25/11/07 (B423) Un long sujet et plusieurs articles fort bien documentés dans Loir et Cher : Quand le sous-préfet de Vendôme était le supérieur du juge Borrel. (Articles signés Lionel Oger) (Info lectrice)

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Le juge Bernard Borrel
fut retrouvé mort à
Djibouti le 19 octobre
1995. A l’époque,
Jean-Jacques Mouline
était chef de mission de
la coopération. La
veuve du magistrat
reproche à l’actuel
sous-préfet de
Vendôme d’avoir fait
pression pour favoriser
la thèse du suicide. Ce
dernier nie
formellement.
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“ Des allégations sordides ”

Le sous-préfet Mouline reproche
à Mme Borrel son harcèlement. Il
n’est pas au bout de ses peines
puisque, depuis la fin octobre, c’est
le régime djiboutien qui l’attaque
nommément.

Un juge d’instruction,
Ibrahim Issack, a lancé ou va lancer des convocations visant plusieurs Français en poste à Djibouti au moment
de la mort de Bernard Borrel,
en particulier l’ambassadeur Jean-Marie Momal et le chef de la coopération,
Jean-Jacques Mouline, ainsi
que des conseillers à la présidence
djiboutienne comme Patrick Millon
(neveu de l’ancien ministre Charles
Millon).

Ces convocations font suite à des plaintes pour agressions sexuelles
de deux jeunes djiboutiens
commises dans le cadre d’un réseau
pédophile.

Côté français, beaucoup, y compris Mme Borrel et ses avocats,
voient dans cette « dénonciation »
une manoeuvre du président djiboutien
et de son entourage pour faire
diversion. En effet, en mars prochain,
le tribunal correctionnel de
Versailles doit juger, en leur absence,
deux dignitaires djiboutiens
pour « subornation de témoins »
dans l’affaire Borrel.

Jean-Jacques Mouline se dit profondément choqué par cette nouvelle
affaire dans l’affaire. « Je suis
écoeuré par ces allégations sordides.

Toute l’équipe française de l’époque
est visée, cela ne tient pas debout.

Je pense qu’il s’agit effectivement
d’une manoeuvre de la présidence
djiboutienne, qui est furieuse contre
le nouveau gouvernement français.

Depuis, j’ai rendu compte à ma hiérarchie
et je me rendrai prochainement
au ministère de l’Intérieur
pour solliciter une protection juridique.»

L.O.

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C’est à cause de Jean-Jacques Mouline que j’ai dû me battre tant d’années.

Élisabeth Borrel, veuve du
magistrat dont le corps à demi
calciné fut retrouvé au pied
d’une falaise de Djibouti à l’aube
du 19 octobre 1995, est persuadée
que l’actuel sous-préfet de
Vendôme détient les clés de l’affaire.

Ancien procureur de Lisieux (Eure), Bernard Borrel est détaché
comme conseiller technique
en avril 1994, auprès du ministre
djiboutien de la Justice.

Sa mission consiste alors officiellement
à moderniser les institutions judiciaires,
en particulier le toilettage
du code pénal de l’ancienne
colonie française. A l’époque, son
supérieur hiérarchique direct est
Jean-Jacques Mouline, chef de la
mission de coopération à Djibouti.

L’information judiciaire requalifiée en assassinat
est actuellement
instruite
par la juge
Sophie Clément.

Cet ancien militaire passé dans la préfectorale a été,
entre 1993 et 1994, chef de cabinet cabinet
de Michel Roussin, alors ministre
de la Coopération et
proche de Jacques Chirac. A Djibouti,
il a la charge de quelque
250 coopérants et gère les finances
des différents projets de
coopération entre la France et la
République djiboutienne, de la
Culture à la Justice en passant
par l’Éducation. « Les relations
entre mon mari et Jean-Jacques
Mouline se sont progressivement
détériorées, assure Mme Borrel,
elle-même magistrate dans la région
Midi-Pyrénées. Moi-même,
j’avais eu un souci avec lui en tant
que présidente des parents
d’élèves de l’école française de Djibouti.

Il avait émis un avis défavorable sur le choix d’un architecte
dans le cadre d’un projet de
travaux. M. Mouline était le supérieur
de mon mari. Le jour de sa
mort, il a convoqué les différents
chefs de service de la coopération
pour leur indiquer que mon
époux s’était suicidé alors même
qu’aucune autopsie n’avait été effectuée.

C’est lui qui a rédigé un communiqué en ce sens à l’intention
du quai d’Orsay et qui, dans
l’après-midi, s’est rendu chez le
ministre de la Justice djiboutien
pour l’inviter à diffuser un communiqué
similaire. Le certificat
de décès de mon mari portait la
mention : “ mort accidentelle
dont les circonstances restent à
déterminer ”.

Il leur fallait absolument faire accréditer la thèse du
suicide pour éviter toute enquête
compromettante pour les relations
entre la France et Djibouti. »

Élisabeth Borrel a, dès l’annonce de son décès, refusé de
croire que son mari a mis fin à ses
jours. Elle accuse l’actuel président
djiboutien, Omar Guelleh,
d’être l’un des commanditaires
de l’assassinat. « On a tenté de
faire croire que mon époux Bernard
Borrel était dépressif et qu’il
avait de gros soucis professionnels,
c’est totalement faux. Je suis
persuadée qu’il enquêtait sur un
dossier très gênant et qu’on l’a éliminé
parce qu’il avait découvert
des informations sensibles.

Ce qui me gêne le plus dans cette affaire,
c’est l’attitude observée à l’époque
par Jean-Jacques Mouline et certains
militaires en poste à Djibouti.
Ils se sont montrés odieux
et méprisants à mon encontre. Je
pense que M. Mouline connaît les
secrets de cette affaire et je considère
qu’en sa qualité de chef de la
mission de coopération, il était à
l’époque aussi puissant sinon plus
puissant que l’ambassadeur de
France à Djibouti.

J’ai déposé plusieurs plaintes. M. Mouline a été
entendu à plusieurs reprises par
les magistrats en charge de l’instruction.
Je pense qu’il ne dira jamais
la vérité sur cette affaire. »

Après des années de procédure, faisant preuve de ténacité,
se heurtant au silence et à la raison
d’État, Élisabeth Borrel a été
reçue en juin dernier par le nouveau
Président de la République
Nicolas Sarkozy, afin de lui demander
de lever les obstacles
empêchant la justice de faire son
travail.

L’information judiciaire
requalifiée en assassinat est actuellement
instruite par la juge
Sophie Clément. « J’attends aujourd’hui que l’on compare l’ADN
de plusieurs suspects aux empreintes
génétiques retrouvées sur
le short de mon mari », nous confiait
Mme Borrel, jeudi soir par
téléphone.

Lionel OGER

__________________________ La piste d’un trafic d’uranium
Elisabeth Borrel / Bernard Nicolas

Élisabeth Borrel, veuve du juge et magistrate, se bat depuis des années pour connaître la vérité sur la mort de son mari. Elle pense que l’actuel
sous-préfet de Vendôme détient les clés du mystère.

Ancien journaliste à TF1 puis Canal Plus, Bernard Nicolas est aujourd’hui
indépendant et travaille
pour des magazines d’investigation.

Il fut l’un des tout premiers à enquêter sur les circonstances troublantes
de la mort du juge Borrel. Il y a un
an, il a co-signé un livre avec Élisabeth
Borrel, Un juge assassiné
(Flammarion).

A plusieurs reprises, il a tenté d’interviewer Jean-Jacques
Mouline : « C’était en 2000 ou 2001,
il m’a à chaque fois raccroché au
nez. Il a bien rédigé ce communiqué
sur le suicide du juge Borrel le 19 octobre
1995, c’est dans le dossier
d’instruction.

Plusieurs témoignages viennent également confirmer sa visite
au garde des Sceaux dijoutien.

Nous pensons que Jean-Jacques Mouline a obéi à un ordre… mais
émanant de qui ?

C’est tout le noeud de l’affaire. Mme Borrel a retrouvé
des notes manuscrites et dactylographiées
de son mari, montrant
qu’il s’intéressait à un trafic d’uranium
enrichi entre l’Éthiopie et des
pays du Moyen-Orient, via le port de
Djibouti. Il a sans doute gêné des intérêts
djiboutiens et aussi français.

Djibouti représente un enjeu économique
et stratégique important pour
la France. Quant aux accusations de
réseau pédophile, elles sont “ bidon
”, même s’il est vrai qu’il y a de
la prostitution infantile à Djibouti. »

__________________________ "Je suis las de ce harcèlement"
Jean-Jacques Mouline

Jean-Jacques Mouline a été nommé sous-préfet de Vendôme
en 2003. Dans quelques
jours, le 24 novembre, il rejoindra
sa nouvelle affectation à
Nogent-sur-Seine. Pour la première
fois, il a accepté de répondre
à un journaliste sur
cette délicate affaire survenue
alors qu’il était en poste à Djibouti.

« La veuve du juge Borrel vous accuse d’avoir rédigé
un communiqué indiquant
que son mari s’était suicidé
et ce, quelques heures après
la découverte de son corps.

Que répondez-vous ? »

« Ceci est complètement faux, je n’ai jamais rédigé un tel communiqué.

J’ai en effet été entendu par la justice à ce sujet. J’ai
été informé de la mort de Bernard
Borrel au matin du 19 octobre
1995, j’étais alors à mon
bureau. Je me suis rendu à l’ambassade
où M. Momal, ambassadeur,
réunissait les différents
chefs de service et attachés militaires.

Ce n’est qu’après qu’un communiqué annonçant le suicide
de Bernard Borrel a été envoyé
à Paris, mais je n’en suis pas
le rédacteur. De même, je n’ai
pas rendu visite au ministre djiboutien
de la justice ce jour-là.

Depuis dix ans, les versions concernant cette mort et les conditions
de sa découverte ont beaucoup
varié, mais je n’ai pas à me
mêler de cette enquête judiciaire.

Je suis soumis au devoir de réserve tout en envisageant la
possibilité d’une plainte en diffamation.»

« Vous étiez à l’époque le supérieur
du juge Borrel.
Quelles étaient vos relations
et en quoi consistaient vos
missions respectives ? »

« Bernard Borrel était l’un des 250 coopérants dont j’avais la
responsabilité. Il travaillait,
comme vous le savez, auprès du
ministre de la Justice djiboutien.

Nos relations étaient très cordiales. M. Borrel m’a, au bout de
quelques mois, fait part des difficultés
qu’il rencontrait dans
l’exercice de sa mission. Il me disait
qu’il était fatigué, accablé et
qu’il souhaitait changer d’affectation.

De plus, il avait été affecté par le suicide d’un ami magistrat.

J’ai alors demandé à ce que cette mission de coopération judiciaire
soit suspendue. Je n’ai pas
été suivi. J’affirme cependant que
le feu vert à la mutation de Bernard
Borrel a été finalement accordé
mais, malheureusement
trop tard, car la réponse m’est
parvenue après sa mort. »

« Mme Borrel et Bernard Nicolas, le journaliste qui a cosigné
un livre, évoquent une
enquête délicate sur laquelle
travaillait le juge Borrel
et qui aurait pu lui coûter
la vie. Qu’en pensez-vous ? »


« Je n’y crois pas une seconde.

La mission du juge Borrel n’était pas d’instruire des enquêtes judiciaires,
mais de préparer une réforme
institutionnelle de la justice
djiboutienne. A aucun
moment il ne m’a informé d’une
enquête menée par lui. Si cela
avait été le cas, il aurait de toute
façon dû en référer à l’ambassade.
»
« La veuve du juge Borrel vous reproche d’avoir quitté
Djibouti peu après sa mort
et de vous être momentanément
installé à Addis-Abbeba,
la capitale éthiopienne…
»
« Ceci est également faux. Je
suis resté en poste à Djibouti encore
quelques mois, puis on m’a
affecté au printemps suivant à
l’Ile Maurice, également comme
chef de mission de la coopération.

Je tiens à vous dire que je suis las du harcèlement dont
Mme Borrel fait preuve à mon
encontre depuis des années. »

Propos recueillis par L.O.

25/11/07 (B423) Yémen: jugé pour avoir osé parler d’une guerre oubliée.

Par François-Xavier Trégan (Journaliste) 12H30 25/11/2007

(De Sanaa) "Diffusion et publication d’informations susceptibles d’affaiblir le moral de l’armée": cette accusation pourrait coûter la vie à Abd al-Karim al-Khaiwani, poursuivi par la Cour de sûreté de l’Etat, à Sanaa. La justice réproche à ce journaliste yéménite sa narration trop détaillée de la guerre de Saada. Depuis 2004, le groupe chiite modéré de la Jeunesse croyante affronte les autorités armes à la main dans ce gouvernorat du Nord du pays.

Al-Khaiwani n’est pas seulement mis en accusation pour avoir fait son travail de journaliste: il tombe aussi sous le chef d’accusation d’activités terroristes, pour ses relations présumées avec le groupe de rebelles. En fait, sa couverture du conflit a fourni un argument aisé pour ceux qui ne supportent que modérément ses nombreuses enquêtes sur la corruption ou la redistribution des revenus pétroliers… Alors que Reporters sans frontières a récemment demandé l’abandon des poursuites, Al-Khaiwani est devenu le symbole de la liberté d’expression dans un pays où le pouvoir a du mal à accepter la contradiction.

Accusé de pactiser avec les rebelles

Saada est une guerre qui ne dit pas son nom. Les combats, récurrents depuis juin 2004, ont repris avec intensité en janvier 2007. Le gouvernement yéménite a alors décrété un embargo médiatique sur ce conflit, qui se déroule aux portes de l’Arabie Saoudite, à 200 km au nord de Sanaa. Un cessez le feu, fragile, a été conclu l’été dernier. Dans ce contexte, parler de la guerre oubliée de Saada revient à franchir une ligne rouge.

Une ligne qu’Al-Khaiwani, reporter pour le journal al-Choura, proche de l’opposition, n’a pas hésité à franchir. Officiellement, la justice ne l’accuse pas d’avoir porté dans la lumière les nombreuses zones d’ombres qui entourent les opérations militaires en cours dans ce gouvernorat du Nord. Elle ne l’accuse pas non plus d’avoir dénoncé les exactions commises par les forces de sécurité, et dont les populations civiles auraient été les premières victimes.

Elle lui reproche plus simplement d’avoir pactisé avec les rebelles chiites, en portant à la connaissance du public la face cachée du conflit, patinée d’allégeances en tous genres et de manoeuvres corruptrices. Pire, Khaiwani est suspecté d’être un agent de l’ennemi, ses articles étant associés à la promotion complice des idées et des motivations du groupe chiite. On l’accuse donc d’être un membre de la cellule dite "de Sanaa", destinée à frapper la capitale. Il comparaît ainsi aux côtés de 14 autres prévenus.

Articles à charge contre de hautes personnalités de l’Etat

Cela fait beaucoup pour un seul homme, reconnaît un de ses conseillers juridiques, Khaled Anisi, qui avoue ne plus trop savoir quel est aujourd’hui le principal chef d’accusation qui pèse contre Khaiwani. Ce dernier sourit presque de la situation. Officiellement, il se retrouve devant la cour de sûreté pour avoir reçu, d’un contact à Saada, un CD de photographies sur le conflit. Pour la justice, cela démontre l’étroitesse des liens coupables du journaliste avec les rebelles… Mais lorsque le juge a, dans le cadre de l’enquête, interrogé Khaiwani, il n’a été question que d’articles non publiés, tous à charge, contre les plus hautes personnalités de l’Etat… "On veut me présenter au Yémen comme un traitre, et à l’étranger comme un terroriste", résume Al-Khaiwani. Un argument qui peut trouver preneur sur la scène internationale, sensible à l’unité et à la sécurité du pays.

Khaiwani supporte depuis maintenant trois années intimidations, emprisonnements, violences et pressions en tous genres pour le faire taire. Il se sent en danger, et a d’ores et déjà publiquement rendu responsable le président Saleh de toute atteinte éventuelle à sa vie ou à celle des membres de sa famille. Son journal, après avoir été suspendu, est reparu en adoptant un phrasé plus favorable à l’action du gouvernement….et hostile à son ancien rédacteur en chef.

Al-Khaiwani est devenu une cible pour la Cour de Sûreté de l’Etat. La compétence juridique de cette cour, comme le bienfondé des poursuites, sont fortement contestés par ses trois avocats et nombre d’associations de défense de la liberté de l’information dans le monde. Ses défenseurs en appellent aujourd’hui à la Cour suprême. La nouvelle audience, initialement prévue le 11 novembre, a été ajournée à ce dimanche. Avant d’être à nouveau ajournée.

"Le bouc devenu Pharaon"

Le journaliste n’en a pas pour autant modifié son verbe, malgré la fatigue et une santé fragile. Il dénonce, sobrement, les manoeuvres politiques et policières qui entourent son procès. Oui, il reconnaît ses relations avec les rebelles, mais dans une stricte mission d’investigation. Non, il ne se reconnaît pas dans le portrait de suppôt du terrorisme que s’évertue à brosser l’accusation (le nouveau juge est réputé peu favorable aux journalistes).

Doté d’un solide sens de l’humour, Al-Khaiwani souligne le cocasse d’un procès qui vise à instruire, sans le dire, un article estimé hautement coupable bien que non publié… Nom de la contribution: "Le bouc devenu Pharaon". Objet de la contribution: les trente années de pouvoir du Président. Morale de l’histoire: l’article n’a pas plu.

Déjà condamné en septembre 2004 à un an d’emprisonnement pour diffamation, Al-Khawaini avait été grâcié par le président Saleh six mois plus tard. De nouveau arrêté en juin dernier, il avait bénéficié, fin juillet, d’une libération provisoire pour raisons de santé. Avant d’être enlevé, de subir des violences et des menaces de mort de la part d’inconnus aux allures d’agents des services de la sécurité. Inconnus qui lui brisèrent un doigt de la main gauche. Il venait de publier une enquête sur les conditions de détention des prisonniers au Yémen dans l’hebdomadaire Al-Nida. Al-Khaiwani ne peut aujourd’hui quitter le territoire.

Pour Khaled Anisi, par ailleurs responsable de l’ONG yéménite de défense des droits de l’Homme HOOD, Al-Khaiwani devrait être condamné… avant une amnistie présidentielle qui offrirait des gages de bonne gouvernance à la communauté internationale.

Le journaliste, lui, entrevoit l’avenir avec plus de craintes et redoute une lourde condamnation. Ou, pire, un stupide accident de voiture… Ali Abdallah Saleh a tout récemment rappelé, dans un discours à Aden, le 16 octobre, qu’il existait de nombreux moyens pour faire valoir ses opinions sans recourir à la violence, dont la presse. Un conseil que s’emploie à suivre Abd al-Karim al-Khaiwani depuis longtemps.

23/11/07 (B422) Radio-Trottoir. Qui est le français qui aurait témoigné dans le cadre de l’instruction judiciaire djiboutienne pour des actes de pédophilie ?(Info lecteur)

Ne vous y trompez pas. A mon avis et cela n’engage que moi, ce ne peut être que le malheureux Christian Georges, qui croupit toujours à Gabode.

Souvenez-vous : vous aviez été alertés sur le fait qu’il avait disparu pendant près d’une journée de la prison de Gabode. Selon des amis, il aurait été torturé jusqu’à ce qu’il accepte de signer des déclarations fantaisistes contre des officiels français …

Toujours bien encadré à Gabode, il est possible qu’il soit obligé de signer d’autres témoignages sous la contrainte et la douleur.

La torture, c’est une drogue pour Guelleh et ses obligés. Ils ne savent pas résister à leur vice abominable.

En tout cas, les personnalités françaises mises en cause, sauront à qui elles doivent ce témoignage et comment il a été obtenu de façon monstrueuse, ce qui lui retire tout crédit.

Et si la France l’avait protégé au lieu de le renvoyer "ligotté" à Guelleh, elle aurait évité cela …

23/11/07 (B422) Radio-Trottoir. La nouvelle colère du Prince des noisettes … Moussa Chehem, Ambassadeur de la dictature guellehéene auprès des chancelleries européennes. (Info lecteur)

Selon des informations obtenues auprès d’un proche de l’Ambassade et qui sont crédibles, le Prince des noisettes aurait piqué une nouvelle colère, quand il a découvert que le régime de Djibouti était décrédibilisé auprès de nombreuses chancelleries européennes et probablement aussi auprès de l’U.E.

Que s’est-il passé ?

Il semble que la déportation de la famille Alhoumekani ait constitué la goutte d’eau qui a fait déborder le vase… Et vlan ! le Prince des noisettes aurait reçu le tout sur la tête : non-respect des Droits de l’Homme, interdiction de la presse libre, censure des sites internet dont celui de l’ARDHD, justice dépendante, détournement des aides internationales et encore, et encore …

Passe encore pour le Prince qui s’en moque totalement, mais le discours était assorti de possibles, non pas encore sanctions, mais réductions des aides et donc diminution de l’argent de poche de Guelleh ….

Ce point là, cela l’a beaucoup touché, d’où sa colère violente … Car il sait très bien que Guelleh ne va apprécier le compte-rendu. Alors il aurait appelé IOG pour lui conseiller de faire un geste de bonne volonté.

On pourrait imaginer qu’il propose à la famille d’Alhoumekani de réintégrer le pays en proposant même des garanties (qui ne vaudront que le temps de la promesse, c’est à dire cinq minutes …).

Mais braves gens, si cela arrivait dans les prochains jours, ne soyez pas dupes ! Ce n’est pas par bon coeur que Guelleh permettrait à la famille de retrouver ses foyers, mais simplement pour éviter de perdre le bénéfice direct des aides et subventions des pays européens et de la communauté….

22/11/07 (B422) REUTERS : Le président somalien nomme un nouveau Premier ministre (Info lectrice)

BAIDOA, Somalie (Reuters) – Nour Hassan Hussein, responsable local du Croissant-Rouge, a été nommé Premier ministre par le président somalien, trois semaines après la démission du précédent chef de gouvernement.

"J’ai émis un décret afin de nommer Nour Hassan Hussein au poste de Premier ministre", a déclaré le président Abdullahi Yusuf à Baidoa, siège du parlement somalien.

Le prédécesseur d’Hussein, Ali Mohamed Gedi, avait démissionné fin octobre à cause d’un conflit politique avec le président.

22/11/07 (B422) JDD : Yemen : Des émigrants somaliens se noient

Au moins Soixante-cinq candidats somaliens à l’émigration se sont noyés dans le golfe d’Aden, alors qu’ils tentaient de se rendre au Yémen. Parmi les victimes se trouvent trois enfants. Une quinzaine d’autres migrants, tous Somaliens, ont pu gagner la côte à la nage après le naufrage de leur embarcation.

22/11/07 (B422) LE FIGARO / Les autres soucis judiciaires de l’ancien chef de l’État (Info lectrice)

Le nom de Jacques Chirac est cité dans d’autres «affaires».

Voici les autres « affaires » dans lesquelles le nom de l’ancien président Jacques Chirac est cité :

Les emplois fictifs du RPR : Instruit à Nanterre par le juge Alain Philibeaux, ce dossier est le premier qui a valu à Jacques Chirac d’être entendu quelques mois après avoir perdu son statut de chef de l’État. Le 19 juillet, le magistrat est venu procéder à son audition dans ses bureaux parisiens de la rue de Lille. L’affaire porte sur des permanents du RPR rémunérés par la Ville de Paris.

Euralair: Effectuée à Paris par la juge Xavière Siméoni, cette instruction a été ouverte pour «abus de biens sociaux et banqueroute». La compagnie aérienne Euralair avait fait faillite en 2003. À cette occasion, étaient apparus plusieurs voyages dont auraient bénéficié gratuitement Jacques Chirac et plusieurs de ses proches.

La Sempap : Cette société d’imprimerie de la Ville de Paris aurait permis des détournements de fonds en direction des caisses du RPR. D’autres sociétés municipales auraient été utilisées au même dessein. Le dossier est instruit à Paris par Jean-Marie d’Huy.

Clearstream : Même si le nom de l’ancien président est cité par plusieurs protagonistes de premier ordre dans la procédure actuellement instruite par les juges Pons et d’Huy, Jacques Chirac peut faire valoir l’article 67 de la Constitution qui décide que le président «n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité».

Borrel : Pour les mêmes raisons constitutionnelles, il n’est pas envisageable que l’ancien président soit entendu dans l’instruction ouverte au sujet de la gestion par l’Élysée de ce dossier qui concerne la mort mystérieuse, en 1995 à Djibouti, du magistrat français Bernard Borrel.

22/11/07 (B422) Radio-Trottoir : Les informations sur des trafics illicites d’armement à destination de pays et d’organisations listés comme terroristes par les USA, qui auraient été réalisés par de hauts gradés de l’Etat-Major djiboutien, commencent à produire des remous …. violents. (Lecteur installé en Espagne)

Le Général Fathi commence à avoir des problemes sérieux au sein même de l’Etat-Major des Armées suite aux informations qui ont été publiées à deux reprises par le site de l’ARDHD

L’enqupete progresse à grande vitesse. Des documents accablants et présis auraient été remis aux Services de renseignements européens. Selon les informations dont je dispose, ces documents prouveraient la réalité de ces commerces d’armement, réalisé depuis Djibouti par de trés hauts gradés djiboutiens et des commerçants etrangers.

Ces armes ont été expédiées sans aucun doute possible, dit-on,
vers l’Iran, la Syrie, le Soudan, l’Erythrée et la Somalie. Certaines auraient été utilisées par le Hezbollah libanais pro syro-iranien contre l’Etat hébreux durant l’été 2006.

Que vont devenir ces hauts responsables militaires le jour où les documents seront remis à la presse apres avoir été exploités par la Justice … ? Se sont-ils préparés ? A suivre