15/11/09 (B525) Un lecteur nous écrit : HARO SUR LES FAUCONS DJIBOUTIENS (par Hassan Aden – Mise à jour 17/11)

«  Le monde est une série de natures, chaque jour qui passe est différent du précédent, chaque jour recèle son lot de surprises et l’on périt parce que l’on croit maîtriser le mieux ».

Les faucons, c’est cette espèce de rapaces sans poids politique, sans assise populaire, et souvent même sans grande culture politique nécessaire pour comprendre la marche de Djibouti. Ce sont eux qui dirigent l’administration de Guelleh.

Ils ont pour noms : Ismail Tani, Kadra Haid, Djama Haid, Hassan Said, Yacin Elmi, Ali Abdi, Djama Ali Guelleh, Abdi Ibrahim Absieh, Abdo Kamil, Abdallah (ministre de la santé) etc. etc. etc.

Ces hommes sans envergure, les voilà qui s’échinent à trouver une nouvelle jeunesse pour leur mentor  I.O.G.

Ces faucons Djiboutiens veulent tuer la démocratie et pour cause :

Avril 2011, après douze années, d’une présidence à la marche cahoteuse, Guelleh devrait se retirer. C’est ce qui est prévu dans la Constitution.

Les faucons, ne voyant que les avantages liés à leur place dans le système de Guelleh ont décidés autrement. Pour nos faucons Djiboutiens, il s’agit de trouver ou d’inventer les subterfuges nécessaires au maintien de Guelleh au pouvoir.

Depuis quelques temps, on chante les louanges des réalisations faites. Tout est bon, pour conforter les Djiboutiens que sans Guelleh leur vie aurait pu être et serait même misérable. Or, il n’en est rien. Djibouti n’a besoin de personnes, en particulier pour être. Djibouti existait avant l’arrivée de I.O.G et existera après lui.

Mais en ce début  du 21è siècle, on veut faire comprendre aux Djiboutiens,  qu’un seul homme a fait ou fera le bonheur des Djiboutiens : Guelleh, celui-ci serait devenu un messie. Or, ce que  lui et ses hérauts ne savent peut-être pas, c’est que toute « autorité est condamnable si elle n’est pas raisonnable, et qu’une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi. elle doit être loi parce qu’elle est juste».

Ces faucons distribuent des millions à gauche à droite comme cadeaux, des millions volés au peuple. Le rapport entre l’argent et la gestion du pouvoir est extraordinaire dans notre pays. Le pouvoir peut bien rendre fou ? Mais à Djibouti ce n’est pas le pouvoir avec ses institutions, ses mythes, ses symboles ; c’est tout juste le pouvoir de l’argent, et c’est bien triste !

C’est la course folle vers l’enrichissement personnel et rapide au détriment de l’intérêt général et de toutes les valeurs, fondement d’une société organisée et civilisée. Des marabouts sont achetés à coup de millions, des politiciens changent de camp au prix de millions, on cherche à acheter le silence. Toutes les revendications, les soutiens tournent autour de l’argent. C’est aussi la course aux plus belles filles et aux plus belles maisons, aux plus belles voitures. Des gens qui avaient du mal à trouver de quoi manger durant les trois temps, (matin midi soir), roulent aujourd’hui à bord des véhicules derniers cris.

Tout est occasion pour magnifier les quelques actions sans envergure du futur candidat aux présidentielles de 2011, Guelleh.

Autour des faucons, gravitent ceux qui, moyennant quelques subsides jetés par les faucons, se chargent de la sale besogne : matraquer le cerveau des Djiboutiens pour les amener à accepter l’impossible, une réélection de Guelleh.

Djibouti est  donc à un tournant. Ceux qui claironnent qu’ils étaient des martyrs de la démocratie sont en train de la tuer. Ils utilisent tous les moyens avouables ou inavouables pour tenter de parvenir à leur fin.

Le peuple de Djibouti est averti. Mon devoir est de l’informer. C’est ce que je fais. L’histoire seule est juge.