31/08/09 (B514)  ALERTE dans le Nord : de violents accrochages entre les populations civiles et l’armée auraient fait de nombreux blessés hier dimanche entre 14 et 18:00 h environ (Correspondant sur place)

Nos correspondants nous ont signalé de violents accrochages qui sont intervenus hier dimanche 30 août entre la population civile (probablement des jeunes) et l’AND.

Il est possible que l’arrestation de six (Ougal), la semaine dernière dans la région d’Obock soit à l’origine de la colère des populations civiles. Les informations vont être vérifiés, mais il est possible que ces personnes aient déjà été incarcérées à Gabode.

Les accrochages auraient fait de nombreux blessés non seulement parmi les populations civiles mais aussi parmi les militaires. Des témoins ont assisté à un mouvement important d’hélicoptére entre le nord et l’hôpital.

Des rumeurs affirment que l’Armée aurait effectué des bombardements par hélicoptères en particulier sur le village de Waddi.

30/08/09 (B514) Yémen Express (1 article en Français)

_______________________________ 1 – L’Express avec Reuters

La tentative d’attentat sur un membre de la famille royale saoudienne jeudi laisse penser que le réseau d’Al Qaïda souhaite faire du Yémen sa nouvelle base arrière dans la région.

Le prince saoudien Mohamed ben Nayef, haut responsable de la sécurité en Arabie saoudite, qui a échappé à une attaque perpétrée jeudi par Al Qaïda. La tentative d’attentat sur ce membre de la famille royale saoudienne laisse penser que le réseau d’Al Qaïda souhaite faire du Yémen sa nouvelle base arrière dans la région. (Reuters/Agence de presse saoudienne/Handout)

Al Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), fusion des branches yéménite et saoudienne d’Al Qaïda, s’est installé au Yémen, chassé par la lutte antiterroriste du gouvernement saoudien, et Washington craint que le groupe islamiste n’en fasse un nouvel Afghanistan.

La discrétion d’Al Qaïda dans la région depuis le début de l’année était en fait consacrée à sa consolidation et à la préparation d’attaques et AQPA, en s’attaquant directement à la famille royale d’Arabie saoudite, a voulu montrer de quoi il était capable, estiment les analystes.

L’attaque contre le prince Mohamed ben Nayef, haut responsable de la sécurité en Arabie saoudite, était la première visant un membre de la famille royale depuis qu’Al Qaïda a déclenché en 2003 une campagne de violences contre la monarchie.

La seule victime de l’attaque a été le kamikaze, un activiste recherché par les autorités qui insistait pour rencontrer le prince afin de lui annoncer sa reddition.

« Si elle avait réussi, cela aurait été une victoire incroyablement significative dans la propagande d’Al Qaïda dans la péninsule arabique », dit Christopher Boucek, associé du Programme Carnegie pour le Moyen-Orient.

REFUGE

AQPA est dirigé par un Yéménite, Nasser al Wahayshi, mais a nommé comme commandants deux Saoudiens libérés du camp de détention américain de Guantanamo et passés par le programme de réhabilitation des anciens islamistes en Arabie Saoudite.

Même si l’un d’entre eux s’est rendu ensuite aux autorités, cela a constitué un revers considérable pour ce programme souvent cité en exemple et dont la monarchie saoudienne dit que les succès sont plus nombreux que les échecs.

Pour Christopher Boucek, ce programme mis sur pied par le prince Mohammed n’aurait servi à rien sans la chasse intensive de rebelles islamistes à mettre au crédit de l’Arabie Saoudite.

« Toutes ces mesures souples de l’antiterrorisme n’ont été possibles que parce qu’il y a eu des victoires sur le plan sécuritaire auparavant. Cet (attentat) ne va que revigorer ceux qui mènent cette lutte sécuritaire », dit-il.

Au début du mois, les autorités saoudiennes ont annoncé l’arrestation de 44 rebelles et la saisie d’explosifs, de détonateurs et d’armes.

Ryad craint qu’Al Qaïda, considérablement fragilisé sur son territoire, n’aie trouvé refuge dans les régions recluses du Yémen, dont les forces de sécurité sont déjà mobilisées par les révoltes tribales au nord et les violences séparatistes au sud.

« On ne peut pas dire avec certitude s’il y a un lien direct entre le Yémen et l’attaque contre le prince Mohamed mais les problèmes de sécurité au Yémen vont affecter la région », dit Christopher Boucek.

Les inquiétudes saoudiennes sont largement partagées par les Etats-Unis, qui doutent de la capacité de Sanaa à gérer le retour des prisonniers de Guantanamo.

« Nous craignons que le Yémen ne devienne un abri sûr pour Al Qaïda », a dit la conseillère antiterroriste du secrétariat d’Etat américain, Shari Villarosa, lors d’une conférence organisée par Carnegie en juillet dernier.

« Le Yémen collabore vraiment avec les Etats-Unis à améliorer son arsenal juridique antiterroriste mais il y a encore beaucoup de progrès à faire », a-t-elle ajouté.

« NOUVEL AFGHANISTAN »

La Maison Blanche s’attache à empêcher que le Yémen ne « devienne un nouvel Afghanistan », selon Shari Villarosa, qui constate que l’instabilité au Yémen nourrit le chaos en Somalie.

« Juste derrière le duo Afghanistan-Pakistan, la Somalie et le Yémen sont nos deux objets d’inquiétude majeurs en ce qui concerne l’antiterrorisme », a-t-elle dit.

Sanaa s’est engagé dans la lutte antiterroriste aux côtés des Etats-Unis après le 11 septembre 2001 mais a été embarrassé lorsque le Pentagone a révélé qu’une attaque de drone avait tué le chef local d’Al Qaïda sur son territoire en 2002.

Le chef de la diplomatie yéménite Aboubaki al Qirbi a dit à Reuters au début du mois que ses ressources pour combattre Al Qaïda étaient limitées et a prié les Etats-Unis de partager davantage de renseignements.

Le gouvernement yéménite ne semble pas prendre au sérieux la menace d’AQPA et accuse les médias et ambassades occidentales de l’exagérer.

« Leur refus de reconnaître qu’Al Qaida est un problème local, qui ne soit pas importé d’Irak ou d’Afghanistan ou créé par les Américains, est surprenant », dit Gregory Johnsen, spécialiste du Yémen à Carnegie.

La pauvreté et la corruption font du Yémen un paradis pour les recruteurs d’Al Qaïda. La terre natale du père d’Oussama ben Laden compte 23 millions d’habitants dont deux-tiers de moins de 24 ans.

« Les messages idéologiques d’Al Qaïda trouvent très peu d’écho ici mais on peut radicaliser les gens en faisant appel à leur sens de l’injustice », dit un diplomate occidental à Sanaa.

30/08/09 (B514) Nouvelles de Somalie. La France s’implique en formant des militaires pro-gouvernementaux. Les forces armées éthiopiennes avancent (de nouveau) en territoire somalien (3 articles en Français)

________________________ 3 – L’Express avec Reuters

Avancée des forces éthiopiennes en territoire somalien

Les forces éthiopiennes ont fait reculer samedi les insurgés islamistes somaliens et pris le contrôle de la ville de Baladwayne, située à 350 kilomètres au nord de la capitale Mogadiscio, rapportent des témoins.

Cette ville stratégique est un bastion des activistes du groupe Al Chabaab, accusé par les Etats-Unis d’être l’émanation d’Al Qaïda en Somalie.

De violents affrontements ont eu lieu ces dernières semaines dans le centre et le sud de la Somalie où les milices pro-gouvernementales cherchent à reconquérir des territoires contrôlés par les activistes d’Al Chabaab et un autre groupe rebelle, Hizbul Islam.

Des habitants rapportent que des tirs ont éclaté au petit matin dans la ville lorsque des troupes éthiopiennes sont venues prêter main forte aux forces somaliennes.

« A l’aube, des centaines de soldats éthiopiens venus de directions différentes sont entrés dans la ville et nous avons entendu des tirs sporadiques », a déclaré Hassan Farah à Reuters par téléphone. « Après le coucher du soleil, nous avons vu des soldats patrouiller dans les rues principales. »

Un autre habitant, Farah Ali, a déclaré que les forces somaliennes avaient tué deux islamistes présumés et en avaient arrêté plusieurs autres lors d’une opération menée dans des hôtels et des commerces de l’ouest de la ville.

L’armée éthiopienne a envahi son pays voisin avec le soutien tacite des Etats-Unis fin 2006 pour chasser un mouvement islamiste qui avait pris le contrôle de Mogadiscio et d’une grande partie du Sud.

Les soldats se sont officiellement retirés de Somalie en janvier et le gouvernement somalien refuse de s’exprimer sur leur retour présumé.

Des habitants de Baladwayne précisent que des forces éthiopiennes sont établies à quelques kilomètres de la ville depuis des mois.

________________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Kouchner: la France poursuit sa mission d’assistance à la Somalie

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé vendredi que la France poursuivait son action d’assistance au gouvernement somalien, même si l’un des deux agents français enlevés le 14 juillet à Mogadiscio demeure otage d’un groupe armé.

S’exprimant devant des journalistes à l’issue de la Conférence des ambassadeurs à Paris, le chef du Quai d’Orsay a dit ne pas savoir quand cet agent pourrait être libéré. « Je n’en sais rien », a-t-il déclaré. « Je sais qu’il est tenu par un groupe qui n’est pas facile », a-t-il ajouté.

Bernard Kouchner a par ailleurs « salué » l’évasion mercredi de l’un des deux agents retenus en Somalie. Marc Aubrière a réussi à s’échapper alors que ses ravisseurs dormaient, et à se réfugier dans le palais présidentiel somalien.

Le ministre des Affaires étrangères a dit espérer que cette évasion ne compliquerait pas la situation de l’agent restant captif, et a affirmé que la France continuait à envoyer des conseillers dans le cadre d’une mission de formation de la police somalienne.

_______________ 1 – Blogue « Secret Défense » sur Libération

La formation d’un bataillon somalien par la France a débuté à Djibouti

La formation d’un premier contingent de militaires somaliens par la France a débuté à la mi-aout. 150 hommes suivent une formation de six semaines, à Marian (70 km de Djibouti), où un grand camp de tentes à été installés.

La formation est assuré par le 5ème RIAOM, des militaires djiboutiens servant d’interprètes. Un autre contingent de 350 hommes doit arriver fin septembre.

Au total, un demi-millier d’hommes seront formés pour le compte du gouvernement fédéral de transition (GFT) – théoriquement au pouvoir à Mogadiscio.

Certains Somaliens, visiblement très jeunes, ont été renvoyés par les Français qui ne veulent pas être accusés de former des enfants-soldats.

Les Etats-Unis forment de leur côté un autre bataillon, en Ouganda.

C’est dans le cadre de cette coopération avec le GFT que les deux agents de la DGSE ont été enlevés le 14 juillet.

30/08/09 (B514) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

______________________________ 1 – RTB

Piraterie: la frégate Louise-Marie opérationnelle dès mardi

La frégate « Louise-Marie » et son équipage de 169 hommes et femmes prendront part dès le 1er septembre à l’opération européenne Atalanta de lutte contre la piraterie dans l’Océan Indien.

Placé sous le commandement du capitaine de frégate Jan De Beurme, le F931 « Louise-Marie », du nom de la première reine des Belges, sera opérationnel dès le 1er septembre au large de l’Afrique Orientale, dans une zone allant des parages au golfe d’Aden aux Seychelles, soit une zone vaste comme toute la mer Méditerranée, a expliqué vendredi cet officier.

Le navire y patrouillera jusqu’au 13 décembre, avant de remettre le cap sur la Belgique, avec un retour attendu à Zeebruges le 23 décembre.

Atalanta, lancée en décembre 2008 et prolongée au moins jusque fin 2010, est la première opération maritime de l’Union européenne, avec pour but de faire respecter les résolutions 1814, 1816 et 1838 du Conseil de sécurité des Nations Unies. En clair, de protéger les navires chargés d’acheminer en Somalie l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) et des autres « navires vulnérables », ainsi que d’exercer une « surveillance accrue » dans les zones où les pirates somaliens sont actifs.

La Belgique, qui présidera l’Union Européenne au second semestre 2010, pourrait prendre le commandement de l’opération Atalanta durant cette période si l’UE le lui demande, a déjà laissé entendre le ministre de la Défense, Pieter De Crem

30/08/09 (B514)  Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, avait répondu par écrit à plusieurs questions qui lui avaient été posées, dans la mesure où l’on ne savait pas si une interview enregistrée en Audio aurait été possible.

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Questions 1 et 2 (ARDHD)

(1) Depuis des années, vous êtes harcelés par le régime : arrestations, convocations dans les locaux de la Police ou de la Gendarmerie, incarcération, procès sur des motifs qui ne semblent pas être établis ni prouvés, etc.. Comment pouvez-vous résister « sans craquer » et en continuant inlassablement votre mission ?

(2) N’êtes-vous pas contraint dans certaines occasions de « transiger » avec le régime, pour recouvrer soit votre liberté, soit une certaine accalmie par rapport aux tracasseries policières et judiciaires ?

Réponses 1et 2 (Jean-Paul Noël Abdi)

Votre question est importante.

Je serais bref car, mes amis les plus fidèles, souvent me traitent de « naïf-rêveur », c’est peut-être ma nature et inéluctablement avec des convictions bien ancrées.

Quand mes rêves ne se réalisent pas, alors, je continue de rêver : il est difficile de « craquer » dans ces conditions.

L’essence même de mes convictions et celle de mon combat sont contraires à celle de Maître Aref, c’est peut-être pour cela qu’il m’est difficile de « transiger » ou de « badiner » avec ceux qui vous persécutent et qui vous humilient de façon magistrale..

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Question 3 (ARDHD)

Les observateurs s’accordent pour dire que l’action de la LDDH et en particulier la vôtre sont crédibles, sérieuses et indépendantes. Nous savons, par notre propre expérience, que dans un pays où le régime contrôle tout : police, presse, renseignements, justice il est parfois difficile de vérifier les informations …

J’aurais deux questions sur ce sujet.

Comment faites-vous pour obtenir des informations fiables ? Comment faites-vous pour conserver cette indépendance qui est l’une des caractéristiques reconnues de la LDDH ?

Réponse 3 (JPNA)

Quand, vous naviguer en eaux troubles, il suffit tout simplement de « barrer » dans le seul but et dans le seul espoir de espoir de déceler la Vérité.

C’est la première, l’unique et la meilleure consigne.

L’unique objectif d’un Défenseur est celui de ne pas se soucier des paradoxes SUR SES CONCTATS OU/ET SES SOURCES D’INFORMATION.

Une partie de nos sources d’Informations « paradoxalement » nous sont fournies, d’une manière informelle, par des « zélés du régime » qui cherchent probablement à se redonner « une bonne conscience ».

Pour nous, la plus grande part de nos sources d’information ne sont nullement secrètes. Tout simplement ce sont les victimes de la dictature qui nous informent !!.

Mais si nous dévoilions nos sources d’Information, en tant que Défenseur des Droits de l’homme, nous commettrions un crime : le crime de désigner aux forces de répression une victime qui est déjà persécuteée !

Ma réponse se résume en deux points.

1. Préserver, même au risque de sa vie et/ou de sa liberté, toutes nos sources d’information, car un Défenseur des Droits fondamentaux n’est pas un journaliste « Maison » d’autant plus que tout Défenseur pourrait être poursuivie et jugée pour avoir commis un crime contre une « victime persécutée » s’il collaborait avec les tortionnaires, en dévoilant les noms de ses sources.

2. Ne pas être vénale, pire encore ne pas participer aux trafics pirates et/ou enfarinés .

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Question 4 (ARDHD)

Monsieur Sunil Saigal, le représentant résident du PNUD vient de faire ses adieux et il sera certainement remplacé dans les semaines à venir. Que pensez-vous de son action ?

Réponse 4 (JPNA)

A mon avis Sunil, avec ses actions tapageuses devant les écrans de la RTD de Djibouti, nous a permis de comprendre l’état de délabrement des Nations Unies totalement gangrénées par la « corruption passive ».

Il ne faut surtout pas s’attendre à accueillir, dans le contexte actuel, un remplaçant qui ne soit pas vénal lui non-plus.

Mais rien n’empêche d’espérer un miracle.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

30/08/09 (B514) AfriqueAvenir avec APA : Djibouti et l’Ethiopie vont revitaliser le transport ferroviaire entre les deux pays

Djibouti et son voisin éthiopien sont décidés à faire du secteur du transport ferroviaire, longtemps négligé, le fer de lance de leurs économies respectives.

Pour ce faire, les deux gouvernements sont déterminés à redresser la situation morose de la Compagnie du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE), laquelle exploite l’unique voie ferrée longue de 784 km qui relie les deux capitales, Djibouti et Addis-Abeba.

C’est dans ce contexte de crise que le directeur général de la coopération et de l’aide de l’Union Européenne M. Koos Richelle, a effectué une mission de travail dans les deux capitales. Ce dernier s’est entretenu, mercredi dernier, avec le ministre djiboutien de l’Equipement et des Transports, M. Ali Hassan, durant une heure.

Au centre des discussions, les relations de coopération entre Djibouti et l’Union Européenne mais aussi et surtout les causes du retard de quelques mois survenu dans la finalisation des travaux de réhabilitation de 114 km de rails.

Si ce dernier point reste important aux yeux du responsable européen c’est parce que tout simplement la Commission Européenne a financé à hauteur de 80 millions d’Euros la remise à neuf de ce tronçon. Selon la partie djiboutienne, « ce retard est dû à des problèmes d’ordres techniques auxquels s’ajoutent la crise financière internationale qui a entraîné une hausse des prix des matières premières, affectant par conséquent le budget alloué à la réalisation de ce projet ».

« Mon interlocuteur et moi-même avons eu une convergence de vue sur plusieurs points et le renouvellement des locomotives, devenues obsolètes au fil des années, demeure un sujet fort intéressant sur lequel les deux parties sont actuellement en discussions », a dit à la presse, à l’issue de la rencontre, le ministre djiboutien des Transports.

Après l’étape djiboutienne, l’émissaire européen a effectué jeudi une visite similaire auprès des autorités éthiopiennes.

Parmi les initiatives positives pour revitaliser la ligne ferroviaire Djibouti-Ethiopie, citons, entre autres, la signature en avril 2008, d’un accord pour la réalisation d’une étude de faisabilité pour une bretelle ferroviaire de 11 km qui relierait le nouveau port de Doraleh à la voie ferrée existante.

Le gouvernement djiboutien et la société d’ingénierie ferroviaire SYSTRA, filiale commune de la SNCF et de la RATP (France) sont les deux parties signataires de ce contrat d’étude qui a pu voir le jour grâce à un financement de 269.000 Euros de l’Agence française de développement (AFD).

Suite donc à cette étude, l’Etat djiboutien et la société chinoise « China Railway International », ont signé en juin 2009 une convention d’entente pour réaliser la bretelle d’interconnexion pour environ 36,31 millions de dollars US. Toutefois, on signale que les travaux qui devaient durer deux années n’ont pas encore commencé.

30/08/09 (B514) 16ème anniversaire de l’installation des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Récit d’un ancien réfugié qui a bénéficié de la réinstallation en Europe du Nord. « Si moi qui vit maintenant dans un pays libre, je n’ai jamais pu éliminer la peur que nous avions à Addis, imaginez ce qu’il en est pour nos camarades qui sont toujours « cloués » à Addis.

Voici pour vos lecteurs, les évènements que j’ai personnellement vécus lors de mon exil en Ethiopie entre 1994 et 2002.

J’y ai subi toutes sortes de mauvais traitements comme par exemple l’incarcération et l’injustice. Tous les refugiés djiboutiens qui sont encore « cloués » en Ethiopie endurent cela depuis leur arrivée jusqu’à ce jour.

Personnellement j’ai eu la chance de pouvoir échapper à cette galère en obtenant la réinstallation dans un pays d’accueil.

Dès septembre 94, j’avais compris que le Commandement supérieur qui était resté dans le maquis était constitué d’éléments perturbateurs comme Ougoureh Kifleh.

Son groupe n’avait qu’un objectif : celui d’empêcher la réorganisation du front (*FRUD – Note de l’ARDHD).

C’est ainsi que j’ai compris que nous étions trahis « par les nôtres » ou par ceux qui tentaient de faire croire qu’ils étainet des nôtres. Cette affreuse découverte m’avait totalement désorienté, découragé et même rendu malade.

Je n’avais plus d’autre alternative que d’ abandonner la lutte et c’est pourquoi, j’ai rejoint les réfugiés à Eli Daar.

Dés mon arrivée à Eli Daar, les ennuis ont commencé.

D’abord, j’ai été arrêté par la police locale, puis emprisonné. Après sept jours de détention, j’ai été interrogé par un officier de police qui me reprochaient d’appartenir toujours au FRUD.

Ils n’avaient aucune preuve en main mais ils prétendaient qu’ils avaient des témoignages accusateurs, affirmations qui se sont révélées sans fondement. C’est pourquoi, après vingt-et-un jours de détention, j’ai été relâché.

Au début du mois de février 95, j’ai été de nouveau arrêté, puis séquestré et enfin torturé avec plusieurs de mes compatriotes pour avoir protesté contre le préfet de la région.

Ce Préfet voulait détourner les vivres que le HCR octroyait aux réfugiés. Nous voulions seulement dénoncer cette injustice et réclamer nos droits.

C’est exactement ce qu’il ne fallait pas faire dans un monde où les faibles n’ont pas le droit de parler, ni surtout de contester. Nous n’avons été libérés que trois mois plus tard.

En mai 95, j’ai été arrêté de nouveau. Cette fois pour avoir empêché un officier de police d’agresser une Djiboutienne, en abusant de son pouvoir..

Puis en août 95, j’ai été enfermé parce que j’avais participé à la grande manifestation des refugiés djiboutiens qui avait été durement réprimée par les militaires éthiopiens.

Il y avait eu un affrontement musclé entre nous (les réfugiés) et les autorités éthiopiennes. Les conséquences ne se sont pas fait attendre : arrestation générale de tous les réfugiés. La moitivation de notre action venait du fait qu’un refugié djiboutien avait été égorgé à 7 km d’Eli Daar.

Coprenant que la hiérarchie était consituée de hors-la-Loi, nous avons pris la décision de nous plaindre auprès du Sultan Ali Mirah Hanfareh. Nous lui avons exposé tous les actes de harcèlement dont nous étions les victimes et la partialité, avec laquelle, les différents corps éthiopiens nous jugeaint systématiquement.

Le Sultan nous a très bien reçus et il nous a réconfortés. Il a été très généreux avec nous. Son intervention a été fructueuse et nous avons été très satisfaits.

La majorité des policiers qui s’étaient acharnés contre nous ont été mutés et le préfet de la région a été démis de ses fonctions.

Les refugiés avaient retrouvé un peu de tranquillité.

Je saisis cette occasion pour remercier le Sultan Ali Mirah Hanfareh pour toutes les actions nobles et courageuses qu’il a entreprises en faveur des refugiés durant l’année 95.

Je respecte et j’admire encore ce sage qui continue toujours à héberger quelques familles Djiboutiennes à Addis parce qu’elles n’ont aucune ressource.

En septembre 97, lors de l’extradition des opposants de FRUD vers Djibouti, par les Ethiopiens, j’ai décidé de quitter Eli Daar pour m’installer chez un ami à Addis Abeba. Je me suis rendu à la représentation du HCR d’Addis avec plusieurs de nos camarades, pour exposer notre situation et nos difficultés..

Malheureusement nous n’avons pas été bien écoutés au HCR

Nos demandes réitérées pour être reçus, n’ont jamais eu de suite. Comme le Gouvernement éthiopien avait bloqué toutes les procédures de régularisation, un haut fonctionnaire du HCR nous a conseillé de traverser la frontière kenyane.

Chaque fois que nous rencontrions les membres de l’opposition djiboutienne, nous étions systématiquement arrêtés, soumis à des interrogatoires et victimes le plus souvent de menaces.

A un point tel, que nous vivions dans la terreur.

Pour notre sécurité, nous ne sortions plus qu’en groupe.

Depuis, la peur a hanté mon esprit et jusqu’à ce jour, elle ne m’a jamais quitté.

Par moment je suis submergé par un sentiment de panique. Désormais je suis angoissé en permanence.

J’ai consulté un psychologue mais en vain, car ce sentiment persiste.

Si moi, qui suis établi dans un pays démocratique je vis toujours avec cette peur, imaginez ce que cela est pour nos camarades qui sont restés à Addis Abeba et qui subissent des harcèlements au quotidien !!!

Ancien refugie Djiboutien

28/08/09 (B513) Otages en somalie. Polémique autour de l’évasion / libération de l’agent français de la DGSE et d’une possible rançon. On trouve un grand nombre d’informations dans la presse dont nous ne publierons que quelques échos. (6 articles en Français)

_____________________________ 6 – Le Post avec RTL

Bernard Kouchner: "Nous avons des nouvelles du 2e otage en Somalie"

Contexte:

Deux agents français sont retenus en Somalie. L’un d’eux, Marc a réussi a s’échapper, expliquant que sa cellule était mal fermée. Actuellement il se trouve à Nairobi (Kenya) avant de rejoindre la France

Un second agent français est toujours emprisonné en Somalie, Bernard Kouchner affirme avoir des nouvelles de lui.

Bonus-track:

"On a des nouvelles par des canaux que je ne décrirais pas et qui sont difficiles à maintenir. Mais il a probablement encore plus de prix, dans tous les sens du terme. Il n’y a pas eu de demande de rançon, mais de toute façon la France ne donne pas suite à ce genre de demande. Alors nous espérons, par les canaux que nous avons réussi à construire, le deuxième agent sera rendu à la liberté bientôt",

_____________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Somalie: le 2ème agent sera jugé

Les shebab, un groupe d’insurgés islamistes radicaux qui détiennent le deuxième agent secret français en Somalie, ont réitéré jeudi à l’AFP leur intention de traduire leur otage devant un tribunal islamique pour espionnage.

"Nous savons que l’autre agent secret français a recouvré la liberté sans être jugé mais je vous dis que celui que nous détenons attend toujours qu’un tribunal islamique décide de son sort, comme nous l’avons précédemment annoncé", a expliqué à l’AFP un haut responsable des shebabs sous couvert d’anonymat.

Un des deux agents français enlevés le 14 juillet en plein de coeur de Mogadiscio est libre depuis mercredi matin, après avoir selon lui déjoué la surveillance de ses geôliers. Il a depuis gagné Djibouti et était attendu à Paris dans l’après-midi.
Les deux hommes relevant du ministère français de la Défense étaient séparés depuis leur enlèvement, détenus l’un aux mains des combattants islamistes shebab, et l’autre otage de miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe plus politique dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.

Selon le responsable shebab, les chances d’évasion du deuxième agent sont minimes. "Il ne peut pas s’échapper. Nous le détenons dans un endroit très bien gardé et il n’a que très peu de chances de s’enfuir", a-t-il assuré.


_____________________________ 4 – AFP

Somalie: arrivée à Paris de l’agent français, son collègue toujours otage

L’agent français redevenu libre mercredi à Mogadiscio après un mois et demi de captivité est arrivé jeudi à Paris mais son collègue reste prisonnier en Somalie d’islamistes radicaux décidés à le traduire devant un tribunal islamique pour espionnage.

L’ex-otage, "en bonne forme" et dont l’identité n’a pas été révélée, est arrivé à Paris vers 13H30 (11H30 GMT), a-t-on appris de source proche du dossier. Il voyageait à bord d’un avion spécial parti de Djibouti et devait retrouver sa famille.

Cet agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE – espionnage) devrait être prochainement "débriefé", selon la formule consacrée, par des spécialistes du renseignement sur les conditions de son enlèvement et de sa séquestration.

Enlevé le 14 juillet à Mogadiscio avec un autre agent secret français, cet homme avait recouvré la liberté mercredi.

Devançant son "débriefing", celui qui se présente comme "Marc Aubrière" a raconté mercredi à plusieurs médias, dont la radio RFI, comment il avait échappé à la surveillance de ses geôliers et marché plusieurs heures de nuit dans la capitale somalienne pour rejoindre le palais présidentiel.

"Mardi soir, aux environs de minuit, j’ai profité du sommeil de mes geôliers fatigués par le ramadan. J’ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence. (…) Puis j’ai marché dans la nuit pendant près de cinq heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone que j’espérais atteindre", a-t-il relaté au micro de RFI.

Le récit de cette périlleuse évasion nocturne –par un agent de renseignement inhabituellement loquace– dans une ville quadrillée par les miliciens en armes, n’a pas été confirmé de source indépendante.

Il était détenu par des miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.

Un dirigeant du groupe avait confirmé mercredi à l’AFP la libération sans heurt de l’otage, affirmant toutefois qu’une rançon avait été versée, un scénario également rapporté par un responsable gouvernemental somalien.

La France a catégoriquement démenti cette version, assurant que l’agent s’était échappé par ses propres moyens.

Son collègue reste prisonnier d’un autre groupe d’insurgés islamistes, les combattants shebab, qui ont réitéré jeudi leur intention de le juger pour espionnage selon la loi coranique.

"Nous savons que l’autre agent secret français a recouvré la liberté sans être jugé mais je vous dis que celui que nous détenons attend toujours qu’un tribunal islamique décide de son sort, comme nous l’avons précédemment annoncé", a expliqué à l’AFP un haut responsable des shebab sous couvert d’anonymat.

Selon la même source, les chances d’évasion de cet otage sont minimes, voire inexistantes.

"Il ne peut pas s’échapper. Nous le détenons dans un endroit très bien gardé et il n’a que très peu de chance de s’enfuir", a-t-il assuré.

Mercredi, le ministre de l’Information somalien avait affirmé que le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed poursuivait ses efforts pour parvenir à la libération du deuxième otage.

Confronté à une vaste offensive des islamistes radicaux depuis mai, le gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale, ne contrôle toutefois qu’une infime portion du pays et de sa capitale.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon.

Trois humanitaires étrangers ont ainsi été kidnappés en juillet dans une localité kényane frontalière de la Somalie tandis que deux journalistes, une Canadienne et un Australien, sont retenus captifs depuis un an.


_____________________________ 3 – Le Parisien avec AFP

Somalie : la rocambolesque évasion de l’agent secret

C’est un scénario digne de James Bond ou de la série 24 Heures. L’agent français enlevé le 14 juillet en Somalie, libre depuis mercredi matin, s’est exprimé sur RFI. «Je vais bien», a-t-il assuré. Et les premières photos le montrant à la descente d’un camion viennent d’être diffusées.

L’agent secret dit avoir échappé à la surveillance de ses ravisseurs. Après avoir été accueilli sur la base des soldats de la force de paix de l’Union africaine (Amisom) à Mogadiscio, il serait actuellement en route vers Nairobi, au Kenya.

Dans la journée, de nombreuses versions se sont opposées quant à cette libération. Le second agent, enlevé au même moment, est quant à lui toujours retenu.

L’agent, qui dit s’appeller Marc, a décrit sa nuit d’évasion. « Mardi soir, aux environs de minuit, j’ai profité du sommeil de mes geôliers, fatigués par le Ramadan. J’ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence. De toute façon, si j’avais tiré un coup de feu d’autres gardes m’auraient descendu. Puis, j’ai marché dans la nuit pendant près de 5 heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone que j’espérais atteindre. Mogadiscio, la nuit, est déserte et les seuls hommes que l’on croise sont armés. On m’a tiré dessus, j’ai couru, je me suis caché et par chance on m’a raté. »

Dans la journée de mercredi, un des dirigeants du Hezb al-Islam, le mouvement islamiste qui détenait cet otage, avait confirmé la libération sans heurts du prisonnier français, mais en affirmant qu’il y avait eu rançon. Le ministère français des Affaires étrangères a assuré de son côté que l’agent avait réussi à s’échapper par ses propres moyens.

Des confusions et des versions contradictoires

Le ministre somalien de l’Information Dahir Mohamud Gele avait annoncé à la presse la libération des deux agents avant de se rétracter quelques minutes plus tard. «Ce que je dis, c’est que l’un des deux otages (français) kidnappés le mois dernier à Mogadiscio est entre les mains du gouvernement. Il est sain et sauf et en bonne santé», a-t-il déclaré. Le gouvernement de transition somalien continue «ses efforts pour obtenir la libération du deuxième otage», a-t-il ajouté.

Selon la version initiale donnée par un conseiller de la présidence somalienne, et qui confirme les propos de l’agent, il avait pu échapper à ses ravisseurs et rejoind ensuite le palais présidentiel. Une version soutenue par Paris: «L’otage qui était détenu par le Hezb al-Islam a pu échapper à ses ravisseurs», a assuré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier. «Contrairement à certaines allégations et rumeurs, cela s’est produit sans violence et la France n’a pas versé de rançon», a-t-il ajouté.

De son côté, un dirigeant du Hezb al-Islam, sous couvert d’anonymat dément cette information. «Le prisonnier français ne s’est pas échappé» mais a été libéré «après le paiement d’une rançon à ses geôliers», affirme-t-il.

Les négociations avec les hauts responsables du Hezb al-Islam ne donnant rien, des officiels somaliens auraient pris contact directement avec les miliciens qui surveillaient le prisonnier, court-circuitant la hiérarchie du mouvement islamiste.

L’agent français aurait été libéré vers 4 heures à Gubta, quartier sud de Mogadiscio et bastion de l’insurrection islamiste, toujours selon cette source, dont les déclarations ont été confirmées par un responsable du gouvernement somalien.

Détenus par des insugés islamistes

Les deux agents français relevant du ministère français de la Défense avaient été enlevés le 14 juillet à leur hôtel par des miliciens, en plein centre de Mogadiscio.

Ils étaient depuis lors détenus par des insurgés islamistes, l’un aux mains des combattants islamistes shebab, et l’autre otage de miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe plus politique dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.

Les deux groupes ont lancé début mai une offensive sans précédent contre le gouvernement de transition du président islamiste modéré Sharif Cheikh Ahmed, soutenu à bout de bras par la communauté internationale.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon.

Deux journalistes indépendants, une Canadienne et un photographe australien sont ainsi détenus depuis août 2008. Un Kenyan et un Britannique, employés d’une société indienne sous contrat avec une agence d’aide de l’ONU, le sont depuis avril 2008. Enfin, trois humanitaires étrangers ont été kidnappés mi-juillet sur la frontière kényane par des miliciens somaliens.


_____________________________ 2 – 20 minutes

En Somalie, il se fait la belle grâce aux étoiles

L’agent secret français avait été enlevé le 14 juillet dernier par un groupe islamiste.

L’agent Français détenu depuis le 14 juillet raconte son évasion…

Il a attendu que les gardiens s’endorment pour jouer les filles de l’air. L’un des deux agents secrets français enlevés le 14 juillet à Mogadiscio (Somalie) par des insurgés islamistes a recouvré la liberté, dans la nuit de mardi à mercredi. «

Mes geôliers étaient fatigués par le ramadan.

Ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle, a raconté celui qui se fait appeler tantôt Marc, tantôt Jeff au micro de RFI. Puis j’ai marché dans la nuit pendant près de cinq heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone de Mogadiscio que j’espérais atteindre.»

«Je n’ai subit aucune torture»

Dans la ville, l’agent secret français assure avoir échappé à des tirs avant d’être récupéré par les forces gouvernementales somaliennes. Ramené dans l’enceinte du palais présidentiel, il a pu téléphoner pour annoncer son évasion. « Après un mois et demi de détention, je vais bien. Je n’ai subi aucune torture, aucun simulacre d’exécution », a-t-il poursuivi avant de s’envoler pour Nairobi (Kenya).

De son côté, l’un des responsables du Hezb al-Islam (à l’origine de la capture des deux Français en juillet) a affirmé que la France avait payé une rançon pour en arriver à ce dénouement. « Contrairement à certaines allégations et rumeurs, cela s’est produit sans violence et nous n’avons pas versé de rançon», a contredit Eric Chevallier, porte-parole du Quai d’Orsay.

Depuis le début du mois de mai, deux groupes islamistes ont lancé une offensive sans précédent contre le président, soutenu par la communauté internationale. « Nous poursuivons nos efforts pour obtenir la libération du deuxième otage », a fait savoir ce dernier.

_____________________________ 1 – Europe 1 avec Reuters

Somalie : l’un des deux agents français libéré

L’un des deux hommes enlevés le 14 juillet dernier a été libéré mais les informations divergent sur le versement d’une éventuelle rançon.

L’un des deux agents français enlevés le 14 juillet à l’hôtel Sahafi de la capitale somalienne Mogadiscio, Marc Aubrière, est désormais libre. L’homme, qui participait avec son compatriote à une mission de préparation "d’un groupe pour assurer la sécurité du président somalien", selon le gouvernement français, a trouvé refuge au palais présidentiel.

La police somalienne a déclaré qu’il avait tué trois de ses geôliers, du mouvement Al Shebab, lors de son évasion. Mais le Français a démenti, assurant qu’il avait profité du sommeil de ses gardiens pour s’enfuir. "J’ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence", a raconté l’ex-otage sur RFI. "Si j’avais tiré un coup de feu, d’autres gardes m’auraient descendu".

A Paris, les autorités françaises ont également déclaré que l’évasion s’était déroulée sans violence et ont affirmé qu’aucune rançon n’avait été versée.

Des détails, confirmant cette version, ont ensuite été donnés par le Quai d’Orsay :

Une rançon a été versée, assure de son côté "une source gouvernementale somalienne", citée par l’agence Reuters.

L’inquiétude demeure donc au sujet de l’autre agent français. Les deux hommes avaient a priori été séparés dès leur enlèvement, et il est donc difficile de savoir si l’évasion de l’un aura des conséquences sur la captivité de l’autre. Il y a quelques semaines, les extrémistes islamistes somaliens avaient fait part de leur intention de juger les deux hommes pour "espionnage" selon la loi coranique.