02/11/07 (B420) A lire sur LOI, cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1225 – 03/11/2007
AFFAIRES & RESEAUX/ENTREPRISES
SabaFon

Après avoir obtenu une licence d’activité pour la Saba Islamic Bank yéménite à Djibouti, les principaux actionnaires de cette banque veulent maintenant obtenir une licence de téléphonie mobile pour leur autre société SabaFon . (…)

02/11/07 (B419) REUTERS Près de 90.000 personnes ont fui les combats à Mogadiscio (Info lectrice)

Par Andrew Cawthorne

NAIROBI (Reuters) – Trois jours de combats en début de semaine dans la capitale somalienne, Mogadiscio, ont forcé 88.000 personnes à fuir leur domicile, rapporte jeudi le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

"Près de 90.000 personnes ont fui Mogadiscio ou se sont réfugiées dans des quartiers plus sûrs de la ville", a dit l’agence onusienne après les affrontements qui ont fait des dizaines de morts de dimanche à mardi.

"On voit dans les rues des manifestations spontanées de gens qui réclament une aide de la communauté internationale et qui se demandent combien de temps encore on laissera Mogadiscio sombrer dans l’abîme", a déclaré un employé du HCR sur place.

Lorsque les forces du gouvernement somalien de transition et leurs alliés éthiopiens ont lancé cette année deux offensives contre les repaires des islamistes dans la capitale, les combats ont tué des centaines de civils et contraint 400.000 personnes à quitter la ville, où la plupart ne sont pas revenues, selon les Nations unies.

Cet exode est le plus grave depuis la guerre qui a amené la chute du dictateur Mohamed Siad Barré en 1991.

"Tout le monde craint que l’accalmie ne dure pas. Les gens pensent que les insurgés se réorganisent et que la violence se déchaînera encore plus", a déclaré jeudi un travailleur humanitaire somalien.

800.000 PERSONNES DÉPLACÉES

Quelque 46.000 réfugiés se sont installés le long de la route qui relie la capitale à la ville d’Afgoye, plus à l’ouest.

"Des familles entières sont entassées dans de petites cabanes", a raconté un employé du HCR. "Les réfugiés qui sont arrivés le week-end dernier pensaient pouvoir rentrer chez eux au bout de quelques jours mais ils perdent espoir quand ils voient des gens qui sont ici depuis des mois et des mois."

Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui dépend également des Nations unies, a annoncé avoir distribué depuis le week-end 2.557 tonnes de rations d’un mois à 110.000 personnes entre Mogadiscio et Afgoye. Nombre de réfugiés sont des femmes et des femmes.

"Le PAM et ses partenaires vont voir où les gens qui ont quitté Mogadiscio sont exactement allés, en plus de la région d’Afgoye, afin d’étendre le plus vite possible les opérations de distribution", précise l’agence internationale.

"Depuis le début de l’année, les combats ont forcé environ 450.000 personnes à partir de chez eux, ce qui porte à plus de 800.000 le nombre de personnes déplacées actuellement en Somalie", a déclaré le coordinateur de l’Onu sur place, Christian Balslev-Olesen.

02/11/07 (B420) LA HAYE (AFP) – Plainte de Djibouti dans l’affaire Borrel: audiences publiques devant la CIJ en janvier (Info lectrice)

La Cour internationale de justice de La Haye va entamer le 21 janvier ses audiences publiques concernant la plainte de Djibouti contre la France dans l’affaire du magistrat français Bernard Borrel, a-t-elle annoncé vendredi.

Djibouti avait saisi en janvier 2006 la Cour internationale de justice (CIJ) contre la France, l’accusant de manquer à ses devoirs d’entraide judiciaire dans l’enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel en 1995.

Le programme exact des audiences sera communiqué ultérieurement, a ajouté la CIJ.

Le corps à moitié calciné de Bernard Borrel avait été retrouvé dans un ravin à Djibouti en 1995.

Une enquête djiboutienne avait conclu à un suicide, mais l’enquête française privilégie désormais la thèse de l’assassinat et certains témoignages mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Selon Djibouti, les autorités gouvernementales et judiciaires françaises avaient refusé « d’exécuter une commission rogatoire internationale » en refusant de lui transmettre le dossier relatif à l’instruction par des juges français autour de la mort de Bernard Borrel.

Ce « refus » de transmettre aux autorités judiciaires djiboutiennes des dossiers sur l’affaire Borrel constitue une « violation des obligations internationales de la France découlant de la Convention de coopération judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti en date du 27 septembre 1986 », selon Djibouti.

Djibouti accuse aussi la France d’avoir « violé son obligation de prévenir les atteintes à la personne, la liberté ou la dignité d’individus » jouissant d’une protection internationale en convoquant notamment comme témoin assisté le chef de l’Etat, Ismaël Omar Guelleh.

En octobre 2005, la justice française avait délivré deux mandats d’arrêt internationaux contre le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleiman Ali, et contre le chef des services secrets djiboutiens, Hassan Saïddes.

Quelques jours plus tard, Djibouti, qui réclame de son côté les résultats de l’enquête française, avait répondu en suspendant l’entraide judiciaire entre les deux pays.

Selon la veuve du magistrat, Elizabeth Borrel, son époux enquêtait sur des trafics d’armes et des attentats dans lesquels Ismaël Omar Guelleh aurait été impliqué.