31/12/08 (B480) APA / Les forces éthiopiennes en Somalie désarment l’ancien maire de Mogadiscio

Les troupes éthiopiennes soutenant le gouvernement fédéral de transition en Somalie (TFG) ont procédé au désarmement de l’ex-maire de Mogadiscio, la capitale, Mohamed Omar Habeb, qui avait été limogé il y a environ quatre mois.

Le désarmement de Habeb mardi, intervient le lendemain de la démission de l’ex-Président somalien, Adbullahi Yusuf Ahmed qui était son fidèle allié politique.

Des témoins ont confié à APA que des soldats éthiopiens fortement armés étaient entrés dans la concession de l’ancien maire absent pour emporter toutes les armes et munitions qui s’y trouvaient.

Des sources non identifiées indiquent que personne ne sait encore où se trouve l’ancien magistrat de la ville.

Le Premier ministre somalien, Nur Hassan Hussein Adde avait déjà accusé Habeb d’être un obstacle aux efforts de paix et lui avait demandé de rendre ses armes au gouvernement, ce que Haleb avait refusé.

C’était le 9 septembre 2008, lorsque Nur Hassan Hussein avait démis Mohamed Habeb de son poste, ce qui avait déclenché un long conflit politique entre le Premier ministre et l’ancien président qui était finalement obligé de rendre sa démission lundi dernier.

31/12/08 (B480) Afrique en Ligne / L’UA s’active à trouver un président pour la Somalie.

Le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, a indiqué mardi que le Parlement somalien devrait se réunir instamment pour choisir un nouveau président pour diriger le gouvernement fédéral transitoire dans ce pays de la Corne de l’Afrique, après la démission du président Abdullahi Yusuf.

Jean Ping, qui paraissait impassible au sujet de la démission de Yusuf, a indiqué que l’ancien leader quitte à un moment critique où les efforts étaient en cours de la part d’un certain nombre d’organismes régionaux et internationaux pour trouver une solution.

L’ancien président avait été considéré comme un obstacle pour que les efforts déployés puissent instaurer une autorité centrale en Somalie.

Il a reconnu son échec de pouvoir unifier le pays et a blâmé la communauté internationale de ne pas soutenir son gouvernement.

Les fonctionnaires des Nations unies ont également bien accueilli la démission de Yusuf, parlant d’un "nouveau chapitre" pour l’histoire de la Somalie.

Yusuf quitte après un désaccord de longue date avec ses subalternes politiques, y compris son Premier ministre, Nur Hussein Hassan.

L’ancien leader, qui avait de plus en plus isolé son régime de la communauté internationale en prenant des décisions impopulaires, avait toujours dit manquer du genre d’appui qui lui aurait permis de diriger un gouvernement efficace.

L’Ethiopie et le Kenya, les deux voisins somaliens qui avaient essayé de soutenir son administration, ont perdu tout espoir pour lui et fini par prendre des sanctions contre lui.

Lundi dernier, l’Ethiopie a encore admis que la démission de Yusuf était une chance de continuer avec le processus politique.

Un nouveau groupe de milices, pronant la paix en Somalie, gagne de plus en plus de popularité alors que les rivalités entre les divers clans qui commandent la politique somalienne continuent.

La limite constitutionnelle du gouvernement intérimaire mis en place à Nairobi, quatre ans auparavant, s’approche à grands pas, mais l’autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) s’engage à prolonger le mandat si un nouveau projet de constitution est adopté.

30/12/08 (B480) Message de voeux du Président de la LDDH : Jean-Paul Noël Abdi.

En raison des difficultés actuelles de connexion au réseau Internet à partir de Djibouti, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, nous prie de transmettre tous ses voeux :

– à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens qui souffrent de la dictature, soient parce qu’il ont été lésés au pays, soit parce qu’ils sont victimes d’une injustice ou de la récession économique dont le Gouvernement porte l’entière responsabilité,

– à toutes celles et à tous ceux qui ont été contraints à l’émigration, parce que la vie au pays n’était plus possible, dans des conditions acceptables,

– à tous les défenseurs des Droits de l’Homme et aux Associations qui ne cessent de se mobiliser en faveur des victimes de l’injustice et de la dictature, en particulier, sans que la liste ne soit limitative : la FIDH, l’UIDH, RSF, SURVIE, l’ARDHD,

Le combat pour la liberté et le Respect des Droits de l’Homme continuera en 2009 avec la même force, la même intensité et la même motivation qu’en 2008, jusqu’à ce que cessent toutes les violations qui sont dénoncées régulièrement, les mensonges éhontées du pouvoir et les abus de tous ordres.

Jean-Paul Noël Abdi souhaite une bonne année à tous.

30/12/08 (B480) Message de voeux de l’équipe de l’ARDHD.

Toute l’équipe de l’ARDHD adresse ses meilleurs voeux à toutes les familles djiboutiennes et à tous les djiboutiennes/ns, qui sont au pays ou qui ont été forcés de s’expatrier pour échapper à l’injustice et à la récession économique provoquée par le régime.

Elle leur souhaite d’abord de passer de bonnes fêtes.

Quoiqu’il puisse arriver, l’équipe de l’ARDHD continuera à se mobiliser en 2009, comme elle le fait sans interruption depuis février 1999 pour dénoncer les crimes qui sont commis par le régime et les multiples violations des Droits de l’Homme.

Elle sait que son action est utile. En diffusant chaque jour au monde entier, les informations qu’elle reçoit de divers correspondants et lecteurs, l’équipe sait que son action a un impact fort sur un régime discrédité mais pourtant soucieux de sauvegarder ce qui lui reste d’image de marque …. pas grand chose à vrai dire !

Il en est pour preuve, le fait que le régime réagit souvent dès qu’une information susceptible de le mettre en difficulté est publiée sur notre site.

Continuons le combat en 2009.

Il est un jour où le régime finira par se rendre compte qu’il ne peut pas continuer éternellement à piller le pays, à détourner les subventions internationales et à asservir la population, sans risquer des sanctions et peut-être devoir répondre à des accusations pénales soit devant la cour internationale, soit devant une justice compétente.

Bonnes fêtes à tous et espérons que 2009 apportera des améliorations et des solutions pour tous ceux qui souffrent de la faute d’IOG et de ses "obligés" ou "repentis".

30/12/08 (B480) Le MEDEF au secours de Guelleh ??? A lire sur LOI cette semaine …

Note de l’ARDHD. Selon une informaiton publiée par la Lettre de l’Océan Indien, le MEDEF s’apprêterait à apporter un soutien à Guelleh en engageant des entreprises françaises à investir à Djibouti (où les risques de perdre leur mise sont élevés …) et tout cela avec le patronage du Secrétaire d’Etat français à la coopération.

_________________________________ Extrait de LOI

Offensive du Medef en mars

Répondant au vœu du président Ismaïl Omar Guelleh de voir des sociétés françaises s’implanter dans son pays, le Medef International conduira une délégation de chefs d’entreprises à Djibouti les 14 et 15 mars pour participer au 1er Forum franco-djiboutien des affaires.

Ce Forum, qui se déroulera en présence du secrétaire d’Etat français à la coopération Alain Joyandet, vise à (…)

29/12/08 (B480) Somalie : mouvement des forces éthiopiennes ( – retrait effectif ou maintien déguisé ?- Note de l’ARDHD- ) et toujours des violences. (3 dépêches en Français et en Anglais)

_________________________________ 3 – AFP

Somalie: les shebab repoussent des attaques d’autres miliciens islamistes

Les miliciens islamistes shebab ont repris le contrôle de deux villes du centre de la Somalie où ils avaient été attaqués ces derniers jours par des combattants islamistes rivaux, ont indiqué lundi à l’AFP des témoins.

Les shebab, qui contrôlent une grande partie du pays, avaient été attaqués samedi et dimanche par des combattants du Ahlu Sunna Wal-jamaah, un groupe jusqu’alors inconnu, à Dhumasareb et Guriel, à environ 400 km au nord de Mogadiscio.

Les combats, selon des témoins auraient fait une vingtaine de morts dans les deux localités.

"Les shebab contrôlent totalement Guriel après avoir repoussé les Ahlu-Sunna Wal-jamaah et d’autres combattants", a assuré un résident, Abdullahi Mahamud Yusuf.

"Nous sommes sous le contrôle des shebab et on ne voit plus un seul autre combattant", a-t-il ajouté.

"Les shebab se regroupaient depuis dimanche, mais on ne s’attendait pas à voir disparaître les Ahlu-Sunna si rapidement", a expliqué un autre habitant de Guriel, Ismail Gedi.

Selon les témoignages, les shebab ont également repris le contrôle de Dhusamareb où des combats avaient éclaté samedi contre des combattants du Ahlu-Sunna Wal-jamaah qui avaient proclamé un jihad contre les shebab accusés de propager la violence en Somalie.

Ces incidents interviennent alors que le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a présenté lundi sa démission au parlement qui a trente jours pour élire son successeur.

Ils interviennent également quelques jours avant le retrait prévu des troupes éthiopiennes qui avaient chassé du pouvoir fin 2006 les tribunaux islamiques dont les shebab sont la branche armée.

"L’Ethiopie arme ces groupes et leur donne des noms religieux pour attaquer les shebab. Ils n’atteindront pas leur objectif, qui est de mettre un terme au jihad contre les ennemis de l’islam", a assuré un responsable shebab, Sheikh Husein Sheik Ali Fido.

_________________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie : 5 islamistes extrémistes tués

Au moins cinq personnes ont été tuées et huit blessées aujourd’hui lors de combats entre des miliciens islamistes shebab et des combattants d’une autre formation islamiste dans le centre de la Somalie, ont indiqué des témoins.

Les heurts ont éclaté à Guriel, à environ 400 km au nord de Mogadiscio, où des militants du groupe sunnite Ahlu Sunna Wal-jama ont attaqué les islamistes extrémistes de shebab qui ont pris le contrôle de larges parties du pays.

"Des combats à l’arme lourde ont éclaté ce matin en ville et pour l’instant au moins cinq personnes ont été tuées, dont deux civils, et huit blessées", a indiqué à l’AFP un habitant de Guriel, Jamal Adan Yusuf.

Un responsable de l’hôpital local a confirmé le bilan des blessés et indiqué que certains se trouvaient dans un état critique.

Dimanche, les militants d’Ahlu Sunnu, un groupejusqu’alors inconnu du public, avait attaqué les shebab qui tenaient la ville de Dhumasareb, dans la même région. Les combats avaient fait au moins cinq morts.

_________________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Les forces éthiopiennes retournent dans la région d’Hiran où elles installent une nouvelle base militaire. // Ethiopian troops return Hiran region

The Ethiopian troops have returned back in Hiran region and made new military bases in Jawil town in Hiran region on Monday, witnesses told Shabelle radio

Residents have confirmed that they have seen more Ethiopian troops accompanying with many battlewagons and patrolling near Kalaberka intersection in Jawil town in Hiran those have been making military bases there.

Reports from the region say that Ethiopian troops have entered the region from the side of Mustahil and Feer-Feer in the semi-autonomous land of Somalia in Ethiopia and leading other soldiers of the former transitional federal government administration in Hiran control but lately routed from Hiran region by the Islamists.

 »The Ethiopian troops have come back to Hiran region specially Jawil town and kalberka junction and they immediately began to search the transportation those travel on the central regions of Somalia. » Witnesses said.

These troops are said that they are the troops who left from Janta kundishe mountain in Hiran and strengthened in around Kalaberka junction this morning but the arrival of the Ethiopian troops has frightened the people of Hiran who began to be way from the new bases of the Ethiopians.

It is unclear why the Ethiopians troops have returned in Hiran region and also it is the second time that the Ethiopian troops come back to the region and make bases and it is not known how long will the Ethiopian troops be in these residences.

The Ethiopian troops’ return comes as the Ethiopian government announced it will withdraw its troops from Somali territory by the end of this year.

The Ethiopian troops have forcibly entered Somalia in 2006

29/12/08 (B480) Après de multiples annonces et autant de démentis, la démission du Président du GNT est confirmée. Elle suscite de nombreux commentaires. Revue de presse sur les faits et les conséquences. (9 articles en Français et en Anglais)

___________________________ 9 – Note de l’ARDHD
La démission du Président Abdullahi Yusuf est reprise par l’ensemble de la presse francophone et anglophone, en particulier. Nous ne publierons que cette dépêche de l’AFP. A noter qu’il a délégué ses pouvoirs au Président de l’Assemblée somalienne.


___________________________ 8 – Centre Info ONU

L’ONU salue la décision ‘courageuse’ du président somalien de démissionner

Le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a estimé lundi que la décision du président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed de démissionner, qu’il a qualifiée de « courageuse », ouvrait « une nouvelle page de l’histoire de la Somalie ».

« Le président Yusuf a pris cette décision courageuse de sa propre initiative et en totale indépendance. Je n’ai pas de doute que les membres de sa famille, ses amis et ses alliés soutiennent cette décision », a déclaré M. Ould-Abdallah dans un communiqué. « C’est la première fois dans l’histoire moderne de la Somalie qu’un président décide de quitter ses fonctions pacifiquement. C’est une décision patriotique et courageuse », a-t-il ajouté.

Le représentant de l’ONU a appelé tous les Somaliens dans le pays et à l’extérieur à soutenir le président dans ce moment historique. « Je les invite aussi à saisir cette occasion à dépasser leurs différences. C’est le temps de l’unité et de la solidarité », a-t-il dit.

Selon lui, les dirigeants somaliens doivent soutenir le processus de paix de Djibouti et travailler étroitement entre eux et avec tous leurs partenaires internationaux.

M. Ould-Abdallah s’est dit très satisfait de la manière ordonnée dont le président a démissionné et a salué le fait que les dirigeants somaliens soient réunis à Mogadiscio et à Baidoa pour répondre à cette nouvelle situation.


___________________________ 7 – L’Internaute

Abdullahi Yusuf Ahmed, une main de fer incapable de stabiliser la Somalie

Abdullahi Yusuf Ahmed, qui a démissionné lundi de son poste de poste de président de Somalie, a totalement échoué à imposer son autorité sur un pays livré au chaos et qu’il a contribué à diviser davantage en le dirigeant d’une main de fer comme un chef de clan.

En plus de faire face à un désastre sécuritaire et humanitaire, la Somalie, en guerre civile depuis 1991, traversait depuis plusieurs mois une crise politique majeure à cause d’un bras de fer institutionnel entre M. Yusuf notamment et une partie de son gouvernement.

Elu à la présidence le 10 octobre 2004, M. Yusuf, issu du clan Darod, n’est jamais parvenu à imposer son autorité et s’est davantage comporté en chef de clan qu’en chef d’Etat, dans un pays déjà déchiré par les rivalités claniques.

« J’ai fait de mon mieux pour servir le peuple somalien et pour promouvoir la réconciliation », a pourtant martelé lundi M. Yusuf.

Ses détracteurs l’accusent en particulier de s’être comporté en dictateur, n’attribuant les postes de responsabilités ou les financements qu’en fonction des clans. Ils lui reprochent aussi d’être resté sourd aux souffrances des millions de Somaliens qui souffrent depuis plusieurs années d’une catastrophe humanitaire.

Ses errements lui ont même fait perdre au cours des six derniers mois le soutien précieux de l’Ethiopie voisine, qui avait pourtant beaucoup oeuvré à son élection.

Militaire chevronné et personnage clef de son pays depuis 1978, il avait échappé en septembre 2006 à un attentat à Baïdoa, qui avait fait au moins 11 morts. Début 2007, le palais présidentiel à Mogadiscio, Villa Somalia, a été visé par plusieurs attaques, sans que M. Yusuf ne soit blessé.

M. Yusuf, 74 ans, est un des premiers greffés du foie au monde à vivre aussi longtemps après une telle transplantation. Mais il a souffert ces dernières années de nombreux problèmes de santé et a dû régulièrement se rendre en Europe pour des contrôles médicaux.

Elu triomphalement président de l’Etat régional somalien du Puntland (nord-est) par un Congrès en juillet 1998, il n’a pas respecté la Constitution qui prévoyait l’organisation d’élections dans les trois ans, déclenchant ainsi de sanglants affrontements entre clans rivaux en 2002.

Contraint de se retirer quand une autre conférence tenue en 2002 dans la capitale du Puntland, Garowe, a élu Jama Ali Jama à la présidence, il a récupéré le pouvoir par la force la même année.

En avril 1978, alors qu’il était commandant de l’armée nationale somalienne du front sud pendant la guerre contre l’Ethiopie (1977-78), il a dû s’exiler au Kenya voisin après avoir participé à une tentative de coup d’Etat manquée contre le président de l’époque, Mohamed Siad Barre.

En septembre de la même année, il formait le premier front d’opposition armée, le Front démocratique somalien de salut (SSDF).

Il avait déjà été emprisonné par le régime du président Siad Barre de 1969 à 1975, pour avoir refusé de participer au renversement du gouvernement civil élu.

Il devait l’être encore pendant six ans (octobre 1985-mai 1991), mais par le régime militaire éthiopien cette fois, pour avoir clamé son opposition à l’annexion de deux districts du Puntland par Addis Abeba.

Président du SSDF après la chute du président Siad Barre en 1991 et jusqu’en 1997, il fut en 1997-98 co-président du Conseil de salut national (NSC) qui tenta, en vain, d’établir un gouvernement national de Somalie.

Né dans la région de Mudugh (Puntland), il a poursuivi ses études en Somalie jusqu’en faculté de droit, puis il a obtenu un diplôme du Collège militaire de Frunze, en Union soviétique, avant de suivre les cours de l’Ecole des élèves officiers en Italie.


___________________________ 6 – Le Mali.en ligne

L’Union africaine se réjouit de la démission du président somalien

L’Union africaine a acccueilli « avec satisfaction » la démission, lundi, du président somalien, Abdullahi Yusuf, qui devrait faciliter une mise en application plus rapide de l’accord de paix de Djibouti prévoyant l’élargissement du gouvernement et du Parlement dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

La démission de M. Yusuf, élu par le Parlement le 14 octobre 2004, a ouvert la voie à l’émergence d’un nouveau gouvernement en Somalie, selon l’organisation panafricaine.

Le président du Parlement, Sheikh Aden Madobe, lui succède à ce poste.


___________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Le Président du Parlement somalien, désormais titulaire de l’autorité présidentielle, appelle à l’unité après la démission du Président Youssouf. // Parliament speaker calls for Unity

Parliament speaker Adan Mohamed Nur called for unity after the resignation of Somalia’s president Abdulahi Yusuf Ahmed.

« I have received and accepted the resignation letter of President Abdullahi Yusuf Ahmed, » Nur said.

« I congratulate the president for the bold step he has taken in respect of the transitional federal charter,” ha added.

Yusuf then left Baidoa for the semi-autonomous region of Puntland of which he had been president from 1989 to 2004.

Somalia’s parliament now has 30 days to elect a new president by secret ballot.

The winner must garner a two-thirds majority of the votes. If not, a second and third round of voting is called. In the last round, the winner would only need a simple majority.

Conflict in Somalia and power struggles that erupted since 1991 have Scuppered numerous initiatives to restore national stability.

___________________________ 4 – Démission du Président du GNT


Somalie: le président démissionne pour avoir échoué à ramener la paix

Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a démissionné lundi pour avoir échoué à « ramener la paix » en Somalie, au terme d’une crise politique majeure qui a paralysé les institutions du pays, plongé dans les pires violences depuis le début de la guerre civile en 1991.

Elu à la présidence de la Somalie le 10 octobre 2004, M. Yusuf a finalement démissionné sous les pressions nationales et internationales. Ce personnage clef de la vie politique somalienne n’est jamais parvenu à imposer son autorité sur ce pays, qu’il a plus dirigé en chef de clan qu’en chef d’Etat.

« Une nouvelle page de l’histoire somalienne s’ouvre désormais », a réagi Ahmedou Ould-Abdallah, envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie, en saluant la démission de M. Yusuf et en exhortant les parties somaliennes « à l’unité et à la solidarité ».

La Somalie se trouve dans la pire situation sécuritaire depuis 1991 et est plongée dans une situation humanitaire catastrophique, avec près de la moitié de la population ayant besoin d’aide. Les côtes du pays sont devenues un point chaud de la piraterie mondiale.

« J’avais promis de rendre le pouvoir si je ne pouvais pas ramener la paix, la stabilité ainsi que la démocratie en Somalie », a déclaré lundi M. Yusuf devant le Parlement à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio).

« J’ai signé la lettre de démission et j’ai donné le pouvoir au président du Parlement », Aden Mohamed Nur, qui assure à compter de ce lundi la fonction de président en exercice de Somalie, a ajouté M. Yusuf.

M. Nur était président du Parlement depuis décembre 2007.

Le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, a déclaré « espérer que ce nouveau développement puisse aider à réunir les parties somaliennes (…), afin de mettre en place un gouvernement d’unité nationale et un Parlement élargi ».

Le chef de la branche radicale de l’opposition islamiste, cheikh Hassan Dahir Aweys, a jugé pour sa part que cette démission « ne représentait que 10% du problème somalien ».

« Yusuf n’était pas le seul obstacle à la paix. L’épicentre de l’infortune somalienne est la présence des troupes éthiopiennes sur notre sol », a-t-il déclaré lundi à l’AFP par téléphone.

A compter de lundi, le Parlement a 30 jours pour élire un nouveau président. Les candidats ne sont pas tenus d’être députés.

Cette démission arrive au terme d’une crise politique majeure.

M. Yusuf avait annoncé le 16 décembre avoir désigné un nouveau Premier ministre, Mohamoud Mohamed Gouled, pour remplacer Nur Hassan Hussein, pourtant confirmé dans ses fonctions la veille par un vote de confiance massif des parlementaires somaliens.

Le limogeage de M. Hussein avait été condamné par la communauté internationale et jugé illégal par le Parlement. Le 24 décembre, M. Gouled avait annoncé sa démission.

En outre, depuis début 2007 et la chute des tribunaux islamiques, Mogadiscio et un nombre croissant de régions somaliennes sont le théâtre de violences meurtrières, opposant les forces gouvernementales et leurs alliés éthiopiens aux insurgés.

Face à l’impuissance du gouvernement somalien, les extrémistes islamistes des « shebab » ont lancé une insurrection acharnée dans le pays et contrôlent désormais une large partie du centre et du sud de la Somalie.

Le gouvernement somalien et l’opposition islamiste modérée ont signé en juin à Djibouti un accord de partage du pouvoir et une trêve, catégoriquement rejeté par les shebab et par le mouvement de cheikh Aweys.

Entre 300.000 et 500.000 personnes sont mortes depuis 1991, et plusieurs milliers depuis début 2007.

L’Ethiopie, intervenue officiellement fin 2006 en Somalie pour chasser les tribunaux, a annoncé le retrait total de son armée de Somalie d’ici début 2009, faisant planer encore plus d’incertitudes sur l’avenir sécuritaire du pays.

_______________________________ 3 – Garowe on line (En Anglais)

Les soldats d’origine du Puntland et fidéles au GNT quittent Mogadiscio, dans le cadre d’un accord conclu à Addis Abeba entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Puntland, tandis que les forces éthiopiennes se retirent aussi. Somalia: Puntland soldiers to leave Mogadishu as Ethiopia withdraws

Soldiers loyal to embattled Somali President Abdullahi Yusuf will leave the capital Mogadishu as Ethiopian troops begin to withdraw, Radio Garowe reports.

A Cabinet-level meeting in Garowe, the capital of Puntland, ended Saturday with Interior Minister Abdihamid Garad Jama saying that a government delegation’s recent trip to Ethiopia was successful.

« One of the reasons we went to Ethiopia was to discuss how our soldiers [from Puntland] could leave Mogadishu peacefully, » the Minister said, while adding that the Puntland delegation and Ethiopian leaders « agreed » that the Puntland soldiers would leave Mogadishu as Ethiopian troops withdraw.

A Puntland government delegation visited Addis Ababa earlier this month, including Finance Minister Mohamed « Gaagaab » Ali and a number of traditional elders.

Somali President Yusuf, who hails from the Puntland region, took thousands of soldiers from Puntland to protect him in Mogadishu and work as federal troops.

The Ethiopian government has announced plans to withdraw from Somalia in the coming weeks, after failing to stop the advance of Islamists across the country’s southern regions.

Media reports have speculated that President Yusuf will step down, under U.S. pressure. But the Somali president has not addressed a full parliament yet and his final decision remains unknown.

_______________________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Pour des raisons de sécurité, de nombreux parlementaires ont quitté Baïdoa pour le Nord de la Somalie. // Legislators flee from Baidoa

Some Somali parliamentarians have left from Baidoa to northern Somali regions for security grounds, radio Shabelle’s Muhidin Husni reported on Sunday.

Two planes took some legislators from Baidoa airport to Puntland and Somaliland regions.

The parliamentarians said they feared for their security and decided to leave Baidoa, the seat of the transitional parliament.

They had closed door meeting with Somali president Abdulahi Yusuf Ahmed in the state house of Baidoa before their departure

Somali MP Mohamed Osman Maye was the first MP who was killed outside a mosque in the town of Baido on 9 September 2008.

The deputy minister for the reconciliation, Ismail Hassan Timir has been assassinated in Baido last night (Saturday)

The Ethiopian troops who are protecting the transitional government are expected to withdraw from Somalia, which leaves the parliamentarians in a dangerous place.

_______________________________ 1 – Shabelle (En Anglais)

Les gardes de la sécurité du Président quittent Mogadiscio pour le Puntland. // Security guards of president Yusuf leave Mogadishu

The Security guards of the ineffectual Somali President Abdullahi Yusuf Ahmed have left from Mogadishu to Puntlnad regions, witnesses said on Sunday.

A special plane took 120 of security guards with their families and other soldiers loyal to the incompetent president of Somalia Abdulahi Yusuf from Aden Adde international airport in Mogadishu to their home towns in north eastern Somalia.

The departure of the soldiers comes as media reports speculating that President Yusuf will step down, under U.S. pressure. But the Somali president has not addressed a full parliament yet and his final decision remains unknown.

Somali President Abdulahi Yusuf took thousands of soldiers from Puntland to protect him in Mogadishu and work as federal troops.

The Ethiopian government has announced plans to withdraw from Somalia in the coming weeks, after failing to stop the advance of Islamists across the country’s southern regions.

Shabelle Media Network
Ahmednor Mohamed Farah

28/12/08 (B480) Vacances de l’équipe. Du 3 au 12 janvier, tous les membres de l’équipe de l’ARDHD seront en vacances et la mise à jour ne pourra être assurée qu’avec un certain retard. (ARDHD)

Comme nos fidèles lecteurs le savent, depuis février 1999, le site de l’ARDHD est mis à jour régulièrement, 7 jours sur 7, y compris week ends et jours fériés et son accès libre et gratuit est accessible à toutes et à tous, sauf … celles et ceux qui sont victimes de la censure imposée par le régime dictatorial et liberticide de Guelleh.

Entre le 3 et le 12 janvier, pour des raisons diverses liées aux vacances de chacun, il s’avère qu’aucun bénévole ne pourra assuré la mise à jour régulière durant cette période. Nous vous prions d’accepter nos excuses à l’avance.

Rien ne sera perdu, car tous les articles et contributions seront conservés pour être diffusés progressivement à partir du 12 janvier. Dans la mesure du possible, nous continuerons à assurer une vigilance permanente afin d’être en mesure de publier des informations urgentes ou des alertes rouges, si le cas se présentait.

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui auraient un projet de contribution en préparation, de nous l’adresser avant le 2 janvier, pour qu’il soit publié rapidement.

En attendant de vous présenter nos voeux, dans les prochains jours, nous remercions toutes les lectrices et tous les lecteurs pour leur fidélité et pour l’intérêt qu’elles / ils portent à l’Observatoire de l’ARDHD. Le niveau de l’intérêt se traduit dans les statistiques de consultation qui ont atteint un nouveau record en 2008.

En février 2009, nous aurons l’occasion de fêter 10 ans de publication initerrompue sur Djibouti et les pays voisins. 10 ans d’archives qui retracent la vie au pays, les alertes, les crimes commis par le régime, les violations des Droits des hommes et des femmes du pays, les privations de liberté et l’accaparement illégitime de toutes les richesses du pays par un petit groupe mafieux qui utilise la force contre le peuple.