31/01/10 (B536) Toujours à la pointe du progrès Jeune Afrique annonçait le 21 janvier en avant-première que Sarkozy se rendrait à Djibouti, fin février … Et pourtant, comme ils le reconnaissent, ils reçoivent les informations (et aussi les ordres ?) directement par les différentes présidences africaines.

________________________ Extrait de Jeune Afrique « L’intelligent »

Sarkozy chez Guelleh

Nicolas Sarkozy serait attendu à Djibouti à la fin de février, à en croire une source djiboutienne bien informée.

Le président français pourrait profiter de sa mini-tournée africaine, prévue du 26 au 29 février, et qui doit le mener à N’Djamena (Tchad), Pretoria (Afrique du Sud) et Luanda (Angola), pour faire un crochet par le palais de Haramous.

Après avoir été à deux doigts de la rupture, à cause des suites judiciaires de l’affaire Borrel, les relations franco-djiboutiennes connaissent, depuis deux mois, un spectaculaire réchauffement.

__________________________ Note de l’ARDHD

Rappelons que Guelleh a accueilli Sarkozy vers 23h00 le mardi 26/01 pendant 45 minutes, échanges protocolaires inclus …

31/01/10 (B536) Radio-Trottoir/ En écho à un Radio-Trottoir de ce jour qui stigmatise les hold up commis dans certaines administrations dont le Ministère de la Santé, nous vous présentons le Profil de l’une des « pompes à fric » françaises qui alimente en permanence, le régime de Guelleh et la cassette personelle de ses plus hauts dirigeants, via le ministère djiboutien de la Santé. Il s’agit de l’AFD : cette organisation française portera-t-elle plainte contre Miguil s’il y avait détournement de ses subventions en faveur de la lutte contre le Sida ? (ARDHD)

Lien avec le site officiel de l’AFD :
http://www.afd.fr/jahia/Jahia/cache/offonce/home/Portail-Projets/pid/9600;jsessionid=655C3B54E424671568F456BCFBF00C63

L’activité du Groupe AFD à Djibouti

L’AFD intervient en République de Djibouti depuis 1974. Depuis septembre 2007, les autres pays de la Corne de l’Afrique (Ethiopie, Erythrée, Somalie, Soudan) sont suivis par l’agence régionale d’Addis-Abeba.

Volume d’activité

L’AFD a engagé 7,4 M.EUR en République de Djibouti en 2005. En 2006, elle a engagé 8,5 M.EUR, correspondant avant tout au projet « Education pour tous à Djibouti » (EPTD), pour 8 M.EUR.

Produits financiers

Djibouti appartenant au groupe des pays les moins avancés (PMA), l’AFD n’intervient en faveur de l’Etat que sous la forme de subventions.(1)

Le cas échéant, l’AFD peut accorder des prêts non souverains (c’est-à-dire directement et sans garantie de l’Etat) à des entreprises solvables du secteur public marchand, voire à des entreprises privées. De plus sa filiale pour le secteur privé PROPARCO peut participer au financement du secteur privé.

Secteurs d’intervention

Dans la période récente et jusqu’en 2005, l’AFD a concentré ses activités en subvention dans les secteurs du développement urbain, avec l’aménagement du quartier de l’Union à Djibouti et de l’éducation fondamentale.

En 2005 la réforme du système d’aide français a conduit l’AFD à intervenir en fin d’année dans un nouveau secteur, celui de la santé.

Perspectives d’intervention

Dans le cadre de la réforme du dispositif français d’aide publique au développement de juillet 2004, l’AFD intervient sur la période 2006-2010 dans les trois domaines de concentration de l’éducation fondamentale, de la lutte contre le sida (2) et du développement urbain.

__________________ Note de l’ARDHD
(1) Subvention = don / Pas de remboursement. Ni le pays, ni les bénéficiaires ne contractent aucune obligation de remboursement. Tout bénéf pour Guelleh !!

(2) Selon toutes les informations que nous recevons de différentes sources, tous les fonds reçus pour la lutte contre le SIDA ont été « pompés » par directement et quasi intégralement par Miguil le fameux ministre de la Santé , aux yeux et à la barbe de l’AFD, qui n’y aurait vu que du feu ou plus certainement qui aurait détourné pudiquement la tête pour ne rien voir ???

Le scandale devient tellement énorme, qu’il faudra bien intervenir : on parle déjà d’une plainte de l’OMS… Y aura-t-il une plainte de l’AFD ??

31/01/10 (B536) Radio-Trottoir 2010 2020 : « Millénium pour l’aggravation de la Pauvreté » en République de Djibouti. Les conseils du Grand Expert en exclusivité pour les lecteurs de l’ARDHD. (Illustrations Roger Picon)

Les Djiboutiens, tête de chou, peuvent crever de faim.

En exclusivité mondiale, nous vous présentons les ultimes conseils de notre grand expert, le Docteur Honoris Causa de l’Université Tokyo :
le gros IOG d’Haramous

Recettes magiques et principes de base.

1°) Tout est dans les affaires : tout est dans les US $$$ (dollars, dollars, dollars). Tout est dans le nombre de zéro qui accompagne le chiffre en dollars.

2°) Il faut négocier « sec »
jusqu’à la dernière minute, mais en échange, vous recevrez la part du lion.

3°) N’hésitez pas à jouer cartes sur table avec les bailleurs de dons, surtout quand ce sont des bailleurs internationaux : ces derniers sont avides de ristournes non négligeables, proportionnelles à la somme octroyée. Plus importante est la subvention qu’ils font accorder, plus grande est la marge des intermédiaires …

Vous avez bien saisi ? Je reformule quand même pour ceux qui n’ont pas saisi la finesse des fonctionnements internationaux.

Plus le taux des ristournes accordées aux intermédiaires est important, plus la somme qu’ils feront débloquer par les organisations internationales (Banques, fonds internationaux) sera importante …

Au final, vous recevrez plusieurs millions de Dollars rapidement cash et convertibles, pré-blanchis. Rien ne pourra vous empêcher de les transférer sans retard sur votre compte bancaire pourvu qu’il soit secret et domicilié dans ces paradis fiscaux, incontrôlables et insaisissables.

4°) Mais attention, n’acceptez que des Dollars US. N’accordez qu’une confiance limitée à l’Euro. Pour une raison fort simple : franchir les barrages et les contrôles financiers avec des Euro c’est plus fatiguant que de le faire avec des Dollars.

L’Euro a le grave défaut d’être plus transparent, ce qui convient mal à ce genre de transaction très importante qui nécessite le maximum de discrétion et de garantie pour conserver le secret bancaire et surtout pour éviter des cris d’orfraie de certains parlementaires pointilleux sur la destination finale des impôts de leurs contribuables.

Peut-être, ne le savez vous pas ?

Certains ce ces Parlementaires sont vraiment des élus bien rodés. Connaissant les mécanismes, ils n’hésitent pas à lancer d’abord des indiscrétions, tout en douceur. Les informations sont immédiatement reprises dans la presse nationale, qui recherche et qui conserve des preuves matérielles irréfutables, au cas où elle serait attaquée en diffamation.

Dès les premières publications, les Parlementaires secouent les hémicycles de leur pays avec les risques de diffusion, cette fois, dans la Presse internationale.

5°) Un dernier conseil. Méfiez-vous de vous-même, de vos propres états d’âme. Il faut en être totalement dépourvu : seuls l’objectif et les résultats comptent. Vous ne devez penser qu’à cela du début à la fin : combien cela me rapportera-t-il ? Mais les risques sont réduits car en dehors d’une petite poignée de nos concitoyens, la majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens sont des idiots, peureux de surcroît, prêt à prendre des vessies pour des lanternes.

Et c’est ainsi que le bon docteur IOG énumère son nouveau programme publicitaire pour mieux asseoir sa propagande électorale. Il connaît le sujet sur le bout des doigts, pour l’avoir tant pratiqué !!
______________________________________

Egrenant avec douceur, un chapelet noir, le Gros Mafieux donne pieusement les exemples suivants pour conforter sa doctrine royale :

1. Cinq milliards de Francs Djibouti ont été immédiatement transformés en US Dollars par son ministre de la Santé. Le montant a été déposé dans une banque de la place. Officiellement il était destiné à fournir des médicaments et de la nourriture aux malades infectés par le SIDA.

Par les temps qui courent, le ministre de la Santé risque de s’en prendre plein la figure : l’affaire est devenue publique et l’OMS est dans l’obligation de déposer des plaintes tout comme l’avait fait le HCR.

Ce pauvre ministre Miguil risque de mal terminer car, se dit le Gros, « je ne pourrais pas le défendre indéfiniment même si j’ai obtenu la part de lion ! Seulement je suis plus intelligent que lui et je connais mieux mon sujet. J’ai fait disparaître la « mains courante » au moyen d’un petit incendie survenu par hasard mais fort à propos …. »


2. Huit cent millions de Francs Djibouti (une bagatelle !) ont été détournés collectivement par le ministre de l’Intérieur, le directeur et le comptable de la Voirie.

Et le Gros s’est lamenté en découvrant le pot aux roses. « Comme je n’ai pas reçu ma part, le ministre des Finances a bien fait de les faire vomir. »

3. Deux milliards de Francs Djibouti ont été détournés par le directeur du Fonds routier. Ma pauvre KADRA n’a perçu que quatre cent millions (une misère ! ). Son gendre, le ministre des Transports, le fils du célèbre Hassan Bahdon d’Ethiopie avant que Dieu ne le rappelle à lui, a bien fait de faire vomir ce directeur mesquin et aussi peu partageur.

4. EDD Mon cousin germain (Djama Ali Guelleh – NDLR) se sucre tout seul ! Mais il m’a juré qu’il financerait intégralement ma campagne de Président à vie : elle commencera en novembre 2010.

Le connaissant et n’ayant en lui qu’une confiance limitée, « je lui ai quand même demandé de me verser quelques centaines de millions prélevés sur l’EDD, au simple titre d’une caution. Moyennant quoi, j’ai accepté d’officialiser dans le Journal Officiel, sous forme d’un Décret présidentiel, sa décision unilatérale et non jusitifiée d’augmenter les tarifs en vigueur à compter du 1er janvier 2010. »

De plus, rétroactive, cette petite décision n’a été connue que le 24 janvier 2010 quand elle a été distribuée sous forme de tract.

5. La vente de l’aide japonnaise. Liguée contre moi, la diaspora via cette nouvelle radio hors-la-loi, a rendu publique la vente alimentaire qui a été organisée par ma Conseillère et cousine : Madame Ayanne Hassan Omar. On peut comprendre sur l’attestation du 6 janvier 2010 rédigée en ces termes : «Je, soussignée Ayanne Hassan Omar, conseillère du Président, atteste par la présente que M. Ahmed Osman Ismaïl, est l’adjudicataire de la vente du 06/01/10 d’un lot unique composé de l’aide alimentaire japonaise à hauteur de 7112 mt de riz américain.

Allez, pour une fois, je vous livre une petite confidence, même si ce n’est pas dans mes habitudes. Grâce à Ismaël Tani le Directeur général de mon Cabinet, j’avais réussi à camoufler la moitié de ce don qui était en réalité de 15. 000 mt de riz américain.

J’ai immédiatement fait livrer cette quantité à un puissant importateur de Tanzanie qui a payé rapidement en transférant la somme en dollars vers l’un de mes nombreux comptes domicilié dans ma Banque à Chypre.

Précisions :

Seul le premier point qui concerne les cinq milliards de Miguil et qui date d’il y a un an, pose quelques problèmes. Le ministre stupide s’est fait bêtement rattrapé, puis épinglé par l’ARDHD. Ce détournement est inscrit actuellement dans la liste des scandales ! Mais il m’est bien utile pour montrer aux bailleurs de Fonds et surtout à leurs intermédiaires qu’aider Djibouti, c’est aussi prendre un pari risqué mais fort rentable ..

Les affaires sont les affaires ! Il faut savoir partagé le bénéfice – en retour, certains donnateurs attendent des rétro-commissions importantes et il n’y a pas qu’eux ! Derrière moi, il y a une chaîne d’hommes et de femmes dévoués qui règlent les détails et qui assurent la discrétion. Quand il y a un « râté », ils servent de fusibles.

Un bon petit scandale de temps à autre : c’est bon pour ma publicité, car je décides des actions correctives et je prend les mesures que me conseillent les bailleurs de fonds… de la poudre à leurs yeux.

Les autres points cités ci-dessus sont récents : entre la fin décembre 09 et ce mois béni de janvier 2010. Même si le marché de Mogadiscio n’est plus aussi rentable qu’il ne l’a été. L’arrivée d’une trentaine de députés kenyans qui ont été obligés de fuir Nairobi après la Décision légitime du Gouvernement kenyan d’imposer aux Députés de résider chez eux, de travailler dans leur pays ou alors de se déclarer comme Réfugiés.

Comme vous voyez, moi IOG, j’ai bon dos et je reste lucide en toutes circonstances : moi, je ne perds jamais les pédales. Je vais à Addis-Abeba pour négocier avec les gros Bailleurs de Fonds, qui sont présents à l’UA.

Je leur suggère de construire la nouvelle Assemblée somalienne et je leur conseille, de chosir le Day. Le Khat que j’y produis est le meilleur du mondre : il est aphrodisiaque et surtout il stoppe net les envies de contestation : le consommateur atteint des sommets de bein-être et il avalise toutes les décisions qui lui sont proposées. De plus au Day, il fait plus frais et on économise l’électricité qui sera produite par la nouvelle ferme d’éoliennes qui ira de Tadjourah à Randa et qui est construite par la France.

Après le TGV qui reliera Doumeira au Zimbawe (pour rejoindre la gare de Mengestu), je vous garantis, que je ne suis pas à court d’imagination. Tous mes projets faramineux progressent très rapidement, en particulier les projets dans le domaine de l’énergie renouvelable (Projet de géothermie financé par l’Islande, actuellement en faillite ; projet solaire conduit par le Japon ; ferme d’éoliennes développes par la France ; mais je vise aussi le « nucléaire propre » avec le concours de l’Iran ; etc, etc…).

L’ensemble de mes réalisations me permettront prochainement de fournir de l’électricité de Doumeira à Mogadiscio si les Présidents inexpérimentés que ont Obama et Sarkozy ne font pas les cons en empêchant ma réélection à vie.

Un grand merci spécial à mon grand ami Charles Pasqua pour tous les conseils d’homme de terrain très expérimentés, qu’il m’a confiés. Avec lui je n’ai pas peur.

Melle Xariq (fil) conseillère particulière d’IOG
PHD in General Electricity and Motors

31/01/10 (B536) Radio-Trottoir – Les infos de la semaine : Tour-Tour en mission pour semer la zizanie dans les rangs de l’opposition … (Lecteur)

Nous avons aperçu Mohamed Moussa Tour-Tour dans une station de métro à Paris qui était ivre comme d’habitude ! Rien à signaler de nouveau sur ce plan !

Sauf que … ! Ce Monsieur fréquente avec une assiduité remarquable, la résidence d’Haramous pour y recevoir son salaire mensuel en échange des informations qu’il rapporte sur l’opposition à Djibouti et en particulier sur celle qui est exilée à l’etranger.

Actuellement IOG doit faire face à d’énormes problèmes:

1°) Economique : la crise est totale dans le pays : taux record du nombre de chômeurs, de nombreux investisseurs quittent le pays etc…

2°) Militaire :

la troupe désobéit de plus en plus : le haut-commandement enregistre des désertions et la reprise de conflits localisés au nord et au sud.
– une partie du territoire national est toujours occupé par l’Erythrée malgré les déclarations de Sarkozy sur le soutien de la France, strictement limité au vote d’une résolution à l’ONU,

4°) Santé : le taux de mortalité à quadruplé en 10 ans

5°) Politique : le changement de la Constitution n’est pas un parcours tranquille : car l’opposition à l’étranger s’organise avec efficacité et cela constitue un frein sérieux, d’où les reports successifs de la décision d’IOG,

C’est là qu’ IOG fait appel à son caniche, le fameux « Tour-Tour » pour tenter de semer la zizanie entre les différents opposants afin de les détourner actuellement de leur objectif unique, qui est d’abord et avant toutes choses, de mettre fin au régime dictatorial.

MM. de l’opposition, soyez vigilants et ne vous laissez pas aller à « tirer » sur les autres opposants, sur la base des bobards qui seraient véhiculés par Tour-Tour : la cible pour tous, c’est le régime de Guelleh et non les autres partis d’opposition, même s’ils ont un programme différent du vôtre.

Abdi Khaireh
dit Chebelé

31/01/10 (B536) Radio Trottoir suite à la réaction d’un justiciable : justice aux abonnés absents et cour suprême introuvable : les justiciables sont moralement et psychologiquement martyrisés … (Aricle modifié à 22h30 Paris)

Ce matin, la Cour suprême de Djibouti devait se réunir pour soit pour rendre un jugement soit pour prendre une décision de renvoi dans le pourvoi déposé par M Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH. On se souviendra que le jugement traîne et que la Cour donne l’impression de jouer à cache-cache avec le justiciable et ses défenseurs, surtout avec Me Tubiana, qui ne peut pas venir chaque jour de Paris pour participer à la défense de son Client …. et subir les aléas et les humeurs incompréhensibles ….

L’Observatoire mondial contre la torture et la FIDH avaient adressé une lettre ouverte à sa Présidente pour rappeler les règles et conditions nécessaires pour rendre des décisions de justice selon les normes internationales.

Mais la Présidente étant absente. C’est un Président par intérim qui la remplace. On sait peu de choses de lui et le commun des justiciables ignore jusqu’à son nom. Quelle importance ? Puisque la Justice devrait être rendue au nom du Peuple et non au nom des co-Présidents, à savoir celui de la Cour et celui de la République, qui prépare, dit-on, les jugements avec l’espoir d’une non interférence politique.

Mais où donc est passée la Cour suprême ?

Autrefois logée dans les locaux du Tribunal de Djibouti, elle avait été délocalisée au Palais du Peuple. L’incendie (involontaire ???) a détruit une partie du Palais du Peuple et peut-être pas la majorité des archives de la Cour.

Depuis cette date, la Cour suprême de Djibouti est ramenée au statut de SDF (Sans Domicile Fixe). Heureusement, la France généreuse et spécialement ses forces armées, a fait don à la Justice djiboutienne de la résidence de fonction du Colonel commandant la base aérienne française. Elle est située en face de l’Ambassade des USA.

Mais voilà, il ne se passe rien là-bas. C’est ainsi qu’un passant a remarqué à proximité un vieil homme assis par terre, l’air désespéré. Interrogé par ce passant, le vieillard a répondu qu’il avait quitté Balbala le matin même vers 6h00, pour une audition. Rejeté du Palais de Justice vers le Palais du Peuple, puis orienté sur l’ancienne résidence du Colonel français de l’Armée de l’Air, le malheureux n’a trouvé personne pour lui donner des renseignements précis sur son audience…. Que pouvait-il dire d’autres que « Djibouti est complètement désorganisée, plus rien ne fonctionne … »

31/01/10 (B536) Radio Trottoir : Menaces islamistes à Gabode ?(Lecteur)

Après le décasement illégal et monstrueux des familles de militaires qui vivaient à Gabode II et qui ont été exilées manu militari au PK 13, les bâtiments qu’elles occupaient ont été immédiatement rasés.

Selon des sources concordantes, les terrains auraient été vendus à des Somaliens, plutôt barbus, dit-on pudiquement … La Légion étrangère (française) qui campe à proximité et qui veille sur le Lycée, aurait opposé un veto formel à ces cessions, estimant qu’il y avait un risque de concentrer des noyaux d’islamistes extrémistes et qu’elle ne pouvait pas l’accepter. Ses responsables ont-ils ajouté, histoire de se faire bien comprendre par Guelleh, que si le régime persistait, ils en informeraient les Américains, qui ne transigent pas avec le moindre risque islamique extrémiste ?

S’opposer à deux puissances occidentales : cela faisait beaucoup pour un seul homme et on dit que le régime aurait reculé dans son projet de cession des terrains militaires de Gabode aux Somaliens dont on connaît mal les liens avec les milices extrémistes.

Un petit manque à gagner, certainement temporaire ! Il faut savoir que les acheteurs fortunés et prêt à risquer leur capital au profit de Guelleh, ne courent plus les rues de Djibouti en ce moment. On signale le départ de plusieurs investisseurs, qui ont compris qu’à Djibouti, c’est comme au Casino, c’est toujours le propriétaire qui s’enrichit et jamais les joueurs …

31/01/10 (B536) Flash Info / Selon des informations reçues il y a quelques minutes, la résidence de Guelleh au Day, aurait été beaucoup plus endommagée par les tirs de mortier du FRUD, que cela ne l’avait été dit auparavant … (Lecteur)

Dans un Radio-Trottoir, nous avions publié en avant-première des informations sur les dégats qui auraient été causés à la résidence de Guelleh au Day par les tirs de mortier du FRUD.

Selon des informations reçues aujourd’hui, il semble que les dégats soient très importants. Plusieurs membres du détachement militaire en charge de la protection de la résidence auraient été sérieusement blessés et notre informateur pense que certains d’entre eux auraient pu avoir été tués.

31/01/10 (B536) ALERTE ROUGE / Quatorze étudiants djiboutiens en Inde lancent un cri d’alarme, car ils sont abandonnés par le régime, victimes d’un diplomate sur place qui travestit leur situation pour se faire bien noter et qui élude tous les problèmes en pratiquant la fuite en avant. La catastrophe est là pour ces jeunes diplômes de l’Université de Djibouti, sans ressources, sans toit et sans inscription universitaire.(Informations fournies par ces étudiants)

Nous somme quatorze etudiants djiboutiens « major de la promotion 2008 » de l’université de Djibouti, six filles et huit garçons.

Sur les bases de nos succès aux examens finaux, une bourse a été attribuée à chacun d’entre nous pour poursuivre nos études en Inde.

Malheureusement pour nous, nous aurions du être plus méfiants et ne pas faire confiance aux promesses de notre Gouvernement. Voilà ce qui nous arrive :

Les problèmes ont commencé dès le jour de notre arrivée en Inde, le 29 octobre 2008 :

– les autorites djiboutiennes n’avaient même pas pris la peine d’informer la représentation diplomatique de notre pays de notre arrivée. Rien n’était prévu pour nous : pas de logements, pas de familles d’accueil. En désespoir de caus ce sont des femmes commerçantes qui nous ont aidé à nous installer dans des hotels pourris et hors de prix pour nos moyens.

– ensuite, les difficultés ont continué. Pour ne pas lasser vos lecteurs, je me limiterai aux problèmes majeurs.

– Nous avons été placés sous la responsaibilité d’un homme âgé du nom de Mohamed Idriss Saban. Pour ne pas faire de vagues, ce Monsieur s’est servi de nous et il a joué la comédie aux autorités djiboutiennes en leur disant que tout allait bien pour nous, que nous étions bien logés, nourris et blanchis et que nous poursuivions notre cursus universitaire, à l’abri des problèmes.

Pendant ce temps, nous crevions tous de faim et nous devions affronter la misère la plus noire.

Après des début difficiles, nous avons commencé des cours d’anglais puisque c’est la langue la plus utilisée pour les étudiants, uu sein de l’Institut ELTIS (English Language Teaching Institute of Symbiosis). Cela a duré six mois.

Avec une connaissance suffisante de l’Anglais, nous sommes partis à la recherche d’universités susceptibles de nous accueillir dans les matières que nous voulions approfondir. Pour douze d’entre nous qui était tutilaire d’un DUT (bac+2), cela s’est avéré difficile : en effet, le système anglo-saxon est fondé sur le systeme LMD : licence( bachelor) bac+3, master( master) bac+5, et doctorat (PhD) supérieur à bac+8.

Titulaires seulement d’un Bac+2, les universites ont refusé les inscriptions.

Pour une fois les mensonges du diable Saban ont été utiles. Sur la base de fausse information, nous avons été acceptés dans la SYMBIOSIS INTERNATIONAL UNIVERSITE.

Peu regardante sur le niveau de ses étudiants, cet établissement facture des frais élevés de scolarité entre 7.500 et 10.000 US dollar par étudiant et par an et ne fournit en échange que des logements chaotiques et une nourriture indienne ignoble et un enseignement de piètre niveau, souvent dans la langue indienne que nous ne comprenons pas.

Après plusieurs mois de galères et de privation, pour privilégier notre perfectionnement nous avons appris que le ministre djiboutiens des Finances refusaient de payer nos études, estimant que le coût était trop élevé

Démoralisés au dernier degré, nous avons pris contact avec notre consulat. Le prince des mensonges nous a certifié que les informations étaient erronnées et que nous pouvions continuer nos études, car il s’engageait à régler personnellement le problème.

Le vieux saban a menti une nouvelle fois au Gouvernement djiboutien. En réalité le total des frais annuels de nos inscriptions pour les 14 etudiants s’élèvent à 21.000.000 Francs djibouti. Le vieux singe a certifié que c’était le montant pour les deux années et il a continué en disant que nous étions bien installés et bien nourris, tant et si bien qu’il était inutile de poursuivre le versement des bourses complémentaires.

Les autorites djiboutiennes n’avaient aucune raison de mettre en doute la parole d’un représentant diplomatique et elles ont interrompu le versement en échange du paiement des frais d’inscription.

Vivre à l’étranger, les poches complètement vides est une galère indescriptible. Issus pour la majorité de familles pauvres, nous ne pouvions pas solliciter une aide familiale.

En réponse à nos plaintes répétées, les autorités ont fini par nous accorder la moitie de notre bourse, ce qui fait 150 US dollars par mois. Imaginez comment on peut subsister à PUNE, qui est une ville touristique et chère.

N’aynt aucune alternative que d’accepter le dictat, nous avons été contraints de l’accepter en nous disant que les diplômes étrangers représentaient un sacrifice et un investissement qui nous permettrait ensuite de faire une bonne carrière et d’aider nos vieux parents, dont nous étions le dernier espoir..

Le mois suivant, bien que les frais de scolarité n’aient pas été versés à notre université, nous avons effectivement reçu la moitié de notre bourse.

En dépit des difficultés quotidiennes, nous avons travaillé d’arrache-pieds et nous avons terminé le permier semestre avec succés.

Nouvelle douche froide en janvier. Le ministère des Finances a rejeté catégoriquement le paiement de nos frais de scolarité. L’Université nous a donné un délai jusqu’au 31 janvier pour effectuer le versement, sous la menace de nous mettre à la porte de l’Université et du campus.

Isolés dans un pays étranger, sans abri ni ressources, nous avons tenté de contacter notre consul, le menteur chevronné.

Il a tenté d’intervenir pour obtenir une prolongation du délai de paiement mais l’Uuniversite lassée des promesses non tenues, a refusé categoriquement.

Le délai prend fin ce dimanche soir ! Dés demain lundi matin, nous serons des SDF en Inde.

Nous avions prévenu le directeur des bourses de l’Education nationale de la situation et de l’ultimatum. Il a promis que la situation serait régularisée avant l’échéance. Depuis, plus de nouvelles de lui.

Quant au vieux menteur qui servait de consul, constatant qu’il avait épuisé tous les artifices de son imagination fertile et que l’Université ne lâcherait pas un jour de plus, il s’est violemment retourné contre nous en nous menaçant. « Si l’un d’entre vous voulait m’appeler, qu’il sache qu’il passera un mauvais quart d’heure. Vous m’avez fatigué avec vos problèmes et je ne veux plus en entendre parler. »

De toutes les façons, il a quitté l’Inde, hier 30 janvier, nous abandonnant dans la panade la plus totale.

A présent nous sommes démoralisés, menacès de perdre notre temps, puisque nous n’avons plus la possibilité de suivre des cours, sans logement, sans ressource et sans aucun contact pour régler la situation.

Est-cela la récompense que le régime accorde aux majors djiboutiens sortis de son Université ?

C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de lancer cet appel désespéré, via le site de l’ARDHD, qui est lu par la communauté et nos dirigeants. La bouteille que nous lançons à la mer trouvera-t-elle une oreille responsable ?

__________________________ Note de l’ARDHD
Quoi de plus ignoble qu’un Gouvernement qui n’assume pas ses promesses vis à vis des meilleurs élèves de son Université et qui les abandonne lâchement en terre étrangère, sans ressources, sans logement, sans possibilité d’étudier et sans même organiser leur rapatriement, ce qui serait un constat dramatique d’échec pour eux, mais qui mettrait fin à leur galère sans espoir ?