31/01/08 (B432) La déception de Guelleh et de ses deux sbires sous mandat d’arrêt ! (Lecteur)

Guelleh espérait que la CIJ rendrait un jugement sur le champs et que ce jugement contraindrait la France à suspendre le procès du 13 mars au cours duquel seront jugés les deux suborneurs de la République (Hassan Saïd et Djama Souleiman). Il rêvait encore une fois !!

Après avoir sagement écouté les affirmations et les nombreuses demandes djiboutiennes, dont certaines sont bien éloignées du fond de l’affaire, la Cour a pris note des demandes françaises, qui en premier point, demande à la Cour de se déclarer incompétente … et accessoirement de déclarer que les demandes djiboutiennes sont non-fondées.

Ensuite les magistrats ont annoncé, ce qui est habituel (mais que Guelleh ne savait peut-être pas) que le jugement était mis en délibéré et que la décision serait rendue en audience publique à une date qui sera communiquée ultérieurement.

On peut imaginer plusieurs mois, parfois le temps de délibéré excède une année …

Bref, le procès se tiendra le 13 mars à Versailles. Les témoins, les victimes, les parties civiles et les accusés ont reçu leur convocation en bonne et due forme. C’est Djama et Hassan qui font une sale tête … Car la condamnation est prévisible. Et elle leur interdira toute sortie du territoire djiboutien au risque d’être arrêté dans un pays tiers et envoyé en France.

Fini les voyages à l’étranger, le luxe des hôtels en France et les soirées de « goguette » sur les fonds publics. L’avenir est sombre pour eux et ils le savent désormais.

30/01/08 (B432) Radio-Trottoir : Savez-vous qui est le représentant de Djibouti devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) ? (Lecteur)

Au fond, un type pas comme les autres au regard de son parcours et de ses antécédents sulfureux, mais c’est un des hommes de main de Guelleh …. un vrai baron de la dictature.

Siad Mohamed Douale dit Balbala Blues était non seulement l’ambassadeur de Djibouti en Somalie mais également le représentant de Djibouti auprès des Nations Unies, pour la section des Droits de l’homme quand Djibouti avait obtenu un siège à cette commission (Le comble, d’ailleurs !)

Il y a quelques mois, il a été envoyé pour deux ans à Genève.. Certains affirment qu’il est un piètre chanteur mais un bon consommateur de drogue, mais ce ne sont peut-être que des rumeurs.

Il a été promu au poste d’abord parce qu’il est Mamassan. A peine intégré au Ministère des Affaires étrangères, il est devenu rapidement le bras droit d’ IOG qui lui a  aussitôt confié plusieurs missions particulières (secrètes ?)  au Kenya et Somalie. 

Avec un tel représentant, l’image de notre pays ne ressortira pas grandie ! Il y avait quand même des personnalités djiboutiennes plus crédibles à envoyer à La Haye et plus au fait des dossiers … Mais problème, elles ne sont pas Mamassan et n’ont pas participé à la réalisation de « coups tordus », pour satisfaire les intérêts personnels du Chef de bande local.

30/01/08 (B432) Nations Unies : BAN KI-MOON CONDAMNE LE MEURTRE DE TROIS AGENTS HUMANITAIRES EN SOMALIE ET RAPPELLE LES AUTORITÉS NATIONALES À LEUR RESPONSABILITÉ DE PROTÉGER LES CIVILS

La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par la Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général condamne le meurtre brutal de trois agents humanitaires de Médecins sans frontières à Kismayo, en Somalie, lors d’un incident qui aurait aussi coûté la vie à un journaliste somalien. Il présente ses sincères condoléances à leur famille.

Il rappelle le Gouvernement somalien à son obligation de garantir la sûreté et la sécurité des agents humanitaires travaillant en Somalie et demande une enquête approfondie de la part des autorités.

Le Secrétaire général est aussi profondément préoccupé pour la sécurité des civils et du personnel de secours en Somalie et rappelle à toutes les parties du pays qu’en vertu du droit international, elles ont la responsabilité de protéger ces personnes en tout temps

30/01/08 (B432) LE MONDE avec REUTERS / La Somalie encore pire que le Darfour, déclare le HCR

LONDRES (Reuters) – Le niveau de malnutrition et les difficultés d’acheminement de l’aide font de la Somalie la crise humanitaire la plus urgente au monde, a estimé mardi à Londres un responsable du Haut-Commissariat de l’Onu pour les Réfugiés.

« Je n’avais encore jamais vu une situation comparable à celle de la Somalie », a déclaré à la presse Guillermo Bettocchi. « La situation est très grave. Il s’agit de l’urgence humanitaire plus urgente dans le monde aujourd’hui – c’est même pire que le Darfour soudanais ».

La guerre civile s’est traduite par le déplacement forcé de plus d’un million de personnes dans l’ancienne colonie italienne de la Corne de l’Afrique où le gouvernement de transition, aidé par l’armée éthiopienne, est confronté depuis un an à une guérilla islamiste.

Selon le responsable du HCR, 15% de la population souffre de malnutrition aiguë et les services de base (eau, hébergement, etc…) et de santé sont très précaires.

Le pays, où l’Etat de droit n’existe plus de même que toute autorité centrale, est livré à l’anarchie depuis le renversement, il y a 17 ans, du président Mohamed Siad Barré.

Emma Batha,
version française Jean-Loup Fiévet

30/01/08 (B432) LE MONDE / La CIJ pas en mesure d’ordonner la transmission du dossier Borrel (France)

La Cour internationale de justice (CIJ) n’est pas en mesure d’ordonner la transmission à Djibouti du dossier de l’enquête française sur la mort de Bernard Borrel, comme le réclame ce pays, a estimé l’avocat de la France mardi, au dernier jour des audiences publiques.

« Vous ne serez pas en état d’ordonner une restitution (… car) vous ne pouvez prendre cette décision vu la connaissance (lacunaire, ndlr) que vous avez du dossier », a estimé le professeur Alain Pellet.

La France se retranche derrière « les intérêts primordiaux de l’Etat » définis dans un traité bilatéral pour expliquer son refus de transmettre le dossier Borrel à Djibouti, mais ne s’est pas étendue au cours des audiences publiques sur les raisons précises qui lui font évoquer cette dérogation à son obligation de coopération.

La France considère pourtant qu’elle n’abuse pas de cette dérogation, « les documents transmis à la Cour en attestent », a déclaré la directrice des affaires judiciaires du ministère français des Affaires étrangères, Mme Edwige Belliard, agent de la France, ajoutant qu’en tout état de cause, c’est, selon elle, à la France d’en juger.

Elle a en outre rappelé qu’à l’exception de la commission rogatoire dans le dossier Borrel, la France n’avait jamais refusé sa coopération judiciaire à Djibouti.

Le corps calciné du juge d’instruction français avait été retrouvé en 1995 dans un ravin à Djibouti, où il travaillait dans le cadre de la coopération judiciaire bilatérale.

L’enquête djiboutienne a conclu au suicide, mais la France a privilégié la thèse de l’assassinat, plongeant les deux pays dans un imbroglio politique, diplomatique et judiciaire.

Djibouti a accusé Paris de refuser de lui communiquer des éléments de son enquête et porté l’affaire devant la CIJ en janvier 2006.

Au cours des plaidoiries, la France a également demandé aux juges de se déclarer incompétents pour ordonner l’annulation des mandats d’arrêt internationaux visant deux hauts responsables djiboutiens, et de la convocation à témoigner adressée au président Ismaïl Omar Guelleh.

Ces demandes de Djibouti se fondent sur deux traités de coopération et d’entraide judiciaire, signés en 1977 et 1986.

Les mandats d’arrêt et convocation à témoigner ont été émis dans le cadre d’une « plainte contre X pour assassinat » déposée par la veuve du magistrat, instruction différente de celle dont Paris refuse de transmettre les éléments à Djibouti.

Au nom de la France, M. Pellet a qualifié ces demandes de « hors objet manifeste », considérant qu’elles excèdent le cadre de la requête au sujet de laquelle Paris a accepté de se soumettre à la juridiction de la CIJ.

Selon Mme Borrel, son mari enquêtait sur des trafics d’armes et des attentats dans lesquels le président Guelleh aurait été impliqué. D’autres pistes, telles que des « produits dangereux » et « l’uranium enrichi », ont été évoqués par son avocat.

Dans sa réplique lundi, Djibouti a maintenu que la France avait commis « des faits illicites et inexplicables » au regard des deux traités, mais pour Mme Belliard, les représentants de Djibouti tentent de faire de la CIJ une « chambre d’appel contre les procédures françaises » qui lui déplaisent. Or, a-t-elle affirmé, « ce n’est pas le rôle d’une cour internationale ».

Cela peut prendre plusieurs mois à La Cour, qui se penche depuis le 21 janvier sur cette requête, pour rendre son jugement.

La CIJ est la plus haute instance judiciaire des Nations unies et siège à La Haye. Elle tranche les différends entre les Etats.

30/01/08 (B432) L’armée Ethiopienne abandonne une base située à l’Est de Beledweyn.

Somalie – Les troupes éthiopiennes soutenant le gouvernement de transition de la Somalie se sont retirées d’une de leurs principales bases militaires dans les régions centrales, ont temoigné les résidents. Depuis le début de l’année 2007, l’armée éthiopienne a maintenu une forte garnison de 1000 hommes dans une base de l’est de Beledweyn, capitale de la région centrale de Hiran.

Les camions de l’armée éthiopienne ont été vus, quittant la base le lundi en direction de l’ouest, vers la frontière Somalo-Ethiopienne. Le nombre exact de troupes et de camions, n’a pas pu être confirmé, mais les correspondants de Garowé ont indiqué que la base militaire était totalement vidée, à part des « matériaux explosifs » qui inquiètent les habitants.

Trois Somaliens qui ont été emprisonnés par l’armée éthiopienne à la base ont également été libérés.

Avant de partir, les commandants éthiopiens ont rencontré en privé les responsables régionaux de Hiran, y compris le gouverneur Yusuf Daboged. Les fonctionnaires somaliens n’ont donné cependant aucun commentaire ni un rapport sur cette réunion avec les éthiopiens.Mais le retrait des forces éthiopiennes de la zone de Beledweyn coïncide avec la recrudescence des attaques sur leur position.

L’armée éthiopienne garde toujours un petit contingent au village Kala-Beyr ,à proximité de la frontière, ont indiqué les sources locales. La semaine dernière, des insurgés lourdement armés ont lutté contre les forces éthiopiennes dans certaines parties de la région Hiran.

Pendant ce temps, les assassinats ciblés de responsables gouvernementaux somaliens ont continué même après que le plus haut responsable de la région de Hirane, Mohamed Ali « Gabow » a été tué par balle.

Selon des témoins, trois hommes armés de pistolets ont tué M. Gabow en face d’un hôtel dans la ville Beledweyn. Un civil a été blessé durant l’attaque. Les tueurs ont fui avant l’arrivée des policiers sur les lieux pour interroger les habitants. Les responsables régionaux ont été attaqués à plusieurs reprises, y compris le gouverneur Daboged qui a été attaqué au moins deux fois dans l’année écoulée.

Source: Garowe Online.

30/01/08 (B432) ALERTE ROUGE : le dossier n’ayant pas assez progressé, nous lançons un appel pour une nouvelle manifestation à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie, le jeudi 7 février à 17h45. (ARDHD)

Afin de ne pas interférer dans d’éventuelles négociations en cours, nous nous sommes abstenus de tout commentaire et action depuis quatre jours. Constatant que la fillette est toujours emprisonnée et vit l’enfer dans la prison centrale d’Addis Abeba, nous avons repris notre liberté d’action.

Nous avions d’abord privilégié la thèse d’un dysfonctionnement des services de Police et de quelques policiers isolés. Nous pensions que les autorités éthiopiennes à partir du moment où elles étaient informées, auraient à coeur de faire cesser au plus vite l’injustice faite à cette enfant.

Nous constatons qu’il n’en est rien et il faut se rendre à la terrible évidence. Les plus hautes autorités éthiopiennes condamnent en toute connaissance de cause, cette enfant de 12 ans au martyr, sachant qu’après six mois de détention, les troubles psychologiques seront probablement insurmontables ou même irréversibles. C’est scandaleux et ignoble de leur part et c’est probablement la volonté d’effrayer tous les réfugiés djiboutiens qui est la motivation essentielle.

Le HCR a reçu ce jour le père d’Hasna avec la copie du jugement. Le HCR se limite à constater que la jeune fille de 12 ans a reconnu le vol (de détergent !!!) et que la condamnation et la détention seraient légitimes (?).

Mais on oublie tout le contexte !

La jeune fille a été interrogée dans un commissariat de Police par un Commandant, alors qu’elle venait d’être violée par le neveu de ce dernier pendant 17 jours et qu’elle n’a que douze ans, ayant probablement en plus du mal à s’exprimer en amarique … Comment aurait-elle pu résister à une telle pression et ne pas reconnaître tout ce qu’on lui a forcé à avouer : un autre âge, un autre nom, une autre situation de famille (Orpheline !!!)

Et puis les conditions du jugement sont étonnantes : elle n’a pas eu le droit à la présence d’un avocat à ses côtés, même désigné d’office … Etant mineure, son père aurait du être convoqué … il ne l’a pas été … Le Jugement a été prononcé en comparution immédiate, ce qui est extrêmement rare en Ethiopie.

Il s’agit maintenant de dénoncer les plus hautes autorités éthiopiennes et ce régime qui viole dramatiquement les droits de l’homme, les droits des réfugiés et surtout les droits de l’enfance, ce qui est le plus monstrueux.

Nous allons organiser une manifestation de plus grande ampleur le jeudi 7 février à 17h45, en informant plus largement la presse et les autorités politiques françaises, européennes et internationales.

Les détails et le mode d’action seront communiqués dans les prochains jours en accord avec les associations qui soutiennent ce combat légitime.

29/01/08 (B432) Le Parisien : Damien, militant de l’humanitaire, tué par une bombe en Somalie (Anne-Cécile Juillet) (Info lectrice)

IL AVAIT 28 ANS et il effectuait une mission depuis le 26 décembre dernier en tant que logisticien au sein de l’ONG Médecins sans frontières, en Somalie. Hier, alors que Damien Lehalle et trois de ses collègues rentrent de l’hôpital de Kismayo, une ville portuaire à 500 km au sud-ouest de Mogadiscio, pour revenir à leur base, un engin piégé explose au passage de leur voiture. Damien Lehalle, le Français du trio, mais aussi le chirurgien de l’équipe, kényan, et le chauffeur, de nationalité somalienne, sont tués.

Le quatrième passager, dont l’identité et la fonction restaient inconnues, est grièvement blessé. L’attentat a également tué un journaliste somalien.

I l racontait son bonheur sur son blog

« Les circonstances exactes n’ont pas encore été établies, expliquait-on hier soir au siège parisien de l’ONG. On ignore si l’engin explosif ciblait directement Médecins sans frontières. Pour l’instant, nous sommes préoccupés par les familles des victimes et par nos humanitaires toujours sur place. Ils sont en train d’être évacués vers Nairobi. »

André Lehalle a appris hier après-midi la mort tragique de son fils Damien, l’un de ses trois enfants. Dans la maison familiale de la banlieue de Bourgoin-Jallieu (Isère), la famille s’est réunie, bouleversée : « Il avait choisi cette voie-là, ça lui correspondait bien, il en connaissait les risques, décrypte son père, anéanti. Finalement, il aura à peine eu le temps d’en profiter. »

Il y a un an, Damien, brillant étudiant en sciences, qui avait étudié en Australie et à la prestigieuse université McGill de Montréal au Canada, effectue son premier stage dans l’humanitaire, déjà chez MSF et en Afrique, au Congo. A l’issue de son cursus universitaire, il choisit de suivre la formation « logisticien des solidarités internationales », à Vénissieux (Rhône) au sein de l’institut Bioforce, spécialisé dans les métiers de l’humanitaire.

Depuis, « Dam’s », comme ses amis le surnommaient, ne cessait de clamer combien il était « heu-reux ». Il faisait partager aux siens, via un blog, ses expériences. Il y raconte comment lors de sa mission au Congo, il avait été ému par la naissance d’un petit garçon à qui on avait donné son prénom : « Rapidement, vous penserez que votre vie d’avant n’avait pas autant de sens qu’elle n’en a pris », s’enthousiasmait-il. Sur place, l’enquête devra déterminer les circonstances exactes du drame.