29/07/07 (B406) Romandie.news (Suisse) L’Erythrée est le principal fournisseur d’armes en Somalie

NEW YORK (Nations unies) – L’Erythrée est le principal fournisseur d’armes aux insurgés islamiques en Somalie en violation d’un embargo imposé par l’ONU il y a 15 ans, et a « délibérément tenté » de cacher ces opérations, selon un rapport de l’ONU publié vendredi.

« L’Erythrée était la principale source clandestine et canal d’approvisionnement d’armes » aux insurgés somaliens qui combattent les troupes gouvernementales soutenues par les Ethiopiens, souligne un rapport rédigé par une commission d’experts indépendants chargée de faire respecter l’embargo.

La commission a indiqué avoir « observé une nette implication » du gouvernement érythréen à violer l’embargo sur les armes et a conclu qu’Asmara « a tenté délibérément de cacher ses activités et de tromper la communauté internationale sur son rôle »

29/07/07 (B406) NEWS PRESS Somalie: La situation s’aggrave à Afgooye suite à l’arrivée de nouvelles familles déplacées de Mogadiscio.

Des milliers de familles continuent à fuir Mogadiscio où la violence et les bombardements menacent la sécurité de la population civile. Médecins Sans Frontières évalue à 4900 le nombre de familles arrivées dans la zone d’Afgooye au cours des trois dernières semaines.

La crise qui frappe Mogadiscio depuis quatre mois, provoquée par une éruption de violence majeure, a entraîné le déplacement de 400 000 personnes (398 000 selon l’ONU). La plupart n’ont toujours pas pu retourner chez elles et restent grandement dépendantes de l’aide fournie par les quelques organisations présentes sur place. La grande majorité des familles déplacées ont trouvé refuge à Afgooye et Hawa Abdi, deux localités situées à 30 km à l’ouest de la capitale somalienne.

Elles survivent dans des conditions très précaires, sous les arbres ou dans des bâtiments laissés à l’abandon. Des groupements de soutien locaux font de leur mieux pour assister ces personnes déplacées et leur fournir un abri. Médecins Sans Frontières a mis sur pied une aide médicale et de secours d’urgence pour répondre aux besoins de ces populations.

« Il n’y a aucune distribution régulière de nourriture dans cette zone et très peu d’organisations d’aide sont présentes pour assister les familles déplacées », explique Feisal Abdulkadir, responsable des activités de MSF à Afgooye. « Leur vulnérabilité est d’autant accrue que les prix des denrées de base sur le marché sont élevés et qu’ils n’ont aucune source de revenus régulière. »

En juin 2007, MSF a effectué une enquête rapide sur l’état de santé des populations déplacées. Sur un total de 393 familles interrogées, l’état de malnutrition de 641 enfants a été évalué grâce à un bracelet MUAC (mesure du périmètre brachial des enfants). Les résultats préliminaires indiquent un taux de malnutrition globale de 21,5% et 3% de malnutrition aiguë sévère. D’après la classification OMS (Organisation Mondiale de la Santé), cette situation peut être qualifiée d’urgence nutritionnelle.

Selon le Dr Monica Rull, qui a mené l’enquête MSF, 6% des familles interrogées ont déclaré ne pas avoir pu se nourrir la veille. « Plus de 60% des familles n’ont aucune source de revenus et 93% d’entre elles ont épuisé ou épuiseront bientôt leurs réserves de nourriture », explique-t-elle.

Au cours des deux derniers mois, les médias internationaux n’ont qu’à de très rares occasions rapporté les événements qui se déroulent dans la capitale somalienne et ses environs, où des dizaines de milliers de personnes attendent désespérément une aide de la communauté internationale.

Médecins Sans frontières appelle à une mobilisation immédiate des acteurs de l’aide internationale pour répondre à la détérioration rapide de la situation en Somalie et prévenir ainsi un désastre humanitaire majeur.

Depuis avril 2007, MSF fournit des soins de santé primaire à une population vulnérable d’environ 12 000 familles déplacées sur Afgooye et soutient le service d’hospitalisation de l’hôpital de la ville. MSF aide également les personnes déplacées sur Hawa Abdi par des donations de médicaments aux structures de santé locales et par la mise en place d’un centre de traitement du choléra (CTC), l’approvisionnement en eau et la distribution de biens de première nécessité aux nouveaux arrivants. MSF travaille en Somalie depuis 1991.

29/07/07 (B406) LE MONDE avec REUTERS : Nations Unies / D’énormes quantités d’armes en provenance d’Erythrée arrivent en Somalie en dépit de l’embargo en vigueur, selon le Groupe de contrôle de l’Onu chargé d’évaluer l’application de cet embargo.

Dans un rapport remis au Conseil de sécurité, le groupe évoque un flot d’armes sans précédent depuis l’éviction du dictateur Mohamed Siad Barré, en 1991.

Une bonne part de cet arsenal, soulignent les auteurs du rapport, finit entre les mains des combattants de l’institut Shahab, milice proche des Tribunaux islamiques, que le gouvernement intérimaire a chassé de Mogadiscio au début de l’année avec l’aide décisive des troupes éthiopiennes.

« D’énormes quantités d’armes ont été fournies au Shahab par le biais et avec l’aide de l’Erythrée », déplore le Groupe de contrôle, selon lequel les miliciens islamistes disposent notamment de missiles sol-air.

Asmara dément toute implication dans un quelconque trafic d’armes.

29/07/07 (B406) LDDH – Reprise du communiqué de l’UIDH pour condamner le Harcèlement de RADDHO au Sénégal et de son Président


Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 28 JUILLET 2007

Sur l’acharnement contre d’ Alioune Tine de la RADDHO

 

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’associe à l’UIDH, à
l’Observatoire et à la FIDH pour la protection des Droits de l’Homme pour
condamner avec fermeté l’acharnement dont est victime notre ami et frère
Alioune Tine Secrétaire Général de la RADDHO, qui le 11 juin a été
auditionné par la police et depuis lors, le siège de l’organisation est sous
surveillance policière permanente.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

____________________________________________________

Union Interafricaine Interafrican Union
des Droits de l’Homme for Human Rights
(UIDH) (IUHR)

COMMUNIQUE

L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) dénonce l’acharnement
dont est victime le Secrétaire Général de la Rencontre africaine pour la
défense des droits de l’homme (RADDHO), Alioune Tine.

En effet, selon la version des autorités sénégalaises, un policier en civil
serait entré dans les locaux de la RADDHO le 11 juin pour faire ses besoins.
Il aurait découvert par hasard des armes de guerres entassées.

A deux reprises, le Secrétaire Général de la RADDHO a été auditionné par la
police et depuis lors, le siège de l’organisation est sous surveillance
policière permanente.

Ses armes déclassées selon Alioune Tine ont été offertes par l’Etat-major
général des armées dans le cadre de leur programme de la campagne de
sensibilisation contre les armes légères.

La RADDHO à travers des déclarations a de façon constante dénoncé les
atteintes aux droits humains sur le continent.

L’UIDH considère cette banale affaire des armes comme un moyen de
discréditer et de museler la RADDHO et partant, les défenseurs des droits
humains du Sénégal.

Par ailleurs, ce procédé employé par les autorités sénégalaises vise à
divertir et à détourner l’opinion nationale et internationale des vrais
problèmes auxquels est confronté le pays.

L’UIDH exhorte le pouvoir sénégalais à mettre fin aux actes d’intimidation
et de harcèlement dont est victime le Secrétaire Général de la RADDHO.

Ouagadougou le 19 juillet 2007
Le Président
Me Brahima KONE

 

29/07/07 (B406) Jeune Afrique et Alatavista (Maroc) / L’Union européenne alloue 10 millions d’euros d’aide humanitaire à la Somalie

La Commission européenne a débloqué vendredi 10 millions d’euros d’aide humanitaire à la Somalie pour secourir les personnes victimes de la guerre civile et des conditions climatiques extrêmes.

« L’instabilité et les conflits qu’a connus la Somalie ces 16 dernières années ont engendré des besoins humanitaires considérables. Les souffrances ont été exacerbées par la dégradation des régimes climatiques – succession de sécheresses cycliques et de graves inondations – et une série d’épidémies », a déclaré le commissaire en charge du Développement Louis Michel.

Une part importante des fonds sera consacrée à de nouvelles interventions, notamment pour secourir les personnes déplacées en raison des combats à Mogadiscio et dans le Sud du pays. Les programmes humanitaires en cours bénéficieront également d’un soutien supplémentaire.

Cette assistance humanitaire vient s’ajouter à l’aide d’urgence de 4 millions d’euros débloquée en juin 2007 à la suite des violents combats livrés à Mogadiscio et de graves épidémies. Une enveloppe supplémentaire de 4 millions d’euros est prévue pour des opérations d’aide alimentaire.

Tous les projets sont réalisés par des organismes d’aide non gouvernementaux, des agences spécialisées des Nations unies et le mouvement de la Croix-Rouge/Croissant-Rouge.

29/07/07 (B406) JDD / Somalie: Les islamistes refusent de coopérer

Chassés de Mogadiscio fin décembre et réfugiés depuis en Erythrée, les islamistes somaliens ont décliné l’invitation à la conférence de paix dans la capitale somalienne. « Ce n’est pas sérieux (…)

Les pourparlers sont sur le point d’échouer et voilà qu’ils souhaitent gagner la sympathie du peuple somalien en invitant les partis d’opposition », a estimé Youssouf Hassan Ibrahim, un ancien député somalien islamiste aujourd’hui réfugié à Asmara.

« Ce geste vise aussi à s’attirer les bonnes grâces de la communauté internationale », a-t-il ajouté, précisant que le gouvernement somalien n’avait fait aucun véritable effort pour tendre la main à ses opposants.

Les islamistes ont décidé d’organiser une contre-conférence en septembre à Asmara, la capitale érythréenne, afin de « libérer la Somalie » du gouvernement actuel et de ses alliés éthiopiens.

29/07/07 (B406) ADDIS ABEBA, 27 juillet (XINHUA) — Le Premier ministre somalien Ali Mohammed Gedi a exprimé vendredi son souhait que davantage de Somaliens participent à la conférence de réconciliation, ouverte le 15 juillet à Mogadiscio. (Info lectrice)

« Nous attendons certains opposants somaliens pour qu’ils participent à la conférence. Nous les appelons à y participer pour l’intérêt du peuple somalien », a affirmé M. Gedi lors d’une conférence de presse au sigèe de l’Union africaine à Addis Abeba.

Il a déclaré que toutes les parties antigouvernementales étaient pardonnées par le gouvernement de transition pour leur permettre de participer à la conférence à Mogadiscio, à l’exception des dirigeants de l’Union des tribunaux islamiques, dont Cheikh Hassan Dahir Aweys.

« Plus de 1.500 délégués venant des diverses régions du pays et de la diaspora participent à la conférence de réconciliation qui a pour but d’établir une paix durable en Somalie », a affirmé M. Gedi qui effectue une visite de travail dans la capiale éthiopidenne.

« Nos partenaires, les pays voisins, l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la communauté internationale ont été aussi bien optimistes que pressimistes vis-à-vis de la conférence de réconciliation. Maintenant nous pensons que la participation est importante et qu’il y aura des résultats positifs », a-t-il ajouté.

Il a déclaré que le gouvernement de transition était optimiste pour obtenir des résultats positifs, disant que les parties vont oeuvrer pour mettre en place une constitution fédérale.

L’établissement de partis politiques, l’inscription des électeurs, et la mise en place d’une commission électorale en vue des élections en 2009 sont les majeurs objectifs de la conférence de réconciliation, a expliqué le chef du gouvernement somalien.

28/07/07 (B406) SH NETWORK avec XINHUA Somalia: La Croix-Rouge dénonce la décision des autorités éthiopiennes en Somalie de l’expulser dans sept jours en l’accusant de soutenir les rebelles de l’Ogaden – ICRC rejects Ethiopian charges after expulsion (En Anglais – Info lecteur)

Aweys Osman Yusuf

Mogadishu 27, July.07 ( Sh.M.Network)- The International Committee of the Red Cross (ICRC) on Thursday denied consorting with rebels in Ethiopia’s Ogaden region, and said its expulsion would hurt needy civilians, Xinhua reports on Friday

The Swiss-based humanitarian agency denounced Tuesday’s decision by authorities in Ethiopia’s Somali regional state giving it seven days to leave after 12 years, the official Swissinfo website reported.

« All ICRC activities in Ethiopia are conducted in strict accordance with the principles of independence and neutrality, » Daniel Duvillard, head of ICRC operations for the Horn of Africa, said in a statement.

« The ICRC firmly rejects the accusations made against it. »

Dialogue between the ICRC and the region’s authorities and security forces had deteriorated to a point where « issues of contention were not discussed in depth » before the ejection order was issued, Duvillard said.

The ICRC said it was ready to discuss the matter with Ethiopian authorities so it could continue its humanitarian activities in the Somali regional state, where it deploys 10 expatriates and 79 national staff.

Jama Ahmed, vice-president of the Somali region, said the ICRC must « recognize what they did wrong » before officials consider allowing it to continue work there.

A spokesman for the regional government said on Wednesday that the ICRC had been repeatedly warned « to desist from a smear campaign against the regional government and from supplying material and finance to a rebel group attempting to destabilize the region. »

The ICRC said it carried out its aid work « impartially and on strictly humanitarian grounds. »

« A suspension of ICRC activities will inevitably have a negative impact on the population concerned, whose access to basic services will be reduced, » it said.
(Xinhua)