30/06/07 (B402) UNHCR / Le regain de violence pousse des milliers de civils hors de Mogadiscio (Info lectrice)

Type : Communiqué de presse
Emetteur: UNHCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés

Plus de 3 500 civils ont fui la capitale somalienne de Mogadiscio ce mois-ci, en raison de l’escalade des violences dans la cite côtière, particulièrement marquée depuis quelques semaines.

Au cours de la même période, seuls 123 000 des quelque 401 000 civils ayant fui les combats acharnés faisant rage dans la ville entre février et mai y sont retournés, selon des chiffres compilés par l’UNHCR et son réseau de partenaires.

La plupart des personnes qui sont rentrées à Mogadiscio sont originaires des provinces proches de la capitale. Une partie d’entre elles a fui à nouveau Mogadiscio en juin. Alors que plus de 3 500 personnes ont fui la ville au cours de ce mois, environ 33 000 autres y sont rentrées.

Les partenaires locaux de l’UNHCR font état d’un nouveau déplacement majeur : quelque 10 000 personnes ont fui la violence qui a éclaté entre clans rivaux dans la ville côtière du sud du pays, Kismayo, et dans ses environs. Il n’y a pas plus d’informations disponibles sur ce sujet pour le moment.

La plupart de ceux qui refusent de rentrer à Mogadiscio évoquent l’insécurité et la multiplication des actes de violence perpétrés chaque jour, bien que le Gouvernement fédéral de transition, appuyé par les Ethiopiens, ait affirmé avoir défait les insurgés.

Ces civils disent qu’ils ne rentreront pas dans la capitale tant qu’elle ne sera pas complètement sécurisée », rapporte un employé d’UNHCR présent à Mogadiscio.

Au cours des dernières violences, de nombreux civils ont été tués ou blessés par des tirs de roquettes, des bombes et des échanges de tirs.

L’employé de l’UNHCR explique que certaines des familles qui étaient récemment rentrées dans la capitale partent à nouveau en raison de la résurgence de l’insécurité.

D’autres quittent leur quartier pour aller s’installer dans une autre partie de la ville en raison des explosions de bombes qui ne cessent de se produire près de leurs maisons, notamment dans le nord de la capitale. Ils ont peur d’être pris entre deux feux », ajoute-t-il.

Les employés de l’agence pour les réfugiés des Nations Unies rapportent que certaines familles ont découvert, en rentrant à Mogadiscio, que leurs maisons avaient été détruites et qu’elles n’avaient nulle part où aller. D’autres, qui vivaient près de bases militaires, ont reçu l’ordre de quitter leur domicile.

Environ 250 000 Somaliens, qui vivaient dans des bâtiments appartenant à l’Etat tels que des ministères, des stations de police ou même des centrales électriques, risquent eux aussi l’expulsion. Certaines familles vivaient dans ces bâtiments publics depuis qu’elles avaient fui leurs maisons en 1991, lorsque les seigneurs de la guerre ont renversé le Président Mohammed Siad Barré avant de s’affronter à leur tour.

Le Gouvernement fédéral de transition a d’ores et déjà expulsé 2 000 personnes afin de remettre ces bâtiments publics en état et de les rendre à l’usage collectif. Ces familles sont perdues ; elles ne peuvent plus accéder à l’endroit où elles vivaient et parfois leurs maisons ont déjà été détruites par les autorités », explique un travailleur humanitaire dont l’ONG travaille avec l’UNHCR.

Il précise que ces personnes vulnérables ont besoin d’eau, de nourriture et d’un abri. Nombre d’entre elles ont également besoin de trouver un emploi afin de subvenir aux besoins de leurs familles. L’UNHCR a demandé au Gouvernement fédéral de transition de suspendre les expulsions et de fournir des services de base aux personnes déplacées tout en recherchant des solutions alternatives pour elles.

En juin, l’agence pour les réfugiés des Nations Unies a acheminé par avion des articles de secours de Dubaï, où se trouve son entrepôt, à Mogadiscio. Cette assistance, qui comprend des couvertures, des bâches en plastique, des jerrycans et des ustensiles de cuisine, sera distribuée dans la ville aux personnes les plus vulnérables.

Les mouvements de population s’étendent au-delà de Mogadiscio. Les partenaires locaux de l’UNHCR rapportent également que 4 000 personnes vivant le long de la rivière Shabelle, qui a débordé et a détruit maisons et cultures, ont dû quitter leurs maisons.

30/06/07 (B402) Radio-Trottoir. Le 27 juin à l’Ambassade de Paris. L’Ambaaseur exige la transformation d’un lieu de culte en garde-manger / Un avocat gravement pénalisé pour n’avoir pas bien su cirer les pompes du patron. (Infos de différents lecteurs)

Le 27 Juin à l’Ambassade de Paris, une fête qui avait des côtés étrangers … dans les coulisses.

La discrimination pour sauvegarder l’image de la République ?

D’abord l’Ambassadeur avait invité ses collègues du corps diplomatique de Paris, vers 18h30. Il avait beaucoup insisté pour que les Djiboutiens (de préférence sans les Djiboutiennes qui n’étaient, elles, que tolérées) ne débarquent qu’à partir de 20 heures. Monsieur l’Ambassadeur, estimant que les Djiboutiens ne savent pas se tenir en public, avait voulu éviter à tout prix le mélange …

Par ailleurs l’Ambassadeur, à titre d’économie bugétaire n’a fait envoyer des cartons qu’aux personnalités. Les djiboutiens de base étant tolérés sans invitation. Seuls les plus importants ont été remboursés de leurs frais de voyage (Marseille, etc..). Mais leurs épouses, si elles voulaient participer, devaient payer leurs frais de déplacement. (Combien l’Ambassadeur a-t-il conservé pour son argent de poche ? Mystère !!)

Un local à prière transformé en stockage à nourriture au grand dam des fidèles de l’Ambassade.

Quand le traiteur est arrivé avant les réceptions, il a fallu lui assigner une pièce pour stocker la nourriture et les boissons (alcoolisées ?). L’Ambassadeur n’a pas cherché longtemps : il a désigné un petit local, qu’il trouvait particulièrement propre et bien rangé. Et pour cause !!

C’est le local qui est utilisé par les personnels astreints à des permanences (policiers, etc..) pour effectuer leur prière. Un salon de prière ou mieux une petite mosquée …

L’histoire est intéressante : ces personnels avaient demandé à l’Ambassadeur à bénéficier d’un lieu pour y effectuer leurs prières, quand ils sont de garde.

L’Ambassadeur leur avait proposé cette pièce : un véritable fourbi !! Les agents avaient demandé à l’Ambassadeur un petit budget pour effectuer un minimum de travaux de propreté : peinture, tapis et quelques symboles religieux, etc.. Se retranchant derrière son arrogance, sa pingrerie naturelle et sa non-pratique religieuse, l’Ambassadeur avait refusé d’accorder le buget, (préférant peut-être le consommer personnellement en liquide ?).

Les employés s’étaient alors cotisés (autour de 100 € par personne) pour assurer, pendant leurs heures de repos, la réfection de ce local qui a acquis de ce fait, un statut très particulier. Lieu de prière créé avec l’argent et le travail des fidèles. Il est devenu sacré à double titre !

Et pourtant le 27 juin 2007, l’Ambassadeur, toujours non-pratiquant, à imposé que l’on entrepose la nourriture dans ce local, passant outre l’opposition des agents de permanence.

Espérons qu’il n’y avait ni alcool et surtout ni jambon, ni saucisson !!

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Un avocat grand courtisan, dont nous tairons le nom, pour éviter qu’il ne nous poursuive encore en diffamation, même si les faits devraient pouvoir être facilement vérifiés, aurait perdu sa rente mensuelle récemment.

Comme nous l’avions déjà signalé dans un précédent Radio-Trottoir, ce Grand courtisan repenti, membre éminent de l’Ordre des Brosses à Reluire, pourrait bien avoir déplu au Prince consort de Pacotille et ce, à deux titres.

Le premier serait d’avoir mal évalué les risques de réaction internationale à l’annonce de l’emprisonnement injustifié de Jean-Paul Noël Abdi et d’avoir conseillé de le poursuivre. Cela avait provoqué la venue de Me Michel Tubiana, haut dirigeant des organisations fédérales des ligues et associations de défense des droits de l’homme.

Pas bon pour l’image de Guelleh, vraiment pas bon ! Le sujet aurait même été évoqué à l’UE à Bruxelles … où le Prince des Noisettes, bien embarrassé, aurait pu avoir été prié de fournir des explications !

Le deuxième serait d’avoir renseigné utilement Mme Borrel, quand il était encore opposant … dans une vie antérieure, jusqu’à sa sortie de prison. Par exemple, c’est bien lui qui a écrit dans une lettre rendue publique, que Guelleh et Le Loire avait déjeuné ensemble … et d’autres petites indiscrétions que la partie civile a utilisé à juste titre et qui ont fait quelques dégats.

Comme l’Affaire Borrel est la chose la plus sensible du moment et que Guelleh a les nerfs à vif rien qu’à l’évocation de ce patronyme, il aurait tout simplement rayé le nom de cet avocat sur la liste des rentes accordées mensuellement aux courtisans les plus flagorneurs. Le pauvre n’aura plus et encore à la condition de se tenir tranquille, qu’à traiter les petits dossiers que l’on voudra bien encore lui confier. Mais, semble-t-il, plus question de toucher à l’affaire Borrel … C’est fini pour lui !

Quand à la clientèle locale privée, elle est traitée par les jeunes avocats et il ne lui reste plus grand chose à se mettre sous la dent.

Il essaye bien de se reconvertir dans le droit international, ce qui motive ses passages éclairs à Paris où il visite l’Ambassade, se plaignant en lange arabe (que de nombreux employés comprennent … contrairement à ce qu’il croit) non seulement de sa dégringolade professionnelle mais aussi de ses déboires sentimentaux.

En effet, cette perte de crédit pourrait ne pas arranger ses nouveaux mais incertains projets matrimoniaux qui ne rencontrent pas, aurait-il reconnu, ni l’enthousiasme ni la spontanéité qu’il aurait souhaité susciter .. Il arrive parfois, dans certaines circonstances, que les sentiments de l’autre ne résistent pas à la déconfiture sociale et financière d’un partenaire baratineur… Bof, pour récupérer les choses, il lui suffira d’offrir une belle maison bien équipée à la tendre désirée et tout s’arrangera ! Mais il faut trouver les sous !

En parallèle des affaires personnelles, ce sont aussi ses ambitions minstérielles qui deviennent de plus en plus incertaines et aléatoires. Elles s’éloignent et certaines méchantes langues le disaient déjà depuis longtemps. Comme il est probable qu’il reste le seul à vraiment y croire … il n’y aura qu’un seul déçu au prochain remaniement !

Il pourrait toujours tenter de se reconvertir … dans l’opposition !!

Nous rappelons à nos lecteurs que la rubrique radio-trottoir est alimentée exclusivement à partir de rumeurs. Souvent les rumeurs se vérifient, mais comme ce n’est pas assuré, nous demandons aux lecteurs de ne les lire qu’avec la plus grande prudence, avant confirmation.

30/06/07 (B402) Ecrans.fr / Mort du juge Borrel : le doute règne. Dans un documentaire, Bernard Nicolas reprend l’enquête et explore d’autres pistes. (Info lectrice)

Il était une fois un assassinat que ses auteurs, voulant cacher leur crime, ont voulu faire passer pour un suicide. Ce scénario, pourtant bien convenu, a toujours du succès.

Ainsi Bernard Borrel, magistrat français en poste à Djibouti, est mort à l’âge de 39 ans, dans la nuit du 18 octobre 1995, le crâne fracassé par des inconnus. Son corps retrouvé dans des rochers de Djibouti a été ensuite en partie brûlé, et les éléments d’une scène de suicide par immolation, briquet, bidon d’essence, disposés sur place.

Bernard Borrel était un procureur droit comme Saint-Just, marié, père de famille, catholique. Pour expliquer sa mort, les enquêteurs de la brigade criminelle en ont fait un pédophile mâcheur de qat qui n’avait que le feu comme issue à ses turpitudes.

Le journaliste Bernard Nicolas rappelle comment cette thèse du suicide a été maintenue pendant des années et des années, imposée à la veuve du magistrat, Elisabeth Borrel, par d’importantes instances —diplomatie, justice, police—, et leurs auxiliaires de tout poil. A cet égard, ne ratez pas la descente dans les rochers de la patronne de la médecine légale de Paris en train de reconstituer ­ —en riant !—­ le cheminement du corps de Bernard Borrel. Un morceau d’anthologie. Les juges Moracchini et Le Loire, alors en charge de l’instruction, ont été dessaisis en juin 2000, trois mois après cette pseudo-reconstitution judiciaire. Depuis, l’enquête reprise par d’autres juges n’a pu qu’accréditer la bonne thèse : celle de l’assassinat.

Il reste deux questions sans réponse. Qui a tué le magistrat ? Pourquoi l’a-t-on tué ? Mystère, même si le film de Bernard Nicolas esquisse quelques pistes. Le journaliste a déniché trafics d’armes et de matières fissiles, réels dans cette région, mais sans établir de lien avec la mort du juge.

Son enquête est surtout formidable quand il donne la parole à des membres de la communauté française de Djibouti, des gens qui connaissaient bien le magistrat, et affirment aujourd’hui avoir toujours pensé à un assassinat. Les pressions de l’Etat étaient telles que certains d’entre eux avouent avoir été « écoeurés » de l’enquête de la brigade criminelle.

30/06/07 (B402) AFP / Somalie / Somaliland . RSF réclame la libération d’un journaliste incarcéré au Somaliland (Info lectrice)

NAIROBI (AFP) – L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a exhorté vendredi les autorités du Somaliland, région sécessionniste du nord de la Somalie, à libérer « au plus vite » un journaliste indépendant incarcéré depuis jeudi sur ordre du maire de la capitale de cette région.

Abdirahman Musse Omar, journaliste indépendant du Somaliland, « a été frappé et arrêté alors qu’il s’était rendu auprès du maire de Hargeisa » (Hussein Mohamoud Ji’ir) pour recueillir « sa réaction sur des incidents meurtriers qui se seraient déroulés dans une banlieue de la ville entre la population et la police », selon un communiqué de RSF reçu vendredi à Nairobi.

« Lorsque le journaliste s’est présenté au siège du gouvernement local, le maire est sorti de son bureau et a demandé ce qu’il était venu chercher (…) le maire a (ensuite) saisi sa caméra et a commencé à le gifler », indique RSF.

M. Omar a été transféré jeudi au commissariat central de Hargeisa, « capitale » du Somaliland, où il est toujours détenu, selon l’organisation de défense de la presse.

« Absolument rien, sinon l’abus de pouvoir du maire d’Hargeisa, ne justifie le maintien en détention d’Abdirahman Musse Omar. Celui-ci doit être remis en liberté au plus vite », réclame RSF.

« Ce n’est pas le journaliste qui devrait être sanctionné, mais le maire, car à notre connaissance, la loi du Somaliland ne tolère pas ce type d’excès », a déclaré l’organisation, qui ignore quelles charges ont été retenues contre le journaliste.

Selon un journaliste du Somaliland interrogé par RSF, M. Omar devrait comparaître devant un tribunal le 30 juin.

La République autoproclamée du Somaliland a fait sécession de la Somalie en mai 1991, cinq mois après la chute de Mohamed Siad Barre, l’homme fort de Mogadiscio, et recherche depuis une reconnaissance internationale.

29/06/07 (B402) LOI : à lire cette semaine ….

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 30/06/2007
DJIBOUTI – Caddell Construction
La compagnie américaine qui contestait l’attribution par le State Department du contrat de construction d’une nouvelle ambassade américaine à Djibouti à sa rivale American International Contractors Inc. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 30/06/2007
DJIBOUTI – Doraleh Container Terminal
La société chargée de concevoir, construire, financer et gérer le terminal à conteneurs du port de Doraleh vient d’être officiellement constituée fin mai. (…)


29/06/07 (B402) Courrier International / Le Temps (CH) / ÉTATS-UNIS. Pourquoi le Pentagone lorgne sur l’Afrique (Info lectrice)

Alors que les Etats-Unis sont de plus en plus dépendants du pétrole africain, le ministère de la Défense a décidé de faire de ce continent l’une de ses priorités stratégiques. Et de renforcer sa présence sur le terrain

Christopher Thompson, Courrier International

Le Pentagone redoute que les Etats-Unis ne soient de moins en moins à même de mener la guerre contre le terrorisme en Afrique ; il a donc décidé de réorganiser la structure globale de son commandement militaire. Cette décision, lourde de conséquences, revient à admettre que les Etats-Unis doivent redéfinir l’ensemble de leur politique militaire s’ils espèrent pouvoir conserver un certain contrôle sur l’Afrique pendant toute la durée de ce que l’ancien ministre de la Défense Donald Rumsfeld a baptisé la "longue guerre".

Et ce, d’autant plus que le continent le plus négligé de la planète revêt une importance croissante dans la mesure où les groupes pétroliers occidentaux exploitent de plus en plus les abondantes réserves de la côte ouest de l’Afrique.

Aujourd’hui, le Pentagone dispose de cinq commandements opérationnels unifiés, qui couvrent le monde entier. Or l’Afrique est partagée entre trois d’entre eux.

L’essentiel du continent, soit quarante-trois pays, est sous la responsabilité du Commandement européen (Eucom). Le reste est réparti entre le Commandement Pacifique et le Commandement centre (qui gère également les conflits en Irak et en Afghanistan). Le Pentagone travaille désormais à l’élaboration d’un commandement militaire unifié pour le continent africain, qui s’appellera "Africom".

Deux priorités : le pétrole et la lutte contre le terrorisme

Le Pentagone espère avoir finalisé la structure et bouclé le budget d’Africom cette année. Le nouveau commandement devrait pouvoir être opérationnel et indépendant d’Eucom vers le milieu de 2008. "La rupture avec l’Europe aura lieu avant le 30 septembre 2008", affirme le Pr Peter Pham, consultant spécialiste de l’Afrique auprès du Pentagone.

La nouvelle stratégie africaine de l’Amérique est le reflet de ses deux priorités au Moyen-Orient : le pétrole et la lutte contre le terrorisme. Pour l’instant, les Etats-Unis assoient leur stratégie sur l’Initiative de lutte antiterroriste transsaharienne, aux contours flous. Son but est d’interdire l’immense Sahel, une zone difficile à surveiller, aux réseaux terroristes. Mais, à en croire certains observateurs, les Etats-Unis, ne disposant pas d’une politique africaine cohérente et uniformisée, voient leurs efforts contrariés au Moyen-Orient. De source militaire américaine, un combattant étranger sur quatre en Irak vient d’Afrique, essentiellement d’Algérie et du Maroc. Les Etats-Unis s’inquiètent également de plus en plus de la "radicalisation" des musulmans d’Afrique, phénomène accentué par l’implantation de religieux extrémistes (souvent wahhabites) venus de la péninsule Arabique. "La menace terroriste a connu un véritable regain en Afrique l’an dernier", assure Peter Pham.

Mais cette nouvelle orientation dans la lutte contre le terrorisme est rendue d’autant plus urgente par la dépendance croissante de l’Occident vis-à-vis du pétrole africain. En mars 2006, s’exprimant devant le Sénat, le général James Jones, alors chef d’état-major d’Eucom, assurait : "L’Afrique fournit actuellement plus de 15 % des importations de pétrole des Etats-Unis. Des explorations récentes effectuées dans la région du golfe de Guinée laissent envisager la présence de réserves qui pourraient représenter de 25 % à 35 % des importations américaines dans les dix ans à venir."

En 2005, les Etats-Unis ont importé plus de pétrole du golfe de Guinée que d’Arabie Saoudite et du Koweït ; d’ici dix ans, ils importeront davantage de pétrole d’Afrique que de l’ensemble du Moyen-Orient. Les géants pétroliers comme ExxonMobil, Chevron, le français Total et les britanniques BP et Shell prévoient d’investir des dizaines de milliards de dollars en Afrique subsaharienne.

Un renforcement de la présence militaire américaine

Mais, bien que le golfe de Guinée soit l’une des rares régions du monde où la production pétrolière est vouée à augmenter de façon exponentielle dans un avenir proche, c’est aussi l’une des plus instables. Dans les trois grands pays producteurs de la région (le Nigeria, la Guinée-Equatoriale et l’Angola), la manne pétrolière n’a été pour beaucoup qu’une malédiction, enrichissant les élites aux dépens de populations appauvries. L’Angola est aujourd’hui le principal fournisseur de la Chine, et les Chinois, gourmands en pétrole comme toute l’Asie, couvent d’un regard envieux les réserves de l’ensemble de la région.

L’Afrique de l’Ouest court le risque de connaître le même sort que le delta du sud du Niger, d’où provient la majeure partie des 2,4 millions de barils produits quotidiennement au Nigeria. Depuis 2003, le delta est pour ainsi dire une zone de guerre, où des bandes rivales lourdement armées s’affrontent pour l’accès aux oléoducs, tout en réclamant leur part de pétrodollars. Le vol de pétrole coûte chaque année près de 4 milliards de dollars au Nigeria. Quant aux compagnies étrangères, elles ont dû ralentir leur production après des enlèvements perpétrés par les militants du delta. Les incertitudes de cet ordre contribuent à la flambée mondiale des prix.

La nouvelle politique africaine du Pentagone devrait comporter un volet humanitaire "substantiel", ayant notamment pour objectif d’endiguer l’instabilité et la criminalité.

Mais, en réalité, la Chine, en pleine ascension économique, est prête, de son côté, à proposer des milliards sous forme de prêts et de projets d’infrastructures à des taux défiant toute concurrence, pour s’assurer le contrôle de zones lucratives. Pour Nicholas Shaxson, auteur de Poisoned Wells : the Dirty Politics of African Oil [Puits empoisonnés : les sombres enjeux du pétrole africain], "Africom surgit dans le contexte d’un conflit montant avec la Chine à propos du pétrole".

Africom se traduira par un net accroissement de la présence militaire américaine sur le continent. Actuellement, les Etats-Unis comptent 1 500 hommes déployés en Afrique, principalement à Djibouti. Mais ce chiffre pourrait doubler. Washington procède d’ores et déjà à des exercices navals au large du golfe de Guinée, notamment pour empêcher les insurgés du delta d’atteindre les plates-formes pétrolières. Le Pentagone prévoit en outre de muscler les capacités militaires des gouvernements africains afin que ceux-ci puissent se charger eux-mêmes de leurs dissidents, des unités américaines de "réaction rapide" étant disponibles en renfort si besoin est. Mais d’aucuns redoutent que les nombreux régimes autoritaires d’Afrique subsaharienne ne se servent de ces forces d’élite pour faire taire leurs opposants.

Le renforcement de la présence militaire américaine est déjà perceptible en Somalie, où, de concert avec l’Ethiopie, Washington a discrètement ouvert un nouveau front dans sa guerre contre le terrorisme. La cible : les islamistes basés dans le pays, qui, d’après les Américains, sont responsables des attentats de 1998 contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie.

Au début de l’année, des forces spéciales américaines y ont opéré des frappes aériennes contre des militants supposés d’Al-Qaida. D’après l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, des interrogateurs du FBI ont également été envoyés dans les prisons éthiopiennes, où des centaines de suspects sont détenus depuis l’invasion de la Somalie par les troupes d’Addis-Abeba, en décembre dernier.

Les risques liés à cette approche plus belliqueuse de la politique américaine en Afrique sont manifestes. "On court clairement le danger que les Etats-Unis soient considérés comme des exploiteurs impérialistes, prévient Shaxson. La présence militaire américaine va faire grincer des dents dans certains pays. Les Etats-Unis doivent se montrer prudents."

Le Pentagone, lui, espère qu’Africom ouvrira une ère plus constructive pour la politique américaine dans la région, en rupture avec le passé. "Politiquement, l’Afrique est importante, et ce sera de plus en plus le cas dans les années à venir, insiste Pham. "Le tout est de savoir si Washington saura poursuivre son effort."

29/06/07 (B402) BBC / Le Premier Ministre Somalien réclame une force de l’ONU pour maintenir la Paix dans son Pays. Somali PM wants UN peacekeepers (En Anglais – Info lectrice)

The prime minister of war-torn Somalia has asked for UN peacekeepers to take over from the African Union mission.

"Failure to act at this critical period will be very costly in the future," Ali Mohamed Ghedi told the UN Security Council, AP news agency reports.

But diplomats say council members were cautious about the proposal, wanting first to see progress through the reconciliation summit due next month.

Only 1,600 troops of a proposed 8,000-strong AU force are in Somalia.

There are deadly attacks on civilians, government officials and Ethiopian troops almost every day in the capital, Mogadishu.

Islamists and gunmen from the Hawiye clan – the largest in Mogadishu – are believed to be responsible.

You can’t put peacekeeping troops in if there’s no peace to keep, that’s the reality

Ethiopian troops are also in the country to back government troops.

Together they ousted the Union of Islamic Courts (UIC), the Islamist group that controlled most of Somalia for six months last year, in December.

A national reconciliation conference has been delayed several times and Islamist leaders and a growing number of other Somali groups say they will not take part in any peace negotiations until the Ethiopians leave their country.

‘Not fair’

The UK’s UN ambassador said Emyr Jones Parry said the reconciliation conference was key to finding peace in Somalia.

"There’s a window of opportunity to move forward on the political [front] and my worry is if that isn’t grasped vigorously enough, the country will spiral down into further conflict and chaos," he told reporters.

"We can only do so much. You can’t put peacekeeping troops in if there’s no peace to keep, that’s the reality," he said.

Mr Ghedi said his government was fully committed to the reconciliation conference.

And he agreed with Mr Jones Parry that it was important to reinforce AU troops on the ground, but voiced his disappointment that UN troops were not in the offing.

"It’s not fair to say: ‘Make peace and I will come and keep it,’" he told reporters after the UN Security Council session.

Nigeria, Burundi and Ghana have all promised to contribute to the AU force which began its deployment in March with the arrival of some 1,600 Ugandan soldiers.

Last week, the authorities in Mogadishu ordered a night-time curfew in the capital in order to end a wave of violence.

The UN refugee agency say more than 3,500 people have fled the city this month amid an escalation of attacks.

It says only 123,000 of the estimated 401,000 civilians who fled the heavy fighting that raged in Mogadishu between February and May have returned to the capital.

Meanwhile, Somali President Abdullahi Yusuf has ordered the release of 200 prisoners being held in the central jail in Mogadishu.

Central prison governor General Abdulahi Moallin Ali told the BBC he had received orders to free the prisoners, who had been rounded up after the transitional government took control of the capital at the end of last year.

No explanation has so far been offered for the decision.

29/06/07 (B402) BAKCHICH / BORREL, un assassinat franco-français

L’acharnement du patron de la cellule africaine de Chirac à soutenir contre vents et marées la fable du suicide du juge Borrel en 1995 à Djibouti cache de plus en plus mal une sordide réalité : il fallait à tout prix protéger les français impliqués dans cet assassinat.

Alors que les jours de Chirac à l’Élysée étaient comptés, Michel de Bonnecorse, jusque là peu connu pour son amour des journalistes, multiplie politesses et invitations,s’évertuant à convaincre ses convives de la réalité du suicide du juge Borrel. Ses efforts ont finalement été récompensés par Paris-Match, qui, dans sa livraison du 6 juin, consacre 6 pages, oscillant entre désinformation et ragots douteux, sobrement titrées « la thèse du suicide demeure ».

Cette tardive percée mediatique n’a pas eu les effets escomptés : la juge d’instruction, furieuse, a réclamé, et exceptionnellement obtenu du parquet, après que Mme Borrel ait été reçue (le 19 juin) par Sarkozy, la confirmation de l’origine criminelle de la mort du juge Borrel. Quant au porte-parole du Quai d’Orsay, qui avait tout tenté pour valider le suicide, il souhaite désormais que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Chirac en personne, comme l’attestent des télégrammes saisis par la justice lors de sa perquisition au Quai d’Orsay, avait suggéré en 2005 à son homologue djiboutien Ismail Omar Guelleh de saisir la cour internationale de justice contre la France pour récupérer le dossier d’instruction et ainsi boucler l’affaire.

Ces grandes manœuvres ne sauraient avoir pour seul objet de protéger la réputation du chef d’un état qui héberge la plus grande base militaire française hors de l’hexagone. Si, comme on le murmure, le juge Borrel avait découvert , avant sa mort en 1995, quelques turpitudes de M. Guelleh, alors directeur de cabinet du président Hassan Gouled, il suffisait de l’expulser de Djibouti pour que tout s’arrête.

En revanche, le rapatriement en France de M. Borrel n’interromprait pas ses recherches sur de graves agissements de personnalités françaises… Il fallait alors le liquider sur place, avec pourquoi pas, l’assistance de M.Guelleh. L’enquête de Canal + établit qu’un français accompagnait dans sa voiture le juge Borrel dans son dernier voyage. Ce personnage n’a jamais été ni cherché ni trouvé, alors que des check points de l’armée française et de l’arméee djiboutienne ont nécessairement relevé son identité.

Combien de temps encore Ismail Omar Guelleh jouera-t-il seul les boucs émissaires ?