droit. «Si al-Iraqi et d’autres détenus ont commis
les crimes dont ils sont accusés, ils devraient être jugés
pour actes de terrorisme devant les cours fédérales, dans un
système juste et transparent», fait valoir Joanne Mariner.

30/04/07 (B393) Le Monde : Affaire Borrel : quand la gendarmerie refuse une perquisition pour raisons « électorales »

La
section de recherches de la gendarmerie (SR) n’a pas accepté de participer
aux perquisitions effectuées aux ministères des affaires étrangères
et de la justice, les 19 et 20 avril, dans le cadre de l’affaire Borrel, « compte
tenu du contexte politique actuel de période électorale ».

Dans un courrier du 18 avril adressé aux juges d’instruction, dont
Le Monde a obtenu une copie, le lieutenant-colonel Guérin, commandant
de la SR, explique qu’il lui est « difficile pour le moment de répondre
positivement » à leur demande, car « ce type d’intervention
prendrait nécessairement un sens politique, médiatiquement exploité ».

Au nom « du plus strict caractère de neutralité
de la gendarmerie », M. Guérin propose d’intervenir après
le second tour, « compte tenu du fait que les cabinets ministériels
demeurent en place une petite dizaine de jours après les élections ».

Les deux juges, Fabienne Pous et Michèle Ganascia, semblaient avoir
également perçu les risques induits par cette élection,
mais en redoutant d’autres conséquences que celles pointées
par la gendarmerie. Elles avaient souligné dans leur commission rogatoire
« l’urgence tenant au risque de dépérissement des preuves ».
S’il s’agit d’une formule d’usage, elle prend tout son sens en cas de changement
politique, susceptible d’entraîner des destructions d’archives. Les
magistrates ont donc maintenu leur décision d’intervenir le 19 avril,
et ont dû solliciter des services de police de Nanterre pour réaliser
ces opérations judiciaires.

Les avocats de la veuve du juge Borrel, Mes Laurent de Caunes et
Olivier Morice, se sont plaints auprès du parquet de l’attitude adoptée
par la section de recherches de la gendarmerie.

« BOULETTE »

Les officiers de police judiciaire sont tenus d’exécuter les commissions
rogatoires des juges. Dans la pratique, il arrive que les magistrats et les
enquêteurs discutent des modalités d’une perquisition. Il est
plus rare que cet échange soit couché par écrit et qu’il
s’attache au calendrier électoral. Les magistrats peuvent alors imposer
au service de police désigné de réaliser la commission
rogatoire ou faire appel à d’autres services.

Dans les deux ministères visés,
les deux juges ont saisi des milliers de pages de documents et des données
informatiques, en deux longues journées de perquisition.

Ce branle-bas judiciaire intervient dans le cadre d’une procédure connexe
à l’enquête sur l’assassinat du juge Bernard Borrel, à
Djibouti, en 1995. Elisabeth Borrel a déposé plainte pour « publication
de commentaires en vue d’influencer une décision judiciaire »,
après un communiqué du Quai d’Orsay annonçant la transmission
du dossier à la justice djiboutienne, alors que celui-ci présente
des témoins qui mettent en cause l’actuel président de cet ancien
territoire français, Ismaël Omar Guelleh.

Hervé Ladsous, ancien porte-parole du Quai d’Orsay, et Pierre Vimont,
directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères, ont
été entendus par les juges en qualité de témoins
assistés. M. Ladsous a dénoncé une « boulette »
de la Chancellerie pour expliquer la rédaction de ce communiqué.
M. Vimont a détaillé les relations développées
pour ce dossier entre son cabinet, celui du garde des sceaux – dirigé
à l’époque par Laurent Le Mesle, actuel procureur général
de Paris – et Michel de Bonnecorse, le responsable de la cellule Afrique de
l’Elysée : « Une fois que j’ai reçu l’accord de Laurent
Le Mesle et de M. de Bonnecorse, le communiqué a été
publié. »

Guillaume
Dasquié et Alain Salles

30/04/07 (B393) AFP PARIS (AFP) – Affaire Borrel : refus de perquisitionner des gendarmes, protestations des magistrats (Info lectrice)

Les
gendarmes ont refusé à la mi-avril de perquisitionner au Quai
d’Orsay et à la Chancellerie dans le cadre de l’enquête sur d’éventuelles
pressions sur la justice dans l’affaire Borrel en raison des élections
présidentielles, suscitant l’indignation des magistrats.

La Direction générale de la gendarmerie nationale et une source
judiciaire ont confirmé lundi le contenu d’une lettre révélée
par Le Monde du 2 mai.

Dans ce courrier, le lieutenant-colonel Jean-Philippe Guérin, commandant
de la section de recherches (SR) de Paris, explique aux juges d’instruction
que ses services ne perquisitionneront pas ces ministères « compte
tenu du contexte politique actuel de période électorale ».

Les perquisitions ont finalement été menées le 19 avril
au ministère des Affaires étrangères et le lendemain
à celui de la Justice par la police judiciaire de Nanterre.

Dans cette lettre datée du 18 avril, l’officier affirme que « ce
type d’intervention prendrait nécessairement un sens politique, médiatiquement
exploité », selon Le Monde, leur proposant une intervention après
le second tour.

Lundi, le syndicat de la magistrature (SM, gauche) a jugé « scandaleux »
que des policiers ou des gendarmes aient pu « dire non à un juge
d’instruction » à qui ils sont « censés obéir ».

« Les motifs évoqués ne sont pas recevables (…)
et toute opposition est une atteinte claire à l’indépendance
de la magistrature », a estimé Christophe Regnard, secrétaire
national de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Les deux syndicats réitèrent leur demande d’un rattachement
de la police judiciaire au ministère de la Justice au lieu de celui
de l’Intérieur.

L’un des avocats de la partie civile dans ce dossier, Elizabeth Borrel, Me
Olivier Morice, a pour sa part déclaré à l’AFP qu’il
s’était « indigné » oralement auprès du parquet
de Paris de ce « comportement » de la gendarmerie.

« Le parquet de Paris a eu connaissance a posteriori des objections des
gendarmes aux perquisitions à la date » fixée, a déclaré
à l’AFP le parquet, selon lequel Me Morice « n’a formulé
aucune demande ».

Le juge Bernard Borrel avait été retrouvé mort en 1995
à Djibouti, le corps à demi-calciné. Djibouti a conclu
à un suicide mais l’enquête française privilégie
la thèse d’un assassinat.

En plus de cette instruction sur la mort du juge Borrel, une autre instruction
est ouverte, une « affaire dans l’affaire », sur laquelle portaient
les perquisitions du 19 avril.

Cette affaire avait éclaté début 2005, après une
déclaration officielle très inhabituelle du ministère
des Affaires étrangères.

Le Quai d’Orsay y assurait qu’une copie du dossier d’instruction relatif au
décès du juge Borrel serait « prochainement transmise à
la justice djiboutienne » qui en avait fait la demande.

Or, ce communiqué intervenait avant même que la juge d’instruction
Sophie Clément, seule habilitée pour accepter de transmettre
son dossier, se prononce.

Quelques jours plus tard, elle s’y était opposée.

Pour sa part, la veuve du juge Borrel, Elisabeth, avait déposé
une plainte pour « pressions sur la justice ».

Une source judiciaire a confirmé lundi
que Pierre Vimont, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères,
a été entendu comme « témoin assisté »
dans ce volet du dossier, comme le révèle Le Monde.

Selon le journal, M. Vimont a affirmé que le communiqué au centre
de cette affaire a été « publié » après
« accord de Laurent Le Mesle (alors directeur du cabinet du garde des
Sceaux à l’époque des faits) et de Michel de Bonnecorse (responsable
de la cellule Afrique de l’Elysée) ».

Des déclarations prouvant des « pressions » sur la justice,
selon Me Morice.

30/04/07 (B393) AFP : Ethiopie : les rebelles de l’Ogaden libèrent leurs sept otages chinois

Par
Emmanuel GOUJON

ADDIS ABEBA (AFP) – Les sept otages chinois détenus depuis
le 24 avril par un groupe séparatiste éthiopien dans l’Ogaden
(est de l’Ethiopie) ont été libérés dimanche sous
les auspices du Comité international de la Croix-rouge (CICR), ont
indiqué le gouvernement éthiopien et les ravisseurs.

« Sept Chinois et deux Ethiopiens travaillant dans l’exploration pétrolière,
qui avaient été kidnappés par l’auto-proclamé
Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), ont été
libérés aujourd’hui (dimanche) dans l’après-midi »,
a indiqué le ministère éthiopien de l’Information dans
un communiqué.

Un porte-parole de l’ONLF contacté à Londres, Abderahmane
Mahdi, avait auparavant annoncé à l’AFP que les neufs otages
avaient été remis au CICR.

« Les sept Chinois, ainsi qu’un Somali de la région de l’Ogaden
et un Ethiopien qui travaillaient pour les Chinois, ont été
remis au CICR. Ils sont en bonne santé », avait déclaré
par téléphone M. Mahdi.

Les neuf civils « ont été libérés à
14h30 heure locale (11h30 GMT) sous les auspices du CICR », a indiqué
le Comité international de la Croix-rouge dans un communiqué.
Ils « se portent bien vu les circonstances », a précisé
le porte-parole du CICR à Addis Abeba, Patrick Mégevand.

Ils avaient été capturés lors de l’attaque meurtrière
mardi à l’aube d’une installation pétrolière opérée
par la compagnie pétrolière Zhongyuan Petroleum Exploration
Bureau, une filiale de la China Petroleum and Chemical Corp (Sinopec).

L’ONLF avait immédiatement revendiqué cette attaque contre ce
site d’exploration pétrolière qui a coûté la vie
à neuf employés chinois et à 68 ouvriers éthiopiens.

Le CICR a expliqué que les otages lui avaient été remis
« dans le sud-ouest de l’Ethiopie par l’ONLF ». « Le CICR a facilité
la libération et le retour en toute sécurité de ces personnes
jusqu’à Degabur (principale ville de la région, ndlr) où
elles ont été reçues par des représentants des
autorités éthiopiennes et où elles doivent passer la
nuit », a ajouté l’organisation.

« Demain (elles) se rendront avec des représentants des autorités
éthiopiennes et chinoises à Addis Abeba », conclut le communiqué
du CICR.

C’est « à la demande des autorités éthiopiennes,
chinoises et des séparatistes que nous avons facilité la libération
de ces personnes », a précisé à l’AFP M. Mégevand.

Addis Abeba avait auparavant expliqué que la libération
des otages avait été « obtenue par les efforts conjoints
d’autorités traditionnelles de l’éthnie Somali et du CICR ».

« Un cessez-le-feu a été mis
en place entre nous et l’armée éthiopienne depuis hier (samedi)
minuit jusqu’à aujourd’hui (dimanche) minuit pour faciliter la libération »
des otages, a indiqué de son côté le porte-parole de l’ONLF
confirmant que le CICR avait « fait la médiation entre toutes les
parties ».

Vendredi, un haut responsable éthiopien avait affirmé
que l’armée éthiopienne encerclait trois caches présumées
des rebelles séparatistes. Ceux-ci avaient prévenu qu’il « résisteraient »
à toute tentative de libération par la force.

Dans des communiqués envoyés après l’attaque de mardi,
l’ONLF avait dit souhaiter remettre « le plus vite possible » les
travailleurs chinois au CICR « sans contrepartie ».

Dans une « lettre ouverte » adressée aux autorités chinoises,
l’ONLF avait aussi affirmé que « les citoyens chinois n’étaient
pas la cible de (leur) attaque ».

Les rebelles ont appelé Pékin « à cesser
toute coopération avec le gouvernement éthiopien dans la région
en matière de prospection pétrolière, jusqu’à
ce qu’il y ait une forme de gouvernement autonome légitime en Ogaden ».


L’ONLF refuse que des compagnies pétrolières s’installent dans
l’Ogaden et demande, depuis sa création en 1984, l’autonomie de cette
région située le long de la frontière avec la Somalie,
pays en guerre civile depuis seize ans où l’armée éthiopienne
intervient depuis fin 2006.

29/04/07 (B393) Interview de Jean-Paul Noël ABDI. Propos recueillis par l’ARD.

Interview
du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

Libéré voilà une semaine sous les pressions nationale
et internationale, Jean-Paul Abdi Noël, Président de la Ligue
djiboutienne des droits humains (LDDH), nous a accordé une interview
exclusive le jeudi 25 avril 2007. M. Abdi Noël propose une vision globale
et engagée sur la situation des droits et des libertés à
Djibouti. Propos recueillis par la Rédaction du journal en ligne de
l’ARD.

*
Bonjour M. le président de la Ligue djiboutienne
des droits de l’homme, la LDDH. Comment vous sentez-vous après ces
premiers jours de liberté retrouvée ?

M. Abdi Noël : Renforcé à tous points
de vue ! Je suis de ceux que l’adversité et l’injustice
poussent à la résistance légitime ! Il ne faut pas oublier,
qu’un homme respectueux de ses convictions continue son combat et ce
quelques soient les pressions et les répressions. Lorsque votre conviction
consiste à défendre les droits fondamentaux, à défendre
les droits de l’homme, alors votre combat est noble et légitime.
Comme on dit chez nous « le sang ne se cache pas et le mensonge ne tient
que sur un seul pied. »

Pouvez-vous nous parler des conditions de détention
à Gabode actuellement ?
M. Abdi Noël : Elles sont inhumaines, pour
bon nombre de prisonniers surtout ceux détenus au dépôt
où la surpopulation carcérale est insupportable ! D’autre
part, certains bâtiments ont été rénovés
suite au rapport de la mission d’enquête de la F.I.D.H.[Fédération
internationale des ligues des droits de l’homme] en 2005. Beaucoup reste
encore à faire notamment pour les mineurs et les jeunes délinquants.

Les prisonniers sont-ils régulièrement
autorisés à recevoir la visite de leurs proches ?
M. Abdi Noël : Oui et non ! Cela dépend
des motifs d’incarcération des détenus, de leurs couches
sociales et de leur origine ethnique…

Avez-vous constaté une différence
de traitement entre les prisonniers djiboutiens et les autres ?
Jean-Paul Abdi Noël : Oui ! Les étrangers
et singulièrement les Ethiopiens d’origine Oromo sont maltraités
et pour la plupart sans défense.

Revenons sur votre condition de détention.
Qu’avez-vous ressenti au cours de votre détention à Gabode ?
Autrement dit pouvez-vous décrire le sentiment d’injustice ou de dégoût
qui peut s’emparer d’un citoyen djiboutien qui ne faisait que son devoir de
démocrate et se retrouve retiré du monde ?
M. Abdi Noël : Mon arrestation était
effectivement injuste, mais je n’ai ressenti aucun dégoût
ni rancœur, sauf le sentiment d’un devoir accompli à tous
prix…

Pouvez-vous décrire comment vous avez vécu
la progression du premier procès en tribunal puis en appel depuis la
prison ?
M. Abdi Noël :
Avec sérénité ! Je savais que je défendais une
juste cause et les témoignages de solidarité des plaignants
et de leur défenseurs (ils sont bien plus nombreux et déterminés
que certains le croient), m’ont rendu optimiste sur l’issue du
« procès »…

S’agissant de l’objet de votre arrestation, que
savez-vous aujourd’hui sur la réalité du génocide qui
a lieu au Day en 1994 ?
M. Abdi Noël :
Il n’y a pas eu au Day le 1 /1/94 un génocide mais un crime de
guerre. Sept civils ont été arrêtés après
avoir été triés par « les forces armées
nationales », puis sommairement exécutés. Cela s’est
passé suite à une embuscade tendue l’avant-veille par
le Frud-Armé. Tout comme les victimes d’Arhiba en décembre
1991, ce sont des victimes expiatoires pour terroriser la population civile
et tarir la supposée source de soutien aux résistants.

Je rappelle qu’étant à l’époque député
et président d’une commission d’enquête parlementaire
chargée d’instruire les plaintes des notables du Day, j’ai
publié à ce titre le procès-verbal de cette commission
en présence de trois ministres dont celui de la défense. Je
suis donc le mieux placé pour témoigner de la véracité
des faits. Mais vous n’avez pas tort de parler de génocide car
la constance de ces crimes durant huit ans (et même après), sur
l’ensemble du territoire du Sud-Ouest au Nord accrédite cette
thèse. Nous n’avons pas manqué lors du conflit armé
de dénoncer les exécutions extrajudiciaires ainsi que les blocus
alimentaire et sanitaire notamment à Obock. Génocide ou pas
? L’intention en tous cas y était….

Avez-vous quelques informations sur l’existence
de charniers semblables dans le pays ?
M. Abdi Noël :
Il se murmure que d’autres charniers auraient été découverts
notamment au Lac Assal mais ce n’est pas mon rôle de me faire
l’écho ici ou ailleurs de murmures ou rumeurs. Je ne témoigne
que de faits irréfutables !

Comment, en tant que défenseur
des droits de l’homme représentant la FIDH à Djibouti, pouvez-vous
expliquer l’alignement sinon la discrétion de la coopération
française à l’endroit de la politique du gouvernement d’Ismaël
Omar Guelleh ?

M. Abdi Noël :
Comme vous, je le constate ! Mais son attitude n’est pas difficile à
décrypter : la France et toute autre coopération bilatérale
ne peuvent avoir de relations qu’avec un autre Etat. Elles n’ont
en général ni gêne ni alignement ni discrétion,
elles prennent acte des rapports de forces, c’est tout. Nous aussi !
Rapports qui par définition sont contingents…

Quels échanges avez-vous au sein des instances
internationales de défense des droits de l’homme tels que la FIDH,
RSF ou l’UIDH sur les pratiques de gouvernements tels que celui de Djibouti
?
M. Abdi Noël :
Mon rôle se limite à les tenir informés sur tout ce qui
se fait et le plus souvent se défait à Djibouti sur le plan
des droits humains, et parfois de tirer la sonnette d’alarme dans le
cadre de la prévision des conflits !

Quelles relations entretenez-vous avec les autres
mouvements citoyens djiboutiens et singulièrement avec les formations
politiques de l’opposition s’agissant de la lutte pour l’avènement
de la démocratie à Djibouti ?
M. Abdi Noël :
De courtoisie ! Tout comme avec le gouvernement et ses membres dirigeants
! Je considère mon rôle ici au sens religieux du terme comme
une mission, un sacerdoce. D’où mon rapport à l’autre
quel qu’il soit ! Il est tout naturellement fait de courtoisie, de prévention
des conflits et de leur résolution le cas échéant !

Ceci dit, et cela fait partie de nôtre rôle, la L.D.D.H. se bat
pour la traduction dans la réalité de la naturelle pluralité
d’expression ! Notre rôle consiste aussi régulièrement
à soutenir les droits de l’Opposition, qui sont régulièrement
bafoués surtout en période électorale où la sourde
oreille est de mise !

Percevez-vous un élan dans la société
djiboutienne à vouloir se libérer du joug dictatorial ou diriez-vous
que les citoyens sont encore aujourd’hui tétanisés par l’idée
de se retrouver à Gabode ?
M. Abdi Noël :
Cet élan, comme vous dites, n’est pas seulement perceptible,
il est palpable ! Je m’égosille depuis un certain nombre d’années
à l’encourager autant que faire se peut ! Le gouvernement, non
seulement ne m’y aide pas mais s’acharne manifestement à
le briser par son comportement. Il me donne l’impression de quelqu’un
qui dialogue tout seul et ce n’est pas qu’une impression. Quant
aux citoyens, croyez-moi, ils sont loin d’être tétanisés
et les risques d’explosions sont patents.

Il y a- t-il dans la société djiboutienne
quelques poches de résistances civiques qui pourraient relayer la lutte
pour la démocratie dans le pays ?
M. Abdi Noël :
Oui, et je l’affirme avec certitude ! Huit années de guerre civile
ont apporté la preuve si besoin était que l’actuelle opposition,
à l’époque armée, disposait et dispose encore de
profondeurs stratégiques. Il serait non seulement insensé mais
dramatique pour toute une région en perpétuelle recomposition
politique de la pousser, la repousser dans ses derniers retranchements !

Songeons à la position stratégique qu’occupe ce petit
bout de désert et la perturbation du trafic maritime qui découlerait
des moindres troubles que tout laisse à craindre dans le port de Djibouti.
Le risque d’un effet domino dans la sous-région est réel
avec tout le parti que pourraient en tirer de malveillants esprits…

Que pensez-vous de la relative discrétion
reprochée aux mouvements d’oppositions djiboutiens ?
M. Abdi Noël :
Ils ont été réduits à la discrétion ! Cela
ne les empêche pas de combattre pacifiquement et efficacement ce gouvernement
au regard de leur auditoire : le peuple, la coopération…

Les organisations des droits de l’homme auxquelles participe la LDDH comprennent-elles
la position des opposants djiboutiens ?

M. Abdi Noël : Oui ! C’est une sage posture,
même si la sagesse n’est pas réciproque…
Quelles seront les suites de ce fameux procès ?

M. Abdi Noël :
Mes avocats ont déposé un pourvoi en cassation, ce qui signifie
que cette affaire sera probablement jugé sur le fond. La cour sera
fatalement amenée à se prononcer non pas sur les faits que même
le ministère public ne conteste pas, mais sur la procédure de
flagrant délit qui constituait un vice de forme flagrant et que Maître
Tubiana a démonté et démontré, mais surtout sur
la qualification des faits ! S’agissait-il oui non de crime de guerre
?

Quelque soit la décision de la cour, ma démarche consiste encore
à éviter un procès international qui ternirait l’image
de mon pays, mais la LDDH continuera à demander une juste indemnisation
de toutes les victimes civiles de ce conflit comme cela a d’ailleurs
été prévu par l’Accord de Paix signé le
12 mai 2001 par l’actuel gouvernement et dont nous étions témoins
!

Que serait-il arrivé si vous l’on vous reconduisait
à Gabode depuis votre lit d’hôpital à Peltier ?
M. Abdi Noël :
Seul Dieu le sait ! J’ai personnellement insisté auprès
de l’association des victimes qui était à bout de nerfs
et des innombrables amis qui tenaient le jour du procès à manifester
leur indignation ! Connaissant la gâchette facile des forces de l’ordre
et la détermination des ayant droits, j’ai craint le pire et
insisté auprès de tout le monde pour qu’il n’y ait
aucun débordement, et si possible pas de manifestions violentes !

Une réaction plus forte que la simple condamnation
de principe serait-elle en préparation par les organisations de défense
des droits de l’homme contre de tels actes ?
M. Abdi Noël :
Oui ! Selon les informations dont je dispose, il se prépare une réaction
commune de ces organisations qui ne se limiterait pas à une simple
dénonciation ! Mais je suis comme vous à l’écoute
des différentes évolutions, d’autant plus que la situation
sociale actuelle est explosive !

Des limites vous ont-elles été clairement
ou implicitement fixées s’agissant de la dénonciation que vous
continuerez de faire des violations des droits de l’homme en cours à
Djibouti ?
M. Abdi Noël :
Implicitement oui ! Comme en témoignent les onze mois d’emprisonnement
avec sursis uniquement destinés à me faire taire, mais nous
ne sommes pas « muselables » !

Permettez-moi de profiter de votre journal pour
remercier tous mes amis et tous mes proches ainsi que ma famille. Votre coup
de téléphone le jour de ma libération et surtout les
actions constantes de votre équipe et de vous-même alors que
j’étais dans le plus profond de la prison ne pouvaient que me
réconforter.

C’est dans le cadre de simples remerciements qui ne
peuvent qu’exprimer mon sentiment de profonde satisfaction gravé
à jamais dans mon cœur que je tiens à vous rappeler que
nombreux étaient ceux qui se sont mobilisés pour me faire sortir
de prison, un merci pour toujours.

La liste des intervenants est longue pour être tous cités, je
me contenterais de quelques amis et Organisations des Défenseurs des
Droits de l’Homme qui se sont personnellement investis comme :
– la FIDH avec l’envoi de son Vice-Président
et Président de la Ligue Française des Droits Maître Michel
Tubiana, qui a assuré avec brio ma défense en compagnie et avec
mes avocats djiboutiens Maîtres Zakaria Abdillahi et Luc Aden ;
– L’Observatoire des Droits de l’Homme qui, immédiatement
après mon arrestation, s’est mobilisé en lançant
des Alertes et en saisissant Genève et New-York ;

– Je me sens encore réconforté par l’énergique
intervention de mon amis et frère Florent Geel à la BBC, d’autant
plus que les officiers de police judiciaires ont été abasourdis
par cette rapide dénonciation sur les antennes internationales. Grâce
aux Officiers de la Police Judiciaire, j’ai été fortement
réconforté par cette information alors que j’étais
isolé dans les bureaux de la Police Criminelle ;

– l’UIDH [L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme],
qui dés le début a saisi le Ministre de la Justice pour éviter
toutes interférence du politique, et le témoignage d’encouragement
par téléphone du Président Koné de l’UIDH,
durant la semaine de liberté provisoire, ainsi que des décisions
prises lors du Congrès de l’UIDH. Cette organisation a rapidement
saisi la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,
qui devra se prononcer bientôt sur la suite à réserver
pour éviter à l’avenir les harcèlements, les arrestations
abusives et les emprisonnements en catimini pour témoignage courageux
ou délits d’opinion ;

– L’organisation internationale Survie, qui, dès
ma liberté provisoire, a su alerter Reporter Sans Frontières
et mobiliser un bon nombre de radios internationales telels que Radio Vatican
ou Deusche Welle, ainsi que le précieux communiqué conjoint
du 12 mars avec l’ARDHD [Association pour le respect des droits de l’homme
à Djibouti]– un merci spécial à Olivier THIMONIER
et à l’infatigable Jean-Loup SCHAAL, président de l’ARDHD
;

– Des vifs remerciements aux Porte paroles du comité de soutien pour
ma libération : Simone Bernier, Aïcha Dabale, Said Mohamed, ainsi
qu’à mon frangin et compagnon de lutte contre la dictature sournoise,
le dynamique Mahdi Ibrahim God A., et tous les autres signataires des nombreuses
pétitions en ma faveur.

– Mes remerciements au Gouvernement en Exil (GED) ;

– Une pensée particulière à Roger Picon ;

– Merci aussi à ma famille et à tous mes proches tant présents
à Djibouti ou à travers le monde, qui n’ont pas cessé
de me témoigner la solidarité, leurs prières avec celles
des religieuses et des religieux à Djibouti ne pouvaient que m’encourager
à garder le cap de mon juste et légitime combat contre l’impunité
et pour la paix sociale. La visite et les prières de l’Evêque
Giorgio Bertini ont raffermi largement mon moral :

– Merci aussi, à mon médecin de famille Docteur Alain David,
qui dès mon arrestation en garde à vue, s’est rapidement
investi à suivre l’évolution de ma santé avec les
risques de stress;

– Merci aussi au médecin de la prison Docteur Osman Ali Ahmed qui sur
l’alerte de mon médecin de famille, a rapidement pris, après
une longue consultation, la décision de m’hospitaliser dans les
plus brefs délais pour des raisons d’un profond malaise cardiaque,
et probablement m’a sauvé la vie ;

– Un merci à l’infirmier M. Mohamed Djama Guirreh qui ne m’a
pas quitté une minute durant la prise de décision du Directeur
de la prison de Gabode M. Moktar Abdillahi Osman ainsi que celui de l’ancien
très discret substitut M. Salah actuellement Chef du Service pénitencier,
je tiens à les remercier pour avoir rapidement répondu favorablement
à mon hospitalisation.

– Je tiens aussi à remercier les deux cardiologues de l’Hôpital
Peltier, Docteur Saïd Abdillahi et Docteur Georges Cloatre pour tous
les précieux soins qu’ils m’ont apportés ;

– Mes remerciements s’adressent aussi à tous les infirmiers,
au personnel du Pavillon Martial, sans oublier les différents policiers
de garde 24h/24, car tous ont été courtois avec moi et serviables.

Notre combat constant continuera pour l’effectivité de l’État
de droit, contre les détournements des deniers publics et des biens
sociaux, contre la politique de l’impunité, pour la transparence
des processus électoraux qui devrait mettre fin aux vols et/ou détournements
des différentes élections, pour une réelle paix sociale
tant désirée.

Merci Monsieur le président et bon rétablissement.

29/04/07 (B393) ALERTE ROUGE – URGENTE – Les décasements ont recommencé à Arhiba II et cela confirme les alertes que nous lançons depuis quelques jours. (Lecteur)

Je
viens d’apprendre, que la Police a démoli ce matin une quarantaine
d’habitations dans le « Soweto » de Djibouti, d’Arhiba II.

Selon mes informations, le décasement forcé se poursuivra
dans les prochains jours pour être ensuite symbolique revenir à
Elle ou à l’associé de Lui.

Les terrains de certaines zones doivent être le plus rapidement
accaparés, et Arhiba II est un excellent morceau,qu’il faut dépiauter
avant les prochaines élections législatives de 2008.

Je compte me rendre sur les lieux dès demain matin pour constater de
visu les opérations en cours.

Immédiatement, je vous tiendrais informer et on verra comment il faudra
se mobiliser.