28/02/09 (B488) Nord Eclair : Papy trafique des stupéfiants.

À quoi pense William B., un habitant de Bordeaux âgé de 63 ans ? Peut-être à sa compagne africaine, qu’on imagine jolie, qui le plonge dans une étrange aventure entre dealers et petits agresseurs. Récit.

Par DIDIER SPECQ

L’homme porte un regard bleu sur la salle d’audience du palais de justice. Le prévenu dans le box sait qu’il a commis une grosse boulette. Ses habits sont encore fripés par la longue garde à vue. Et il examine juges et procureur avec le regard soucieux de la langoustine voyant passer le bol de mayonnaise. À quelle sauce va-t-il être mangé ?

Deux grosses valises

Le 25 février dernier, dans le TGV qui arrive de Bruxelles en gare de Lille-Europe, William B. voyage avec deux grosses valises. On connaît le flair légendaire des douaniers. Ces derniers détectent donc ce voyageur a priori au-dessus de tout soupçon, le contrôlent et ouvrent les valises. Bingo !

Trente-six kilos de khat en excellent état. On commence à connaître : cette plante se mâche beaucoup dans l’Est de l’Afrique – en Éthiopie et en Somalie par exemple – et sert de coupe-faim tout en procurant des effets hallucinogènes. Les Africains de l’Est vivant en France aiment parfois continuer à consommer du khat. « La nocivité du khat est faible » plaide Me Franck Chatelain. Ce n’est pas du tout l’avis de la représentante des douanes ni celui du procureur Guillaume Donnadieu.

William B. fréquente à Bordeaux ces expatriés venus de l’Est de l’Afrique. Il les fréquente d’autant plus qu’il est marié à une jeune femme originaire de Djibouti. Pas besoin de faire un dessin pour le reste : « Amour, bonne foi, sincérité » plaide Me Franck Chatelain.

Il évite la prison

Jamais condamné, sauf pour une vieille affaire de diffamation lors d’une campagne électorale, ayant travaillé jusqu’à sa retraite chez Dassault-Aviation, paisible retraité de la région bordelaise, le prévenu n’est certes pas un grand professionnel du trafic de stupéfiants. Il a par exemple bêtement avoué aux douaniers que c’était la troisième fois qu’il effectuait le voyage vers la Hollande pour en ramener du khat.

Il admet donc avoir acheté au total 105 kilos de khat chez nos amis bataves qui, de toute façon, ne considèrent pas que cette plante constitue une drogue. « Je ne savais pas vraiment que c’était classé stupéfiant en France » dit-il avec un sourire poli.

Le khat n’est pas cher mais la contre-valeur de 105 kilos, c’est tout de même la coquette somme de 15 750 euros. Le prévenu évite la prison : 12 mois entièrement assortis du sursis.

28/02/09 (B488) Le Point avec Reuters / Erythrée : un attentat à l’ouest du pays : deux morts.

Deux morts dans un attentat commis dans l’ouest de l’Erythrée

Un attentat à la bombe a fait deux morts et huit blessés mercredi dans un restaurant d’Haikota, localité de l’ouest de l’Erythrée, annonce samedi sans plus de détail le ministère de l’Information sur son site internet.

En janvier 2008, les autorités érythréennes ont imputé à l’Ethiopie un autre attentat qui a fait un mort dans l’Ouest, non loin de la frontière.

Entre 1998 et 2000, les deux pays se sont livré une guerre qui a fait 70.000 tués et les tensions restent importantes entre Asmara et Addis-Abeba.

Jack Kimball,
version française Jean-Philippe Lefief

28/02/09 (B488) La Croix : La France cherche une voie entre l’ingérence et l’indifférence.

Alors que Nicolas Sarkozy doit se rendre dans un mois en Afrique, la remise à plat des accords de défense conclus avec les anciennes colonies françaises permet la signature de nouveaux traités modernisés

«Nos partenaires traditionnels en Afrique ont parfois le sentiment d’un abandon et d’un désintérêt de la France à leur égard. (…) Aujourd’hui, l’ancien modèle de relations entre la France et l’Afrique n’est plus compris par les nouvelles générations d’Africains, comme d’ailleurs par l’opinion publique française. » Il y a un an jour pour jour, devant le Parlement sud-africain réuni au Cap, Nicolas Sarkozy dressait un tableau lucide et cru des relations entre la France et le grand continent.

Contrastant avec le discours prononcé à Dakar en juillet 2007, dont les envolées ethno-philosophiques avaient fait scandale, celui du Cap attaquait de front la relation franco-africaine. « Nous nous trouvons dans une situation où notre engagement politique, militaire ou économique aux côtés de l’Afrique est perçu par beaucoup non comme une aide sincère, mais comme une ingérence néocoloniale ; mais où, dans le même temps, une indifférence, un retrait ou une absence d’engagement nous sont reprochés comme un abandon ou une ingratitude », résumait Nicolas Sarkozy. Dans la foulée, le président annonçait la remise à plat des accords de défense liant la France à certaines anciennes colonies et lançait une « initiative de soutien à la croissance économique ».

Objet de bien des spéculations en raison de leurs clauses secrètes – réelles ou supposées –, les accords de défense ont, depuis un an, fait l’objet de consultations avec chaque pays concerné. Un dialogue mené indépendamment de celui sur les réductions d’effectifs militaires français sur le continent, assorties de fermetures de bases comme celle déjà effectuée à Abidjan. Le premier traité « rénové » doit être prochainement signé avec le Togo.

Un nouveau fonds d’investissement de 250 millions d’euros

Les clauses les plus caricaturales de ces accords de défense conclus après les indépendances devraient être supprimées. Celles prévoyant l’intervention pour le maintien de l’ordre intérieur, existant actuellement pour la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Togo, seront abrogées, assure l’Élysée.

Djibouti devrait toutefois garder un statut particulier en raison de son contentieux frontalier avec l’Érythrée, qui a justifié l’an dernier encore un appui de l’armée française.

Par ailleurs, vont disparaître les annexes aux accords de défense prévoyants que les États africains « réservent par priorité » à la France la vente de leurs « matières premières et produits stratégiques », tels que l’uranium.

Sur le plan économique, le démarrage du fonds de garantie bancaire de 250 millions d’euros annoncé par Nicolas Sarkozy a été timide : 23,7 millions d’euros ont été émis en 2008 pour faciliter l’accès des PME africaines au crédit, mais l’Agence française de développement (AFD) prévoit que ce montant passe à 150 millions en 2009, puis 200 millions en 2010.

Un nouveau fonds d’investissement de 250 millions d’euros, destiné à des investissements en fonds propres, va démarrer en 2009. Par ailleurs, Promotion et participation pour la coopération économique (Proparco), filiale de l’AFD, a vu son capital tripler en 2008, ce qui devrait lui permettre de tenir la promesse présidentielle d’engager plus de deux milliards d’euros de prêts et de prises de participation sur cinq ans en faveur du secteur privé africain.

Laurent d’ERSU

28/02/09 (B488) Radio-Trottoir : une délégation djiboutienne est arrivée à Londres (Lecteur)

Une délégation Djiboutienne conduite par Ougoureh Kifleh, le ministre de la défense est arrivée à Londres.

Il est accompagné par le général Zakaria Sheik Ibrahim et le Colonel Abdourahman Cher. Le commandant de la marine nationale est arrivé a Londres le vendredi 27 février 2009 sur un vol de Daallo Airlines.

A son arrivée, la délégation a été reçue à déjeuner au quartier HAYS (proche de l’aéroport d’Heathrow), par Houssein Barkad, un agent du SDS et a été suivie par une partie de Khat

Selon des sources fiables, la délégation participera à une conférence sur les pirates Somaliens qui se tiendra à Londres le 5 Mars,2009. Que vont-ils faire d’ici là ???

28/02/09 (B488) Radio-Trottoir : les nouvelles d’Haramous et l’argent des (ra)quêtes organisées par le couple princier de pacotilles. (Lecteur)

___________________ 1 – L’argent de poche de Paulette ? (Lecteur)

Avez-vous remarqué que depuis l’arrivée au pouvoir du couple IOG/Paulette, ils lancent des appels à la générosité populaire, au moins une à deux fois par an ?

Une fois c’est pour la sécheresse, une autre fois pour une catastrophe, parfois pour les plus demunis…

On a l’impression que cette forme de (ra)quête est devenue le grand sport national. Lors de la dernière opération montée par Paulette, chacun devait indiquer avec précision à des secrétaires : son nom, le montant de sa dotation et le numéro de son portable, afin que Paulette puisse savoir qui était venu, qui était absent et surtout le montant de la contribution. On peut même se demander si le fait de demander le numéro de portable, n’avait pas pour objectif de rappeler à la générosité, celui dont le don était jugé insuffisant …. (*1)

Une autre chose me dérange. Pour le nouvel an, Paulette avait organisé un diner somptueux chez elle à Haramous : les serveurs du Kempesky travaillaient pour elle et tous les plats avaient été préparés dans cet hôtel. Y aurait-il des intérêts communs ou des abus de biens sociaux auraient-ils été commis à cette occasion ?

Il est de notoriété publique que Paulette avait exigé qu’aucun(e) serveur(se) ne la regarde dans les yeux, sauf à gagner un séjour gratuit à Gabode – la menace était très sérieuse.. (*2)

De plus il leur avait été formellement interdit de mettre la main gauche dans le dos, comme cela se pratique dans les grands restaurants ou chez les gens élégants. Mais ils devaient placer leur main sur leur vente.

Il leur avait été aussi interdit d’utiliser les toilettes. Malheureusement pour lui, un serveur a eu une indigestion alimentaire et il a voulu utiliser ces toilettes. Manumilitari, il a été conduit la salle de transit de Nagad où il a été gardé à vue pendant 24 heures

Paulette avait invité trois cents femmes. Qui a payé la note ? Le Kempisky, mais en échange de quoi ? Ou la caisse qui accumule les dons volontaires et obligés dont je parlais ci-dessus.

___________________________ L’ARDHD avait prévu cela !

(*1) Relire avec délice, notre article du 26/01/09 (B 483) sur la façon de se faire de l’argent de poche quand on est fauché : lien

(*2) Extrait d’un article ancien qui a été publié le 21/06/08 (B 363-A) et qui décrivait une réunion (presque) imaginaire au Palais de l’Escale à propos de l’affaire Borrel. (Lien avec l’article complet)
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Paulette :

Une affaire rapidement réglée. Toi Yacin, tu vas devoir agir. Quand je passais en voiture avenue 13, en revenant de l’aéroport, j’ai surpis un passant qui ne s’est pas prosterné à mon passage et plus, il m’a regardé dans les yeux, alors que c’est formellement interdit par l’étiquette.



Avec mon portable, je l’ai pris en photo. Tu retrouves ce terroriste qui met en danger la sécurité nationale et tu le confies à Hassan, qui saura l’interviewer, à la manière forte, avec l’aide du petit Zakaria … afin qu’il dénonce volontairement tous ses complices.



Eh ! Le petit Zak, tu pourrais me regarder, quand je te parle, nom du chien. Il faut tout lui apprendre à ce petit ambitieux, même la politesse devant les dames.



J’espère quand même que tu n’as pas perdu la main chez les enseignants militaires français ?

Yacin Elmi :

Tu m’envoies la photo sur mon portable et ce soir, il sera traité spécialement à la Brigade Nord de la Gendarmerie. Demain à l’aube, il n’aura même plus la possibilité de battre des paupières. Lessivé le mec… Détruit physiquement et moralement, défiguré à vie, pour t’avoir offensé d’un regard furtif, Oh notre reine chérie. Et après, on traitera sa famille et ses amis, de la même façon. En plus ses filles seront violées au Camp Cheick Osman.



Il faut savoir se faire respecter, nom d’un chien ! Où se croient-ils tous ces provocateurs ? Au club Med ?



Je vous parie même une botte de Kat, que l’ignoble coupable n’est pas djiboutien. C’est surement un étranger, ancien gardien de chameaux, natif d’Ethiopie, qui aurait réussi à échapper à la grande rafle.


Paulette :

A l’avenir abstiens toi de ces allusions vaseuses et inopportunes, car je te les ferai avaler … Comme tous les Ministres, tu m’obéis et tu fais tout ce que je te demande. Un point c’est tout.

28/02/09 (B488) Guelleh s’en prend à la famille de Boreh … et réactive la torture pour l’un de ses frères … (Lecteur)

Le troisième frère d’Abdourahman Boreh s’appelle : Mahamoud Mohamed Boreh.

Agé d’environ quarante ans, sur ordre du Colonel Bogoreh (*1) qui dirige la gendarmerie du pays, ce jeune frère a été emprisonné. .

Comme toujours dans ce genre d’affaires avec Guelleh, il a suffi de monter un
motif totalement « bidon » et de créer de toutes pieces des soi-disant preuves.

Mahamoud Mohamed Boreh a été incarcéré pendant 10 jours dans des conditions inhumaines : une petite celule de 2 m2 avec une seule ampoule. Il ne pouvait dormi qu’a même le sol à côté d’un bassin qui servait de toilettes.

Durant les 2 premiers jours on ne lui a donné que du pain sec avec seulement 1 litre d’eau, alors que la celule était torride par manque d’aération. Toutes les nuits on venait le réveiller a 2 h pour lui poser des questions sur son frère Abdourahman Boreh.

Les questions étaient toujours les mêmes : « Donne-nous les noms de tous les contacts politiques de ton frère à Djibouti ! « , « Quelles sont ses relations avec les francais ? « , « Donne-nous la liste de tous les comptes qu’il détient, dans quelles banques et dans quels pays ? « , « Combien a-t il d’argent disponible ?, « Quel est son patrimoine en dehors de Djibouti ? « 

Contrairement à la procédure judiciaire, on lui avait refusé d’être assisté par un avocat de son choix. Tous les actes de torture ont été commis uniquement dans dans le but de faire peur à son frère Abdourahman et surtout de mettre une énorme pression sur lui et sur son entourage famillial autant à Djibouti qu’à l’étranger .

(*1) le colonel Bogoreh est un cousin d IOG , ils sont de la même tribu des Mamassannes.

27/02/09 (B487) Toujours des violences en Somalie. Les forces islamistes « rebelles » au nouveau gouvernement poursuivent leur avance. (8 articles en Français et en Anglais)

__________________________ 8 – VOANEWS.COM (En Anglais)

Le nouveau gouvernement somalien tient son premier conseil ce week end // Somalia’s New Government to Hold First Cabinet Meeting over the Weekend

By Peter Clottey


Somalia’s new Prime Minister Omar Abdirashid Sharmarke will hold his first cabinet meeting tomorrow (Saturday) after relocating from Djibouti to the capital, Mogadishu.

On his arrival the new prime minister demanded an end to the escalating violence that has so far left over 80 people dead and scores injured. Sharmake said his government’s top priority will be to improve the security situation in the country as well as redouble reconciliation efforts with opposition groups.

The new prime minister who returned to the capital Mogadishu yesterday (Thursday) for the first time in decades called for a dialogue with Islamic hard line groups, including al-Shabaab to end the escalating violence. Abdirashid Irro is the minister for Commerce in the new cabinet. He tells reporter Peter Clottey that the new government is hopeful of improving the unstable situation in the country.

"We came here to start our business as a government and as a council of ministers and our first meeting will start on Saturday. And hopefully the prime minster will bring the agenda, but our vision is that we came here to start a dialogue and reconciliation and continue the peace process with our opposition. We will open dialogue with the opposition inside Somalia and outside the country," Irro noted.

He said the government would also rebuild state institutions to make them more effective.

"We will also make a capacity, building of institutions like the police, judiciary, and prisons and so on. So, we are really very hopeful that we will improve the situation," he said.

Irro said there was need to hold discussions with those strongly opposed to the new administration in order to chart a new course.

"It is very important and very essential that we will continue the dialogue and discussions with our oppositions and we will like to accommodate every Somali citizen, and we will like to invite them to join the pace process. As a government if someone decides not to be part of the peace process and start trying to destroy it we have our armed forces and we will defend ourselves and the rights of our people," Irro pointed out.

He welcomed the news that some of the hard line groups have accepted to end the fighting in the capital, Mogadishu.

"Really some of them who were fighting yesterday have accepted to stop the fighting and join the peace process. But I know that still there are people out there like al-Shabaab who are against our government and they will like to continue the fighting. But as a government we are still inviting them to join the peace process. You know Somalia has been a failed state for the last 19 years and the people are exhausted of the violence and so we will like to tell the fighters that they should stop the fighting and the bloodshed," he said.

Irro said the new unity government would want the participation of all Somalis.

"Our government will want to turn the previous conflict into cooperation and we will also like to recruit our security forces and we will like to make our public financing like addressing corruption. We will also like to be self- dependent and ensure everybody that we will change the previous behavior of the failed policies of the previous TFG (Transitional Federal Government). We will like to be one team of one nation of one leadership," Irro pointed out.

He said the new government needs the cooperation of all Somalis in its effort to rebuild the country after over 18 years of ineffective government.

"Our message is that as a government we cannot do anything unless we get the support from the ordinary people. So we are requesting all the Somali citizens wherever they are that they will support the government and that they will support the peace process and to take part in the reconstruction of their country," he said.

Meanwhile, Prime Minister Shermarke, who was recently picked by President Sheikh Sharif Sheik Ahmed two weeks ago, arrived in the Somali capital amid tight security by African Union peacekeepers and government forces after deadly fighting with insurgent fighters in the past two days. The clashes left at least 15 civilians dead and scores seriously injured.

The Somali government is relocating back to Mogadishu after the election of the new president and the appointment of his prime minister in neighboring Djibouti where Somali legislative body had been holding its sessions after Baidoa, the parliament seat, was recently captured by radical Islamic hard line group al-Shabaab.

Described by Washington, as a terrorist organization, al- Shabaab has refused to recognize the new administration vowing to eventually take over the country and implement the sharia law.

But some Somali parliamentarians have voiced their strong opposition to the relocation, contending that both the president and the prime minister would be putting themselves in danger after recent attacks by Islamic insurgents who promised more attacks on the new government, which they describe as puppet of western countries.

_____________________________ 7 – AFP

Le nouveau Premier ministre somalien rentre au pays après 22 ans d’absence

Le nouveau Premier ministre somalien Omar Abdirashid Sharmarke, qui a été nommé le 13 février, est arrivé jeudi dans son pays, pour la première fois depuis 22 ans.

"Je veux faire avancer le processus de paix et travailler sur les questions de sécurité dans le pays", a déclaré à Mogadiscio M. Sharmarke, qui est le fils d’un ancien président, Abdirashid Ali Sharmarke, mais était jusque-là relativement peu connu sur la scène politique somalienne.

Son retour en Somalie intervient après des combats à l’artillerie lourde entre les forces de sécurité pro-gouvernementales et les insurgés islamistes radicaux mardi et mercredi à Mogadiscio, les plus violents depuis des semaines: au moins 30 civils ont été tués.

Ces attaques sont considérées comme un avertissement au nouveau président somalien, Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré, élu le mois dernier après des discussions de réconciliation à Djibouti, sous l’égide des Nations unies.

M. Sharmarke, 48 ans, a la double nationalité somalienne et canadienne et a notamment travaillé avec les Nations unies en Sierra Leone et au Soudan. Le président l’a désigné le 13 février, et sa nomination a été approuvée le lendemain par le parlement somalien réuni à Djibouti pour des raisons de sécurité.

Son père a été le dernier président démocratiquement élu de Somalie et a été assassiné en octobre 1969.

Le nouveau président et le Premier ministre ont devant eux une énorme tâche pour stabiliser la Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par près de dix-huit ans de guerre civile.

_____________________________ 6 – JDD

Somalie: Le Premier ministre à Mogadiscio

Le nouveau Premier ministre somalien a regagné jeudi Mogadiscio, pour la première fois depuis sa nomination, et il a lancé un appel à l’arrêt des combats qui ont fait plus de 80 morts depuis mardi.

Des tirs sporadiques étaient audibles lorsque Omar Abdirachid Ali Charmarke, fils d’un ancien président assassiné, a atterri dans la capitale somalienne.

Il a aussitôt affirmé que sa priorité serait d’améliorer la sécurité.

Des tirs d’artillerie et à la mitrailleuse ont opposé cette semaine des rebelles islamistes du Chabaab aux forces gouvernementales et à la force de paix de l’Union africaine composée de militaires ougandais et burundais.

Ces violences ont éclaté quelques jours après le retour à Mogadiscio du nouveau président, Cheikh Charif Ahmed, pour tenter de former un gouvernement d’union nationale afin de ramener la paix dans ce pays en proie à la guerre civile et à l’anarchie depuis dix-huit ans.

_____________________________ 5 – Shabelle (En Anglais)

Les notables du Clan de la région Hiran appellent la population somalienne à soutenir les efforts de paix des religieux de la capitale somalienne. // Traditional elders in Hiran call for Somalis to support cleric’s peace efforts

The Somali elders in Hiran region in central Somalia have called Thursday for the Somali people to support the peace efforts by the Islamic clerics in the Somali capital Mogadishu.

The traditional elders said in a meeting they held in Beledweyn town that it is unfortunate to continue fighting in Somalia at the current time and urged both warring sides to stop the fighting and support the negotiations and peace process going on in the capital.

“It is compulsory on us to support the peace and reconciliation process because we know that fighting does not bring any solution, so we are calling for all Somalis to support the peace an stop fighting between them,” said Sheik Abdurahman Abukar Kadiye, an elder from Beledweyn.

The statement of the elders comes as most of the Somali population and the international community condemned the fighting that has been going on in the capital Mogadishu for two days.

On the other hand, Ali Sheik Yasin (Ali Fadha), the acting director of Elman Human Rights Organization has called for the rival warring sides to stop the fighting continuing in the Somali capital Mogadishu.

Mr. Fadha said that they are very sorry for the fighting continuing in Mogadishu which killed more than 50 people and injured about 200.

He has expressed concern about the fighting which has been underway in the city for two days and called for the rival sides to spare the civilian lives

_____________________________ 4 – Romandie News avec AFP

La sécurité, objectif numéro un du nouveau gouvernement somalien

Le nouveau ministre somalien des Affaires étrangères a assuré jeudi que rétablir la sécurité était l’objectif premier du gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, dont le retour à Mogadiscio lundi a été suivi de combats meurtriers impliquant les insurgés islamistes.

"La sécurité est le problème numéro un", a déclaré Mohamed Abdullah Omar, présentant le programme du nouveau gouvernement somalien au Groupe de contact international sur la Somalie, qui réunit jusqu’à vendredi à Bruxelles les représentants d’une quinzaine de pays, de l’ONU et de l’Union européenne (UE).

"Les opposants doivent voir la force du gouvernement", a-t-il poursuivi, alors que la Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique, est depuis 1991 le théâtre d’une guerre civile.

Au moins 23 personnes ont été tuées et 90 blessées mardi dans la capitale Mogadiscio lors de combats à l’artillerie lourde entre les forces de sécurité et une milice islamiste.

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré, venait d’y arriver la veille en provenance de Djibouti, où il avait poursuivi la formation de son cabinet à la suite de son élection par le Parlement somalien le 31 janvier.

Dimanche, 11 soldats burundais de la force de paix de l’Union africaine (UA) en Somalie avait péri dans un attentat-suicide à Mogadiscio, revendiqué par les insurgés islamistes radicaux shebab.

"Ces violences ne nous arrêteront certainement pas", a déclaré M. Omar à l’AFP, jugeant "urgent" que son gouvernement "dispose des forces de sécurité nécessaires, entraînées et équipées".

Selon lui, le gouvernement peut compter sur "3.000 soldats et policiers", tandis que "5.000 à 6.000 autres sont en train d’être préparés".

Un diplomate européen siégeant au Groupe de contact a estimé lui aussi que "le vrai défi, c’est la situation de la sécurité à Mogadiscio".

Le tout nouveau chef de la diplomatie somalienne a cependant souligné qu’outre la sécurité, le dialogue politique était une grande priorité. "Les portes restent ouvertes" aux discussions avec les opposants, a-t-il assuré.

"Le dialogue est le principe sur lequel nous fondons" notre action, et "nous lançons un appel général à participer au processus" de paix, a encore dit M. Omar.

"La question, a-t-il expliqué à des journalistes, c’est de savoir ce que nous pouvons faire sur le plan politique, économique et de la sécurité au cours des 90 ou 100 premiers jours" du nouveau gouvernement.

Le représentant spécial de l’ONU en Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a souligné de son côté que dans le sillage du président somalien, "183 parlementaires sont rentrés mercredi à Mogadiscio" après avoir séjourné à Djibouti, où ils s’étaient réunis, en raison des violences persistantes en Somalie voisine, pour élire le nouveau président.

"Jeudi, près de 40 autres personnes, dont une vingtaine de ministres, étaient en train de regagner à leur tour la capitale somalienne", a-t-il indiqué.

Pour en finir avec l’anarchie, "le dialogue est une obligation, mais cela ne signifie pas donner un droit de veto à un individu ou à un groupe", a-t-il observé à propos des violences récentes à Mogadiscio.

_____________________________ 3 – BBC

Somalie : avancée islamiste

La ville de Hodur est tombée, à son tour, aux mains des Islamistes : les milices shebab, un groupe lié au réseau Al-Qaïda, ont pris le contrôle de Hodur, non loin de la frontière avec l’Ethiopie.

L’offensive aurait fait une vingtaine de morts.

Hodur se trouve à environ 300 km au nord-ouest de Mogadiscio.

La ville, en elle-même, n’est pas très importante, mais c’est là que s’étaient réfugiés les fonctionnaires et les autorités, après la prise de Baïdoa, où siégeait le gouvernement.

Désormais, les milices islamistes, qui ne font pas mystère de leur affiliation à al-Qaïda, contrôlent une bonne partie du sud de la Somalie, y compris les ports de Kismayo et Merka.

Selon les observateurs somaliens, ces combattants, qui à l’origine étaient l’organisation de jeunesse de l’Union des Tribunaux islamiques, sont beaucoup plus radicaux que les milices précédentes.

La quasi totalité des Somaliens sont certes musulmans, mais la forme d’Islam pratiquée par les shebab est plus rigoriste que celle de la majorité de la population.

Cette milice compte aussi dans ses rangs des combattants étrangers.

Elle reçoit régulièrement des messages publics de soutien du numéro deux d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.

Les shebab se sont récemment alliés à un autre groupe, nouveau venu, le Parti islamique.

Ce-dernier contrôle une partie de Mogadiscio, où des affrontements violents ont eu lieu, mercredi, pour la deuxième journée consécutive.

Le gouvernement de transition ne contrôle que quelques quartiers de la capitale somalienne.

L’influence grandissante des Islamistes ne manquera pas d’inquiéter les voisins de la Somalie, le Kenya et l’Ethiopie, et au-delà, les Etats-Unis.

_____________________________ 2 – Radio Chine Internationale

Somalie : une trentaine de morts et une centaine de blessés dans les combats à Mogadiscio

Les affrontements violents se poursuivent mercredi dans la capitale somalienne de Mogadiscio pour la seconde journée consécutive, faisant une trentaine de morts et une centaine de blessés.

Les commandants de la nouvelle coalition de groupes insurgés, Hezbul Islam, a revendiqué la responsabilité des attaques sur les forces du gouvernement somalien et les soldats de l’Union africaine (UA).

Muse Arale, porte-parole du groupe, a déclaré que ses forces se battent contre le déploiement des forces du gouvernement somalien et des soldats de l’UA qui les appuient de pénétrer dans la zone contrôlée par son groupe.

Selon des sources médicales et des témoins, le bilan des victimes s’élève à une trentaine de morts et à une centaine de blessés, pour la plupart des civils.

Quatre civils ont été tués dans un bombardement mercredi, dont un écolier victime d’un obus qui a atterri sur son école à Mogadiscio.

Les combats dans la capitale somalienne ont été vivement condamnés par la communauté internationale et les dirigeants religieux, ainsi que par les officiels de l’Union des tribunaux islamiques, principal groupe qui soutient le gouvernement somalien.

Les combats interviennent alors que le président somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, est retourné à Mogadiscio en vue d’établir son gouvernement dans la ville.

Une centaine de députés sont également rentrés à Mogadiscio de Djibouti dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour s’établir dans la capitale somalienne depuis que les insurgés ont pris le contrôle de la ville de Baïdoa, siège du parlement.

Par ailleurs, les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent Baïdoa et une grande partie du sud de la Somalie, ont pris d’assaut Hudur, capitale de la province de Bakool au nord-ouest de Mogadiscio, dernier bastion des forces du gouvernement à l’extérieur de Mogadiscio.

_____________________________ 1 – Romandie News avec AFP

Somalie: les insurgés islamistes prennent une localité proche de l’Ethiopie

Les islamistes somaliens shebab ont pris mercredi une localité proche de l’Ethiopie, lors de combats qui ont fait au total au moins 24 morts dans cette zone et à Mogadiscio, selon les autorités et les shebab.

"La ville de Hodur (300 km au nord-ouest de Mogadiscio) est aux mains des shebab et il n’y a plus de combats dans la ville maintenant", a déclaré à l’AFP un chef coutumier de la localité, Adan Mohamed Yunus.

"Les combattants ont pris le contrôle de Hodur et la situation est calme", a confirmé par téléphone le porte-parole des shebab, cheikh Mukhtar Robow.

"Il y a eu de violents combats ce (mercredi) matin et les forces gouvernementales ont fui", a expliqué un habitant, Mohamed Dirie.

Un médecin de l’hôpital à Hodur a jugé que le nombre de morts après les combats de mercredi matin devrait augmenter.

"Nous avons tué 20 combattants et détruit deux voitures blindées", a affirmé le commandant régional des shebab, Sheikh Hasan Derow.

Dans un précédent bilan, les chefs coutumiers de la Hodur avaient fait état de 17 morts, essentiellement des combattants. "On a compté 14 morts à l’extérieur de la ville et trois à l’intérieur", expliquait l’un d’eux, Adan Nur Muktar.

Les combats se sont aussi poursuivis à Mogadiscio entre les forces pro-gouvernementales et une milice alliée des shebab, le Hizb-al-Islamya. Un total de sept civils ont été tués par des tirs d’artillerie visant leur maison, selon des témoins. Trois autres ont aussi péri dans le nord de la capitale.

Mardi, les combats y avaient fait au moins 23 morts.

Les shebab ("jeunes gens" en arabe) sont à la tête de l’insurrection armée en Somalie et y instaurent, à mesure qu’ils prennent du territoire, la charia (loi islamique).

Depuis le départ en janvier des troupes éthiopiennes alliées au gouvernement somalien, les shebab se sont engagés à poursuivre leur combat contre la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Ces combats ont lieu depuis le retour lundi à Mogadiscio du nouveau président somalien, l’islamiste modéré cheikh Sharif Cheikh Ahmed, en provenance de Djibouti où il avait poursuivi la mise en place de son gouvernement à la suite de son élection le 31 janvier.

Dimanche, 11 soldats burundais de l’Amisom ont été été tués et 15 blessés dans un attentat suicide revendiqué par les shebab contre leur camp à Mogadiscio.

27/02/09 (B487) L’ONU persiste et signe pour la Somalie et se déclare satisfaite des décisions qu’elle a prise … même si elles ont engendré de nouvelles vagues de violence en Somalie …. (2 articles en Anglais et en Français)

________________________ 2 – Shabelle avec VOA (En Anglais)

Ouverture à Bruxelles d’une conférence européenne sur la situation de la Somalie. // European Meeting on Somalia Opens

A meeting hosted by the European Commission on Somalia’s peace process has opened in Brussels. The meeting follows two days of heavy fighting in Mogadishu, which have threatened the efforts of the country’s new president to reestablish government control in the capital.

The meeting of the International Contact Group on Somalia, which brings together the major donors and diplomatic players involved in the country, comes at a time of high hopes for Somalia, following the selection of a moderate former Islamist and former insurgent, Sharif Sheik Ahmed, as president at the end of January.

But the meeting, which focuses on the peace process and security in the country, also follows two days of fighting between government forces and hardline insurgents, the worst the country has seen since Ethiopian forces withdrew from the country last month.

The European Commissioner for Development, Louis Michel, said he believes most Somalis support the political process.

« Today we are at the crossroads, » Michel said. « Either we go forward with the new government and support its actions or we must be ready to fail once again. I think we have no other reasonable choice but to resolutely take the first option. »

President Sharif was selected by Somalia’s parliament as the new president after his opposition faction signed an agreement with the government last year, part of U.N.-backed peace negotiations taking place in Djibouti.

President Sharif has reached out to harder-line elements of the opposition, and has succeeded in bringing some of them on board. Many observers are hopeful that with the Ethiopian troops, who were widely seen as occupiers, out of the country, the insurgents have lost a major rallying cry.

But the violence in Mogadishu this week, which has killed dozens and injured hundreds, shows that for now, some factions are determined to carry on with the insurgency.

The U.N. Special Representative for Somalia Ahmedou Ould-Abdallah condemned the latest violence.

« There are no more Ethiopian troops. It is Somalis killing Somalis, and I will not relay that as resistance. It is criminality, » he said.

Somalia’s new Prime Minister, Ali Sharmaarke (C) speaks to journalists following arrival in Mogadishu 26 Feb 09

Somali leaders, including clan elders, Islamic scholars, and a growing number of Islamist fighters, have also criticized the recent attacks.

Following President Sharif’s return to the country on Monday, other government officials have also arrived, including Prime Minister Omar Abdirashid Ali Sharmarke, the son of Somalia’s last democratically-elected president. Members of parliament have also begun to return. Lawmakers have been in exile in Djibouti since the Shabab militia captured the former seat of parliament, Baidoa.

On Wednesday, the Shabab also captured the town of Hudur in the northwest, near the border with Ethiopia, after battling government troops.

The meeting in Brussels brings together representatives from the European Union, the United States, the African Union, the United Nations, and the World Bank, among others.

_____________________________ 1 – Conseil de Sécurité

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. Yukio Takasu (Japon), sur la Somalie:

Les membres du Conseil de sécurité condamnent avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés le 22 février 2009 contre la base de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) à Mogadiscio, qui ont fait 11 morts et 17 blessés parmi les soldats burundais, ainsi que les autres attaques qui auraient été commises le 24 février. Ils présentent leurs condoléances aux familles des victimes, au peuple et au Gouvernement burundais, ainsi qu’à l’Union africaine. Ils réitèrent leur condamnation de tous les actes de violence et d’incitation à la violence contre l’AMISOM.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment qu’ils sont déterminés à appuyer l’AMISOM, qui a été renforcée et qui joue un rôle primordial en contribuant à instaurer la paix et la sécurité en Somalie, et ils remercient les Gouvernements ougandais et burundais de leurs contributions.

Les membres du Conseil de sécurité saluent le processus politique en cours en Somalie, qui a abouti à l’élargissement du Parlement et à l’élection d’un nouveau président. Ils réaffirment qu’ils soutiennent le processus de paix.

Les membres du Conseil de sécurité saluent en outre les efforts que déploie le Président Sheikh Sharif Ahmed pour renforcer le processus politique et améliorer les conditions de sécurité, et ils se félicitent que le Parlement ait approuvé le nouveau cabinet placé sous la houlette du Premier Ministre Omar Sharmarke.

Les membres du Conseil de sécurité demandent à tous les Somaliens de rejeter la violence et l’extrémisme, de s’employer à régler les différends par des moyens pacifiques et d’aider le Gouvernement dans ce sens.

Les membres du Conseil de sécurité réaffirment qu’ils soutiennent le peuple somalien et qu’ils sont déterminés à combattre le terrorisme sous toutes ses formes.