25/11/07 (B423) Un long sujet et plusieurs articles fort bien documentés dans Loir et Cher : Quand le sous-préfet de Vendôme était le supérieur du juge Borrel. (Articles signés Lionel Oger) (Info lectrice)

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Le juge Bernard Borrel
fut retrouvé mort à
Djibouti le 19 octobre
1995. A l’époque,
Jean-Jacques Mouline
était chef de mission de
la coopération. La
veuve du magistrat
reproche à l’actuel
sous-préfet de
Vendôme d’avoir fait
pression pour favoriser
la thèse du suicide. Ce
dernier nie
formellement.
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“ Des allégations sordides ”

Le sous-préfet Mouline reproche
à Mme Borrel son harcèlement. Il
n’est pas au bout de ses peines
puisque, depuis la fin octobre, c’est
le régime djiboutien qui l’attaque
nommément.

Un juge d’instruction,
Ibrahim Issack, a lancé ou va lancer des convocations visant plusieurs Français en poste à Djibouti au moment
de la mort de Bernard Borrel,
en particulier l’ambassadeur Jean-Marie Momal et le chef de la coopération,
Jean-Jacques Mouline, ainsi
que des conseillers à la présidence
djiboutienne comme Patrick Millon
(neveu de l’ancien ministre Charles
Millon).

Ces convocations font suite à des plaintes pour agressions sexuelles
de deux jeunes djiboutiens
commises dans le cadre d’un réseau
pédophile.

Côté français, beaucoup, y compris Mme Borrel et ses avocats,
voient dans cette « dénonciation »
une manoeuvre du président djiboutien
et de son entourage pour faire
diversion. En effet, en mars prochain,
le tribunal correctionnel de
Versailles doit juger, en leur absence,
deux dignitaires djiboutiens
pour « subornation de témoins »
dans l’affaire Borrel.

Jean-Jacques Mouline se dit profondément choqué par cette nouvelle
affaire dans l’affaire. « Je suis
écoeuré par ces allégations sordides.

Toute l’équipe française de l’époque
est visée, cela ne tient pas debout.

Je pense qu’il s’agit effectivement
d’une manoeuvre de la présidence
djiboutienne, qui est furieuse contre
le nouveau gouvernement français.

Depuis, j’ai rendu compte à ma hiérarchie
et je me rendrai prochainement
au ministère de l’Intérieur
pour solliciter une protection juridique.»

L.O.

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C’est à cause de Jean-Jacques Mouline que j’ai dû me battre tant d’années.

Élisabeth Borrel, veuve du
magistrat dont le corps à demi
calciné fut retrouvé au pied
d’une falaise de Djibouti à l’aube
du 19 octobre 1995, est persuadée
que l’actuel sous-préfet de
Vendôme détient les clés de l’affaire.

Ancien procureur de Lisieux (Eure), Bernard Borrel est détaché
comme conseiller technique
en avril 1994, auprès du ministre
djiboutien de la Justice.

Sa mission consiste alors officiellement
à moderniser les institutions judiciaires,
en particulier le toilettage
du code pénal de l’ancienne
colonie française. A l’époque, son
supérieur hiérarchique direct est
Jean-Jacques Mouline, chef de la
mission de coopération à Djibouti.

L’information judiciaire requalifiée en assassinat
est actuellement
instruite
par la juge
Sophie Clément.

Cet ancien militaire passé dans la préfectorale a été,
entre 1993 et 1994, chef de cabinet cabinet
de Michel Roussin, alors ministre
de la Coopération et
proche de Jacques Chirac. A Djibouti,
il a la charge de quelque
250 coopérants et gère les finances
des différents projets de
coopération entre la France et la
République djiboutienne, de la
Culture à la Justice en passant
par l’Éducation. « Les relations
entre mon mari et Jean-Jacques
Mouline se sont progressivement
détériorées, assure Mme Borrel,
elle-même magistrate dans la région
Midi-Pyrénées. Moi-même,
j’avais eu un souci avec lui en tant
que présidente des parents
d’élèves de l’école française de Djibouti.

Il avait émis un avis défavorable sur le choix d’un architecte
dans le cadre d’un projet de
travaux. M. Mouline était le supérieur
de mon mari. Le jour de sa
mort, il a convoqué les différents
chefs de service de la coopération
pour leur indiquer que mon
époux s’était suicidé alors même
qu’aucune autopsie n’avait été effectuée.

C’est lui qui a rédigé un communiqué en ce sens à l’intention
du quai d’Orsay et qui, dans
l’après-midi, s’est rendu chez le
ministre de la Justice djiboutien
pour l’inviter à diffuser un communiqué
similaire. Le certificat
de décès de mon mari portait la
mention : “ mort accidentelle
dont les circonstances restent à
déterminer ”.

Il leur fallait absolument faire accréditer la thèse du
suicide pour éviter toute enquête
compromettante pour les relations
entre la France et Djibouti. »

Élisabeth Borrel a, dès l’annonce de son décès, refusé de
croire que son mari a mis fin à ses
jours. Elle accuse l’actuel président
djiboutien, Omar Guelleh,
d’être l’un des commanditaires
de l’assassinat. « On a tenté de
faire croire que mon époux Bernard
Borrel était dépressif et qu’il
avait de gros soucis professionnels,
c’est totalement faux. Je suis
persuadée qu’il enquêtait sur un
dossier très gênant et qu’on l’a éliminé
parce qu’il avait découvert
des informations sensibles.

Ce qui me gêne le plus dans cette affaire,
c’est l’attitude observée à l’époque
par Jean-Jacques Mouline et certains
militaires en poste à Djibouti.
Ils se sont montrés odieux
et méprisants à mon encontre. Je
pense que M. Mouline connaît les
secrets de cette affaire et je considère
qu’en sa qualité de chef de la
mission de coopération, il était à
l’époque aussi puissant sinon plus
puissant que l’ambassadeur de
France à Djibouti.

J’ai déposé plusieurs plaintes. M. Mouline a été
entendu à plusieurs reprises par
les magistrats en charge de l’instruction.
Je pense qu’il ne dira jamais
la vérité sur cette affaire. »

Après des années de procédure, faisant preuve de ténacité,
se heurtant au silence et à la raison
d’État, Élisabeth Borrel a été
reçue en juin dernier par le nouveau
Président de la République
Nicolas Sarkozy, afin de lui demander
de lever les obstacles
empêchant la justice de faire son
travail.

L’information judiciaire
requalifiée en assassinat est actuellement
instruite par la juge
Sophie Clément. « J’attends aujourd’hui que l’on compare l’ADN
de plusieurs suspects aux empreintes
génétiques retrouvées sur
le short de mon mari », nous confiait
Mme Borrel, jeudi soir par
téléphone.

Lionel OGER

__________________________ La piste d’un trafic d’uranium
Elisabeth Borrel / Bernard Nicolas

Élisabeth Borrel, veuve du juge et magistrate, se bat depuis des années pour connaître la vérité sur la mort de son mari. Elle pense que l’actuel
sous-préfet de Vendôme détient les clés du mystère.

Ancien journaliste à TF1 puis Canal Plus, Bernard Nicolas est aujourd’hui
indépendant et travaille
pour des magazines d’investigation.

Il fut l’un des tout premiers à enquêter sur les circonstances troublantes
de la mort du juge Borrel. Il y a un
an, il a co-signé un livre avec Élisabeth
Borrel, Un juge assassiné
(Flammarion).

A plusieurs reprises, il a tenté d’interviewer Jean-Jacques
Mouline : « C’était en 2000 ou 2001,
il m’a à chaque fois raccroché au
nez. Il a bien rédigé ce communiqué
sur le suicide du juge Borrel le 19 octobre
1995, c’est dans le dossier
d’instruction.

Plusieurs témoignages viennent également confirmer sa visite
au garde des Sceaux dijoutien.

Nous pensons que Jean-Jacques Mouline a obéi à un ordre… mais
émanant de qui ?

C’est tout le noeud de l’affaire. Mme Borrel a retrouvé
des notes manuscrites et dactylographiées
de son mari, montrant
qu’il s’intéressait à un trafic d’uranium
enrichi entre l’Éthiopie et des
pays du Moyen-Orient, via le port de
Djibouti. Il a sans doute gêné des intérêts
djiboutiens et aussi français.

Djibouti représente un enjeu économique
et stratégique important pour
la France. Quant aux accusations de
réseau pédophile, elles sont “ bidon
”, même s’il est vrai qu’il y a de
la prostitution infantile à Djibouti. »

__________________________ "Je suis las de ce harcèlement"
Jean-Jacques Mouline

Jean-Jacques Mouline a été nommé sous-préfet de Vendôme
en 2003. Dans quelques
jours, le 24 novembre, il rejoindra
sa nouvelle affectation à
Nogent-sur-Seine. Pour la première
fois, il a accepté de répondre
à un journaliste sur
cette délicate affaire survenue
alors qu’il était en poste à Djibouti.

« La veuve du juge Borrel vous accuse d’avoir rédigé
un communiqué indiquant
que son mari s’était suicidé
et ce, quelques heures après
la découverte de son corps.

Que répondez-vous ? »

« Ceci est complètement faux, je n’ai jamais rédigé un tel communiqué.

J’ai en effet été entendu par la justice à ce sujet. J’ai
été informé de la mort de Bernard
Borrel au matin du 19 octobre
1995, j’étais alors à mon
bureau. Je me suis rendu à l’ambassade
où M. Momal, ambassadeur,
réunissait les différents
chefs de service et attachés militaires.

Ce n’est qu’après qu’un communiqué annonçant le suicide
de Bernard Borrel a été envoyé
à Paris, mais je n’en suis pas
le rédacteur. De même, je n’ai
pas rendu visite au ministre djiboutien
de la justice ce jour-là.

Depuis dix ans, les versions concernant cette mort et les conditions
de sa découverte ont beaucoup
varié, mais je n’ai pas à me
mêler de cette enquête judiciaire.

Je suis soumis au devoir de réserve tout en envisageant la
possibilité d’une plainte en diffamation.»

« Vous étiez à l’époque le supérieur
du juge Borrel.
Quelles étaient vos relations
et en quoi consistaient vos
missions respectives ? »

« Bernard Borrel était l’un des 250 coopérants dont j’avais la
responsabilité. Il travaillait,
comme vous le savez, auprès du
ministre de la Justice djiboutien.

Nos relations étaient très cordiales. M. Borrel m’a, au bout de
quelques mois, fait part des difficultés
qu’il rencontrait dans
l’exercice de sa mission. Il me disait
qu’il était fatigué, accablé et
qu’il souhaitait changer d’affectation.

De plus, il avait été affecté par le suicide d’un ami magistrat.

J’ai alors demandé à ce que cette mission de coopération judiciaire
soit suspendue. Je n’ai pas
été suivi. J’affirme cependant que
le feu vert à la mutation de Bernard
Borrel a été finalement accordé
mais, malheureusement
trop tard, car la réponse m’est
parvenue après sa mort. »

« Mme Borrel et Bernard Nicolas, le journaliste qui a cosigné
un livre, évoquent une
enquête délicate sur laquelle
travaillait le juge Borrel
et qui aurait pu lui coûter
la vie. Qu’en pensez-vous ? »


« Je n’y crois pas une seconde.

La mission du juge Borrel n’était pas d’instruire des enquêtes judiciaires,
mais de préparer une réforme
institutionnelle de la justice
djiboutienne. A aucun
moment il ne m’a informé d’une
enquête menée par lui. Si cela
avait été le cas, il aurait de toute
façon dû en référer à l’ambassade.
»
« La veuve du juge Borrel vous reproche d’avoir quitté
Djibouti peu après sa mort
et de vous être momentanément
installé à Addis-Abbeba,
la capitale éthiopienne…
»
« Ceci est également faux. Je
suis resté en poste à Djibouti encore
quelques mois, puis on m’a
affecté au printemps suivant à
l’Ile Maurice, également comme
chef de mission de la coopération.

Je tiens à vous dire que je suis las du harcèlement dont
Mme Borrel fait preuve à mon
encontre depuis des années. »

Propos recueillis par L.O.

25/11/07 (B423) Réponse à M. Abdourazak Mohamed Rayaleh, compatriote très clanique, qui se pose des questions sur le courage et le sens des responsabilités des djiboutiens d’origine yéménite.

D’un djiboutien : du QUARTIER 2

A vous lire, une conclusion s’impose:

La logique de division de IOG s’est imposée au delà même de ses propres espérances.

L’esprit clanique règne partout, la division est naturelle.

A Mr Abdourazak Mohamed Rayaleh, qui demande des comptes aux djiboutiens d’origine yéménite.

Qui es tu l’ami et qu’est ce qui te donne la légitimité de porter des jugements ?

Que faisais-tu à l’époque de la répression la plus dure à Djibouti, lorsque :

Nos compatriotes Samaronnes ont été arrêtés et violemment brutalisés sous le faux prétexte de l’attentat du « Café de Paris » ?

Combien de jeunes furent torturés, jetés à Gabode, brisés sans un mot de notre part ?

Fallait-il être Gadaboursis uniquement pour dénoncer cette dérive totalitaire et tortionnaire ?

N’etait-ce pas un problème national, un problème djiboutien ?

Ou trouvais-tu normal (comme aujourd’hui) de ne rien dire, car ce problème n’est pas le tien.

Ce problème est celui de la communauté Samaronne.

A ton avis, peut-on être Djiboutien et Samaronne ?

Qui es tu l’ami plein de préjugés sur les djiboutiens d’origine yéménite. C’est ça ta vision d’une partie de tes compatriotes :

«  Le Dag Ass «  cet éternel étranger peureux, sans courage et sans honneur, toujours prêt à s’agenouiller devant les puissants fussent ils à 7000 km de distance de la capitale.

Pour ta gouverne et pour celles et ceux qui seraient tentés de faire de tels amalgames, un patit rappel historique s’impose :

Présidentielles de 1993

Le vote a été massif ce jour là, et dans tous les bureaux de vote, feu le candidat Hassan Gouled a été très majoritairement plébiscité.

Par manque de courage, par peur de représailles de la part de IOG (et oui déjà), va savoir !

Tous les bureaux de vote, NON.

Seuls 2 bureaux de vote ont su exprimer tout haut le ras-le-bol de tous les djiboutiens.

Et ce n’est pas un hasard que ces 2 bureaux de vote étaient sis au quartier 2, quartier des Dag Ass, mon ami.

Ainsi, et seuls contre tous, nos fameux djiboutiens d’origine yéménite, ont su ce jour redonner la fierté, l’honneur et la virilité perdue à l’ensemble des djiboutiens.

La gifle assénée à IOG ce jour là, résonne encore dans ses oreilles (rouges ?) aujourd’hui.

Alors qui es tu l’ami pour parler aujourd’hui de courage ou de responsabilités ?

De quel droit viens tu jeter l’opprobe sur la seule communauté djiboutienne à t’avoir redonner ta fierté d’homme sans se soucier des conséquences, qui furent très rudes, instantannées et surtout qui perdurent encore jusqu’à nos jours :

Répression à l’energie : coupures sauvage de l’electricité et de l’eau dans pratiquement tout le quartier 2 dés le lendemain des résultats.

Pas d’embauche pour les habitants, précarisation des familles etc.etc…

Je te pose la question l’ami : faudrait il avoir honte alors d’appartenir à cette communauté ?

J’aurais plutot eu honte de ne pas être djiboutien d’origine yéménite vois-tu .

Et qu’as-tu fait alors l’ami ?

Fallait-il être Arabe uniquement pour dénoncer cette dérive totalitaire et tortionnaire ?

N’etait-ce pas un problème national, un problème djiboutien ?

Ou trouvais-tu normal (comme aujourd’hui) de ne rien dire, car ce problème n’est pas le tien.

Ce problème est celui de la communauté djiboutienne d’origine yéménite.

A ton avis, peut-on être Djiboutien et Arabe ?

Au fait l’ami, toi qui semble te réjouir de l’humiliation de ton compatriote, giflé par un ministre imbus du pouvoir que toi et les tiens lui ont offerts par votre complaisance et votre silence complice, tu étais à Djibouti pendant la guerre du FRUD.

Tu te rappelles du nombre de nos compatriotes Afars qui furent massacrés, du nombre de civils assassinés, du nombre de femmes violées ?

Non bien sur, tout ceci se passait hors de la capitale, tout ceci ne te concernait pas vraiment, et les Afars ont toujours tendance à exagérer.

Et où étais-tu en cette sanglante journée du 18 décembre 1991 ? Tu dormais je présume, du sommeil du juste, pendant que les sbires de IOG et de son ex ami feu le général Yacin Yabeh ont encerclé le quartier d’Arhiba. Un véritable massacre a eu lieu ce jour maudit.

Hommes, femmes, vieillards, enfants, l’ordre était de faire un maximum de victimes.
Bilan : 59 morts, plus de 300 bléssés et 7 disparus, en quelques heures.

As-tu seulement été à Arhiba pour partager la douleur , pour présenter tes condoléances, pour marquer ton soutien, l’ami ?

Fallait-il être Afar uniquement pour dénoncer cette dérive totalitaire et tortionnaire ?

N’etait-ce pas un problème national, un problème djiboutien ?

Ou trouvais-tu normal (comme aujourd’hui) de ne rien dire, car ce problème n’est pas le tien.

Ce problème est celui de la communauté Afar.

A ton avis, peut-on être Djiboutien et Afar ?

J’ai été à Arhiba l’ami Pour donner ce que je pouvais, c’est à dire des larmes de douleur et d’impuissance.

Et ce jour là, des paroles simples et sincères m’ont mis un peu de baume au coeur, des paroles d’un djiboutien qui n’était pas Afar.

«  On a tué des Afars aujourd’hui, mais c’est toute la nation djiboutienne qu’on a voulu assassiner. Et toute la nation porte le deuil. « 

Cet homme là l’ami, venait du quartier 2, un Dag ass.

Il s’appelle Nadem Saleh Houmeikani.

Il est aujourd’hui au Yémen.

Et seuls les Arabes doivent se sentir concernés.

Car ce problème n’est pas le tien.

Qui es-tu donc l’ami ? Tout sauf Djiboutien en tout cas.

Ce qui est arrivé est terrifiant, mais bientôt à qui le tour ?

Et pour terminer je souhaite de tout coeur une rencontre rapide de tous les djiboutiens qui veulent changer leur pays d’origine.

Une rencontre d’hommes et non de mouvements de parties ou de clans.

Aurons nous le courage de faire ça en France, en Belgique ou ailleurs en Europe ?

Le M.A.R

23/11/07 (B422) Radio-Trottoir. Qui est le français qui aurait témoigné dans le cadre de l’instruction judiciaire djiboutienne pour des actes de pédophilie ?(Info lecteur)

Ne vous y trompez pas. A mon avis et cela n’engage que moi, ce ne peut être que le malheureux Christian Georges, qui croupit toujours à Gabode.

Souvenez-vous : vous aviez été alertés sur le fait qu’il avait disparu pendant près d’une journée de la prison de Gabode. Selon des amis, il aurait été torturé jusqu’à ce qu’il accepte de signer des déclarations fantaisistes contre des officiels français …

Toujours bien encadré à Gabode, il est possible qu’il soit obligé de signer d’autres témoignages sous la contrainte et la douleur.

La torture, c’est une drogue pour Guelleh et ses obligés. Ils ne savent pas résister à leur vice abominable.

En tout cas, les personnalités françaises mises en cause, sauront à qui elles doivent ce témoignage et comment il a été obtenu de façon monstrueuse, ce qui lui retire tout crédit.

Et si la France l’avait protégé au lieu de le renvoyer "ligotté" à Guelleh, elle aurait évité cela …

23/11/07 (B422) Radio-Trottoir. La nouvelle colère du Prince des noisettes … Moussa Chehem, Ambassadeur de la dictature guellehéene auprès des chancelleries européennes. (Info lecteur)

Selon des informations obtenues auprès d’un proche de l’Ambassade et qui sont crédibles, le Prince des noisettes aurait piqué une nouvelle colère, quand il a découvert que le régime de Djibouti était décrédibilisé auprès de nombreuses chancelleries européennes et probablement aussi auprès de l’U.E.

Que s’est-il passé ?

Il semble que la déportation de la famille Alhoumekani ait constitué la goutte d’eau qui a fait déborder le vase… Et vlan ! le Prince des noisettes aurait reçu le tout sur la tête : non-respect des Droits de l’Homme, interdiction de la presse libre, censure des sites internet dont celui de l’ARDHD, justice dépendante, détournement des aides internationales et encore, et encore …

Passe encore pour le Prince qui s’en moque totalement, mais le discours était assorti de possibles, non pas encore sanctions, mais réductions des aides et donc diminution de l’argent de poche de Guelleh ….

Ce point là, cela l’a beaucoup touché, d’où sa colère violente … Car il sait très bien que Guelleh ne va apprécier le compte-rendu. Alors il aurait appelé IOG pour lui conseiller de faire un geste de bonne volonté.

On pourrait imaginer qu’il propose à la famille d’Alhoumekani de réintégrer le pays en proposant même des garanties (qui ne vaudront que le temps de la promesse, c’est à dire cinq minutes …).

Mais braves gens, si cela arrivait dans les prochains jours, ne soyez pas dupes ! Ce n’est pas par bon coeur que Guelleh permettrait à la famille de retrouver ses foyers, mais simplement pour éviter de perdre le bénéfice direct des aides et subventions des pays européens et de la communauté….

22/11/07 (B422) RUE 89 : Les réfugiés somaliens embarrassent le Kénya (Info lectrice)

Par Stéphanie Braquehais (Journaliste)

Au Kenya, l’afflux de Somaliens qui fuient la guerre civile embarrasse les autorités accusées par les organisations des droits de l’homme de plus d’une centaine de déportations extra judiciaires et d’expulsions violant le droit international des réfugiés.

Ils étaient au Kenya depuis le 12 novembre, mais les organisations des droits de l’homme n’ont eu connaissance de leur sort que lundi 20 novembre. Une centaine de Somaliens fuyant la guerre civile à Mogadiscio, venus par un avion de ligne de la compagnie somalienne Dallo, ont d’abord tenté de trouver refuge en Ouganda, d’où ils se sont fait expulser la semaine dernière, puis au Kenya, qui refuse également de les accueillir.

Selon Allamine Kimathi, le président de l’organisation musulmane des droits de l’homme, qui suit de près le dossier des réfugiés somaliens au Kenya, les autorités ougandaises auraient affirmé que la tenue du sommet du Commonwealth, auquel assiste la reine d’Angleterre, ne permettait pas de les accueillir pour l’instant. De retour à Nairobi, ils ont été placés dans la zone de transit, sans que le Haut commissariat aux réfugiés, ni aucune organisation ne puissent avoir accès à eux.

Quelques jours après leur déconvenue à Kampala, une cinquantaine d’entre eux ont été rapatriés à Mogadiscio, les autorités kenyanes ne les ayant pas autorisés à pénétrer sur le territoire. Dix-huit autres ont également été expulsés lundi. Et une trentaine attend le prochain charter à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, prévu pour jeudi 22 novembre.

Frontière fermée

En janvier 2007, quelques jours après la chute des tribunaux islamiques à Mogadiscio et la "victoire" du gouvernement de transition appuyé par l’armée éthiopienne, le Kenya a annoncé la fermeture de sa frontière, une mesure préventive contre la pénétration d’éléments terroristes dans le pays.

Le Haut commissariat aux réfugiés, qui gère un camp de réfugiés somaliens à Dadaab, au nord-est du Kenya, peuplé de 160000 réfugiés, a plusieurs fois demandé au gouvernement d’assouplir sa position, des milliers de personnes étant attroupées de l’autre côté de la frontière, côté somalien, sans accès à l’aide humanitaire.

Environ 15000 personnes, selon le HCR, ont toutefois réussi à passer entre les mailles du filet, la plupart glissant quelques billets aux policiers kenyans chargés de patrouiller la zone pour avoir le droit de traverser la frontière interdite.

Les autorités kenyanes sont toujours restées très fermes face aux demandes du HCR, laissant toutefois passer de temps à autre un camion d’approvisionnement de nourriture du Programme alimentaire mondial. L’argument avancé par les officiels étant de protéger le territoire contre de présumés terroristes liés à Al-Qaeda.

Il y a quelques mois, le porte-parole du gouvernement, Alfred Mutua, avait affirmé dans une conférence de presse:

"Le Kenya a été blessé dans sa chair lors de l’attentat contre l’ambassade américaine en 1998, qui a causé la mort de près de 250 personnes. Nous ferons tout pour protéger nos concitoyens du péril terroriste."

Le Kenya est en fait un allié précieux des Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique, tout comme l’Ethiopie, qui a bénéficié d’une aide substantielle pour reconquérir en 2006 une Somalie sous la férule de tribunaux islamiques, composés de plusieurs éléments radicaux réceptifs au discours extrémiste professé par Al-Qaeda.

"Le Kenya ne fait que violer le droit des réfugiés, tout particulièrement celui des Somaliens depuis le début de l’année, fulmine Allamine Kimathi. Personne ne réagit. Des femmes et des enfants, qui fuient le chaos dans leur pays, et qui craignent maintenant d’être emprisonnés ou assassinés, parce qu’ils appartiennent tous au même clan, celui des Hawiyé, fiché comme le clan ennemi par le gouvernement de transition."

"La Corne de la terreur"

Ce mercredi matin, Allamine est en compagnie de maître Harun Ndubi. Ils discutent dans les couloirs de la Haute cour de justice de Nairobi, au sujet de la décision du juge sur son incapacité à statuer sur le cas d’Abdulmalik Rajab Mohamed, de nationalité kenyane, arrêté en février par la police, détenu pendant plus de deux semaines, sans accès à un avocat, puis déporté à Guantanamo Bay début mars dans le plus grand secret.

"Comment un pays qui se dit démocratique, peut-il déporter ses propres citoyens en dehors de son territoire?", s’interrogeait Maina Kiai, le président de la commission nationale des droits de l’homme, à l’occasion de la publication d’un rapport en juillet dernier, intitulé "La Corne de la terreur". Le rapport faisait état de plus d’une centaine de personnes, dont plus d’une dizaine de nationalité kenyane, détenues pendant des semaines incommunicado dans plusieurs stations de police de la capitale kenyane, et déportées sans procès, ni procédures judiciaires vers la Somalie ou l’Ethiopie.

22/11/07 (B422) REUTERS : Le président somalien nomme un nouveau Premier ministre (Info lectrice)

BAIDOA, Somalie (Reuters) – Nour Hassan Hussein, responsable local du Croissant-Rouge, a été nommé Premier ministre par le président somalien, trois semaines après la démission du précédent chef de gouvernement.

"J’ai émis un décret afin de nommer Nour Hassan Hussein au poste de Premier ministre", a déclaré le président Abdullahi Yusuf à Baidoa, siège du parlement somalien.

Le prédécesseur d’Hussein, Ali Mohamed Gedi, avait démissionné fin octobre à cause d’un conflit politique avec le président.

22/11/07 (B422) Radio-Trottoir : trois groupes se contestent l’héritage de Gouled, tandis qu’IOG essaie d’en tirer un maximum de profit. (Lecteur)

Je vous transmet des informations qui ont été transférées en français, de façon automatisée. Il se peut que la mise en forme de l’article soit incorrecte, que certains mots manquent ou soit un peu désuets et que certaines phrases soient difficiles à comprendre.

Que les lectrices ou les lecteurs qui ont accès à des informations précises sur cette affaire n’hésitent pas à vous les envoyer.

Il est tout à fait normal que les Djiboutiens soient informés.

La famille Gouled se déchire à propos de l’héritage. Plusieurs groupes s’affrontent avec des visions diamétralement opposées.

Aucun signe de rapprochement entre les deux groups n’est perceptible. Mais ce qu’il faut savoir c’est que la gestion de cette affaire est marquée par d’énormes contradictions, y compris au sein du pouvoir.

Tout cela aurait pu coûter moins cher, si M. Sekatoure communiquait correctement avec l’ainé de la famille Habiba pour parvenir à un arrangement amiable. Il a multiplié les initiatives pour rencontrer le Président de la République actuel et son Directeur de Cabinet, M. Ismaël Tane afin d’obtenir que le Cadi de Djibouti réunisse un comité pour faire basculer le plan B d’IOG en sa faveur (Sekatoure).

L’affaire de la succession de Gouled n’est pas terminée. Le sera-t-elle un jour ? Maintenant qu’il est persuadé d’avoir obtenu la confiance de son clan, IOG veut ‘’liquider l’héritage ‘’ de l’ancien Président.

D’après Sakatoure, il ne reste plus qu’à mettre le poids d’IOG dans la balance et à lui demander d’user de son prestige de chef de l’Etat, pour porter des attaques encore plus rudes sur la famille Gouled group B. Sakatoure est allé le voir à son bureau d’Haramous.

On a entendu de grands éclats de rire et IOG lui aurait dit :"Je vais régler le problème, ne t’inquiète pas". IOG voudrait exercer un contrôle plus fort du déroulement de cette affaire. Il a mis en place un comité présidé par son Directeur de Cabinet, non pas pour résoudre le problème, mais bien pour attaquer les partisans du groupe B.

IOG veut-il utiliser l’héritage de l’ancien président pour la prochaine élection présidentiel sans aucun respect pour celui qui lui a donné le pourvoir il y a presque 8 années.

La détresse du groupe B est omniprésente et quotidienne.

De son côté, le groupe B a répondu aux attaques en lançant un défi pour que le Groupe C de la famille soit bénéficiaire de l’héritage.

La composition des Groupes qui s’opposent

Group A
1 -Saketoure Idriss
2 -Saida Idriss
3 – Gongo

Group B
1-Habiba Idriss
2-Firiyo Idriss
3-Fatouma Idriss
4-Hawa Idriss

Group C:
Sakatoure a choisi d’ignorer ce Groupe qui est promu par le Groupe B, pour faire une diversion (il s’agit de la famille Daheye Gouled) Ils ont assisté aux dernières minutes de leur oncle avant sa mort et ils sont aussi crédibles.

(Une histoire à suivre)

22/11/07 (B422) Radio-Trottoir : Les informations sur des trafics illicites d’armement à destination de pays et d’organisations listés comme terroristes par les USA, qui auraient été réalisés par de hauts gradés de l’Etat-Major djiboutien, commencent à produire des remous …. violents. (Lecteur installé en Espagne)

Le Général Fathi commence à avoir des problemes sérieux au sein même de l’Etat-Major des Armées suite aux informations qui ont été publiées à deux reprises par le site de l’ARDHD

L’enqupete progresse à grande vitesse. Des documents accablants et présis auraient été remis aux Services de renseignements européens. Selon les informations dont je dispose, ces documents prouveraient la réalité de ces commerces d’armement, réalisé depuis Djibouti par de trés hauts gradés djiboutiens et des commerçants etrangers.

Ces armes ont été expédiées sans aucun doute possible, dit-on,
vers l’Iran, la Syrie, le Soudan, l’Erythrée et la Somalie. Certaines auraient été utilisées par le Hezbollah libanais pro syro-iranien contre l’Etat hébreux durant l’été 2006.

Que vont devenir ces hauts responsables militaires le jour où les documents seront remis à la presse apres avoir été exploités par la Justice … ? Se sont-ils préparés ? A suivre