31/03/09 (B492) Chansons de Nimo Djama. Un lecteur nous recommande ses chansons et nous fournit une liste de liens. Nous l’en remercions.

Merci de publier ces belles chansons de Nino Djama la Diva. Nous la soutenons et nous l’encourageons, car c’est une femme qui n’a pas froid aux yeux et qui appelle un chien par son nom.

Elle n’a pas peur d’envoyer ses grenades quand il le faut. Qui s’y frotte, s’y pique.


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Accèder à la page de regroupement sur Youtube, où vous trouverez de nombreuses chansons et de nombreux airs :

http://www.youtube.com/user/CaaCanMacan

___________________________________ Ecouter une chanson

Video N° 1 –
Lien avec Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=Lrn1AqI-rEE&feature=channel_page

30/03/09 (B492) Nouvelles de Somalie (8 articles en Français et en Anglais)

______________________ 8 – Courrier international

SOMALIE • Le tabac et la drogue prohibés

Les islamistes qui occupent le sud de la Somalie, le long de la frontière avec le Kenya, ont annoncé la prohibition totale du tabac, du khat, une pâte à mâcher dont la consommation est très répandue dans la région, ainsi que de toute substance contenant de la drogue.

Le chef des islamistes de la région, Tayeb Mohamed, a également annoncé que les contrevenants seraient très sévèrement punis, rapporte le quotidien de Nairobi, Daily Nation.

Ces mesures risquent de peser lourd sur le commerce entre les deux régions frontalières. Les cigarettes et le khat vendus dans le nord du Kenya passent en effet par la région de Dhobley concernée par ces mesures.

______________________ 7 – L’Express avec Reuters

La police kényane accusée d’abus contre les réfugiés somaliens

Des centaines de milliers de réfugiés somaliens sont victimes d’abus et de racket au Kenya de la part de policiers corrompus et violents, accuse l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).

L’organisation accuse en outre les autorités kenyanes d’expulser de force et de renvoyer ainsi vers des zones de guerre des centaines de demandeurs d’asile somaliens qui cherchent à atteindre les camps de réfugiés, selon un nouveau rapport, intitulé "De l’Horreur au désespoir: la crise oubliée des réfugiés somaliens au Kenya".

Plus de 250.000 réfugiés vivent dans les trois camps surpeuplés de Dadaab, situés dans le nord-est, aride et miséreux, du Kenya.

Les organisations humanitaires s’attendent à l’arrivée de 100.000 nouveaux réfugiés cette année – des Somaliens fuyant les combats qui opposent les islamistes au nouveau gouvernement modéré en place à Mogadiscio.

"Ceux qui fuient les violences en Somalie ont besoin de protection et d’aide, et au lieu de cela les attendent de nouveaux dangers, des abus et des privations", lit-on dans le rapport.

HRW a recueilli les témoignages de dizaines de réfugiés qui parlent de la corruption routinière des policiers, lesquels rançonnent les Somaliens à leur arrivée dans les camps ou lorsqu’ils les quittent pour d’autres régions du Kenya.

______________________ 6 – AFP

Kenya: une ONG dénonce des retours forcés de réfugiés somaliens par la police

Des centaines de Somaliens fuyant le conflit dans leur pays pour se réfugier au Kenya ont été refoulés par la police kényane, qui se livre à de nombreux abus, a dénoncé lundi Human Rights Watch (HRW).

Le sort des réfugiés somaliens a été considérablement aggravé par la fermeture en 2007 de la frontière kényo-somalienne tandis que les autorités ferment les yeux sur la corruption de la police et les abus de ses officiers à la frontière, rapporte l’organisation de défense des droits de l’Homme.

La police kényane a rejeté en bloc ces "allégations (…) délibérément falsifiées et destinées à discréditer les efforts du gouvernement", dans un communiqué.

Malgré la fermeture de la frontière, environ 60.000 Somaliens sont entrés au Kenya en 2008, soit une moyenne de 165 par jour, pour trouver un abri notamment dans l’un des camps surpeuplés du nord-est du pays, ajoute HRW dans un rapport de 58 pages intitulé "De l’horreur au désespoir".

Cette situation a conduit "la police kényane à renvoyer des demandeurs d’asile et des réfugiés en Somalie en violation des obligations fondamentales du Kenya au regard des lois internationales et de sa législation sur les réfugiés", dénonce HRW.

"La police kényane place en rétention les nouveaux arrivants, cherche des pots-de-vin, parfois en faisant usage de menaces et de violences, y compris sexuelle, et déporte en Somalie ceux qui sont incapables de payer", selon le rapport.

Le Kenya a fermé sa frontière avec la Somalie en janvier 2007 peu après le début de l’intervention des troupes éthiopiennes contre les forces des tribunaux islamiques qui contrôlaient alors la majorité du sud et du centre du pays, afin d’empêcher ces combattants en déroute de se réfugier sur son sol.

Le Kenya a également contraint le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à fermer son camp de transit à la frontière, tout en lui permettant d’enregistrer près de 80.000 réfugiés dans les trois camps de Dadaab (nord-est) sur la période 2007/2008.

HRW dénonce également le surpeuplement de ces camps conçus pour accueillir 90.000 personnes et qui en abritent à présent 255.000.

Le surpeuplement a entraîné des pénuries de nourriture, d’eau et de soins et les nouveaux arrivants sont contraints de dormir à la belle étoile.

"Le Kenya devrait immédiatement mettre un frein aux abus de la police et débloquer de nouvelle terres pour des camps supplémentaires", demande l’ONG installée à New York.

"Il est connu de tous que le Kenya accueille près de 500.000 réfugiés somaliens qui ont fui la guerre civile dans leur pays. Depuis la chute du régime de Siad Barre il y a 17 ans, près de 95% des réfugiés somaliens ont transité par le Kenya", a rappelé le porte-parole de la police Eric Kiraithe, ajoutant que son pays traite les réfugiés avec "dignité".

"En conclusion, les allégations mensongères et fabriquées de l’ONG (…) sont écartées avec dédain", ajoute-t-il dans le communiqué, soulignant "le travail important des officiers de police et de l’immigration à la frontière".


______________________ 5 – Afrique en Ligne

Afflux de réfugiés somaliens dans les camps de Dadaab

L’élection d’un nouveau président en Somalie au début de l’année n’a pas réussi à stopper le flot de Somaliens cherchant refuge dans les camps surpeuplés de Dadaab, au nord-est du Kenya, a rapporté l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Depuis le début de l’année, plus de 20.000 nouveaux arrivants ont été enregistrés dans les trois camps composant le complexe de Dadaab – Hagadera, Ifo et Dagahaley – d’après un communiqué du HCR.

Beaucoup de nouveaux arrivants interviewés par le HCR pointent du doigt l’insécurité grandissante, surtout dans les régions du milieu et du bas de Juba, en plus de la sécheresse et du manque de vivres comme les principales causes de leur départ de la Somalie.

Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur pessimisme quant au retour, dans le court terme, de la paix dans leurs localités respectives.

Malgré l’élection en janvier d’un islamiste modéré, Sheik Sharif Sheik Ahmed, à la présidence de la Somalie, l’insécurité règne encore dans beaucoup de parties du pays, ce qui explique pourquoi les élections avaient dû être organisées parmi les législateurs somaliens à Djibouti.

Le HCR continue de recevoir et d’enregistrer de nouvelles arrivées de réfugiés Samoliens en dépit du fait que la capacité des camps soit très largement dépassée.

Les camps conçus il y a presque deux décennies pour recevoir un nombre total de 90.000 personnes en comptent aujourd’hui plus de 261.000, rendant le complexe de Dadaab un des plus grands et plus peuplés sites de recasement du monde.

Le HCR est en négociation avec le gouvernement kenyan pour l’attribution de nouvelles terres pour la construction de nouveaux sites, mais rien n’est encore finalisé.

"Nous avons donc d’énormes difficultés pour recevoir et loger les réfugiés", a déclaré le porte-parole du HCR, qui a ajouté qu’il est urgent pour le gouvernement d’attribuer dès que possible des terres, "où nous pourrons construire d’autres camps et ainsi décongestionner les camps déjà existants et nous préparer à recevoir plus de personnes au cas où la tendance actuelle persisterait".

Près de la moitié des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants et beaucoup d’entre eux sont épuisés après un voyage sur de longues distances, souvent sur des routes détournées pour éviter d’être pris par des bandes armées en traversant la frontière.

Certains viennent d’aussi loin que Mogadiscio, la capitale somalienne, faisant un voyage de 8OO kilomètres.

A leur arrivée, ils cherchent des parents, des alliés où des membres de leur clan dans les camps de Ifo et de Dagahaley, le HCR ne disposant plus de terres à leur octroyer pour leur survie.

"Nous craignons que cette situation ne se détériore davantage une fois commencée la saison des pluies à cause des contraintes d’abris. La prochaine saison des pluies est prévue en début avril", a déclaré le porte-parole du HCR.

Les camps de réfugiés de Dadaab avaient été créés en 1991 et 1992, suite à la chute du gouvernement de Siad Barre en Somalie.

A rappeler que la guerre civile qui sévit en Somalie depuis 18 ans a déjà occasionné des millieers de morts et des déplacements massifs de populations.

_______________________ 4 – La Croix avec AFP

Somalie: les islamistes invitent les humanitaires à "agir librement"

Le groupe islamiste radical des shebab, qui contrôle la majeure partie du centre et du sud de la Somalie, a invité dimanche les organisations humanitaires internationales à venir secourir les milliers de personnes menacées par la faim en raison de la sécheresse.

"Nous déclarons aux organisations humanitaires qu’elles peuvent agir librement pour aider des milliers de personnes dans les zones frappées par la sécheresse", a indiqué le commandant shebab Sheikh Mukhtar Robow à des journalistes.

"Nous apprécions la manière dont elles (les organisations humanitaires) ont aidé les populations par le passé et nous souhaitons qu’elles continuent", a-t-il ajouté.

Les travailleurs humanitaires sont fréquemment visés par des hommes armés en Somalie, pays en proie à la guerre civile depuis 1991, où près de 3,25 millions de personnes, soit presque la moitié de la population, ont besoin d’aide.

Les enlèvements fréquents compliquent la délivrance d’aide humanitaire aux populations les plus touchées.

Le 16 mars, quatre employés des Nations unies ont été enlevés dans le sud du pays avant d’être relâchés quelques heures plus tard. Depuis août 2008, quatre employés du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été tués en Somalie.

_______________________ 3 – ADI
(Guelleh reçoit son copain et protégé … – Note ARDHD)

Le Chef de l’Etat djiboutien reçoit son homologue somalien, Sharif Sheikh Ahmed

Le Président djboutien Ismaïl Omar Guelleh, a reçu ce vendredi dans sa résidence privée de Haramous, son homologue somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, qui est arrivé jeudi soir à Djibouti en provenance de Tripoli (Libye).

Le Chef de l’Etat somalien revient d’un long périple diplomatique, qui l’a conduit notamment au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Rwanda, au Soudan, et en Libye.

Les discussions ont porté sur les relations bilatérales et les efforts du nouveau gouvernement somalien pour la consolidation de l’autorité de l’Etat sur tout son territoire.

Le dirigeant somalien a également informé son homologue djiboutien sur les entretiens qu’il a eus avec les leaders politiques des six pays africains visités dans le cadre de sa tournée.

Ont assisté à cette rencontre, le ministre des Biens waqfs et des Affaires musulmanes, Dr. Hamoud Abdi Souldan, et le Secrétaire général de la présidence Ismaïl Houssein Tani.

Rappelons que le Président somalien était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment le ministre des Ressources hydrauliques, ainsi que le ministre de l’Emploi.

Sheikh Sharif Sheikh Ahmed a quitté Djibouti en fin de matinée à destination de Mogadisho, la capitale somalienne.

YHB

_______________________ 2 – Shabelle (En Anglais)

Un notable Hirab affirme qu’un accord de cessez-le-feu aurait été conclu à Mogadiscio. // Hirab elders say ‘ceasefire agreement was reached in Mogadishu’

Sheik Muse Agaweyne, a chairman of Hirab traditional elders has said on Sunday that they had talked to the warring sides who fought recently in Yaqshid district in the Somali capital Mogadishu and agreed on a ceasefire agreement between them.

Sheik Muse Agaweyne said that they had met with both rival forces and had direct and indirect talks about how the fighting would be stopped saying that they lastly accepted to reach ceasefire agreement and relocate the forces to solve the problems and reach peace.

Sheik Agaweyne told Shabelle radio that they had sent committees to end the disagreement between the two rival sides who were fighting in Yaqshid district in Mogadishu over the past three days killing 10, injuring more than 30 in the fighting and he urged the committees to work the peace.

The statement of Hirab traditional elders comes as heavy fighting between some of the Somali Islamist insurgents in Mogadishu claimed lives and loss of property


_______________________ 1 – Shabelle avec AP (En Anglais)


L’UA va envoyer des troupes supplémentaires en Somalie. // African Union to send more troops to Somalia

The African Union will soon send more peacekeepers to protect the government of war-ravaged Somalia, a spokesman said, but he did not say how many would be deployed.

The Somali government had asked the AU to nearly double its current deployment of troops to the maximum 8,000 allowed by an agreement struck in 2007, Nicolas Bwakira, AU envoy for Somalia, told The Associated Press Friday.

AU members have previously been unwilling to send troops because of the high level of violence by Islamist insurgents against Somali and Ethiopian forces backing the government.

Bwakira did not say which countries would send troops nor how many.

Somalia has not had a functioning government since clan-based militias overthrew a socialist dictator in 1991.

The AU has been in the country since March 2007, and last weekend the number of soldiers reached 4,000 for the first time. Bwakira said the organization was planning to put in more troops.

"We are doing it now. We will send more troops to Somalia soon," he said.

The AU is seeking to put more troops into the country amid concerns that the insurgents will make further gains against a weak government that controls only small pockets of territory.

The Islamists, along with powerful clan elders and clerics, have called for the AU troops to leave the country. Last month a suicide attack killed 11 Burundian peacekeepers and injured 15 others.

The country’s new president, former Islamist fighter Sheik Sharif Sheik Ahmed, has not commented publicly on the issue of increasing the number of foreign troops since he took power but has previously opposed the presence of foreign troops on Somali soil. On Saturday, he said his "government needs help until it can stand by itself."

Deployment of more AU forces could hamper Ahmed’s efforts to draw his former Islamist allies into a U.N.-sponsored peace process. So far they are still fighting the government.

The previous administration fell partly due to popular anger against the presence of Ethiopian troops who left in January 2009 after two bloody years. After they left, parliament elected Ahmed as the country’s new president.

30/03/09 (B492) Le journal de la Flibuste (4 articles en Français et en Anglais)

__________________ 4 – Shabelle avec AFP (En Anglais)

Les marines grecques et espagnoles procèdent à l’arrestation de 7 pirates, qui ont été transférés sur une frégate allemande. //
European troops arrest 7 Somali pirates

Greek and Spanish forces from a European anti-pirate unit off Somalia have arrested seven Somali marauders who tried to capture a German oil tanker, the Greek merchant navy ministry said Monday.

The pirates tried to hijack the FGS Spessart off southern Yemen were apprehended by Greek troops on a frigate. A Spanish naval helicopter also took part in the operation, it said.

The seven men were transferred to a German frigate on Monday.

Ransom-hunting Somali pirates attacked more than 130 merchant ships in the region last year, an increase of more than 200 percent on 2007, according to the International Maritime Bureau.

The number and success rate of pirate attacks has declined slightly since the start of the year, attributed to unfavourable sea conditions and an increased foreign naval presence in the Gulf of Aden.

Greece, which is home to the biggest commercial fleet in the world, recently called on the European Union « to play a more active role » in cracking down on piracy.

The European Union’s Atalanta flotilla was launched in December, its first-ever naval operation, with six warships and three surveillance planes to patrol pirate-infested seas in the Horn of Africa.

The EU vessels are facing the daunting task of covering an area of around one million square kilometres (400,000 square miles).

Norway, Japan, the United States, China, Russia and other countries also have naval forces also operating in the area.

______________________________ 3 – Mer et Marine

Les pirates élargissent leur zone d’action au-delà du golfe d’Aden

Dans le domaine de la lutte contre la piraterie en océan Indien, ce que les stratèges militaires redoutent le plus est-il en train de se produire ?

Après avoir essuyé plusieurs échecs et interceptions dans le golfe d’Aden, désormais très surveillé, les pirates sévissant au large de la Somalie cherchent, en tous cas, de nouvelles zones d’action.

« Les captures de navires marchands en océan Indien ces derniers jours semblent indiquer que les pirates ont élargi leur périmètre au-delà du golfe d’Aden », explique un responsable de l’US Navy. Les pirates ont, notamment, détourné deux chimiquiers les 25 et 26 mars. Immatriculé aux Bahamas et appartenant à un armement norvégien, le Bowasir et ses 23 membres d’équipage ont été surpris à 380 milles au Sud-Est de Kismayo, un port du Sud de la Somalie.

Le lendemain, le chimiquier Nipayia (pavillon panaméen, armateur grec), avec 19 marins à bord, était attaqué à 490 milles nautiques à l’Est de Mogadiscio, la capitale somalienne. « Cela semble être une nouvelle série d’attaques à l’Est des côtes de Somalie, et non plus dans le golfe d’Aden, où nous avions vu la majorité des attaques l’an dernier et depuis le début de 2009 », explique-t-on au sein de la marine américaine.

« un défi monumental »

Si l’extension de la zone d’action des pirates se confirme avec d’autres détournements, la menace constituerait « un défi monumental » pour les forces chargées de la lutte contre la piraterie. « A titre de comparaison géographique, le secteur impliqué au large de la côte de la Somalie, du Kenya et dans le golfe d’Aden, représente plus de 2 millions de kilomètres carrés. C’est environ quatre fois la taille de l’Etat américain du Texas, ou la taille de la Méditerranée et de la mer Rouge réunies ».

Pour surveiller une telle étendue maritime, les moyens aéronavals actuellement déployés par l’Europe (opération Atalante) ou les Etats-Unis et leurs alliés (CTF 151) ne seront bien évidemment pas suffisants.

On notera que les attaques de navires marchands ou de grandes unités de pêche au Sud de la Somalie ne sont pas une première. Plusieurs bateaux ont déjà été pris pour cible, comme le thonier français Drennec, en septembre dernier, ou le supertanker saoudien Sirius Star deux mois plus tard.

Les marines redoutent, néanmoins, que l’étroite surveillance dans le golfe d’Aden n’incite de plus en plus les pirates à tenter leur chance plus au Sud, là où les moyens navals sont bien moins efficaces. L’appât du gain est, de plus, bien plus fort aujourd’hui. De nombreux armateurs ont, en effet, détourné leurs navires. Une partie importante de la flotte marchande, qui passait auparavant par la mer Rouge et Suez, contournent désormais l’Afrique par le cap de Bonne Espérance. Or, si les porte-conteneurs, navires rapides avec d’importants francs bords, restent assez protégés, les tankers et vraquiers, plus lents et bas sur l’eau, sont des cibles de premier choix.

______________________________ 2 – Le Télégramme de Brest

Cargo norvégien capturé. L’équipage est indemne

L’équipage du Bow-Asir, chimiquier norvégien détourné jeudi par des pirates somaliens, est indemne, a annoncé cet après-midi son armateur, la compagnie Salhus Shipping.

« Le capitaine a précisé que l’équipage est au complet et que tout le monde va bien », selon un communiqué de l’armateur, qui a eu un bref contact téléphonique samedi après-midi avec le capitaine norvégien du navire.

Le cargo, enregistré aux Bahamas et qui transporte 20.000 tonnes de produits chimiques avec un équipage de 27 hommes, a été pris d’assaut jeudi par 16 à 18 pirates à 250 milles nautiques (environ 460 kilomètres) à l’est de Kismayo, le grand port du sud de la Somalie.

Son équipage comprend 19 Philippins, cinq Polonais, un Russe, un Lituanien et un capitaine norvégien, selon Salhus Shipping.

_______________________________ 1 – XINHUA

Des bâtiments de guerre russes partent pour le Golfe d’Aden

Un groupe de bâtiments de guerre de la flotte du Pacifique russe pour les opérations anti-piraterie a quitté Vladivostok pour le Golfe d’Aden dimanche.

Le groupe comprend le contre-torpilleur amiral Panteleyev, un remorqueur de sauvetage et deux bateaux-citernes, selon le service des relations publiques de la flotte.

Le groupe remplacera une force dirigée par un chasseur de sous-marin, l’amiral Vinogradov, qui a rejoint l’opération anti-piraterie au large de la Somalie début janvier et qui a escorté 54 navires de 17 pays, a rapporté l’agnece Itar-Tass.

Le chasseur de sous-marin amiral Vinogradov et le bateau-citerne Boris Butoma ont effectué une visite officielle en Indonésie fin mars sur leur chemin de retour à Vladivostok.

Selon l’organisation maritime linternationale de l’ONU, quelque 120 attaques lancées par les pirates ont été enregistrées en 2008, avec 35 bateaux saisis et plus de 600 marins enlevés.

30/03/09 (B492) (En Anglais) Au Yémen, accrochage entre les forces de l’odre et des militants qui se recommandent des réseaux d’Al Qaïda et de Ben Laden. Il y aurait 4 morts parmi les policiers // Yemen forces clash with militants. (Info lecteur)

Yemeni security forces have clashed with militants linked to Osama Bin Laden’s al-Qaeda network.

Four policemen are reported to have died during an operation against the militants in Jaar, in Abyan province in the south of the country.

Officials said it was launched in response to attacks by the insurgents on government forces.

Correspondents say the town is a stronghold of militants who return to Yemen after fighting abroad.

There have been a series of assaults on both government and foreign targets in Yemen, which is facing an economic and political crisis.

Yemen is one of the world’s poorest countries outside Africa

30/03/09 (B492) Radio-Trottoir : un lecteur propose de dresser la liste des fonctionnaires "bras cassés". Il fournit un premier contingent, mais souhaite que les Djiboutiens apportent leur contribution pour compléter la liste. (Info lecteur)

Qu’est-ce qu’un « bras cassé » ?

Il s’agit d’un fonctionnaire qui n’a plus aucun travail ni responsabilité, qui ne vient plus jamais à son bureau, mais qui conserve son statut de l’agent de l’Etat et tous les avantages qui lui sont liés, en particulier … la rémunération.
_____________________________________ Info lecteur

Voici le premier contingent. Il devra être complété avec l’aide des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Ahmed Samireh ancien maire, ancien Trésorier de Djibouti « bras cassé dépuis deux ans »
Ahmed Doubed ancien Directeur des finances « bras cassé dépuis 18 ans ».
Abdallah Youssouf ancien chef du service des Contributions directes « bras cassé dépuis 15 ans » !!!

Tous ces djiboutiens pourraient toucher un salaire mensuel non jusitifié par un travail, de plus de 400.000 Fdj, alors que le pays est en récession. Que donnent-ils, qu’ont-ils donné pour bénéficier d’une telle injustice ???

29/03/09 (B492) Nouvelles de Somalie …. Le nouveau Président somalien demande à AL-Qaïda de ne pas intervenir en Somalie. (4 articles en Français)

____________________________ 4 – XINHUA (Chine)

Le président somalien demande à Al-Qaïda de pas interférer en Somalie

Le président somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, a dénoncé samedi l’appel lancé récemment par le leader d’AL-Qaïda, Oussama ben Laden, pour que les islamistes renversent le leader somalien et continuent de se battre en Somalie.

Oussama ben Laden, dans un enregistrement diffusé par son réseau la semaine dernière, a appelé les combattants islamistes somaliens à renverser le président Ahmed et à continuer de combattre le gouvernement de transition dirigé par le leader islamiste modéré.

"Nous sommes très déçus qu’Al-Qaïda appelle les Somaliens à se battre davantage alors que nous avons aujourd’hui un gouvernement et nous sommes réconciliés", a déclaré aux journalistes le président Ahmed.

"Al-Qaïda ne nous enseigne pas la religion, ne nous donne rien et ne forme pas un gouvernement pour nous", a-t-il déclaré.

Le président somalien s’exprimait à ce propos devant des journalistes à sa résidence dans la capitale Mogadiscio à son retour dans le pays vendredi après une tournée africaine qui l’a conduit au Kenya, en Ouganda, au Burundi, au Soudan et en Libye.

Le président a rapporté avoir déclaré à l’Ouganda et au Burundi, les deux seuls pays à avoir contribué à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), que son gouvernement a besoin du soutien des deux pays et a demandé à leurs troupes de rester en Somalie "tant que nous aurons besoin d’elles".

Il y a eu ensuite un appel lancé aussi bien par les partisans que les groupes d’opposition du gouvernement somalien pour demander le retrait de près de 3.400 soldats de l’UA de Somalie.

Les soldats de maintien de la paix font partie d’une force de l’UA autorisée par l’ONU et forte de 8.000 hommes qui sera transformée à une date ultérieure en casques bleus à condition que certains critères politiques et sécuritaires soient atteints.

Le président somalien a révélé que la Libye et le Soudan tentent de réconcilier le gouvernement somalien et les groupes armés de l’opposition, sans préciser si le principal parti de l’opposition, le radical Al-Shabaab, était invité.

____________________________ 3 – APA

Le président somalien dénonce l’ingérence d’Al Qaida dans le fonctionnement de son gouvernement

Le président du gouvernement national d’unité en Somalie, Sheik Sharif Sheik Ahmed a violement réagi samedi à l’appel d’Osama Bin Laden à renverser son gouvernement après que le chef d’Al Qaida a qualifié l’équipe somalienne d’être une marionnette de l’Occident.

« Je regrette profondément qu’à l’heure actuelle, Al Qaida appelle les Somaliens qui disposent maintenant d’un gouvernement d’ unité, à mener la guerre et à détruire leur pays », a déclaré le président somalien, visiblement en colère, en réaction au récent appel d’ Osama Bin Laden à l’endroit des militants à renverser son gouvernement.

Le chef d’Al Qaida, Osama Bin Laden a traité le chef de l’Etat somalien ‘’d’infidèle’’ et a invité les extrémistes somaliens à renverser son gouvernement d’unité nationale qui vient d’être formé.

« J’exhorte Al Qaida à nous laisser tranquille, car il ne nous a pas appris la religion islamique, il nous a donné aucune aide et ne dirige pas la Somalie”, a indiqué le président somalien lors d’une conférence de presse, au retour d’un voyage dans beaucoup de pays africains.

« Nous appelons AL Qaida à cesser d’intervenir dans les affaires somaliennes, parce qu’ici, les Somaliens ont conclu un accord de paix et souhaitent aller de l’avant », a –t-il lancé.

Il a condamné l’attaque à la bombe jeudi, contre le ministre de l’Intérieur, Sheik Abdulkadeer Ali Omar qui selon lui, a été perpétrée par des individus qui ne sont pas sur la bonne voie de l’Islam.

Sheik Sharif a dirigé l’Union des tribunaux islamiques qui a amené la paix et la stabilité en Somalie, un pays déchiré par la guerre au deuxième semestre de l’année 2006, mais est qui s’est exilé après la défaite des forces gouvernementales éthiopiennes et somaliennes contre sa milice en décembre de la même année.

Il avait été élu président du gouvernement national d’unité le 31 janvier par une réunion des parlementaires somaliens réunis à Djibouti marquant la fin de ses deux ans d’exil.

____________________________ 2 – AFP

Somalie: le président dénonce l’appel de Ben Laden à le renverser

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a dénoncé samedi l’appel à le combattre et à le renverser récemment lancé par le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden.

"Les appels de Ben Laden à poursuivre la violence en Somalie sont tellement décevants, et nous savons qu’Al-Qaïda n’a jamais oeuvré à la paix dans ce pays", a déclaré lors d’une conférence de presse à Mogadiscio le chef des islamistes modérés somaliens, élu fin janvier à la tête du pays.

"Ce n’est pas Al-Qaïda qui nous enseigne la religion islamique et dés lors, nous disons: +n’intervenez pas dans nos affaires+", a lancé le président.

Ce dernier est rentré vendredi à Mogadiscio après une tournée africaine de plusieurs semaines qui l’a conduite notamment au Burundi, en Ouganda, au Soudan et en Libye.

Dans un message audio diffusé le 19 mars sur internet et adressé aux "champions de Somalie", Oussama Ben Laden avait enjoint les insurgés islamistes radicaux à la tête de l’insurrection de combattre et renverser "ce Cheikh Sharif".

Le gouvernement somalien avait immédiatement répliqué que les propos de ben Laden resteraient sans effet.

Elu fin janvier par le Parlement somalien réuni à Djibouti, Sharif Cheikh Ahmed a la lourde tâche de ramener la paix en Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique en guerre civile depuis 1991.

M. Ahmed, qui dirigeait les Tribunaux islamiques, avait succédé à la présidence à Abdullahi Yusuf Ahmed, poussé à la démission fin décembre et qui était hostile à toute négociation avec les islamistes.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: les cinq otages kényans libérés

Les cinq Kényans enlevés mercredi en Somalie par des hommes armés ont été libérés aujourd’hui après des négociations, à Bulohawo (sud de la Somalie), a indiqué la police kényane en affirmant qu’aucune rançon n’avait été payée. Les cinq Kényans, fonctionnaires du ministère de l’Education, avaient été enlevés mercredi alors qu’ils avaient traversé la frontière depuis la localité de Mandera, au Kenya, pour faire des achats dans le village de Bulohawo, en Somalie. Ils étaient détenus depuis dans ce village frontalier.

"Les otages ont été libérés et ils sont tous en bonne santé", a déclaré le porte-parole de la police kényane Eric Kiraithe. Les ravisseurs avaient réclamé une rançon, d’un montant non spécifié, en échange de leur libération. Des hommes armés enlèvent régulièrement des étrangers en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, pour obtenir le paiement de rançons.

La majorité du sud somalien est contrôlée par le groupe islamiste radical des shebab et ses alliés. Le groupe a récemment mis en garde le Kenya de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires somaliennes sous peine de représailles. Le Kenya a exprimé plusieurs fois sa préoccupation que les islamistes contrôlent le port de Kismayo, au sud de la Somalie, et ses environs, ce qui entraîne, selon Nairobi, des répercussions négatives sur sa sécurité aux frontières.

29/03/09 (B492) Le journal de la Flibuste … Un nouvel échec pour les pirates. L’équipage d’un cargo allemand arraisonné il y a deux mois, a repris le contrôle de son navire. L’Express avec Reuters

Des pirates somaliens perdent le contrôle d’un navire allemand

L’équipage du navire allemand Longchamp dont des pirates somaliens s’étaient emparés il y a deux mois dans le golfe d’Aden a repris le commandement du bateau, annonce son armateur, Bernard Schulte Shipmanagement.

Il précise dans un communiqué que les 12 Philippins et l’Indonésien formant l’équipage sont sains et saufs et que le « Longchamp » va maintenant mettre le cap sur sa destination initiale, le Vietnam.

Les pirates se sont emparés le 29 janvier du navire, qui transporte du gaz de pétrole liquéfié, et ils l’ont conduit au large des côtes de Somalie où ils l’ont retenu pendant près de deux mois.

Des pirates somaliens se sont emparés l’an dernier de dizaines de bateaux mais le nombre d’attaques a diminué ces derniers mois à la suite du déploiement dans la région de marines étrangères.

L’armateur a déclaré, sans expliquer comment, que l’équipage avait repris le contrôle du bateau samedi vers 06h00 GMT.

29/03/09 (B492) FreeDjibouti -> DJIBOUTI : UN PAYS NON GOUVERNÉ

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Le président autoproclame de Djibouti, M. Guelleh promettait en avril 1999 un changement d’ère (à lire http://www.rpp.dj/fr/contrb.htm).

Cette promesse a été tenue !

En effet, Djibouti a intégré le club très fermé des pays les plus arriérés du continent africain. Aujourd’hui, à la fracture politique s’ajoute la fracture sociale et économique. La minorité dirigeante continue à nous faire croire que tout va bien et persiste à mentir à tous sur la gravité de la crise économique et sociale.

La complicité de la France et des institutions internationales est une chose mais elle n’explique pas tout.

A – L’AGGRAVATION DE LA CRISE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Dans cette situation difficile, le «président» et le gouvernement «d’union nationale» (les ventriloques) s’illustrent par leur incapacité à trouver des solutions à long terme aux problèmes des Djiboutiens.

Comme si cela ne suffisait pas, les commerçants, faute de cadre légal, profitent pour augmenter de façon anarchique les prix des denrées alimentaires, entre autres. Cette hausse vient alourdir un peu plus, la croix que supporte au quotidien le peuple djiboutien depuis les années 1990.

Qui à Djibouti se préoccupe du sort des Djiboutiens ? Djibouti est-il dirigé ?

Si oui, par quels individus ? Quelle vision ont-ils de l’avenir et quel programme pour sortir enfin Djibouti de sa trop longue crise sociale, économique et politique ?

Pendant ce temps, la grande majorité des Djiboutiens vit dans des conditions indignes. La situation ne s’est pas améliorée depuis avec la flambée des prix des produits alimentaires. Aucune initiative publique n’a été prise pour soulager les populations.

La seule décision publique a été de lancer un appel à la solidarité nationale et internationale pour masquer la carence de l’État. Notre pays est devenu un État mendiant qui attend la charité des États ou des Institutions étrangères pour faire face aux problèmes majeurs.

Il serait grand temps de changer d’orientation et de mettre en place une véritable politique sociale avec un minimum de prestations dans les domaines de la santé et de l’éducation et de mener une politique des grands travaux pour construire des écoles, des hôpitaux et non des immeubles privés de luxe ou de s’acheter des voitures de prestige.

Je pense que les recettes publiques à Djibouti peuvent permettre la mise en place d’un revenu minimum social de 50.000 FD par famille djiboutienne et d’un revenu minimum de travail de 100.000 FD pour tout travailleur du privé ou du public.

Qu’un meilleur encadrement des rémunérations des secteurs privé et informel est un préalable au développement économique.

Il suffit pour cela de mettre en place une gestion plus seine des recettes publiques en donnant les pleins pouvoirs au Ministère des finances dans l’exercice de ses missions régaliennes, quitte à redéfinir les missions de tous les ministères pour plus d’efficacité.

Ceci n’est possible qu’avec la mise en place d’une cour des comptes digne de ce nom.

Tout ceci va impulser et dynamiser l’économie de Djibouti. Ce qui va aussi rassurer les investisseurs étrangers.

S’il faut faire appel aux fonds étrangers, éviter des engagements qui rendent les dirigeants africains esclaves de l’occident. La solution du recours aux fonds étrangers soulève une interrogation de taille : où passent les millions de francs de recettes publiques, de subventions et de prêts divers ?

Nous les Djiboutiens, nous sommes prisonniers du système RPP maintenu au pouvoir par la France.

À quand la libération ?

Nous devons malheureusement en plus de cela, faire face à un nouveau phénomène très inquiétant. L’émergence à Djibouti de nouveaux riches encore plus corrompus, conséquences de l’impunité qui prévaut au sein de la classe politique dirigeante.

B – LE DJIBOUTI DES NOUVEAUX RICHES = CORRUPTION

« La corruption sape la démocratie, entraîne la violation des Droits de l’Homme, fausse le jeu des marchés, nuit à la qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organisée » Cette citation traduit bien la réalité de Djibouti.

La corruption a pris une telle ampleur à Djibouti qu’elle est la principale cause du non-développement et de la paupérisation du pays. A Djibouti, la corruption s’est banalisée et se pratique dans l’indifférence générale. Le domaine public a été privatisé sur la base du clientélisme.

Chaque commis de l’État utilise son poste, son outil de travail pour son enrichissement personnel au détriment de la collectivité. Toute action de l’État est faite en vue de l’enrichissement rapide des tenants du pouvoir.

Cette volonté explique pourquoi les pans entiers de l’économie djiboutienne sont confiés aux étrangers qui sont les seuls en mesure de verser des commissions importantes. Tout ceci fonctionne comme un système mafieux où la minorité privilégiée agit en toute impunité.

Le gouvernement tente de nous endormir en créant une commission anti-corruption. Face à ce grave fléau qui ampute les moyens financiers au pays, contribuant ainsi à détériorer les conditions de vie des populations, nous pensons que la justice devrait avoir le pouvoir et les moyens pour agir. Elle devrait pouvoir juger le puissant comme le faible, qu’il soit corrompu ou corrupteur. Il est urgent de mener des campagnes de sensibilisation à travers le pays et d’éduquer la jeunesse sur les effets pervers de ce fléau: la corruption.

À tous les niveaux, l’enrichissement sans cause est moralement inadmissible:

Comment expliquer le train de vie de millionnaires que mènent certains politiciens et certains fonctionnaires de l’Etat ? Les dessous de tables semblent légion à Djibouti, une pratique choquante mais généralisée. Les détournements de fonds publics, une pratique courante. Le Djiboutien, qui ne peut pas payer, est exclu de certaines démarches normalement accessibles gratuitement à tous.

Je dénonce l’abandon de tout un pan de l’économie djiboutienne aux étrangers pour des intérêts privés, la cession dans des conditions troubles du port à Guelleh et à son acolyte Borreh (en exil maintenant). Les dirigeants actuels de Djibouti sont entrain de brader le patrimoine national. Ils sont aussi néfastes que le sont le colonialisme et le néocolonialisme. Les Djiboutiens ne sont pas prioritaires dans leur propre pays.

C – UN PAYS NON GOUVERNÉ

En 10 ans d’exercice de pouvoir, le dirigeant actuel du pays a bouleversé le fonctionnement de l’État. Ses décisions ont supprimé la frontière entre la sphère privée, la sphère publique et la sphère familiale. L’intérêt des familles aux commandes passe avant celui de l’État. Le régime est coupé du peuple et fait preuve d’autisme face à ses souffrances. Aucune stratégie ni projet d’envergure n’est prévu pour améliorer le sort des populations. L’unique projet du régime serait de renouer avec les organismes internationaux afin de bénéficier de la manne financière que constitue l’aide.

Il faut sortir de la logique clanique. Cela passe par l’instauration d’un État de droit basé sur un consensus nationale et une mise en avant de l’intérêt général.

Guelleh doit apprendre à avoir un autre regard sur Djibouti et sur tous les Djiboutiens. Plusieurs acolytes d’IOG affirment que la diaspora djiboutienne n’aime pas Djibouti. Qu’ils ne s’attendent pas à ce que la diaspora aime le «Djibouti» qu’ils nous ont construit ! N’inversons pas les rôles ! C’est la Diaspora qui attend d’eux qu’ils aiment et qu’ils servent les Djiboutiens, tous les Djiboutiens sans exclusive.

Djibouti ne se résume pas aux seules résidences luxueuses qui l’ont vu grandir jusqu’à son forfait d’avril 1999. Tout porte à croire que Guelleh, «président» de Djibouti et ses acolytes ignorent les chiffres fournis par les institutions financières internationales sur les montants des transferts de fonds pour apprécier la participation de la diaspora au développement de leur pays.

Nous n’avons décidément pas tous la même idée de Djibouti. Prenez pour preuve, le dernier congrès de son parti où la priorité était d’étudier la possibilité d’ouvrir un 3ème mandat à Guelleh et non de se préoccuper du quotidien des Djiboutiens et de l’effondrement économique et social. Plusieurs millions ont été gaspillés pour le dixième anniversaire de la dictature à la tête du pays.

Quel mépris pour la souffrance du peuple djiboutien ?

Qui se préoccupe des milliers de réfugiés Djiboutiens exilés de force qui vivent tant bien que mal dans les pays voisins, des familles qui ont du mal à payer la scolarité de leurs enfants, qui s’occupe des hôpitaux mouroirs de Djibouti, de la jeunesse diplômée mais sans avenir ?

Qui a le courage de rééquilibrer les recrutements dans la fonction publique et dans l’armée pour mettre ainsi fin au clientélisme ? Où en sont les grandes réformes nécessaires pour sortir enfin Djibouti de la grave crise qu’il traverse ? Qui lève le petit doigt pour défendre certains Djiboutiens de la diaspora quand leur dignité d’homme est bafouée par les gouvernements occidentaux, notamment par l’actuelle politique française de l’immigration ?

En tout temps, la question que tout homme politique djiboutien devrait avoir à l’esprit est la suivante: comment défendre au mieux les intérêts du peuple djiboutien.

Que veut dire « aimer son pays » pour celui qui en méprise ses habitants ?